Il est assez stupéfiant de voir comment, avec notre complicité passive, il n’y a plus un domaine où notre incohérence manifeste ne soit pas provisoirement masquée par la corruption sous une forme ou sous une autre. En économie, en éducation, en politique, en santé, en sécurité, tout est d’une incohérence que l’on ne dissimule même plus. Tous les problèmes qui sautent aux yeux ne sont apparemment réglés que par les idéologies qui s’inventent des solutions futures. A chacune d’elle une partie du peuple adhère par manque de réflexion. On gagne du temps avec à la fois la carotte des distributions d’argent et le bâton des peurs agitées en tout domaine. Mais le temps complique chaque jour davantage notre problème dont nous refusons d‘analyser la cause. La veulerie, l’incompétence et le cynisme que se partagent nos dirigeants n’ont d’équivalent que l’aveuglement populaire que l’avenir ne semble même plus intéresser.
Tout est fait pour faire oublier au peuple qu’il se suicide en faisant de moins en moins d’enfants et en produisant de moins en moins ce qu’il consomme. Le futur est condamné pour permettre actuellement à une petite fausse élite de s’accaparer au passage une part importante du revenu tout en fabriquant l’argent nécessaire pour anesthésier le peuple par l’idéologie et la corruption. Aucun des trois blocs politiques ne semble s’intéresser au problème. Ils participent tous à la fabrication de notre incohérence tout en gratouillant de-ci, de-là pour que telle ou telle conséquence ne se voit pas trop.
La base de notre incohérence est évidemment l’économie fondée depuis 50 ans sur le libre échange qui fait produire par les plus pauvres, consommer par ceux que l’on présente comme les plus riches en laissant la plus grosse part du revenu à ceux qui organisent les mouvements d’hommes, de marchandises et d’argent, et qui sont les maîtres du système. Quiconque dénonce ce scandale en rappelant que dans un espace cohérent, production, revenu et consommation sont par définition au même niveau comme le rappelle l’INSEE dans ses définitions, est immédiatement accusé de repli sur soi. La consommation ne se fait que par l’emprunt, remboursable individuellement et irremboursable collectivement si ce n’est pas une baisse permanente du niveau de vie, tout en promettant avec la même permanence son augmentation.
On fait croire au peuple que le PIB chiffre une prétendue création de richesse appelée croissance, alors qu’il ne chiffre que la dépense faite avec un argent fabriqué en continu par l’emprunt.
L’incohérence, le mensonge et la dissimulation règnent en maîtres, alimentés servilement par les politiques, les publicitaires et les médias. Nous avons inventé, sans jamais les définir si ce n’est par un historique complètement dépassé, les notions de droite et de gauche qui ne servent qu’à habiller le bien et le mal sans jamais rien préciser et à stigmatiser ceux qui les habillent différemment en ne les définissant pas davantage. On est de droite ou de gauche et c’est un honneur ou une flétrissure indélébile et inexplicable. Les droites veulent remonter le temps et retrouver au choix 1950, 1805 ou 1788. Les gauches baignent dans des futurs incohérents qu’elles ripolinent suffisamment pour qu’une partie du peuple y succombe sans rien y comprendre. Gauches comme droites ne sont intéressées que par se faire élire en trouvant l’argent qui fait les élections et donc en se couchant devant ceux qui le fabrique. Elles taisent scrupuleusement ce qu’elles feraient au pouvoir, à l’instar d’Emmanuel Macron, cet illustre inconnu qui a détricoté la France en n’étant élu que par l’argent fabriqué pour cela.
En sécurité nous cumulons le refus de voir que l’immigration de travail est morte et que Giscard l’a remplacée par une immigration de peuplement qui génère une confrontation civilisationnelle mortifère sur ce qui est bien et ce qui est mal, et l’invention d’un ennemi russe qui ne fait que réagir à la transformation en Yougoslavie d’un OTAN défensif qui aurait du se dissoudre avec le pacte de Varsovie, en un OTAN agressif qui a bombardé Belgrade et voudrait imposer militairement à la Terre entière l’ensemble de nos incohérences. Cela entraîne en réaction les BRICS qui ne s’accordent que sur le rejet de nos incohérences et cherchent à tâtons, chacun dans son coin et dans le respect de la recherche des autres, une cohérence durable qu’aucun n’a encore trouvée.
En éducation nous avons multiplié les incohérences. Alors que l’école avait toujours été le lieu où l’on apprenait à écrire, à lire et à compter avant de se mettre à produire des enfants et des biens, nous en avons fait un lieu d’apprentissage des incohérences déguisées en modernité où l’on apprend à l’enfant qu’il peut décider de son sexe et que les mots vides de sens précis comme démocratie, laïcité, progrès et croissance sont le bien incontournable et indiscutable.
Non contents d’avoir ridiculisé l’école, nous avons inventé une université qui n’en est plus une. L’université était pendant deux siècles, le lieu où quelques sachants particulièrement remarquables, enseignaient à une infime minorité de la population, choisie par un baccalauréat qui éliminait 97 % des lycéens qui eux-mêmes avaient été préalablement sélectionnés comme pouvant être éventuellement plus utiles en ne produisant pas directement eux-mêmes mais en faisant mieux produire les autres. Nous en avons fait une usine à gaz où une armée mexicaine de professeurs au talent douteux mais généralement très contents d’eux-memes, maintient dans l’improductivité pendant des années la quasi-totalité de la population qui y apprend qu’elle est trop intelligente pour produire, qu’elle a tout compris et qu’on va la payer très cher pour exhiber sa nullité. Chacun sait bien que ce qu’il a appris pendant ses « études » ne lui sert quasiment à rien si ce n’est à éviter le ridicule d’être agriculteur, ouvrier ou artisan sans penser une seconde que ce sont pourtant quasiment les seuls à être utiles.
L’université prépare dans la population la peur du lendemain en déconnectant la jeunesse du réel mais elle est cohérente avec les politiques et les médias qui génèrent et diffusent les deux peurs les plus insidieuses, pandémique et climatique.
Côté pandémie, on a généralisé la peur du covid alors qu’il s’avère aujourd’hui que seuls de faux indicateurs ont fait croire à une mortalité importante. Seule la malhonnêteté intellectuelle de docteurs comme Fauci ou Véran dont il faudra bien un jour chercher les motivations, a pu faire accepter par le peuple les suspensions de vie que sont les confinements ridicules, inutiles et suicidaires. Seule la fabrication d’argent ex nihilo a permis comme d’habitude d’étouffer le débat.
Côté climat, le GIEC dans lequel seule le France glisse le mot expert alors qu’il n’est qu’intergouvernemental, pond des pavés de plusieurs centaines de pages qui sont assez bien faits mais que personne ne lit. Ce sont les résumés de quelques dizaines de pages purement politiques qui sont réputées être leur condensé alors qu’ils ne sont que le choix de la partie traumatisante. On oublie volontairement que le CO2 nourrit le végétal qui produit l’oxygène dont l’homme et l’animal ont besoin en rejetant le CO2 dont le végétal a besoin. On fait de l’homme un dieu qui peut changer le climat alors que les carottes glaciaires démontrent que le climat changeait terriblement avant l’arrivée des humains. Les chroniqueurs racontent que l’on traversait la Seine, la Loire et le Rhin à pieds secs, des siècles avant que l’écologie subventionnée vienne tout expliquer par notre refus de passer sous leurs fourches caudines.
Est-il cohérent de nous dire que la biodiversité est essentielle dans tous les domaines de la vie, mais que, dans la race humaine, elle est idéologiquement et dogmatiquement inexistante voire malsaine ?
Tout est fait pour maquiller la production de moins en moins d’enfants, de biens consommables et de biens durables tout en espérant sans y croire un lendemain radieux. Cette folie collective ne peut durer mais elle est entretenue par une manipulation quasi scientifique.
On parle beaucoup du double neveu de Freud qu’était Edward Bernays qui a tellement inspiré Goebbels et, à sa suite, tant de manipulateurs contemporains plus ou moins discrets. Mais nous ne décortiquons pas assez les techniques de manipulation que nous vivons tous les jours et qui rendent obsolètes les notions mêmes de démocratie et de sondage.
La base de son enseignement est que les peuples ne sont pas sensibles aux faits mais à la perception des faits. Il suffit donc de travailler leur perception pour leur faire croire ce que l’on souhaite. Publicitaires, politiques et médias ne font que cela.
Les techniques de Bernheim doivent être connues pour constater combien elles sont quotidiennement utilisées sur nous par ceux qui prétendent être à notre service.
- Pour convaincre il est inutile d’avoir des arguments logiques, il suffit d’associer un produit ou une idée a une émotion comme le prestige, la liberté, l’appartenance ou la sécurité. La peur fait associer n’importe quoi à la sécurité.
- L’opinion publique n’est pas la somme des opinions individuelles mais ce que pensent quelques leaders d’opinion, experts, célébrités ou journalistes qu’il faut mettre en valeur.
- Les consommateurs achètent davantage ce que représente un produit que le produit lui-même (voiture pour réussite, montre pour statut social, etc).
- Les peuples préfèrent les histoires bien racontées aux démonstrations logiques.
Il en tire dans Propaganda, son livre écrit en 1928 et très curieusement traduit en français qu’en 2007, la conclusion qu’en politique, dans les médias, les associations et le commerce, les manipulations sont inévitables et que la seule question est de savoir qui l’exerce et dans quel but.
La solution est pourtant simple, elle est pressentie par tout le monde même si personne ne la formule. Il faut multiplier par deux ou trois la rémunération de ceux qui produisent pour qu’ils puissent loger et entretenir des familles aussi nombreuses qu’ils le souhaitent. Tout le reste n’est que conséquences et équilibrages. Toute production nationale doit être protégée par des droits de douane qui affaiblissent autant que nécessaire la concurrence extérieure. Tout résident, qu’il soit Français ou non doit chercher à produire ou être au service de la production. La chimère actuelle européiste, mondialiste et élyséenne, de la création de richesse par la dépense d’un argent créé pour être dépensé, doit être dénoncée vigoureusement alors qu’elle est la base de notre fausse économie actuelle. Le réalisme doit balayer les idéologies, ce qui ne sera pas simple car les puissants actuels ont intérêt à l’incohérence et au mensonge. Aucun parti politique actuel ne leur est pas inféodé d’une manière ou d’une autre et aucun parti politique actuel ne parle du problème que nous devons résoudre. En l’état actuel des choses l’élection présidentielle de 2027 ne changera absolument rien quel que soit le candidat que l’argent aura mis au pouvoir apparent.