Être conscient de la façon dont on nous suicide devrait être le premier devoir des politiciens

Le malheur, c’est qu’il n’y a pas un seul Politique actuel qui prenne la peine de comprendre le mécanisme du système qui nous détruit. Le but de ce billet est simplement de leur en donner la possibilité s’ils le souhaitent.

Nous avons vu que les banques commerciales depuis 1971 et la déconnection de la monnaie de toute richesse réelle, créent de la monnaie en prêtant une monnaie inexistante par la double promesse de l’emprunteur de rembourser en monnaie gagnée, et de la banque de la payer en honorant les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte. L’emprunteur en utilisant son argent, hors retrait d’espèces, va simplement transmettre à d’autres banques la reconnaissance de dette de sa banque. La banque a toujours sa dette dans son bilan mais elle la doit maintenant à une autre banque. Dans mon précédent billet, je prenais le cas simple ou deux banques annulaient par compensation les dettes qu’elles s’étaient toutes les deux créées en prêtant chacune à son client, une monnaie inexistante. C’est vrai et cela simplifie la trésorerie des banques qui ne déboursent rien et encaissent. Mais les chiffres qui véhiculent la dette de la banque ne disparaissent pas et se trouvent toujours sur des comptes clients qui sont de moins en moins nourris d’argent déposé et de plus en plus d’une dette de banque. Lorsque ces clients utilisent à leur tour leur argent, hors retrait d’espèces qui fait réellement payer une banque, ils continuent à faire voyager la dette de la première banque qui n’a aucune échéance et qui peut voyager indéfiniment en étant due à mille banques successives. C’est là, la merveille de ce système abominable qui ne pourra cesser que lorsqu’on se rappellera que c’est « provisoirement » que Nixon a déconnecté le dollar de l’or en 1971. La revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) écrit « A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB ». Le secteur financier s’appelle les banques.

Lorsque l’emprunteur rembourse la banque, après de multiples chèques et virements qui n’ont rien fait disparaître et tout transmis, la dette de la banque n’est plus vis-à vis de l’emprunteur mais de la banque de la personne qui a, à ce moment-là, sur son compte les chiffres que la première banque a écrit sur le compte de l’emprunteur. L’argent actuellement est créé par une double dette, celle de l’emprunteur qui a des échéances précises et celle de la banque qui n’en a aucune et qui laisse sa dette voyager indéfiniment, presque dériver. Les banques peuvent simplement, quand elles en ont envie, en annuler par compensation une partie avec une autre banque qui en a aussi envie. La dette mondiale n’a pas d’autre explication. Ce n’est qu’accessoirement des dettes des ménages, des entreprises et des états. Personne ne pourra jamais rembourser 348.300 milliards de dollars qui n’ont en leur immense majorité jamais été gagnés mais juste créés par les banques qui doivent les payer. Les emprunteurs font la trésorerie des oligarques en fournissant avec intérêts un bon argent aux banques qui n’ont prêté cet argent qu’en augmentant la dette mondiale avec la complicité inconsciente de tous ceux qui, comme nous tous, font des chèques et des virements. Les Politiques et les médias nous disent évidemment la dette mondiale irremboursable sans jamais s’interroger sur son origine.

Si ce sont les banques les plus endettées, se pose la question de leurs prêteurs, ce que les médias appellent les investisseurs ou les marchés. Ces entités mystérieuses et sans visage s’appellent tout simplement les banques. La quasi-totalité des Politiques ne le comprennent pas mais une infime minorité le sait très bien dont Emmanuel Macron que les oligarques ont placé à la banque Rothschild avant de le mettre avec l’argent qu’ils fabriquent à l’Elysée. Le pauvre n’a pas de patrimoine personnel (défense de rire) !

Sans prise de conscience de cette réalité, personne ne peut comprendre l’impasse dans laquelle nous sommes. Les politiciens passent leur temps dans les médias à nous expliquer, généralement sans y croire, comment ils vont régler les conséquences d’une cause qu’ils n’ont pas envie de voir, ni même de chercher : la prolifération d’un argent qui ne trouve plus sa force dans une énergie humaine déjà dépensée mais dans une énergie humaine à trouver demain. Le système met en place un nouvel esclavage qui ne peut dire son nom et qui avance masqué, en jurant qu’il veut améliorer le pouvoir d’achat du peuple alors qu’il fait l’inverse.

Derrière ce bref résumé d’une réalité qui dérange, abordons-en les multiples conséquences que le peuple français vit de plus en plus mal sans en comprendre la cause première. Elles sont toutes fondées sur un argent illimité dont quasiment personne ne cherche l’origine de la force.

La première conséquence est le brouillard volontaire autour de l’argent, de la monnaie.

Est-ce parce qu’ils sont manipulés ou est-ce par corruption ?  Toujours est-il que les deux piliers de l’économie que sont l’Insee et l’université ne disent pas la vérité sur le PIB et sur l’origine de la monnaie.

Pourquoi l’Insee continue-t-il à écrire contre toute évidence que le PIB se calcule indifféremment par la production, par le revenu ou par la dépense (ce qui était vrai lors de la création de l’acronyme) alors qu’il n’est plus aujourd’hui que la somme de nos dépenses, qu’elles soient faites avec de l’argent gagné ou avec un argent créé pour faire par ricochet la trésorerie des oligarques ? Comment sérieusement en tirer la moindre conclusion ?

Pourquoi l’université continue-t-elle à enseigner que la monnaie a remplacé le troc devenu trop compliqué, alors qu’aucun ethnologue n’a jamais constaté, où que ce soit et dans aucun siècle ou millénaire passé, la moindre économie de troc ? C’est aussi irréaliste que de prétendre qu’une vie familiale est une suite de trocs. La vérité est que tout responsable d’un groupe commence par faire faire à chacun pour le bien commun ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Et c’est lorsque le groupe est devenu trop important pour que le pouvoir puisse vérifier que chacun apporte bien sa pierre à l’édifice, que dans toutes les civilisations (et pas uniquement en Lydie qui n’a inventé que la frappe de la monnaie) une monnaie a été inventée pour que chacun ne profite du groupe que s’il lui est utile. La différence n’est pas neutre car toute monnaie au départ est une richesse en soi, fruit du travail humain, prélevée par l’impôt et qui véhicule, comme l’or par exemple, l’énergie humaine qu’il a fallu dépenser pour l’obtenir. La monnaie est un bien commun (commonwealth en anglais, république en latin). Mais la monnaie scripturale des banques n’est qu’une propriété de la banque et des oligarques en réalité. Elle ne véhicule aucune énergie à sa création. Elle impose de trouver demain une énergie humaine gratuite ou de dévaluer l’ensemble de la monnaie. Quelle valeur donner à une monnaie qui est de plus en plus majoritairement une fausse monnaie même si elle est honteusement encore légale ? Aujourd’hui nous ne valorisons la monnaie scripturale qu’en dévalorisant la monnaie gagnée par le travail, et donc en diminuant le pouvoir d’achat des Français.

Nous en arrivons à la classe politique dont le niveau intellectuel de sa partie honnête s’est effondré, puisqu’elle doit à la fois faire tenir un système qui baisse indéfiniment le pouvoir d’achat de ses électeurs et promettre aux mêmes de faire progresser leur pouvoir d’achat. Ils disent tous (et la majorité le croit) que nous sommes riches et que la solution est d’avoir plus de normes, plus d’interdictions, plus d’obligations et plus de dépenses. On cherche vainement une motivation qui ne soit pas l’ignorance ou la malhonnêteté. La vérité oblige à dire que c’est assez rarement la malhonnêteté.

Dans cette année électorale qui s’annonce, nous allons subir un matraquage de plus en plus fort et qui a déjà commencé. Est-ce par incompétence ou corruption que les médias nous infligent en permanence un PIB qui serait une création de richesse à se partager et donc une source inépuisable et pourtant inexistante ? Seul le crédit est corrupteur et inépuisable pour les oligarques et leurs banques

Le système corrompt le peuple qui, au fond de lui, sait très bien que ce système ne peut pas durer mais qui adore l’idée que ce soit le progrès qui lui ait donné toutes les facilités actuelles puisque les médias le lui serinent. Nous assistons au jeu malsain et mortifère d’une complicité d’un peuple qui ne produit quasiment plus mais veut consommer toujours davantage et d’une classe politique à qui les oligarques donnent l’argent nécessaire pour se faire élire sans jamais aborder le problème de fond, en restreignant les libertés et en tablant sur l’irresponsabilité du peuple à qui l’on demande d’obéir sans comprendre. Nous en arrivons à trouver de bonnes raisons à limiter la vie par les deux bouts en tuant les plus faibles, s’ils sont consentants bien sûr. C’est le degré de bassesse auquel nous sommes arrivés par petites touches comme la grenouille qui ne se rend pas compte de la douce montée de température de l’eau de la casserole dans laquelle elle se baigne et qui va la cuire.

Tous les problèmes sont faussés et donc les solutions impossibles. Il est triste de voir une droite qui pense qu’il n’y a qu’à resserrer les boulons et une gauche qui ne pense qu’à faire payer les riches. Ils nous offrent tous des combats aussi truqués, hors réalité et spectaculaires que le catch.

L’invasion migratoire cessera le jour où nous cesserons nous-mêmes de faire croire qu’en France on peut survivre sans rien faire parce que les banques des oligarques fabriquent l’argent qu’il faut pour le rendre techniquement possible, tout en expliquant que la vraie raison est la générosité et l’humanisme de notre peuple.  Que le monde entier se précipite pour vivre sur notre bêtise, n’a rien de surprenant.

La croissance incessante du nombre de fonctionnaires cessera le jour où nous cesserons de croire l’Insee qui dit que payer un fonctionnaire, c’est faire du PIB, ce qui est vrai, et créer de la richesse, ce qui est faux.

L’adhésion aussi béate que stupide  à l’Union Européenne cessera le jour où nous réaliserons que les oligarques ont placé à Bruxelles les individus les plus corruptibles qui veillent à toujours favoriser le commerce extérieur qui leur donne la plus grosse partie des revenus, comme je l’ai détaillé dans mon précédent billet.

La stupidité actuelle de la pression fiscale cessera le jour où nous comprendrons que la première importance n’est pas le pouvoir d’achat mais la capacité à produire. L’impôt sur les sociétés étaient jusqu’en 1985 de 50% des bénéfices. Tous les impôts pourraient être remplacés par une seule TVA à 50 % hors l’indispensable à 0%. Que la collectivité partage moitié-moitié avec chaque individu le résultat de l’activité commune ne semble pas déraisonnable et suffit plus que largement aux besoins de l’État.

Il n’y a pas un problème qui ne se simplifie pas si l’on comprend que nous ne sommes pas riches mais manipulés par les oligarques qui ont besoin que nous le croyions pour nous faire faire toutes les bêtises que notre orgueil invente et qui les arrangent pour bien masquer le vrai problème qui est leur appropriation indue d’une partie du revenu mondial au détriment des peuples.

Qui aura le courage de mettre le vrai sujet sur la table lors de l’élection présidentielle de 2027 ?


Un peuple qui ne produit plus ne peut que disparaitre, nous vivons par médiocrité notre propre disparition et la victoire des oligarques


Quiconque s’intéresse à la généalogie et s’amuse à chercher les actes de mariage et de décès de ses aïeux tellement faciles à trouver depuis que tout est numérisé, ne peut que constater en lisant les métiers qu’ils avaient, que tous produisaient ou étaient au service de la production. La plupart était agriculteurs, cultivateurs comme on disait à l’époque, artisans ou ouvriers. Le revenu tiré de la production, permettait de consommer et sur un plan national, la production, le revenu et la consommation étaient au même niveau, le commerce extérieur n’étant qu’anecdotique. On a récemment appelé ce niveau de vie le PIB, on aurait pu l’appeler le Revenu Intérieur Brut (RIB) ou la Consommation Intérieure Brute (CIB), tellement production, revenu et consommation sont normalement au même niveau. C’est l’augmentation parallèle des trois qui indiquait l’augmentation de la richesse d’un peuple. L’INSEE continue à nous faire croire qu’il calcule le PIB par l’une quelconque de ces trois entrées. Indiquait à l’imparfait, car qui peut croire aujourd’hui que notre production, notre revenu et notre consommation sont au même niveau ? Depuis que les oligarques ont pris le pouvoir, ce n’est plus par nation que production revenu et consommation sont au même niveau mais au niveau mondial ou c’est automatique et impossible à nier sauf croyance aux extraterrestres. Mais la nouvelle répartition est totalement différente et inacceptable : les oligarques prennent pour eux la plus grosse partie du revenu, les peuples occidentaux la plus grosse partie de la consommation et le reste du monde la plus grosse partie de la production. Ils appellent cela le commerce international et voudraient sans aucune chance de succès que ce soit durable. Nous avons volontairement oublié que toute société équilibrée qui s’intéresse à son avenir, produit aussi bien ses enfants que tout ce qu’il faut pour leur faire prendre le relais et tenter d’améliorer pour le bien de tous le PIB, le RIB ou le CIB, comme on souhaite l’appeler puisque ce sont les mêmes en vérité mais aujourd’hui uniquement au niveau mondial et plus du tout aux niveaux nationaux. Nous continuons pourtant volontairement à croire que le PIB mesure chez nous l’augmentation de notre richesse alors qu’il ne mesure plus que l’augmentation de notre dépense.

Comment et quand sommes-nous sortis d’une trajectoire qui était de bon sens ? Faut-il accepter la disparition de notre civilisation et son remplacement par une cohérence venue d’ailleurs ? Est-il encore temps de réagir ? Sommes-nous assez courageux pour prendre conscience de l’impasse explosive dans laquelle nous nous sommes fourvoyés ? Ce sont les questions essentielles de l’élection présidentielle de 2027 pour laquelle la totalité des candidats connus aujourd’hui, a déjà choisi de ne pas les aborder, de les éluder par le faire-croire et la corruption, le baratin et les subventions, les idéologies à la mode et la création d’argent.

La première question est la plus essentielle car, si nous n’y répondons pas, nous continuerons à croire que nous vivons un progrès auquel nous avons droit et dont nous pouvons être fiers. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Un demi-siècle a suffi pour que deux détails apparemment insignifiants structurent la chute de notre civilisation par leurs multiples conséquences. Le premier détail est la déconnection des monnaies de toute richesse réelle comme l’or. Le second est la réduction du PIB en somme de toutes les dépenses en ne veillant qu’à ne pas les compter deux fois et en faisant croire que le PIB chiffre toujours la création de richesse.

Cela a permis la multiplication par plus de 60 de la masse monétaire par les banques commerciales et donc une dévaluation des monnaies chiffrée par la montée de l’once d’or (28,3495 g) de 35 dollars en 1971 à près de 5000 dollars aujourd’hui. Fabriquer de l’argent pour se croire de plus en plus riche et le dépenser pour vivre agréablement est la base intellectuelle du désastre que nous vivons et dont les politiques, les médias et les économistes ne font qu’en commenter les conséquences sans jamais s’intéresser aux causes.

La récupération par les oligarques de la majorité du revenu mondial se fait par la création monétaire faite par leurs banques. Quasiment chaque fois qu’une banque prête de l’argent, ce sont les oligarques qui le récupèrent. Pour l’immense majorité qui n’y croit pas un instant, qu’elle prenne simplement la peine de répondre à ces trois questions :

Oui ou non, les banques commerciales créent-elles de la monnaie par la double promesse de l’emprunteur de rembourser, et de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur fera avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte ?

Oui ou non, la promesse de la banque ne se retrouve-t-elle pas toujours entre les mains d’une banque par les chèques et les virements que fait l’emprunteur avec ce qu’il voit sur son compte ?

Oui ou non, toutes les banques ne font-elles pas la même chose depuis 1971 et ne compensent-elles pas entre elles en chambre de compensation, les promesses qu’elles ont à tenir et les promesses qu’elles ont à faire tenir ?

Personne n’ose contester sérieusement ces évidences tout en n’ayant simplement jamais pris la peine d’y réfléchir. Une majorité croissante du revenu mondial est donc ainsi détournée des producteurs vers les oligarques avec la complicité inconsciente des consommateurs qui empruntent. Or la consommation mondiale, le revenu mondial et la production mondiale sont toujours évidemment au même niveau. Comme les pays majoritairement producteurs ont aussi compris grâce aux médias et à internet qu’ils pouvaient améliorer leurs revenus et leur consommation, ce sont les peuples occidentaux habitués à la consommation et déshabitués à la production, qui doivent payer la malhonnêteté des oligarques et aussi, en plus, le désir de justice des peuples producteurs. C’est évidemment très difficile à le leur faire avaler surtout quand les oligarques font dire à ces trop heureux ou malheureux peuples occidentaux, par les politiques et les médias que leur argent a mis en place, que tout est normal, qu’ils s’intéressent tous à l’augmentation du niveau de vie du peuple et que les crises que nous vivons ne viennent que des erreurs des précédents responsables qui n’ont pas appliqué la bonne idéologie. Au lieu de prendre le temps de réaliser et de comprendre les deux sources de notre dégringolade, le personnel politique ne s’intéresse qu’aux conséquences qu’il croit pouvoir soigner tout en laissant prospérer les deux causes. Il compte réparer, rectifier, redresser avec une idéologie dite de gauche et une dite de droite sans jamais définir sérieusement ces deux mots pour la simple raison que chacun y met le bien qui vient la plupart du temps de l’ambiance familiale de l’enfance. Quand on veut exclure et donner du piment à la fadeur et à l’incompétence générale, on rajoute extrême et cela donne une extrême gauche, un extrême centre et une extrême droite qui sert toujours à parler des autres et jamais de soi.

Tout le monde reconnaissant qu’il faut de l’argent pour être élu, nous avons droit indistinctement dans notre classe politique à ceux qui ont eu de l’argent parce qu’ils n’ont pas compris les causes du désastre et à ceux qui en ont eu parce qu’ils l’ont compris mais ont un intérêt personnel à n’en rien dire.  Dans les deux cas le problème n’est pas abordé et le peuple n’est pas respecté.

Pendant que la classe politique perd son temps à tenter de rendre possible l’impossible par des rajouts permanents d’interdictions, d’obligations et de normes qui ne font que tout compliquer davantage, augmenter la taille de tous les codes par 5 ou 6, les peuples vivent dans leur chair la réalité qu’on leur impose qui est une déresponsabilisation accompagnée de la baisse de leur niveau de vie.

La création de fausse monnaie transformée par le travail des emprunteurs en bonne monnaie au profit des oligarques génère évidemment une dévaluation de la monnaie que chiffre la montée de l’or dont la vraie valeur reste stable. Nous vivons les multiples conséquences dramatiques de cette dévaluation spectaculaire et cachée, et on nous les présente toujours comme des avancées dont nous devrions être fiers, ce qui génère un ravin entre la classe politique et le peuple qui renonce à voter tellement son avis n’intéresse plus des gens qui veulent croire que le peuple est aussi inintéressant qu’eux.

Un salaire ne suffit évidemment plus à faire vivre une famille et donc il a fallu que la femme abandonne son devoir d’état de faire et d’élever des enfants pour aller chercher un autre salaire. L’argent nécessaire a été dépensé pour abandonner la vraie égalité homme femme qui est une complémentarité où l’homme va chercher l’argent et la femme l’utilise. On a ridiculisé cette évidence millénaire, pour inventer et imposer une égalité fondée sur une fausse similitude parfaite d’hommes et de femmes si heureusement différents et complémentaires.

Deux salaires suffisent d’ailleurs de moins en moins à faire vivre les familles même si elles diminuent en nombre et en taille. Les oligarques qui en sont la cause, proposent la solution de l’emprunt qui est leur source de revenu. Plus les familles s’endettent, plus les oligarques sont contents et plus nos politiques exhibent leur incompétence.

Il n’y a pas que les familles qui s’endettent. Les entreprises et les États le font aussi et, à part de rares monarchies pétrolières, ce sont les oligarques qui font prêter à leurs banques un argent qu’ils récupèrent pour eux. Le monde entier ne vit que sur une dette irremboursable parce qu’éternellement renouvelable à la grande joie des oligarques qui en vivent grassement grâce à notre aveuglement.

Il faut lire ce tableau de dette sur PIB, en se souvenant que le PIB mesure les dépenses de l‘année précédente. Pour ceux que cela étonne, rappelons que la valeur ajoutée d’une entreprise n’est que la dépense de ses clients diminuée de tout ce qu’elle dépense elle-même à l’extérieur de l’entreprise. Ce sont ces dépenses que l’on nous impose comme une création de richesse.

Maintenant rêvons un moment. Imaginons qu’un gouvernement, bravant les interdictions des kapos que les oligarques ont fait placer entre autres à l’Union Européenne et au Conseil Constitutionnel, fasse une loi simple disant que tout prêteur doit, pour être remboursé, apporter la preuve que l’argent prêté a été gagné ou acheté. Sans cette preuve l’argent est remboursé à la collectivité, c’est-à-dire à l’État. Cela ne va qu’avec la nationalisation des banques ou leur liquidation mais l’État se retrouve dans une position extraordinaire qui ne doit pas être entre de mauvaises mains. Finie une dette étatique d’un argent qui n’a jamais été gagné, finie la nécessité de lever en permanence l’impôt puisque le remboursement des prêts aux entreprises et aux ménages d’un argent non gagné, apportera à l’État une manne inespérée lui permettant d’arrêter dans l’instant les impôts stupides sur la production et de baisser drastiquement les impôts de tous les producteurs. Les conséquences sont toutes aussi bénéfiques que sont maléfiques, celles du système actuel. Chacun peut les imaginer.

Ne serait-il pas intelligent de demander à tous les candidats politiques ce qu’ils en pensent ? Il est certain que l’immense majorité rejettera l’idée d’un revers de main dédaigneux sans même tenter de la comprendre. Mais qui sait ? La France a déjà généré des Geneviève, des Jeanne d’Arc, des Napoléon et des De Gaulle.


Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. 3e étape : Oublier les nations et nous inventer un monde


Les oligarques ont d’abord cassé le thermomètre de la richesse d’un peuple, de son PIB qui vérifiait que sa production, son revenu et sa consommation étaient bien toujours tous les trois au même niveau. L’augmentation parallèle et simultanée des trois était en effet une preuve de création de richesse. Ils ont transformé le PIB en somme des dépenses tout en continuant à dire qu’il chiffrait la création de richesse. Ils ont ensuite tout naturellement réduit la croissance économique à la croissance de la dépense faite avec un argent créé en continu par le crédit pour être dépensé. Ils ont enfin très astucieusement changé l’espace de ce qui est forcément cohérent pour qu’aucun peuple ne s’y retrouve et ne comprenne la stupidité de l’enrichissement par la dépense et le but de corruption qu’elle dissimule.

Normalement le commerce international est très minoritaire, très accessoire et limité à la fois par ce qu’un peuple ne peut pas produire lui-même et par ce qu’il peut donner en échange. Le commerce international est normalement un troc à somme nulle comme l’OIC créé par l’ONU le stipulait en prônant à la fois le nécessaire équilibre entre l’import et l’export, ainsi que les droits de douane indispensables pour empêcher l’étranger de tuer la production nationale. Mais les oligarques n’y trouvaient pas leur compte et ont imposé le passage de la nation au monde, du nationalisme à proscrire au mondialisme à bénir.

Pour ce faire, finie la nation ou l’on est né, finie la patrie de mon père qui me donnait mon nom, finie la religion de mes ancêtres qui donnait un sens à ma vie et me donnait mon prénom, le sens est dorénavant donné par les oligarques au travers de l’OMC qui a tué l’OIC, de l’OMS qu’ils ont acheté, du GIEC où seuls les Français ont eu l’audace d’y glisser le mot expert, ce que les autres langues n’ont pas osé faire (Intergovernmental Panel on Climate Change en anglais, Groupe Intergouvernemental sur le Changement Climatique en traduction française honnête où les experts sont absents et les fonctionnaires présents). Les oligarques, sachant très bien que la production, le revenu et la consommation sont toujours identiques dans un espace cohérent, ont décidé de faire quitter aux peuples l’espace cohérent de leur nation où ils pouvaient facilement vérifier l’équivalence des niveaux de la production, du revenu et de la consommation pour les emmener dans le mondial, dans le singulier obligatoire, dans l’universel, dans leur catholicisme puisque catholique en grec veut dire universel. Leur catholicisme personnel leur dit de changer les répartitions. Les oligarques répartissent à leur manière mondialement la production, le revenu et la consommation qui restent par définition tous les trois identiques au niveau mondial sauf à croire aux extraterrestres. Ils se placent eux-mêmes en tête dans la colonne revenu, mettent les occidentaux en tête dans la colonne consommation et le reste du monde en tête dans la colonne production. Et tout cela est présenté comme cohérent avec la complicité d’abord officielle de l’OMC créé pour cela à partir du GATT, machine de guerre contre l’OIC à tuer et aujourd’hui défunt, puis relayée par tous les communicants surpayés et donc en fait inconsciemment corrompus que sont les politiques européens et nationaux, les médias, les universitaires et les artistes dès qu’ils sont reconnus et donc écoutés. Le PIB mondial doit être dans tous les esprits une création mondiale de richesse alors qu’il n’est, comme les PIB nationaux, que la somme des dépenses faites indistinctement avec de l’argent de moins en moins gagné, et de plus en plus emprunté ou même simplement créé par les oligarques pour être prêté, dépensé et récupéré. La valeur réelle de cet argent dégringole évidemment, ce qui se voit entre autres par la montée fulgurante de l’or qui reste la seule richesse stablement reconnue.

Les oligarques vont nous convaincre de l’intelligence de ce nouveau système par leurs médias et leurs politiques qu’ils fabriquent avec l’argent qu’ils sont les seuls avec les faux-monnayeurs à fabriquer pour eux-mêmes et qui constituent aujourd’hui 90% de la monnaie en circulation.

Il leur faut donc à la fois ridiculiser les harmonies passées et compliquer suffisamment l’économie pour que les peuples n’y voient pas l’évidence que les seules issues actuelles sont leur esclavage et/ou la guerre. Tant pis si la Suisse est un tout petit pays où le niveau de vie est très supérieur à ceux qui expliquent qu’il faut être puissant pour exister. Les Suisses expliquent l’inverse par leur simple existence mais l’important pour les oligarques est que les politiciens et les médias n’en parlent pas.

Mais le scandale ne s’arrête pas là car dès l’instant où la base indispensable du système est de croire que « Dépenser, c’est s’enrichir », tout doit être inversé pour être cohérent et crédible au moins un certain temps. Ce qui était le mal devient le bien et ce qui était le bien devient le mal, ce qui était normal devient excentrique et ce qui était excentrique devient normal. L’homme peut être enceint nous dit le planning familial qui ne vit que de subventions, le Mercosur est une excellente chose nous dit la kapo des oligarques en place à Bruxelles puisque pour elle comme pour ses maîtres, l’Europe n’est qu’un nombre de millions de consommateurs. Toutes ces inversions dont la liste prendrait des pages, créent tous les chocs violents que cela entraine en tous domaines entre ceux qui justifient en partie le nouveau système inversé et ceux qui tentent de résister sur telle ou telle conséquence sans bien souvent prendre la hauteur nécessaire pour voir que tout est lié.

Pour y voir clair, il faut d’abord dégonfler le justificatif intellectuel public de la mondialisation puisqu’il est évidemment difficile de dire que c’est pour que les oligarques prennent la plus grosse part du revenu mondial. On a donc exhumé l’avantage comparatif de Ricardo de 1817 qui dit que chacun doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Cette évidence que les oligarques ont veillé à ne plus l’appliquer en occident à l’homme et à la femme, Ricardo l’appliquait à l’Angleterre et au Portugal avec leurs productions à l’époque de drap et de vin. Mais il incluait, sans l’écrire dans son raisonnement tellement c’était une évidence à l’époque, l’hypothèse que tout le monde travaillait et que celui qui ne produisait pas ou n’était pas au service de la production, ne mangeait pas et mourait. Sans cette hypothèse, complètement fausse aujourd’hui, l’avantage comparatif de Ricardo n’a aucun sens mais fait illusion dans une université où les décideurs sont choisis par les oligarques et où le but semble être devenu de faire tout accepter sans rien comprendre ou de faire se révolter sans savoir contre quoi. La violence que ces contradictions entraînent inéluctablement s’exprime dans la jeunesse par des excès de tous ordres allant jusqu’au meurtre comme celui de Clément Méric 18 ans en 2013 qui se croyait de gauche ou celui de Quentin Deranque 23 ans en 2026 qui se croyait de droite. On pleure les victimes sans voir le système qui arme leurs assassins.

Mais le coup de génie des oligarques, depuis qu’ils savent créer pour eux de l’argent sur le travail des autres sans rien apporter eux-mêmes contrairement aux entrepreneurs, a été d’utiliser cet argent pour faire de leurs victimes leurs complices utilisant à la fois l’incompréhension générale de l’origine du pouvoir de l’argent et une forme discrète et monstrueuse de corruption générale par subventions, aides sociales, congés payés, ITT, croisières, plaisirs à gogo qu’ils ont appelé progrès. Ça ne leur coute rien, ça fait plaisir et ça évite que les peuples comprennent que tout cela ne peut se terminer que par l’esclavage et/ ou la guerre. Tout cet argent dont l’origine n’est plus le travail humain de production a réussi à nous faire croire que nous créions vraiment des richesses, qu’il est normal que nos parents aient pu acheter leur maison, que les sports d’hiver sont une normalité populaire, bref que tout l’exceptionnel est normal et que tout ce qui est normal est désuet. Nous sommes devenus par corruption leurs complices alors que nous restons leurs victimes. C’est exactement le sens des kapos de la dernière guerre.

Alors que faire ?

Il n’y a que deux actes essentiels à faire mais qui seront combattus à outrance par les oligarques. D’abord retrouver un espace cohérent et compréhensible où chacun pourra constater l’équilibre entre la production, le revenu et la consommation, donc sortir de l’UE des oligarques et retrouver notre monnaie et l’Europe des nations. Ensuite décider par la loi que tout débiteur paiera sa dette à l’État si le créancier actuel n’apporte pas la preuve que l’argent qu’il a prêté a été réellement précédemment gagné. Tout le reste en découlera naturellement et ce sera phénoménal.

Apparemment simple mais en fait révolutionnaire. Et pourtant seule cette révolution pourra nous éviter des révolutions sanglantes. La vraie difficulté est que nous sommes tous tellement corrompus par l’argent des oligarques qui nous tiennent juste la tête hors de l’eau en nous chantant des avenirs radieux, que nous avons un mal fou à comprendre l’ignominie du système qui est apparemment et provisoirement si agréable. L’immigration n’en est qu’une des nombreuses conséquences et l’on comprend qu’elle veuille garder sa cohérence, au vu de notre incohérence. La première révolution, la plus difficile et celle que les oligarques redoutent le plus, c’est la révolution des esprits et ils paieront ce qu’il faut pour qu’elle n’advienne pas.

C’est pourtant notre seule chance et c’est notre liberté.

Ces trois articles n’existent pas séparément et ne peuvent que s’enchaîner.

Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. Deuxième étape : Changer le sens de la croissance

Après avoir cassé le thermomètre et fait oublier que le PIB ne mesure que la circulation monétaire et ne donne une idée de la richesse que si production, revenu et consommation restent au même niveau, ce qui avait toujours été le cas, les oligarques ont donné à la croissance économique le sens nouveau d’augmentation de la dépense en ne la limitant plus par la production.

La vraie croissance économique est l’augmentation simultanée et du même montant de la production, du revenu et de la consommation. L’effort de la production donne le résultat intermédiaire du revenu et la satisfaction de la consommation. Dans une société normale, tous les métiers sont productifs ou au service de la production, ce qui était encore le cas au début des années 70. Mais les oligarques ont eu l’idée géniale de profiter de la déconnexion des monnaies de toute richesse réelle (s’ils ne l’ont pas générée) pour transférer l’équilibre production revenu consommation de l’entité nationale à une entité mondiale théorique où l’équilibre production revenu consommation n’est jamais étudié. Cela a été fait avec la complicité active de l’OMC après que ce dernier ait réussi à assassiner l’OIC quand il s’appelait encore GATT. La fabrication continue d’argent par les banques commerciales a remplacé en grande partie l’effort humain. En occident l’homme a cessé majoritairement d’être producteur pour être simplement consommateur et commentateur. Si production revenu et consommation sont évidemment restés au même niveau mondialement, ils ne le sont plus du tout nationalement. En occident la production s’effondre, le revenu baisse beaucoup forçant chaque famille à aller chercher un second revenu en comptant sur les médias pour appeler cela « libération de la femme », et la consommation explose, stimulée par l’argent dépensé en publicité et créé par les banques pour être dépensé. Au niveau mondial production revenu et consommation restent évidemment au même montant mais la répartition des trois a complètement changé, l’argent illimité faussant aussi bien la production que le revenu et la consommation.

L’argent fausse la production car, par sa dépense dans les machines, il ne nécessite plus ou infiniment moins le travail humain. Il fausse la consommation car, par l’emprunt, les subventions et la corruption, il fait consommer des villes qui ne produisent plus rien et rend provisoirement possible des sociétés décérébrées avec les élites qu’elles produisent. Mais c’est surtout la répartition du revenu qui est complètement faussée. La production et la consommation augmentant sans arrêt au point d’utiliser dangereusement les ressources de la Terre, le revenu augmente mathématiquement d’autant mais c’est sa répartition qui change complètement car les peuples sont de moins en moins rémunérés et l’augmentation très importante de la rémunération mondiale se répartit entre les oligarques et la dette mondiale qui ne peut générer que l’appauvrissement des peuples puis leur esclavage.

Comment faire tenir dans le temps un système impossible qui ne favorise provisoirement que quelques oligarques et l’orgueil insensé des peuples occidentaux à qui l’on continue de faire croire que le monde entier lui achètera son intelligence ? C’est malheureusement tout simple et fondé sur deux pieds. Le premier est de continuer à remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire en continuant à faire fabriquer par les banques de l’argent qui, en étant dépensé, fait du PIB national présenté comme une création de richesse qui remboursera la dette ! On cache aux peuples que la dette, non seulement ne baisse pas mais ne peut qu’augmenter au même rythme que la création d’argent moins le prélèvement des oligarques et de leurs kapos et moins l’apport de plus en plus faible des rares producteurs occidentaux qui ne sont même plus respectés. Le second pied est le rêve enfantin, même pas exprimé, que tous les pays vont vers un commerce extérieur excédentaire qui remettra les compteurs à zéro par les milliards de consommateurs tant vantés par l’ineffable présidente de l’UE dont il devient impossible de savoir si elle est plus corrompue que stupide ou l’inverse.

Tant qu’il sera volontairement refusé de comprendre que l’énergie monétaire ne vient que de l’énergie humaine, précédemment bien dépensée quand la monnaie est bonne, et d’une énergie humaine à trouver demain par n’importe quel moyen quand la monnaie ne vaut plus rien comme actuellement, notre civilisation continuera à s’effondrer dans l’incompréhension et l’angoisse générales avec la violence qui les accompagne systématiquement. L’incompréhension, l’angoisse et la violence montent ensemble en attendant l’inévitable réaction. Le drame est que l’angoisse comme la violence sont systématiquement étudiés alors que l’incompréhension ne l’est jamais alors que la réaction ne peut passer que par elle.

Pour réagir il faut pourtant bien comprendre les deux mécanismes du cauchemar actuel, celui de la création d’argent ex nihilo, et le rêve puéril que ce sont les autres qui rééquilibreront tout demain. 

On ne répétera jamais assez tant qu’il ne sera pas compris, le mécanisme discret de fabrication de la monnaie pour elles-mêmes par les banques commerciales depuis que les monnaies ne sont plus garanties par des richesses réelles. Les banques créent de l’argent par le crédit qui n’est qu’une double reconnaissance de dette, l’une de l’emprunteur vis-à-vis de la banque et l’autre de la banque vis-à-vis du détenteur de cette reconnaissance qui est d’abord l’emprunteur lui-même puis toute personne physique ou morale que l’emprunteur aura payé avec l’argent prétendument prêté qui n’est en réalité qu’une reconnaissance de dette de la banque. L’astuce est que, toutes les banques faisant la même chose depuis les années 70, pendant que les reconnaissances de dettes de leurs clients se transforment naturellement en dettes réelles à rembourser, les reconnaissances de dettes des banques circulent par les paiements de leurs emprunteurs et se compensent la plupart du temps entre elles en chambre de compensation. Au bout du compte la plupart du temps actuellement, la dette d’un client vis-à-vis d’une banque n’est compensée comptablement que par la dette d’un autre client vis-à-vis d’une autre banque. C’est parce qu’ils ont compris et appliqué ce mécanisme que de modestes employés de banque californiens comme Laurence D. Fink (Larry pour les oligarques) ont pu créer en 1988 Blackrock ou d’autres, Vanguard un peu avant, récupérer pour eux en bonne monnaie l’argent imaginaire qu’ils avaient « prêté » Ils sont devenus en quelques années multimilliardaires et Larry Fink présenté comme « billionnaire » se retrouve président du Forum économique mondial « convoquant » tous ses affidés politiques et économiques à Davos chaque mois de janvier. Les banques ont beau répéter que l’argent créé pour être prêté est détruit dès remboursement, tout le monde sait bien que l’argent bien réel remboursé par l’emprunteur n’est pas brulé mais escamoté pour la double destination des poches des oligarques et de la corruption que l’on appelle subventions, aide sociale et toute forme de distribution générale d’un argent qui fait croire que tout va bien et ne coûtera que demain aux peuples qui l’utilisent.

L’intelligence artificielle, assemblage de tout ce qui est écrit sur la croissance expose bien la confusion des esprits où la croissance est bien et mal à la fois sans jamais comprendre ni bien sûr expliquer la contradiction :

🧩 En résumé

  • La croissance s’impose parce qu’elle fonctionne, apaise, et se mesure
  • Elle est critiquée parce qu’elle :
    • détruit des écosystèmes
    • accroît les inégalités
    • ne garantit ni bonheur ni sens

L’IA démontre simplement que les oligarques veillent à ce que personne ne comprenne que la croissance n’est que l’augmentation de la dépense d’un argent fabriqué pour cela. Ce qui fonctionne vraiment c’est l’endormissement des peuples afin qu’ils n’aient pas conscience du drame vers lequel les oligarques les conduisent.

Nous verrons dans le dernier article comment l’illusion du commerce international sert de somnifère pour que les peuples consommateurs croient qu’ils pourront éternellement consommer sans produire grâce à l’intelligence de leurs élites à qui ils reprochent évidemment de ne rien résoudre.

Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes : 1 Casser le thermomètre

Comment comprendre le désastre dans lequel nous entrons sans comprendre le chemin économique aberrant que nous empruntons depuis 50 ans et que nous appelons naïvement progrès en oubliant les bases de l’économie qu’il faut tout de même rappeler ?

Au départ tout peuple produit ce qu’il consomme et consomme ce qu’il produit. Puis partout, lorsque le groupe devient important, une petite minorité de tire-au-flanc consomme sans participer à la production qui demande toujours un effort. Tout naturellement est alors créée partout, en réaction, une monnaie qui est une richesse transportable servant de preuve qu’un travail a bien été fait pour l’obtenir (très souvent de l’or). Cette monnaie qui sert à l’échange, est prélevée par l’impôt sur la richesse du groupe vue par lui-même et sert aussi d’unité de compte et accessoirement de réserve de valeur quand on l’épargne comme Aristote l’avait remarqué. Est alors rajoutée la notion de revenu à celles de production et de consommation. Cela fait rentrer l’argent dans l’économie où il n’était pas. Son introduction permet le chiffrage de l’économie. La circulation monétaire (circulaire comme son nom l’indique) permet de chiffrer la quantité d’argent aux trois passages de la production, du revenu et de la consommation pour vérifier qu’ils restent bien tous les trois au même niveau. L’épargne fausse un peu cette égalité puisqu’elle retire de l’argent de la circulation et force le pouvoir à la remplacer par une nouvelle monnaie, donc par un nouvel impôt. Cela explique dans la tradition la mauvaise réputation de l’épargne que Molière a stigmatisée dans l’Avare avec sa cassette. Le chiffrage de l’économie se fait en utilisant l’argent comme unité de compte et en additionnant à chaque passage toutes les dépenses, c’est-à-dire chaque fois que l’argent change de main et donc circule. Au passage de la production elle est chiffrée par la dépense des acheteurs de ce qui est produit, amputée des dépenses faites à l’extérieur par le producteur pour ne pas les compter deux fois. Ce chiffrage est appelé valeur ajoutée. Au passage du revenu elle est chiffrée par la dépense faite par celui qui le distribue. Ce chiffrage s’appelle rémunération. Au passage de la consommation elle est chiffrée par la dépense faite pour consommer. Ce chiffrage s’appelle le pouvoir d’achat. La valeur ajoutée, la rémunération et le pouvoir d’achat sont normalement de même montant dans une économie saine puisqu’il s’agit d’une seule circulation. C’est l’équivalence de ces trois chiffrages qui démontre la santé économique d’un peuple. En les chiffrant par l’argent dépensé à chaque étape, on peut être alerté d’un décrochage de la production, du revenu ou de la consommation. Au XXe siècle on a appelé ce chiffrage le PIB et l’on a dit, à juste titre à l’époque, que son augmentation était une preuve d’enrichissement puisque la production, le revenu et la consommation augmentaient ensemble simultanément et toujours du même montant avec un léger prélèvement par l’impôt de l’augmentation de la masse monétaire rendue nécessaire par la montée du PIB. La montée vertueuse de cette circulation monétaire a été appelée création de richesse. On ne peut comprendre le déraillement actuel sans avoir bien en tête l’harmonie économique que les siècles nous avaient enseignée et qui est toute simple et si mal comprise. C’est la dissimulation, la manipulation et le mensonge déguisé en vérité qui sont compliqués. Si l’on n’a pas, ancrée en soi, la base de l’économie, et en particulier le fait que l’argent n’est qu’un vecteur d’énergie humaine, on se laisse facilement séduire par le mensonge qui est souvent agréable à entendre. Ursula von der Leyen vient encore de l’illustrer avec son marché de 700 millions de consommateurs et sa fierté d’avoir signé le Mercosur en oubliant de vérifier qu’il y a bien 700 millions de producteurs.

La bataille de fond est entre les peuples, déresponsabilisés, mal informés, mal représentés et inconscients de cette bataille, et les oligarques qui renversent à leur avantage toutes les bases de l’économie en les habillant de narratifs et de mots convenus comme capitalisme, socialisme ou libéralisme qui véhiculent du vent mais font impression. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, le bon sens, meurtri par les horreurs de la guerre, a fait dépasser provisoirement les clivages et a créé sur la base du bon sens, en France le Conseil National de la Résistance et à l‘ONU l’Office International du Commerce fondé sur l’harmonie entre la production, le revenu et la consommation de chaque peuple. Le commerce extérieur doit y être libre et un simple échange, import et export devant être de même montant. Pour que cela reste un simple échange, l’OIC favorise les droits de douane, appelés tariffs avec deux f chez les Anglo-saxons, pour qu’une production étrangère ne vienne pas tuer la production nationale. Au même moment les oligarques font signer à Genève aux mêmes hommes politiques, inconscients de signer des documents contradictoires, le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) qui propose rigoureusement l’inverse, à savoir une abolition des droits de douane pour favoriser la consommation à partir d’une production là où elle est la moins coûteuse. Comptant sur l’incompétence populaire et sur les médias qui leur appartiennent, ils répètent à l’envi que le but est de favoriser la croissance économique et l’emploi. Le vrai but est de s’enrichir au maximum en faisant produire n’importe où au moindre coût et consommer dans les pays réputés riches puisque c’est là que l’on consomme beaucoup. Ils font abandonner l’OIC en en faisant refuser la ratification par le sénat américain puis transformer, toujours à Genève, le GATT en OMC, exact contraire du défunt OIC de l’ONU.

Ils sont extraordinairement aidés en 1971 par la déconnection des monnaies de toute richesse réelle, permettant aux banques commerciales de créer de la monnaie ex nihilo par le crédit, monnaie qui représente aujourd’hui près de 90% de la monnaie en circulation. La création monétaire par les banques est théoriquement encadrée mais ne l’est pas dans les faits puisque toutes les banques ont des filiales dans les paradis fiscaux qui créent de la monnaie sans aucune limite. Une fois créée, la monnaie se confond avec la précédente alors qu’elle n’est plus la preuve d’un travail effectivement réalisé mais au contraire l’annonce masquée, soit d’un nouvel impôt, c’est-à-dire un appauvrissement, soit d’un travail à faire plus tard en ayant déjà consommé sa contrepartie, ce qui peut être une définition de l’esclavage. Qui ne voit pas que c’est ce que nous vivons ? La multiplication par plus de 60 de la masse monétaire depuis 1971 a permis de faire bondir la consommation sans faire évoluer de la même manière la production et le revenu. Le revenu a augmenté beaucoup moins que la consommation et la production encore moins que le revenu. En fait les peuples occidentaux se sont mis à consommer sur une dette mondiale toujours croissante en vivant dans des villes où l’on ne produit plus que des services à la consommation. La consommation est reine. La production devient secondaire puisque l’argent se fabrique facilement, les machines se fatiguent moins que les humains et demain paiera. Les oligarques s’enrichissent sur l’appauvrissement futur des peuples où tout est fait pour qu’ils n’en prennent pas encore conscience.

C’est évidemment intenable et il est intéressant de regarder comment l’on tente de nous faire croire que ce système impossible est durable. Cela se fait en 3 étapes : casser le thermomètre et lui faire dire que la dépense enrichit, fabriquer tout l’argent qu’il faut pour dépenser et officiellement s’enrichir, et enfin reporter la solution à trouver dans le temps et dans l’espace par le commerce international façon OMC. Chaque étape fera l’objet d’un article.

D’abord casser le thermomètre pour lui faire dire ce que l’on veut et pas ce qu’il dit. Il suffit de regarder comment l’INSEE définit le PIB pour pressentir l’ampleur du scandale. Il garde la base vraie des trois calculs du PIB par la production, par la consommation qu’il appelle la dépense et par le revenu mais ne dit pas qu’il ne s’agit que d’une circulation monétaire.

https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1365

Définition

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Personne ne peut affirmer sans rire que l’Insee ne ment pas effrontément en prétendant trouver les mêmes résultats par ces trois mesures. En multipliant les dépenses avec une nouvelle masse monétaire sans augmenter la production et le revenu, on voit mal comment on pourrait arriver au même résultat qui est tout de même annoncé pour tous les idiots utiles en rajoutant des fins de phrases ou des parenthèses pour que personne n’y comprenne plus rien. Par exemple rajouter aux dépenses les exportations qui sont des recettes, n’est pas très sérieux pour un organisme qui nous est présenté comme la référence du sérieux qu’il n’est pas. Ou faire intervenir le commerce extérieur dans le calcul par la consommation sans qu’il n’intervienne dans les calculs par le revenu ou par la production, tout en prétendant obtenir le même résultat ! Ce n’était vrai qu’à l’époque ou le commerce extérieur n’était qu’un échange à somme nulle qui n’affectait pas l’équilibre production revenu consommation puisque le solde du commerce extérieur était dérisoire.

Mais casser le thermomètre ne suffit évidemment pas. Il faut en même temps faire croire qu’il n’est pas cassé pour pouvoir rendre crédible ce que l’on va faussement lui faire dire : faire croire que le PIB continue à chiffrer la richesse créée et compter sur le commerce extérieur pour faire apparaître demain une solution imaginaire, sont les deux autres étapes de notre dégringolade qui seront décrites chacune dans un prochain article.

Combien de temps allons-nous accepter qu’une fausse monnaie légale et indiscernable truque tout ?


Voler au Louvre les bijoux des familles royale et impériale émeut semble-t-il la Terre entière. Mais faire payer discrètement par le peuple un enrichissement personnel en milliards, est ce qui se passe sous nos yeux distraits depuis 1971. Si tout le monde ou presque sait bien aujourd’hui que les banques commerciales créent de la monnaie, peu de gens en comprennent précisément le mécanisme et les doubles bénéficiaires.

Il faut d’abord bien comprendre que cette création n’est possible que depuis que l’argent n’est plus limité. C’est le 15 août 1971 que Richard Nixon a déconnecté, soi-disant provisoirement, le dollar de l’or, richesse universellement reconnue, entraînant la même déconnection pour toutes les monnaies qui étaient liées au dollar par les accords de Bretton Woods de 1944. La monnaie n’étant plus limitée en quantité par sa garantie en or, l’inventivité humaine a trouvé comment rendre légale et indiscernable une monnaie qui au départ n’existe pas et ne vaut donc rien.

Tout commence comme un jeu d’enfants. Deux enfants qui joueraient à se dire qu’ils se doivent mutuellement un million et qui rêveraient de ce qu’ils en feraient. C’est exactement ce qui se passe. Par une double promesse la banque et un emprunteur se reconnaissent mutuellement se devoir la somme à emprunter. Il n’y a aucun argent engagé, juste les promesses de la banque et de l‘emprunteur de payer à l’autre la même somme. La banque ne met pas d’argent, elle crédite simplement le compte de l’emprunteur en l’équilibrant par une dette équivalente que l’emprunteur reconnaît lui devoir. La banque ne sort de l’argent que si l’emprunteur retire de l’argent à un distributeur, ce qui est généralement insignifiant. Il ne s’agit pour l’instant que de promesses et la cour de cassation confirme bien que mettre des fonds à disposition  ne doit pas être pris au pied de la lettre et se réduit à la simple écriture d’un crédit sur le compte.

« L’obligation de la banque prêteuse consiste à créditer le comptede l’emprunteur du montant convenu, ce qui constitue la mise à disposition des fonds. ». (Cour de cassation, chambre commerciale, 24 novembre 1987, n° 86-17.944)

L’obligation de la banque n’est pas de mettre des fonds à disposition mais seulement d’écrire sur un compte qu’elle doit ces fonds. Cela constitue officiellement la mise à disposition de fonds qui sont pourtant inexistants. Ce n’est qu’une promesse de la banque comme l’emprunteur n’a pour le moment que promis de devoir la même quantité d’argent à la banque avec en plus des intérêts. Les deux promesses s’équilibrent dans les comptes.

C’est la transformation consensuelle de la promesse du débiteur en dette réelle qui transforme en même temps automatiquement la promesse de la banque en une dette réelle vis-à-vis du détenteur de la somme inscrite sur le compte, détenteur qui va varier par la circulation de cet argent nouvellement créé et sans valeur objective.

L’emprunteur ne sait pas, en faisant un chèque ou un virement, qu’il ne fait circuler qu’une dette de la banque pas plus que celui qui reçoit ce virement à son compte en banque, ou ce chèque qu’il dépose à sa banque. Comme cette nouvelle banque honore les retraits, les chèques et les virements de son client, c’est elle qui se retrouve la bénéficiaire de la reconnaissance de dette de la première banque. Jusque-là rien d’extraordinaire, juste des mouvements équilibrés !

Mais comme toutes les banques commerciales font la même chose depuis 1971, elles se retrouvent toutes avec des dettes vis-à-vis d’autres banques qui ne sont équilibrées que par les dettes des emprunteurs des différentes banques. Et en chambre de compensation quotidienne, les banques annulent entre elles leurs dettes réciproques. Le résultat est que les banques annulent entre elles leurs dettes et récupèrent pour elles l’argent de leurs clients qu’elles n’ont pas payé et ne paieront jamais.

 C’est la déconnection du dollar de l’or qui a permis ce nouveau faux monnayage incompris mais légal où les banques, en s’y mettant à plusieurs, créent une monnaie sans valeur qu’elles prêtent et qui leur revient valorisée par le travail de l’emprunteur qui continue à croire que cet argent n’a servi qu’a payer sa voiture ou son logement. Il a pourtant servi aussi à enrichir la banque sans aucune raison entraînant bien évidemment la dévaluation de la monnaie et donc le paiement, par le peuple au travers de la hausse des prix, de cet enrichissement bancaire dissimulé. Inutile de dire qu’avec toute cette monnaie, le jeu, appelé produits dérivés, et la corruption appelée politique, battent leur plein dans toutes les banques.

Tant que ceci ne sera ni compris ni arrêté, des employés de banque intelligents pourront, comme ceux qui ont créé avec rien, Vanguard en 1974 et BlackRock en 1988, devenir multimilliardaires en appauvrissant simplement le peuple par les mille moyens de la dévaluation monétaire, conséquence automatique de sa création sans contrepartie.

Tout le cinéma ou le narratif de la croissance chiffrée par le PIB qui nous indiquerait notre création de richesses alors que le PIB ne compte et n’additionne que nos dépenses dans cette monnaie de plus en plus majoritairement fausse, montre l’état de corruption ou de déliquescence intellectuelle de nos élites. On cherche vainement l’exception.

Pour paraphraser Bossuet, Dieu se rit de ceux qui se plaignent des conséquences de ce dont ils se cachent eux-mêmes la cause parce qu’elle leur rend la vie apparemment facile.

Sortir de l’aveuglement général ?


Nous avons peu de données sur les raisons de l’effondrement systématique des civilisations à un moment où à un autre. Seule la réflexion permet d’essayer d’y voir clair sans prendre les acteurs de ces moments clés pour des imbéciles. Il est raisonnable de penser que seul l’inconscience du problème létal qui les minait, a permis à ce problème non affronté de tellement les affaiblir que la première armée de Vandales venue les a abattues.

Devant l’évidence, certes contestée mais tellement criante, de l’effondrement actuel de notre civilisation, quel serait le problème létal qui nous détruirait sans que nous en prenions conscience? Pour ne pas prendre conscience d’un problème, il faut ressentir qu’il y en a un sans le voir, croire à une ou plusieurs fausses solutions et constater que c’est de pire en pire tout en s’agrippant de plus en plus à l’une des fausses solutions. Et il faut bien sûr accuser de la dégringolade, ceux qui proposent une autre fausse solution. N’est-ce pas très exactement ce que nous vivons où ce qui nous sert d’élite propose de faire payer les riches, d’arrêter l’immigration ou de se regrouper pour trouver ensemble la bonne solution ? Ces trois moyens qui donnent chacun un tiers de nos parlementaires, font évidemment tous les trois partie de la solution mais notre élite se contente à l’unisson de constater que les deux solutions qui ne sont pas la leur ne résolvent rien.

Il faut aussi, pour ne pas voir un problème trop dérangeant, lui construire sans le connaître une solution théorique toujours fondée sur les mêmes trois pieds : être dans le camp du bien appelé aujourd’hui le progrès, avoir un moyen d’action appelé aujourd’hui la croissance et tout reporter à demain, ce que l’on appelle aujourd’hui l’innovation ou l’emprunt. Lequel des trois camps pourrait être hostile au progrès, à la croissance où à l’innovation ? La croissance est même tellement réaliste qu’elle est chiffrée par le PIB que l’on utilise par pourcentages et que l’on compare avec celui ou celle des autres pays. Celui ou celle, car il y a les tenants du produit national brut et ceux de la production nationale brute. Ce qui est sûr c’est que l’INSEE nous confirme que le PIB chiffre la création de richesse tout en écrivant discrètement qu’on le calcule « en faisant la somme de toutes les dépenses finales ». La dépense chiffrerait-elle le produit ou la production ? Oui dans un système normal où l’argent est le fruit du travail utile et où l’on ne produit que ce qui est demandé. Ces deux conditions sont-elles remplies ?

La première ne l’est pas dans un système où les banques fabriquent en continu un argent initialement sans valeur qu’elles prêtent et qu’elles récupèrent pour elles-mêmes en argent valorisé par le travail de l’emprunteur pendant qu’elles annulent entre elles leurs dettes qui équilibraient leurs prêts. C’est tellement gros que j’en ai demandé confirmation à l’intelligence artificielle ChatGPT. En voici la reproduction intégrale sans en changer un mot et en laissant ce que l’IA met en gras :

Début du dialogue

Question :

Quand une banque crée de l’argent, elle a une créance sur son client mais à qui paye-t-elle sa dette ?

ChatGPT a dit :

Excellente question, tu touches au cœur du fonctionnement de la monnaie bancaire.


1. Quand une banque commerciale « crée » de la monnaie

  • Exemple : un client demande un crédit de 100 000 €.
  • La banque inscrit simultanément dans ses comptes :
    • Actif : une créance sur le client (le prêt qu’il devra rembourser).
    • Passif : un dépôt sur le compte du client (c’est la monnaie nouvelle).

👉 La banque n’a pas sorti d’argent de ses coffres : elle a créé de la monnaie scripturale en même temps qu’une créance.


2. La dette de la banque

  • Le dépôt à vue du client (l’argent qu’il voit sur son compte) est comptabilisé au passif de la banque.
  • Cela signifie que la banque a une dette : elle doit être capable de fournir ces fonds à première demande (virements, retraits, paiements).
  • En pratique, cette dette n’est pas « payée » tout de suite, mais la banque doit toujours être en mesure d’honorer les mouvements.

3. À qui la banque doit-elle vraiment ?

  • Au client lui-même : car son dépôt est une dette de la banque envers lui.
  • Mais surtout, indirectement :
    • Si le client transfère cet argent à une autre banque, la première banque devra régler sa dette via le système interbancaire (en monnaie de banque centrale).
    • Si le client retire en billets, la banque devra fournir des billets (qui sont une dette de la Banque centrale).

👉 Autrement dit, la « dette » de la banque est une obligation de livrer de la monnaie centrale (billets ou réserves à la banque centrale) lorsque ses clients déplacent leur argent hors de la banque.


4. Résumé

Quand une banque crée de l’argent :

  • Elle a une créance sur l’emprunteur (à l’actif).
  • Elle a une dette envers le client (le dépôt inscrit au passif).
  • Cette dette est due au client directement, mais elle n’est « payée » réellement que lorsque :
    • le client transfère ses fonds vers une autre banque → compensation interbancaire,
    • ou retire en liquide → conversion en billets fournis par la Banque centrale.

👉 Donc, la banque doit bien quelque chose : sa « dette » est envers ses déposants, et en dernière instance elle se règle vis-à-vis du système bancaire central (Banque de France / BCE).

Vous avez dit :

Mais si deux banques font la même chose et annulent entre elles leurs dettes en chambre de compensation, elles ont toutes les deux une créance sur leur client et rien à payer ?

ChatGPT a dit :

Tu touches là au cœur du système bancaire moderne 👌.
Effectivement, si on simplifie beaucoup : deux banques peuvent créer de la monnaie scripturale en même temps et, grâce à la compensation interbancaire, réduire fortement ce qu’elles ont réellement à se « payer » en monnaie centrale.


1. Création de monnaie par deux banques

  • La banque A accorde un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.
  • La banque B accorde aussi un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.

👉 Chaque banque a un actif (prêt) et un passif (dépôt).


2. Transferts entre clients

  • Le client de A paie 100 au client de B → la banque A doit transférer 100 à la banque B (en monnaie centrale).
  • Mais en même temps, si le client de B paie 100 au client de A → la banque B doit transférer 100 à la banque A.

3. Compensation interbancaire

Au lieu de faire deux virements croisés, les deux opérations sont compensées en chambre de compensation :

  • A doit 100 à B
  • B doit 100 à A
    ➡️ Solde net = 0

👉 Donc aucune des deux n’a besoin de mobiliser de monnaie centrale.
Leur « dette » envers leurs clients se neutralise entre elles.

4. Ce qui reste vrai malgré tout

  • Chacune conserve sa créance (le prêt accordé au client)
  • Chacune conserve sa dette (le dépôt du client)
  • Mais tant que les flux s’équilibrent, elles n’ont pas besoin de payer en monnaie centrale.

👉 Ce mécanisme explique pourquoi les banques peuvent créer de la monnaie scripturale bien au-delà de leurs réserves en monnaie centrale : seule la partie non compensée (le solde net interbancaire) doit être réglée en monnaie centrale auprès de la Banque de France / BCE.


✅ Donc tu as raison :

  • Si les flux entre banques s’équilibrent, elles n’ont « rien à payer » en pratique.
  • Mais si les flux sont déséquilibrés (par exemple si beaucoup de clients quittent la banque A pour B), alors la banque A doit régler la différence en monnaie centrale, et c’est là que sa contrainte réelle apparaît.

Résumé :

Cela veut dire concrètement que si deux banques font par une simple écriture toutes les deux un prêt de même montant à leurs clients. Elles annulent entre elles leurs dettes et récupèrent pour elles l’argent de leurs clients qu’elles n’ont pas payé et ne paieront jamais.

Fin du dialogue

Chaque client enrichit donc sa banque qui n’a rien à payer et qui en plus, demande des intérêts sur une somme qu’elle a créée à partir de rien uniquement pour être prêtée et récupérée, une fois valorisée par le travail de l’emprunteur. C’est tellement énorme que l’on se demande comment cela peut être légal.

80 à 90% de l’argent actuellement en circulation n’est le fruit d’un travail utile qu’au moment où les banques le récupèrent pour elles-mêmes avec intérêt. Même l’intelligence artificielle met la dette des banques entre guillemets.

La seconde condition qui est de ne produire que ce qui est demandé n’est pas remplie non plus car les multinationales ayant un accès sans limites aux prêts bancaires, font produire par des machines qui produisent en continu en tombant rarement malade et en ne faisant jamais grève. Elles doivent simplement trouver des acheteurs à qui les banques prêteront la monnaie qu’elles fabriquent si les acheteurs ont du travail et si le libre-échange fait bien baisser suffisamment les prix. Il leur faut des consommateurs et pas des producteurs concurrents.

On commence à deviner le problème létal que personne ne veut voir clairement : les puissants qui possèdent à la fois les banques, les multinationales et les médias, sont dans l’utopie d’une civilisation unique parlant anglais avec les mêmes désirs et les mêmes besoins, avec un gouvernement mondial qui uniformise les peuples en les créolisant.

L’argent et les produits étant fabriqués en permanence par les banques et les multinationales, leur échange qui est la dépense chiffrée par le PIB n’est plus du tout le constat d’une création de richesse mais celui de la bonne santé d’un système esclavagiste que la déconnection des monnaies de toute richesse réelle à rendu possible. Ce sont des employés de banque d’affaires qui avaient compris que les monnaies n’étaient plus quantitativement limitées puisque déliées depuis 1971 de toute richesse reconnue, qui ont créé Vanguard en 1974 et BlackRock en 1988, à partir de rien. Aujourd’hui BlackRock a une capitalisation boursière de 1200 milliards de dollars et Vanguard non introduit en bourse est valorisé entre 30 et 1000 milliards de dollars suivant la façon dont on l’évalue. Tout cela en 50 ans à partir de rien ! Il suffit de voir sur son bilan tous les emprunts que fait BlackRock aux banques qui lui appartiennent pour comprendre la perversion du système que l’intelligence artificielle appelle pudiquement « le système bancaire moderne » et qui s’appelle en français un faux-monnayage légal.

Pendant que les multinationales produisent sans respect des limites naturelles des matières premières, les banques transforment par les prêts, l’énergie des peuples en bon argent pour elles-mêmes, pour fabriquer les machines et pour corrompre les mondes politique, médiatique et intellectuel. La masse monétaire a été multipliée par plus de 60 depuis 1971 pour permettre à la classe politique  de se faire élire et de faire du « quoi qu’il en coûte » sur tout sujet « moral » diffusé par les médias (écologique, sanitaire, pacifique, humanitaire, sécuritaire ou simplement tolérant par « ouverture d’esprit ». Quel que soit le sujet, nous dépensons un argent que nous n’avons pas parce que de prétendus « investisseurs » appelés aussi « les marchés », toujours anonymes puisqu’inexistants à part quelques rares monarchies pétrolières, nous prêteraient avec intérêt leur bon argent. Ce sont en réalité les banques qui le fabriquent sur le dos de leurs emprunteurs qui deviennent complices inconscients du système en étant ravis que la banque ait accepté de leur prêter l’argent qui leur manquait. Ce système irrationnel creuse inexorablement sa tombe en faisant grimper sans limite une dette mondiale irremboursable qui oblige les politiques à pressurer leurs peuples et à baisser leur niveau de vie en jurant le contraire. Pour tenir encore un moment, ce système a besoin de tuer toutes les structures qui s’opposent par simple bon sens à sa faconde. La famille, la nation, la religion, la paysannerie doivent disparaître car ils sont tous dans le concret des besoins quotidiens des peuples et les différencient comme l’avait fait le mythe de la tour de Babel.

La devise « travail famille patrie » a été créée par Mermoz en 1936 avec le colonel de la Roque que De Gaulle a honoré de la « médaille de la déportation et de l’internement pour faits de résistance »  avec ces mots « à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l’ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France ». Malgré cela les médias l’attribuent à Pétain pour pouvoir insinuer sans jamais le dire vraiment que le travail, la famille et la patrie, c’est Hitler. L’argent des banques, le libre-échange des multinationales et le narratif des médias sont à la manœuvre pour inverser les valeurs dans l’esprit populaire. Le narratif des médias toujours retravaillé met dans le camp du bien tout ce qui favorise le système et desserre ses freins. Ridiculiser la production domestique, pousser les femmes à aller chercher de l’argent pour payer ce qu’elles faisaient elles-mêmes mieux avant chez elles, les pousser à être en concurrence financière avec les hommes pour pouvoir baisser les salaires en les augmentant infiniment moins que la dévaluation de la monnaie appelée inflation et due à la fabrique bancaire. Gommer la complémentarité hommes femmes en les réputant identiques et en rendant de même valeur la sexualité entre deux individus quels qu’ils soient. Ridiculiser le travail manuel productif et garder les jeunes générations pendant 25 ans dans un engrenage où l’on ne redouble plus, où le bac est donné à quasiment tout le monde et où chacun apprend à l’université qu’il est trop intelligent pour produire lui-même et qu’il sera payé dans des métiers d’intellectuels, de commentateurs, d’assistance à la personne, ou de direction de gens qui acceptent de produire et qui sont généralement des immigrés ou de lointains étrangers. Les moyens sont presque infinis pour fabriquer des peuples d’imbéciles prétentieux qui ne produisent plus, consomment, s’amusent et pérorent.

L’avenir dira si les puissants réussiront dans leur tentative perverse ou si les peuples sauront résister au rouleau compresseur en commençant par exiger que tout remboursement d’argent soit fait à l’Etat si le prêteur ne démontre pas que l’argent prêté a été réellement gagné. Les multinationales, les banques, les médias et tous leurs affidés n’apprécieraient pas mais ce ne serait que justice et honnêteté.

La mise en place d’un esclavage sournois sans esclavagistes ni esclaves identifiés


Qui comprend ce retour systémique de l’esclavage dans notre propre pays ? L’esclavage c’est, dans toutes les civilisations connues sauf chez les Aborigènes d’Australie, l’utilisation du travail sans contrepartie pour avoir perdu une guerre, avoir été razzié, ne pas avoir remboursé une dette, avoir été condamné pénalement ou être né dans une famille d’esclaves. Le principe en est le travail sans contrepartie au profit d’un autre.

Jusqu’à présent les esclaves étaient individuellement identifiés comme les esclavagistes, ce qui permettait de défendre les uns et de condamner les autres, aussi bien dans le présent que dans le passé. Mais il est tellement tentant de faire travailler les autres gratuitement pour soi, que l’esclavage renaît de ses cendres avant même d’être complètement brulé. Alors que la Mauritanie n’arrive toujours pas à bannir réellement l’esclavage en dépit de son abolition en 1905 par les Français, puis après son indépendance, en 1981 et encore une fois en 2007, l’esclavage renaît en occident sous une forme pernicieuse et totalement incomprise, ce qui permet de l’officialiser discrètement puisqu’il est totalement légal.

L’idée « géniale » a été d’utiliser l’incompréhension générale de l’origine de la force de l’argent et sa déconnection « provisoire » par Nixon de toute richesse réelle pour réintroduire l’esclavage en le dissimulant derrière l’impossibilité d’identifier précisément les esclaves et les esclavagistes. C’est un esclavage de masse au profit d’un système esclavagiste où chacun devient esclave sans s’en rendre compte mais aussi esclavagiste par son acceptation du système et en en bénéficiant.

Regardons cela de plus près en n’oubliant jamais que travailler sans rémunération, quand ce n’est pas du bénévolat ou un hobby, c’est de l’esclavage.

A part quelques obstinés, tous ceux qui s’intéressent à l’économie savent aujourd’hui que les banques commerciales créent de la monnaie depuis que l’argent n’est plus limité par sa garantie en or. Cette monnaie représente aujourd’hui plus de 80 % de la monnaie en circulation.  Elle est appelée scripturale car elle est créée par deux écritures simultanées d’une créance et d’une dette de même montant, dette vis-à-vis du client sur lequel la banque crée une créance à son nom. C’est de l’argent inventé donc objectivement de la fausse monnaie. Le principe de la création de l’esclavage c’est de transformer sa créance de fausse monnaie en créance de vraie monnaie tout en faisant disparaître sa dette de fausse monnaie sans jamais la régler. Le principe en est très simple et pourtant mal connu.

Le client qui demande respectueusement à sa banque de bien vouloir lui faire un prêt, est convaincu, quand la banque accepte, qu’elle lui prête du bon argent déposé par un autre client ou emprunté par la banque. Il a parfaitement conscience qu’il va devoir travailler pour rembourser la banque avec un argent gagné à la sueur de son front. Il l’accepte volontiers car il a cet argent sur son compte qu’il pense être de la bonne monnaie alors qu’elle est fausse. Il ne détient qu’une créance en fausse monnaie sur sa banque dont il va se servir en toute bonne foi en faisant des chèques ou des virements. La créance en fausse monnaie sur la banque part dans le circuit économique, augmente la masse monétaire en faisant monter les prix et se retrouve inéluctablement très vite, en bloc ou en morceaux, dans une banque commerciale. En effet tout virement est fait à une banque et tout chèque est déposé dans une banque. Ce sont donc des banques qui se retrouvent presque immédiatement titulaires de ces créances en fausse monnaie sur d’autres banques, ce qui pose un problème. Ce problème est résolu très simplement par le fait que toutes les banques commerciales faisant la même chose, elles ont toutes des dettes en fausse monnaie qu’elles ont créées et des créances en fausse monnaie qu’elles ont récupérées. Le tour de passe-passe s’effectue tout simplement en chambre de compensation par l’annulation croisée des dettes et des créances interbancaires en fausse monnaie. Il ne reste que les créances que les banques détiennent sur leurs clients qui vont devoir payer en vraie monnaie, et en plus avec intérêts dont on cherche vainement la justification puisque cet argent a été inventé et transformé d’un claquement de doigts en vraie monnaie.

On est très exactement dans le principe du faux monnayeur qui va échanger à la Banque de France sa fausse monnaie en vraie monnaie, équilibré par le principe opposé de l’esclavage où des clients doivent travailler longtemps pour une banque qui n’a rigoureusement rien fait si ce n’est une double écriture et une annulation de ses devoirs en chambre de compensation par une autre banque coupable des mêmes faits.

Là où la sophistication est presque parfaite c’est que le client ne se sent pas du tout esclave puisqu’il a acheté avec son emprunt ce qu’il voulait et il pense en toute bonne foi, ne travailler que pour payer ce dont il jouit déjà. Il ne pense pas un instant qu’il est simplement devenu lui-même esclavagiste et que le système a fait de lui son complice alors qu’il n’était au départ que sa victime.

Peu de gens semblent avoir compris que la force de la monnaie ne vient que de l’énergie humaine qu’elle est supposée avoir emmagasinée; que la force des cryptomonnaies ne vient que de l’énergie humaine qu’auront dépensée pour les acheter, les malheureux qui perdront tout quand les cryptomonnaies ne vaudront plus rien. Elles auront simplement enrichi au passage avec ces ruines, les salauds inconscients qui ont profité de ces moments de hausse. On revit en plus fort 1637 quand il fallait aux Pays-Bas dix ans de travail à un artisan qualifié pour acheter un bulbe de tulipe qui ne valait plus rien en 1638.

La monnaie scripturale est créée puis utilisée sans aucune énergie humaine, et compose actuellement  entre 80 et 90 % de la monnaie en circulation. Elle génère par sa seule existence un esclavage indispensable pour donner sa force à une monnaie déjà utilisée. Et ce n’est pas l’emprunteur qui devient esclave puisque sans le savoir il devient esclavagiste pour trouver l’énergie humaine qui va payer sa maison puisque la sienne ne sert qu’à donner vigueur à l’argent qu’il donne à la banque. L’emprunteur qui devait être esclave sans le savoir, est devenu esclavagiste sans le savoir. C’est cette confusion mentale que gère comme elle le peut, c‘est-à-dire de façon inconsciente et lamentable, la classe dirigeante intello-médiatico-politique qui doit flatter le peuple tout en baissant son niveau de vie pour aller vers l’esclavage dès que la montée de la dette ne suffit plus, c’est-à-dire en permanence.

L’emprunt qui n’avait été de toute éternité qu’un emprunt sur gage c’est-à-dire sur richesse déjà existante donc sur énergie déjà dépensée, et donc réservé aux riches, est devenu un emprunt pour tous sur esclavage à trouver. Tant que cela ne sera pas compris, la dégradation générale continuera inéluctablement sans que personne n’y puisse rien. Mais quand cela sera compris, il est à craindre que le peuple se retourne contre les banques de façon encore plus violente que la bourgeoisie l’avait fait se retourner contre la noblesse et le clergé.

Est-il possible de sortir de ce piège ?

Non tant qu’il n’est pas compris car tous les problèmes semble se résoudre par le quoi qu’il en coûte des imbéciles ou des salauds cyniques, transformant les futurs esclaves en esclavagistes du moment, laissant sans le savoir l’esclavage à leurs enfants qu’ils ne font plus par manque d’argent.

Oui si le problème, une fois compris, est abordé calmement et méthodiquement sur trois pieds.

Le premier consiste à se débarrasser de toutes les structures qui ne sont qu’au service du système dont évidemment l’union européenne corrompue et malfaisante, obéissant à la myriade de lobbyistes payés par le système. Pour ce faire la seule solution est d’utiliser le talon d’Achille du système à savoir son mensonge permanent que le peuple est le maître de tout. Le referendum est l’arme absolue que le système redoute car le conseil constitutionnel, le conseil d’état et toutes les europeries de Bruxelles ne peuvent que s’y soumettre en grimaçant. Tout ne peut commencer concrètement que par l’élection d’un président de la république ayant compris le piège et s’engageant à faire immédiatement un referendum constitutionnel ouvrant en tous domaines dans la constitution le droit au référendum dont le premier d’entre eux pour sortir de l’union européenne, de l’Otan et de l’euro.

Le second pied est monétaire : commencer par ne rembourser tous les prêts qu’à la collectivité c’est-à-dire à l’État quand le prêteur ne démontre pas qu’il n’a prêté que de l’argent gagné et non une fausse monnaie créée uniquement pour être prêtée. Certes cela fera disparaître quasi instantanément toutes les banques commerciales mais la dette de l’État sera divisée par environ cent ou mille et l’État encaissera la quasi-totalité des remboursements des entreprises et des particuliers, ce qui lui donnera une manne fantastique lui permettant de retrouver enfin un budget équilibré voire excédentaire en baissant les impôts et tous les prélèvements. Continuer en limitant la masse monétaire en francs à la richesse collective vue par le peuple. Faut-il rappeler que la richesse collective s’appelle le bien commun, commonwealth en anglais, république en latin. Cette limitation de la monnaie enrayera toute la fausse économie allant de la consommation de stupéfiants aux vacances faciles et à la myriade de consommateurs ne produisant rien mais payés à consommer.

Le troisième pied est de retrouver une économie saine et intelligente. Nous mettre à nouveau à produire avant de consommer et payer les agriculteurs, les artisans et les ouvriers ainsi que ceux qui sont à leur service à un prix leur permettant à nouveau de loger et de faire vivre leur famille. Respecter à nouveau la production domestique et celles qui produisent et éduquent des enfants dont le futur a besoin. Ceux qui consomment plus qu’ils ne produisent seront invités à faire l’inverse ou à expliquer en quoi ils aident la production. L’arrêt des subventions apportera de l’honnêteté et invitera certains à rentrer chez eux. Cela dégonflera les villes qui consomment sans produire et ne vivent que de subventions. Des droits de douane seront installés pour que l’absence de règles et les bas salaires lointains ne viennent pas tuer notre production nationale. Les riches contribueront au bien public en consommant ce qu’ils importent avec droits de douane élevés. C’est la consommation qui sera taxée et pas la production car il est intelligent de taxer le résultat qui est de consommer et  pas la production qui ne doit pas avoir un boulet aux pieds. Certes toutes les multinationales grimaceront et se dégonfleront comme les baudruches qu’elles sont et les puissants qui les détiennent comme ils détiennent les banques devront reconnaître leur défaite.

Malheureusement il est probable que le peuple n’osera pas comprendre que tout est lié et préférera continuer à devenir inconsciemment esclave jouant consciemment à l’esclavagiste en élisant le Macron du moment avec sa cohorte de sangsues vivant provisoirement sur les rares producteurs de moins en moins nombreux. Il est tellement tentant de croire que la croissance s’occupe de tout !

A moins que …

Notre civilisation s’effondre dans une apathie très étrange


Dans une société normale, les femmes font et élèvent leurs enfants alors que les hommes utilisent leur énergie à produire et à échanger leur production contre ce qui est nécessaire à leur famille. Mais nos utopies, que nous appelons idéologies pour faire sérieux, nous ont amenés à croire qu’un nouveau dieu appelé progrès fabriquait naturellement de la richesse, qu’il était normal et garanti de consommer, que faire des enfants était mauvais pour la planète et n’importe comment trop couteux à élever. Hommes et femmes ne trouvent plus leur égalité dans leur complémentarité et leur interdépendance mais dans leur individualité et dans le fait que nous avons décidé qu’ils étaient identiques et interchangeables.

Bien sûr, rien de tout cela ne tient la route, tout s’effondre de partout mais ce qui est intéressant, c’est d’observer comment tout cela peut se dérouler dans la plus grande indifférence, sans pleurs et sans cris. C’est une marche lente vers la mort faite sur deux pieds, celui qui fait croire que c’est possible et celui qui fait durer cette fausse croyance.

Le pied qui fait croire que c’est possible est la phagocytation de la réflexion et de l’action par la communication. Dans une société cohérente, l’action est nourrie par la décision qui lui vient de la réflexion et par l’efficacité qui vient de l’échange. Elle apporte l’expérience à la réflexion et la tolérance à l’échange. De son côté la réflexion apporte l’expression à l’échange qui lui rend la connaissance. Les trois se nourrissent et se filtrent mutuellement mais aujourd’hui, tout n’est de plus en plus que communication. Les métiers de communication pure dirigent tout. Journalistes, universitaires, acteurs, chanteurs, publicistes, simples présentateurs radiophoniques ou télévisuels tiennent le haut du pavé. Ils devraient nourrir et filtrer l’action et la réflexion. Ils ne le font quasiment pas car ils sont eux-mêmes très peu nourris et de moins en moins filtrés par l’action et la réflexion. Ils bercent le temps de ceux qui en ont. Ce qui est plus gênant, c’est que l’action s’éteint au profit de la politique qui n’est plus qu’une communication permanente d’obligations, d’interdictions, de normes et de conseils infantilisants, le tout décidé par des gens qui ont été peu nourris et peu filtrés par une action inexistante et par une réflexion où l’utopie qui les fascine a remplacé le bon sens. Ce qui est encore plus grave, c’est le remplacement progressif de la réflexion par une simple communication de la réflexion d’autres personnes entièrement inconnues que l’on appelle intelligence artificielle alors qu’elle est simplement anonyme. Elle n’est que la communication de l’intelligence de celui qui a conçu l’algorithme. L’intelligence artificielle nous propose simplement de confier notre réflexion à des inconnus qui sont choisis par d’autres inconnus qui ont décidé de ce que nous devions penser pour des raisons qui leur sont personnelles et que nous ignorons.

Pendant que les idéologies redéfinissent le bien et le mal en n’hésitant pas à les inverser par rapport au bon sens de nos anciens, les médias diffusent un prêt-à-penser anxiogène pour adolescents attardés. Cela est malheureusement vérifiable sur le climat, sur la santé, sur le feu et sur la violence publique qu’est la guerre ou privée qu’est le crime, mais c’est dans le domaine économique qu’ils sont aujourd’hui unanimes à dire n’importe quoi et à pousser à la non-réflexion.

Dès que la réflexion et l’action ont plié le genou devant la communication, il est en effet simple de dire que tout est possible puisqu’apparemment tout le devient, simplement en l’affirmant. C’est ce que fait Emmanuel Macron qui en est la caricature vivante. Quel acteur ! On le prendrait presque au sérieux quand il fait ses annonces. Mais habituellement c’est tellement intenable que cela ne dure pas. C’est là que le deuxième pied devient essentiel, celui qui fait croire que l’impossible est durable, ce deuxième pied est l’argent qu’Emmanuel Macron dépense si facilement pour se faire croire crédible.

Quelle curieuse chose que l’argent, la monnaie qu’un prix Nobel d’économie reconnaissait devant le gouverneur de la banque du Luxembourg qu’il était incapable de dire ce qu’elle était ! On sait depuis Aristote à quoi elle sert, à mesurer la richesse, à la stocker, et à faciliter les échanges. Mais ce qu’elle est reste un mystère. Certains disent que c’est une marchandise, d’autres un symbole, d’autres encore une institution ou un système, certains prétendent même que la monnaie n’est rien. Tout le monde en veut sans savoir ce que c’est puisque tout le monde constate que c’est bien utile. Nous vivons tous sur le souvenir collectif inconscient du temps où la monnaie était une richesse reconnue car elle était le fruit d’une énergie humaine bien utilisée, ce qu’elle est encore pour le peuple. Nous faisons confiance à sa valeur sans trop nous préoccuper de la raison de cette valeur que nous attribuons à la confiance. Nous oublions que la confiance n’est que croyance et en aucun cas source de valeur. C’est tellement vrai que la monnaie perd progressivement l’une de ses trois utilités. Elle est de moins en moins une réserve de valeur et cela fausse ses deux autres utilités. Comment avons-nous pu rentrer à ce point en déraison sans nous en rendre compte ? Simplement en jouant sur la quantité de monnaie, ce que l’abandon de l’étalon or en 1971 a rendu possible.

Il faut rappeler que les billets et les pièces émis par les banques centrales représentent moins de 10% de la monnaie en circulation. Plus de 90% ont été créés par les banques commerciales par un mécanisme aussi malhonnête que légal (cliquer pour le connaître et le diffuser). Malheureusement trop peu de gens connaissent ce mécanisme que l’on assimile trop rapidement au crédit alors qu’il est une résurrection de l’esclavage toujours condamné mais renaissant toujours de ses cendres. On s’aperçoit qu’il y a deux sortes de citoyens. Ceux qui ont besoin de travailler pour avoir de l’argent et ceux qui possèdent une banque et qui encaissent le travail des autres. Combien Blackrock possède-t-il de banques ? Et ne faudrait-il pas, pour savoir à qui rembourser nos dettes, demander au prêteur si l’argent prêté a bien été gagné par quelqu’un. Quand il n’a été créé ex nihilo que pour être prêté, ce qui est le cas de plus de 90% de la monnaie en circulation, n’est-ce pas à la collectivité qu’il devrait être remboursé ? Une chape de plomb a été mise sur le nom des prétendus investisseurs qui réfléchiraient beaucoup avant de prêter leur bon argent.  Ce sont en réalité « les marchés » qui sont en quasi-totalité des banques commerciales qui prêtent un argent qu’elles créent, qu’elles diffusent et qu’on leur rembourse en bonne et loyale monnaie réellement gagnée. On comprend qu’elles ne soient pas pressées de toucher leur capital et que la rente éternelle des intérêts leur suffise. Comment a-t-on pu à la fois criminaliser l’esclavage et le ressusciter par banques commerciales interposées dans l’ignorance et l’indifférence générale ? Par négligence et incompétence, double caractéristique de la partie majoritaire de la classe dirigeante, celle qui n’a pas d’intérêts personnels dans des banques commerciales.

Pendant que tous les Blackrock et Vanguard du monde s’enrichissent sur le nouvel esclavage, pendant que les peuples sont invités à regarder ailleurs en ayant peur des pandémies, du climat, de la guerre et de la violence, pendant que les idiots utiles de la politique s’étripent pour s’accuser mutuellement de ce qui se passe sans le comprendre, pendant que l’on tente de détourner l’énergie des peuples et surtout des jeunes vers des idéologies aberrantes qui toutes vont résoudre le problème là où il n‘est pas, l’esclavage fait ses dégâts dans l’incompréhension générale.

L’or dont la valeur a été centuplée depuis 1971 montre simplement que la valeur des monnaies a été divisée réellement par cent en 50 ans. Pour quasiment la première fois dans l’histoire humaine, une rémunération ne peut plus suffire à loger et nourrir une famille puisqu’elle n’a évidemment pas suivi la hausse de l’or, les femmes doivent chercher de l’argent en oubliant de faire des enfants. Ceux qui n’ont pas été tués in utero sont moulinés dans un système éducatif aberrant qui les prépare à subir en silence leur esclavage en leur faisant croire pendant une vingtaine d’années que la vie est facile, qu’elle n’a pas besoin de transcendance et que l’intelligence est l’ennemie du bon sens. Cet endoctrinement commence de plus en plus tôt et dure de plus en plus longtemps.

Comme tout est intenable partout, nous avons inventé l’illusion envahissante d’un commerce extérieur devant faire payer les autres et qui en réalité nous fait payer pour les autres car nous ne sommes pas « compétitifs ». Nous payons paraît-il trop cher une énergie humaine qui vaut beaucoup moins ailleurs et que des vilains droits de douane ne doivent plus protéger.

On est tellement dans l’irrationnel que l’Insee peut écrire sans être gêné ni dérangé que le PIB se calcule « en faisant la somme de toutes les dépenses finales en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et de services ». Additionner des dépenses et une recette qu’est l’exportation, et leur soustraire une autre dépense qu’est l’importation qui a sans doute ou peut-être déjà été comptée dans toutes  les dépenses, ne gêne plus personne.  Appeler la somme de ces dépenses faite »s avec des billets de Monopoly, une création de richesses n’affole pas non plus. C’est devenu si compliqué de comprendre ce qui se passe !

Dormez braves gens, le progrès, la recherche, l’innovation, le PIB, la dette et la science s’occupent de tout !

Ou créez une banque tant que la malhonnêteté est légale. Mais là vous aurez du mal, on ne vous laissera pas faire, les places sont prises.

Le dogme de la croissance est-il vraiment incontestable ?

A-t-on réfléchi sérieusement à sa véracité ?

La croissance nous est présentée en permanence par les médias, les politiques et les universitaires comme une création de richesse, une vérité d’évidence permanente que chacun constate par l’augmentation du niveau de vie et qui est même chiffrée par le PIB. On nous présente un PIB mondial annuel de plus de 100.000 milliards de dollars, c’est-à-dire plus de 12.000 euros par terrien et par an. La répartition de cette nouvelle richesse affichée, alimente les discussions véhémentes, éternelles et maintenant stériles entre ceux qui se disent de gauche et souhaitent une meilleure répartition, et ceux qui se disent de droite et veulent privilégier ceux qui l’ont produite. Que l’Insee ait enfin reconnu depuis janvier 2021 que le PIB se calcule par la somme des dépenses finales, ne dérange pas grand monde. Ceux qui réfléchissent le plus, s’accrochent à la somme des valeurs ajoutées, autre façon de calculer le PIB. Mais ils négligent le fait que la création de richesse réalisée en effet par l’entreprise pour elle-même, n’existe que par l’appauvrissement du client sans lequel une production ne serait qu’encombrant puis déchet. C’est en effet par l’échange avec une richesse reconnue comme l’argent, qu’une production devient richesse. La richesse n’est définitivement que subjective, qu’un regard dépendant de la civilisation, de l’individu, du lieu et du moment. La sueur est un exemple de production qui n’est pas richesse car non échangeable. L’enfant qui dessine produit une richesse tant qu’elle s’échange avec l’expression physique de l’amour qu’on lui porte mais cette richesse devient déchet dès que cet amour s’exprime différemment.

Il y a pourtant au niveau collectif création de richesse puisque l’argent dépensé perdure et que la production achetée a été reconnue comme une nouvelle richesse chiffrée par son prix. L’argent en circulant estampille comme nouvelle richesse toute production vendue, ce qui explique que l’Insee calcule le PIB, création de richesse, par la somme de toutes les dépenses.

Mais il y a quatre difficultés dans ce chiffrage de la richesse créée par la dépense comme le fait l’Insee. Les trois premières sont la production non marchande, les services et la dépense illégale.

L’Insee définit ainsi la production non marchande :

La production non marchande est constituée de biens et de services individuels ou collectifs produits par les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ou par les administrations publiques.

Ce qui est moins dit, c’est que la production non marchande est chiffrée par ce qu’elle coûte puisque, n’étant pas vendue, elle ne peut être chiffrée par le regard du bénéficiaire. C’est le cas des routes ou des égouts qui sont en effet des richesses mais c’est aussi le cas de l’ensemble de l’administration  et des associations considérées comme des services qui sont supposés rapporter à la collectivité ce qu’ils coûtent. Nous nous enrichissons donc, d’après l’Insee, chaque fois que nous subventionnons une association, que nous recrutons un fonctionnaire ou que nous l’augmentons. L’état des routes montre bien que l’on fait plus de production non marchande en embauchant des fonctionnaires qu’en réparant des routes.

La répartition française en 2023 a été :

Type de production Valeur ajoutée (en milliards €) Pourcentage
Production marchande 2 178,5 77,2 %
Production non marchande 644 22,8 %
Total 2 822,5 100 %
     

La deuxième difficulté vient des services qui, marchands ou non marchands, sont par définition consommés dès leur production et ne sont donc pas des richesses pérennes. Ils ne sont richesses que s’ils contribuent à l’augmentation de la richesse par d’autres, ce qui est le cas des services à la production. En revanche les services à la personne contribuent au confort qui est loin d’être toujours une aide à la production.

Vient enfin le trafic de stupéfiants et la prostitution qui sont des productions marchandes que l’Union Européenne oblige à comptabiliser dans le PIB. En bon petit soldat européen l’Insee comptabilise comme elle le peut, le trafic de stupéfiant dans le PIB depuis 2018 mais en bon gaulois réfractaire, il refuse d’intégrer la prostitution, celle-ci étant considérée comme souvent contrainte, ce qui pour l’Insee n’est pas le cas des consommateurs addicts aux stupéfiants.

Ces trois premières difficultés sont croissantes par une diffusion nationale du trafic de stupéfiants et par l’augmentation permanente de fonctionnaires et des associations subventionnées pour des services de plus en plus majoritairement à la personne et de moins en moins à la production.

Mais tout cela n’était pas trop grave quand l’argent était limité en quantité par le fait qu’il était garanti par une richesse reconnue comme l’or et que sa rareté en réduisait le gaspillage, même si elle ne l’empêchait pas. Richard Nixon, en ne dévaluant pas le dollar en 1971 comme il aurait dû le faire, et en le déconnectant de toute richesse reconnue ainsi que toutes les monnaies qui lui étaient liées par les accords de Bretton Woods, a fait un strike en faisant tomber d’un coup toutes les quilles qui soutenaient un équilibre déjà fragile. C’est la quatrième difficulté qui elle, est aujourd’hui majeure car sans bornes.

Le résultat est en effet catastrophique. Pendant que les peuples et leurs élus continuent depuis 54 ans à croire que la monnaie vaut quelque chose et qu’elle transforme réellement en nouvelles richesses les productions, les banques commerciales fabriquent de la monnaie quasiment en continu suivant un système à bien comprendre (cliquer pour en voir le détail), système qui fait baisser la valeur réelle de la monnaie et qui fait monter sans fin les prix, les emprunts et la dette mondiale, tant des États que des entreprises et des particuliers. Qui comprend que la plus grosse partie de cette dette mondiale est une dette d’un argent qui n’a été créé ex nihilo que pour être récupéré avec intérêts et en bonne monnaie par le travail des emprunteurs ?

Cette fabrication permanente de fausse monnaie légale fait rentrer les peuples et leurs élus dans un monde imaginaire où des machines payées par le futur, produisent en continu des encombrants transformés en richesses par une monnaie surabondante créée par la dette. Cette  fausse richesse, créée par un travail à trouver demain par on ne sait qui, incite les peuples à se croire riches, à moins travailler, à se croire des intellectuels en allant quasiment tous à l’université qui est ravie d’être prise au sérieux alors qu’elle le mérite de moins en moins, à créer une immigration massive pour faire le travail que ces nouveaux pseudo intellectuels méprisent.  Il ne leur reste qu’à se déchirer dans des combats affligeants entre la droite qui veut conserver cette richesse et la gauche qui veut la distribuer alors qu’elle n’existe pas.

Sans prise de conscience populaire de ce nouvel environnement complètement imaginaire, aucun problème ne peut être sereinement et efficacement abordé. Avoir confié quasiment tous nos problèmes à l’Union Européenne composés principalement de fonctionnaires incompétents, corrompus par les lobbies, bourrés de certitudes et glacés de solitude, laisse nos élus sans vrai pouvoir, les limite à discuter sur la moins mauvaise façon de détruire notre héritage moral, mais c’est surtout une erreur que l’Histoire ne nous pardonnera pas.