Le combat à outrance qui s’engage

Il se passe actuellement un événement assez extraordinaire : une civilisation est en train d’être détruite par son élite complètement perdue, incapable de se l’avouer, et cherchant par son pouvoir sur l’argent, des solutions impossibles.

Pour aborder et surtout comprendre ce sujet surprenant et peu compris, il faut commencer par se souvenir que la vie n’est qu’action, réflexion et échange, chacun des trois nourrissant les deux autres, en en étant lui-même alimenté.

L’harmonie entre l’action, la réflexion et l’échange est une constante de toutes les civilisations comme elle est une constante des bien-êtres individuel et collectif, quel que soit le groupe. Ces harmonies sont normalement fabriquées par l’énergie humaine qui veille à l’équilibre entre les trois. Si l’action est faible, voilà les phraseurs qui débarquent. Si c’est l’échange, les activistes prospèrent. Si c’est la réflexion, moutons, pigeons, voire « mou-geons », se multiplient. Le lien permanent entre la réflexion, l’action et l’échange est essentiel. Lui seul permet l’harmonie des vies.

Nous vivons actuellement un véritable torrent d’échanges totalement factices par la faiblesse de l’action et de la réflexion qui devraient les nourrir et qui ne sont pas au niveau. Matériellement l’office mondial du commerce (OMC) a remplacé l’office international du commerce (OIC) qui exigeait une balance des paiements équilibrée, donc de vrais échanges. La réflexion qui démontre que ce n’est pas tenable est absente et l’action de l’OMC est par conséquent erratique. Mentalement les médias, les réseaux sociaux et les Politiques donnent l’illusion de vrais échanges,  d’une information et d’une écoute alors qu’ils ne sont que propagande du côté des pouvoirs et, pour ceux qui résistent, goutte d’eau d’intelligence dans un océan de bêtise.

Chacun peut voir combien l’action gouvernementale est fictive, irréfléchie ou violente mais très peu de gens réalisent que c’est la survalorisation de l’échange liée à la sous-valorisation de la réflexion et de l’action qui nourrit notre décadence.

Ce sont les réactions opposées de l’intelligence des élites et du bons sens populaire, qui génèrent sous nos yeux un combat à outrance qui ne fait que commencer et qui se terminera par la disparition d’un des belligérants.

D’un côté les peuples sentent très bien que la vie qu’on leur propose, angoissée par les peurs et oisive de plaisir, ne peut durer en dépit du matraquage des médias. Ils attendent autre chose sans bien réaliser que ce qui manque, c’est simplement l’harmonie entre l’action, la réflexion et l’échange.

De l’autre les élites, caricaturées par Soros, Gates ou le forum économique mondial de Schwab, sont en train d’utiliser l’énergie monétaire pour donner l’illusion de l’action et l’illusion de la réflexion, ce qu’ils appellent la grande réinitialisation, le « great reset » dans la langue qu’ils veulent imposer à la Terre entière. L’énergie monétaire, ou le pouvoir de l’argent pour ceux qui n’arrivent pas à voir que l’argent est une énergie, a déjà mis en place, sous couvert de démocratie, des gouvernements de médiocres mais fidèles exécutants. Cette énergie est actuellement apparemment gratuite pour ceux qui y ont accès.

L’énergie monétaire décompose l’action et la réflexion en une illusion agréable qui coûte très cher et une réalité abominable soigneusement dissimulée mais que les peuples ressentent de plus en plus.

Pour la réflexion, l’argent la confie soit à l’intelligence artificielle, soit à des élites totalement fabriquées comme McKinsey ou Attali, tous terriblement consommateurs d’argent et méprisant les peuples. Parallèlement le peuple est prié, dès l’enfance par l’éducation nationale, de renoncer à réfléchir et de se préparer à accepter un « vivre ensemble » fondé sur les fumeuses « valeurs de la république » que des spécialistes du parler creux, comme Karim Zeribi, radotent dans les médias. Le matraquage de l’éducation nationale, additionné à celui des médias, donne une baisse dramatique du niveau de réflexion que les mathématiques, le grec, le latin et la littérature forçaient à acquérir. Aujourd’hui il faut un peuple qui avale « tous vaccinés, tous protégés » à propos d’une expérimentation génique dont personne ne connait les effets à moyen et long terme et que des bonimenteurs comme Véran, étalon raté de l’humilité, appellent improprement vaccin et imposent pour des raisons dont ils devront rendre compte. Co-acteur des médias qui font de la place dans les cerveaux pour ceux qui les paient, l’éducation nationale s’emploie au même but en oubliant de plus en plus d’instruire et en enseignant un vivre ensemble idéologique au lieu d’une aptitude à agir et à réfléchir.

Pour l’action c’est encore plus grave car l’argent fabrique un monde de détente et de plaisir en croyant laisser le travail aux machines et en fabriquant un monde virtuel « metavers » où c’est l’oisiveté qui transformerait l’échange en action et en réflexion. La transformation de Facebook en Meta ne cache même plus ce mépris du peuple. Parallèlement à l’installation de cette action virtuelle et fictive, la montée sans fin de la dette mondiale publique et privée, met en place discrètement et partout, toutes les formes possibles d’esclavage puisque les gouvernants sont incapables de rendre utiles les énergies de leurs compatriotes et payent leur oisiveté plutôt que leur utilité et ce, avec de l’argent qu’ils empruntent au futur.

Zemmour qui tape à juste titre du poing sur la table, est en train de perdre des voix dont la mienne en ne semblant pas réaliser que le problème est beaucoup plus large que l’immigration, l’islam et la violence qui sont bien sûr des problèmes graves mais ne sont que des conséquences. Le problème fondamental est une fausse solution par l’argent qu’une intelligence dévoyée veut imposer en oubliant que chaque individu est respectable et utile au bien commun, l’inverse de ce qu’Attali disait en 1981 quand, jeune coq, il voulait tuer les vieux. Cette intelligence dévoyée, très installée en occident, mène ses peuples et le monde vers l’esclavage et la guerre. Mgr Vigano qui a été nonce à Washington sonne à très juste titre le tocsin et le cardinal Sarah pose les vrais problèmes. C’est seulement en les relayant que Zemmour prendra vraiment le risque de gagner.

Nier l’énergie monétaire, c’est assister impuissant, voire complice, à la montée de toutes les folies et à l’extinction de notre civilisation

Depuis Aristote les intellectuels ont limité l’approche de l’argent à trois de ses utilités sans jamais tomber d’accord sur sa définition. Qu’il soit, une réserve de valeur, un moyen d’échange et une unité de compte est une évidence dont il faut remercier Aristote. Qu’il soit aussi une façon de forcer les paresseux à être utile au groupe, est une autre utilité trop oubliée et pourtant probablement la cause première de son invention lors de l’accroissement des groupes humains. Mais pourquoi l’argent a-t-il tout ce pouvoir, est une question dont la réponse ne semble intéresser personne.

Quelle est donc cette matière suffisamment valorisée pour devenir un stock et une réserve de valeur et de puissance ? Cela fait vingt-cinq siècles que nous refusons de tomber d’accord sur la réponse à donner à cette question en nous contentant de mots qui sont supposés répondre à la question sans l’ombre d’une explication. Certains disent que c’est un signe sans dire de quoi, d’autres une institution sans dire laquelle, d’autres encore n’y voit qu’une marchandise sans jamais expliquer pourquoi elle est si demandée.

L’argent habille, loge, nourrit, transporte, distrait, chauffe, refroidit, construit, détruit, tue, éduque. Longue est la liste des verbes qui répondent à nos désirs et que l’argent réalise. Tout le monde constate son action et personne ne s’interroge sur l’origine de son énergie. Il y a ceux qui sont tellement imbus d’eux-mêmes et de leur vision du monde qu’ils nient l’énergie monétaire parce qu’ils sont incapables d’en expliquer la source et que ne peut exister à leurs yeux ce qu’ils ne savent expliquer eux-mêmes. Il y a ceux qui, comme des enfants à Noël, s’émerveillent devant l’utilité de l’argent et arrêtent là leur réflexion sans chercher à savoir d’où vient cet aspect merveilleux. Dans ces hommes-enfants, certains s’émerveillent encore davantage de constater que cet argent est actuellement apparemment souvent gratuit, au moins pour certains.

Cet enfantillage général, très en vogue dans la caste mondialiste comme chez les souverainistes, n’avait guère d’importance tant que l’argent était un métal précieux, car posséder de l’or ou de l’argent nécessitait une grande dépense préalable d’énergie humaine. La vie n’étant principalement que travail et échange, l’argent était, sans le dire, stockage et vecteur d’énergie humaine bien utilisée. La définition de la monnaie n’était pas écrite mais elle était reconnue à défaut d’être connue. La monnaie était naturellement stockage et vecteur d’énergie humaine bien utilisée. Seule l’énergie humaine bien utilisée donne en effet sa force à l’énergie monétaire.

L’énergie humaine étant limitée, l’énergie monétaire l’était naturellement par la rareté de l’or et elle était utilisée avec parcimonie pendant de multiples siècles.

Mais la deuxième moitié du XXe siècle a complètement chamboulé cette harmonie en inventant la monnaie-dette dont l’énergie provient, non plus d’une énergie humaine antérieurement bien utilisée mais d’une énergie humaine à bien utiliser demain. Au constat d’un passé intelligent se substitue un espoir de futur remarquable. Le réel n’est plus la base, l’espoir et le fantasme lui succèdent. Nous sommes entrés dans un monde où le fantasme devient réalisable puisqu’il est possible de l’acheter si une banque, quelle qu’elle soit, crée l’argent nécessaire.

Il faut en effet bien comprendre ce qu’est la monnaie-dette. N’importe quelle banque crée de l’argent dans ses livres par la double écriture d’une même somme, une fois à son passif pour être mise à la disposition immédiate de son client et une autre fois à son actif pour être récupérée avec intérêt dans le temps sur le même client. On en arrive à lire sur Wikipédia que « la monnaie est une dette envers son émetteur », ce qui est malheureusement devenu vrai puisque son énergie a déjà été dépensée alors qu’aucune énergie humaine n’a encore été sollicitée. Qui est conscient aujourd’hui qu’avoir un billet de banque en main n’est plus avoir une créance sur n’importe quel membre du groupe comme cela a été le cas pendant des siècles, mais avoir une dette vis-à-vis de la banque ? On s’achemine à cause de la monnaie-dette vers un esclavage pour dette généralisé. Comme c’est très difficile à faire comprendre et surtout à faire admettre, la dette augmente sans arrêt sans que l’esclavage qui en est la compensation énergétique indispensable et donc la conséquence inéluctable, ne montre pour l’instant plus que le bout de son nez. En attendant la dette monte, monte, monte.  Business Insider le confirme :

Le niveau d’endettement dans le monde pourrait pour la première fois dépasser 300 000 milliards de dollars à la fin de l’année 2021, selon l’Institute of International Finance (IIF), qui a publié son dernier rapport sur la dette mondiale mardi 14 septembre. La dette, publique et privée, a de toute façon d’ores et déjà atteint un montant record, de 296.000 milliards de dollars, soit environ 250.300 milliards d’euros. Au deuxième trimestre, 4,8 milliards de dollars se sont ajoutés à la montagne de dettes.

Plus de 35.000 € de dette par habitant de la Terre qui doivent être énergisés par une énergie humaine sans contrepartie puisque la contrepartie a déjà été utilisée ! Une énergie humaine utilisée sans contrepartie s’appelle l’esclavage.

L’énergie au départ inexistante de cette monnaie que l’on peut appeler fausse monnaie, n’est fondée que sur l’énergie humaine que la banque croit que sa monnaie va stimuler. En fait cette fausse monnaie va transformer des productions en richesses apparentes en les achetant. Cela permet aux journalistes de répéter en boucle et en toute bonne foi l’erreur que le PIB est la création annuelle de richesse du pays alors qu’il n’est que l’utilisation, intelligente ou stupide, de cette énergie monétaire qui n’est qu’apparence. Les banquiers le savent très bien puisqu’ils affirment détruire cette fausse monnaie dès qu’elle leur est remboursée.

Ce système aberrant qui met la charrue avant les bœufs, la jouissance avant l’effort, le résultat avant l’opération, permet de croire réalisable toutes les folies, tous les rêves insensés. Rien désormais n’est impossible à l’homme et, depuis 50 ans, nous n’arrêtons pas de croire réalisable et d’imposer par la loi une avalanche de fausses vérités que la fausse monnaie rend provisoirement crédibles. Tous les équilibres instables deviennent dogmatiquement stables comme la « création de richesse », « le développement durable », le transhumanisme, l’intelligence artificielle, l’immigration assimilable et tant d’autres, tous appelés « valeurs » fondés sur un individualisme maladif et des peurs soigneusement entretenues.

Nous en arrivons à croire qu’un robot qui coûte une fortune avec une intelligence artificielle qui n’en coûte pas moins, va remplacer l’homme qui n’avait coûté pendant des millénaires que de l’amour. On comprend tellement mal l’argent que de plus en plus de gens s’imaginent que le bien-être est un droit et non la résultante d’un effort. Si nous continuons à croire cette imbécillité, toute la Terre continuera à venir profiter de notre bêtise le temps de nous faire disparaitre et de nous remplacer.

Le mythe éternel de l’énergie gratuite

Qu’il est difficile d’aborder toujours le même sujet en en changeant simplement l’angle d’attaque !

C’est pourtant indispensable tellement il est le sujet fondateur de toutes nos dérives et tellement il est soigneusement éludé par la troïka médiatico-politico-universitaire qui se repose ou se vautre dans la pensée unique expliquant tout par des charabias variés incompréhensibles cherchant à anesthésier et ne réussissant qu’à faire monter l’angoisse. Ceux qui disent ne rien comprendre à l’économie en sont les complices objectifs. Qui veut réellement s’intéresser à notre avenir, doit obligatoirement s’intéresser à la question de l’énergie gratuite qui est la pierre angulaire de toutes les fins de civilisation. Nous sommes en train depuis 50 ans de vivre la nôtre sans même prendre conscience que nous mourons de l’utilisation d’une énergie gratuite qui n’existe pas. Savoir comment réagir va être le débat de l’élection présidentielle. Il serait stérile, et menteur ou haineux, s’il n’abordait pas le sujet de fond.

L’énergie gratuite est l’apanage des dieux mais les hommes ont toujours rêvé d’être des dieux et de construire leur vie sur une énergie gratuite. Pendant des siècles ils se sont contentés de multiplier au moindre coût leur propre énergie. Cette multiplication s’est faite d’abord par l’outil, puis par l’esclavage et enfin par la domestication des énergies naturelles au fur et à mesure de la capacité des hommes à s’en servir. L’Afrique est restée jusqu’au XXe siècle à l’esclavage pendant que l’Asie avançait et que l’Amérique et l’Europe avançait plus rapidement en achetant l’esclavage structurel africain. Ainsi sont apparus partout petit à petit la marine à voile, les moulins à vent ou à eau, la traction animale, les serres, le feu, le charbon, le pétrole, le gaz, la fission nucléaire et bientôt la fusion nucléaire. Mais sans aucune exception, c’est toujours l’énergie humaine qui a libéré et domestiqué les énergies naturelles. Elle continue à se dépenser pour trouver comment libérer et domestiquer l’énergie nucléaire par fusion et celle de l’hydrogène.

Là-dessus est arrivé l’argent, la monnaie que nos élites médiatico-politico-universitaires n’ont jamais pris la peine de définir, se contentant depuis 24 siècles des trois utilisations proposées par Aristote : unité de compte, réserve de valeur et moyen d’échange. On commence par écarter l’hypothèse la plus vraisemblable que la première utilité de la monnaie, la cause même de sa création, est la chasse aux paresseux dans un monde structuré par le donner-recevoir-rendre des familles ou des tribus. La croissance du groupe rendant impossible la surveillance des paresseux par le chef de famille ou de tribu, la monnaie va les remplacer. Il est navrant de constater que l’on enseigne toujours péremptoirement la stupidité non défendue mais assénée que la monnaie a remplacé le troc alors que le troc n’a jamais existé qu’entre des groupes qui ne se faisaient pas confiance et jamais, nulle part, entre des individus d’un même groupe. La monnaie a été très probablement créée partout quand il a fallu forcer les paresseux à dépenser leur énergie et à arrêter de prendre sans rendre. Le principe en est simple : c’est une matière transportable, pérenne, divisible et obtenue par une dépense d’énergie humaine reconnue utile. Cette matière devient donc stockage et vecteur d’énergie humaine ne remplaçant pas le troc mais au contraire l’introduisant dans la vie quotidienne par manque de confiance en l’autre. La monnaie, créance sur le groupe a été pendant des siècles une matière reconnue elle-même comme une richesse, vecteur d’énergie humaine bien utilisée, et instrument d’un troc rendu nécessaire par la paresse de certains. Ce n’est malheureusement pas du tout ce qui est enseigné à l’université où les étudiants, pour être diplômés, répètent sans comprendre ce qu’on leur a embecqué

Là-dessus est arrivé au XVIIIe siècle le papier monnaie toujours garanti par une richesse préalablement reconnue. Des billets de Law sur les richesses de la Louisiane, aux assignats sur les richesses de la noblesse et du clergé, en passant par le rouble de la Grand Catherine sur ses mines de cuivre ou par le dollar continental américain sur la livre sterling anglaise, tous les papiers-monnaie appuyaient leur valeur à leur création sur des richesses déjà obtenues par des dépenses intelligentes d’énergie humaine. Mais le rêve de l’énergie gratuite a partout pollué les pouvoirs et il est tellement facile d’imprimer du papier que tous y ont succombé. Le papier-monnaie a été tellement imprimé qu’il a perdu son équivalent richesse réelle et par conséquent sa valeur. En ruinant ses détenteurs il a tout de même permis au Régent de payer les dettes de Louis XIV, à la bourgeoisie française de s’approprier les biens du clergé et de la noblesse, à Catherine II d’augmenter le territoire russe de 500.000 km² et aux Américains de financer leur guerre d’indépendance. Il a été partout un impôt sur les malheureux qui y ont cru et sur ceux qui ont été forcés d’y croire par la violence légitime du pouvoir.

Nos élites n’ont jamais oublié tout ce qu’elles avaient pu faire avec l’énergie apparemment gratuite des papiers-monnaie et ont toujours regretté que cela s’arrête aussi vite tant ils pouvaient tous se croire des dieux. Il leur a fallu près de deux siècles pour que leur fraction anglo-saxonne trouve comment détacher le papier-monnaie d’une richesse réelle tout en laissant le peuple croire que l’argent avait encore une valeur. Dans un premier temps les accords de Bretton Woods glissèrent le dollar comme intermédiaire imposé entre les monnaies et l’or puis 17 ans après, au milieu de l’été, l’Amérique a unilatéralement et discrètement déconnecté le dollar de l’or. 11 ans plus tard en Europe l’union des imbéciles et des salauds a signé le traité de Maastricht qui crée l’euro lié à des paroles qui s’envolent. L’ensemble des banques peut dorénavant créer de la monnaie par la double écriture, une écriture au passif créant l’argent mis à disposition et la même écriture à l’actif représentant la richesse à créer demain mais déjà scandaleusement considérée comme un actif existant. Les banques appellent cette fausse monnaie, la monnaie-dette, et, juges et parties, elles ont créé elles-mêmes à Bâle de fausses limites pour faire croire à leur sérieux. Le tour est joué. L’énergie gratuite coule enfin à flots et les élites vont l’utiliser en retardant par tous moyens la ruine des peuples qui l’utilise. Dans le traité de Maastricht on redéfinit le sérieux en en habillant le burlesque : on ne peut pas dépenser chaque année davantage que 3% de plus que ce que l’on a déjà dépensé l’année précédente et on ne peut pas emprunter davantage que 60% de ce que l’on a dépensé. Ce dernier critère, le seul qui freinait un peu la folie a volé en éclats dans le silence général. Comme personne ne cherche à comprendre, cela passe comme une lettre à la poste et le désastre peut enfin commencer qu’il soit voulu par certains ou simple conséquence de l’incompétence de l’élite déguisée en ministres.

L’élite se sert et arrose de subventions tout ce qui peut la servir et la maintenir au pouvoir. Elle achète l’esprit des peuples et l’idée que demain sera merveilleux, créateur de richesses qui paieront ce dont nous jouissons aujourd’hui. Tout devient possible et toutes les folies réalisables. Ce faux eldorado est tellement merveilleux qu’il attire la terre entière. Anecdote vécue avec un chauffeur de taxi parisien d’origine tunisienne qui disait « Chez nous tu travailles pas, tu manges pas, en France tu travailles pas, tu manges quand même. Alors on vient tous ». On se paye sans le savoir des ONG et des associations qui vont réaliser tous les fantasmes par une avalanche d’obligations, d’interdictions et de normes. Le réel résiste, il devient pervers et complotiste. Mais comme il est la réalité, il s’insinue partout, baisse le niveau de vie et fait prendre petit à petit aux peuples conscience de la médiocrité égoïste de l’élite qui les achète.

Nous en sommes là à l’aube d’une campagne où l’élite va une fois de plus faire semblant de se soumettre au peuple en le lui faisant croire par une débauche d’argent qui n’est plus limité, sauf pour les rares qui voudraient être honnêtes et qui auront un mal fou à s’exprimer.

Tant que les rares intellectuels honnêtes se feront conseiller en économie par des banquiers et ne réaliseront pas que l’énergie monétaire n’est qu’un vecteur d’énergie humaine préalablement stockée dans les richesses où à récupérer dans un esclavage prochain, tant que Jean-Marc Jancovici dira « du pognon, il y en a » et qu’Éric Zemmour dira « Profitons-en, l’argent est gratuit », tant que le pouvoir n’utilisera pas l’énergie humaine inexploitée en recréant les ateliers nationaux donnant du travail en CDD à tous ceux qui aiment la France, nous continuerons à nous affronter sur des problèmes insolubles parce qu’ils ne sont que les conséquence d’un problème que nous ne voulons pas voir. Pire, on résout prétendument les problèmes en inondant tout d’une fausse monnaie qui empire le problème fondamental dont ceux que l’on croit régler ne sont que les conséquences.

Qui expliquera au peuple qu’hélas nous ne sommes pas des dieux et que l’énergie apparemment gratuite de la fausse monnaie n’est que le prélude à son esclavage pour que les fantasmes de certains se réalisent ?

Vue d’ensemble : le siècle des Lumières a fait du progrès, l’antichambre de l’esclavage

 

Le progrès c’est bien, l’esclavage c’est mal. Cette approche manichéenne est celle qui nous est inculquée par nos mentors médiatiques, politiques et universitaires. Est-ce aussi simple ? Avons-nous bien compris ce qu’est ce progrès dont nous sommes si fiers ?

Etymologiquement progrès veut dire marcher en avant mais en français, progrès a voulu dire pendant des siècles marcher de façon organisée puisqu’une armée progressait même quand elle reculait. C’est au XVIIIe siècle que progresser est devenue « aller vers le mieux » au point qu’il a fallu utiliser le verbe évoluer, mot savant et créé depuis peu, pour remplacer progresser qui avait perdu sa neutralité.

Il y a dans progrès une définition cachée du bien qui ne souffre aucune discussion, aucune remise en cause, aucune description. C’est agréable donc c’est bien, point final. Qui oserait dire qu’il est contre le progrès ? Pourtant quand un alpiniste progresse, il monte, quand un spéléologue progresse, il descend. Comment différencier entre monter et descendre, ce qui est progression et ce qui est régression ? Nous progressons quand nous allons dans le sens que nous décidons. Mais il suffit de dire aujourd’hui que notre décision est un progrès pour l’inscrire dans le camp du bien même si c’est exactement l’inverse. L’histoire n’a plus le sens que les historiens lui donnaient, nous nous sommes convaincus d’un sens de l’histoire appelé le progrès au singulier. C‘est le bien sans avoir à le définir.

Ainsi laïcité, démocratie et parité sont devenues des progrès puisqu’elles remplacent les religions dans la définition du bien et du mal. La spiritualité n’est plus tolérée que si elle n’est pas collective et c’est l’avis majoritaire qui devient le bien. Cet avis majoritaire est fabriqué par les universitaires qui se stérilisent depuis des années dans l’autoreproduction et se sont autoproclamés « communauté scientifique ». Il est diffusé par les médias appartenant tous à des milliardaires subventionnés. Les politiques sont fabriqués par l’avis majoritaire à l’instant de l’élection et ils renvoient l’ascenseur en interdisant la vérité quand elle dérange à l’exemple des statistiques ethniques. Même le doute, base de la vraie science, est interdit quand la vérité est obligatoire. C’est le cas des lois mémorielles et de la pantalonnade « sanitaire » actuelle.

Il n’est pas nouveau que l’ambition, l’intolérance et l’ignorance imposent des incohérences, Véran n’invente rien. Toutes les civilisations l’ont connu. Elles y ont résisté par le bon sens populaire qui n’a pas mis son énergie au service de l’incohérence. Les civilisations meurent quand elles ne savent plus résister à ces trois défauts chez leurs dirigeants. Mais ce qui est complètement nouveau et que l’humanité n’a jamais connu où que ce soit, c’est l’utilisation d’une énergie monétaire factice pour remplacer une énergie humaine méprisée et pour faire croire à la cohérence de l’incohérence. L’humanité n’avait jamais connu une monnaie dette fondée sur des richesses à créer. Toutes les monnaies, sans aucune exception, avaient toujours été fondées sur des richesses déjà constatées. Il a fallu créer l’euro sur des équivalences avec des monnaies européennes déjà existantes pour faire semblant d’oublier que ces monnaies n’étaient plus liées à quoi que ce soit comme richesse constatée, et ce, depuis le 15 août 1971. La monnaie n’est plus stockage et véhicule d’énergie humaine. Elle est devenue l’institution d’une promesse d’énergie humaine future, billet escomptable immédiatement. Combien de fois faudra-t-il répéter qu’utiliser tout de suite une énergie qui ne sera alimentée par l’énergie humaine que plus tard, revient à laisser à nos successeurs une énergie humaine à dépenser pour rien, la contrepartie ayant déjà été consommée? Cela s’appelle l’esclavage et seules les guerres départageront les esclaves, non pas des maîtres, mais de ceux qui pourront éviter provisoirement d’être esclaves.

La fausse monnaie rend provisoirement crédible l’incohérence et, malheureusement pour nous, seul l’islam s’accroche à une cohérence qu’il cherche à imposer comme toutes les religions quand elles croient à ce qu’elles disent. Nous devons réapprendre que seule la spiritualité collective définit le bien et le mal, même si la laïcité veut enfermer la spiritualité dans l’individuel privé. Nous devons réapprendre que l’avis majoritaire a aussi donné les lynchages, les pogroms et l’assemblée nationale actuelle qui ne représente pas le peuple mais l’argent dépensé à la faire élire. Nous devons réapprendre, avant que notre race ne s’éteigne, que la parité dans les maternités est plus qu’aléatoire. Nous devons réapprendre que le progrès réel vient d’énergies humaines bien utilisées et que le progrès actuel est factice car nourri quasi exclusivement d’énergie monétaire, nourrie elle-même d’esclavages à venir. L’argent peut apparemment tout mais l’angoisse généralisée vient de l’évidence que notre eldorado n’est que provisoire car il a oublié à la fois, et la cohérence et l’harmonie. Nos élites, soit le savent et s’en moquent, soit refusent d’étudier l’origine de la force de la monnaie. Nos élites organisent, sans même s’en rendre compte, l’arrivée inéluctable de l’esclavage tout en promettant un eldorado toujours plus agréable. Le fossé se creuse entre elles et nous.

Universalisme contre mondialisme

Les deux mots sont souvent confondus alors qu’ils s’opposent frontalement.

Depuis l’aube de l’humanité la violence masculine et la douceur féminine ont créé ensemble, comme les deux orifices d’une prise de courant, aussi bien la belle lumière qu’est leur descendance, que les courts-circuits destructeurs que sont leurs contacts sans but commun. Certes les hommes ont toujours eu leur part de féminité et de douceur comme les femmes ont toujours eu leur part de masculinité et de violence. Mais leur égalité venait de leur complémentarité. L’homme avait l’apparence du pouvoir à l’extérieur, la femme avait la réalité du pouvoir à l’intérieur et chacun utilisait son énergie là où elle était la plus efficace pour le bien commun. L’homme et la femme étaient identifiés comme non identiques. L’ambigüité de l’identité qui marque aussi bien ce qui est identique que ce qui identifie, disparaissait dans la force de la complémentarité de l’homme et de la femme et dans la faiblesse de l’un sans l’autre. Violence et douceur se mariaient dans la vie et transformaient les enfants en adultes responsables.

Mais depuis trois-quarts de siècle l’occident tente de remplacer la douceur féminine comme la violence masculine par la violence de l’argent et par la douceur de l’argent. Comme toutes les énergies, l’argent peut apporter le meilleur comme le pire tant dans sa violence que dans sa douceur. Malheureusement une quasi-totalité d’entre nous a oublié que l’énergie monétaire n’existe que par l’énergie humaine qui la nourrit. Cet oubli dramatique a permis l’invraisemblable inversion du temps qui nous mène à l’abîme. Alors que l’argent avait toujours été disponible après le travail humain efficace qui le créait en lui donnant sa force, nous nous sommes mis depuis la dernière guerre à fabriquer de la monnaie en laissant au futur le soin de lui donner sa force après nous en être déjà servis. Il nous faut donc travailler en sachant que la contrepartie a déjà été utilisée et qu’elle n’existe donc plus. Un travail sans contrepartie s’appelle l’esclavage. La bataille aujourd’hui fait rage, même si elle est soigneusement aseptisée, pour savoir qui sera l’esclave et qui sera son maître. Cette bataille est la raison d’être du mondialisme qui peut rêver à la réalisation de toutes ses utopies, aussi diverses que variées, par l’achat, avec un argent apparemment gratuit, de toutes les solutions les plus invraisemblables. Le mondialisme appelle pauvre celui qui ne dépense pas et croit lutter contre la pauvreté en créant de la monnaie. L’année 2020 a montré de façon caricaturale comment des gouvernements de circonstance, attirés par le mondialisme qui flatte leur vanité, ont pu presque partout arrêter la vie sous prétexte de la sauver, grâce à une manne d’énergie monétaire dont l’esclavage des peuples ne peut être que la source à retardement.

L’universalisme en est l’exact contraire. Traduit en grec pas catholicisme (καθολικός) et voulant dire étymologiquement « Vers le Un », son application est différente dans chaque civilisation. Il y résout localement et donc différemment, la difficulté de l’équilibre entre la spiritualité individuelle indispensable au bonheur et la spiritualité collective indispensable à la cohésion sociale que le mondialisme tente sans succès d’imposer par la multiplication des lois et par la débauche d’argent. L’universalisme allant partout vers le Un, fait exactement l’inverse en limitant la monnaie aux réussites déjà accomplies, et en remplaçant les contraintes imposées par la loi, par les responsabilités individuelles que la spiritualité collective exige. Il ne peut le faire que si chaque civilisation a intégré le mythe de la tour de Babel. Faut-il rappeler que dans ce mythe, les hommes veulent construire une tour pour « transpercer le ciel » d’après la Bible ou « combattre Dieu sur son terrain » d’après le Coran. Dieu vient leur rappeler que les civilisations sont différentes avec des langues différentes et que c’est à l’intérieur de chaque civilisation que l’on peut aller à sa manière vers le Un.

Aujourd’hui, la langue anglaise unique avec la surabondance des lois et de l’argent, tente d’imposer un mondialisme pervers fondé sur la vanité des fausses élites portées au pouvoir par l’achat de l’affect des peuples effectué par ceux qui fabriquent la fausse monnaie. La fausse démocratie comme le pape François ont oublié l’universalisme pour choisir le mondialisme laissant les peuples hagards devant le choix responsable mais terrible entre leur réveil ou leur mort.

Comment résoudre notre problème alors qu’il n’est même pas posé ?

Les philosophes ont toujours décliné, chacun à sa manière, la phrase de Stendhal « Les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur leur peur ».

Les puissants ont toujours justifié leur richesse par le prélèvement qu’ils font sur le peuple dans l’espace qu’ils contrôlent, en échange de l’assurance qu’ils lui donnent d’utiliser leur pouvoir à juguler les peurs qu’il ne savait juguler lui-même parmi les nombreuses peurs qui l’assaillent : la peur de la mort, la peur de l’agression, la peur de la souffrance, la peur de la faim, la peur de l’ennui, la peur de la vengeance individuelle ou collective, la peur de la misère, la peur de l’invasion, la peur de la solitude ou de l’abandon.

Les peuples ont toujours produit, chaque fois qu’ils le pouvaient, un peu plus que leur consommation personnelle pour pouvoir acheter la protection des puissants et préparer le lendemain avec des structures comme le village, la tribu ou la paroisse qui harmonisaient production et consommation en utilisant au mieux l’énergie de chacun et en calmant elles-mêmes l’immense majorité des peurs, au moins toutes celles d’un quotidien normal.

Les puissants et les peuples ne se rencontraient que dans l’exceptionnel et vivaient des quotidiens totalement séparés. Les puissants ne vivaient que de la production des peuples et les peuples ne vivaient que sous la protection des puissants. Les puissants marquaient l’histoire, les peuples lui permettaient d’exister.

Tout a changé en deux siècles depuis que les puissants en occident ont réalisé grâce à l’innovation que la machine pouvait faire ce que faisait le peuple. Ils en ont déduit avec une intelligence au repos que l’on pouvait consommer sans engranger préalablement et que l’on pouvait vider une baignoire sans la remplir avant. Ils ont scindé le peuple entre les cigales absolument ravies de cette aubaine et les fourmis navrées de cet abandon de devoir des puissants, furieuses de devoir porter seules le fardeau de la bêtise, et tristes de voir les puissants et une majorité de cigales dépenser toute leur énergie à justifier une incohérence et à se choisir des meneurs systématiquement chaque fois plus mauvais que les précédents.

Durant tout le XIXe siècle et les trois premiers quarts du XXe siècle, l’incohérence s’est mise en place faisant du peuple un accessoire de la machine, le mettant au service de la machine et lui faisant en même temps consommer sa production. Le peuple est devenu à la fois dieu pour être flatté et esclave dans son quotidien. L’harmonie complexe du village où l’on produisait et consommait en dominant les peurs, s’est estompée au profit de la discordance de la ville qui a changé sa propre raison d’être. De simple lieu commode d’échange, la ville est devenue le lieu de rassemblement anonyme de toutes les peurs, celui de la transformation du peuple en foule. On y consomme sans rien produire puisque la production est faite par la machine dans une usine que l’on cache en banlieue ou à l’autre bout du monde. Les puissants, pour garder leurs places, entretiennent les peurs, en créent artificiellement de nouvelles avec le climat, le virus du moment ou les problèmes de race, mot qui n’existe plus depuis que tout le monde ne pense plus qu’à lui. Ils utilisent l’énergie monétaire qu’ils se jugent aptes à fabriquer, pour calmer toutes les peurs artificielles. Ils distribuent l’argent aux cigales, directement en subventions et en prestations sociales, et indirectement en obligeant les fourmis qui produisent encore, à dépenser, en multipliant les normes à respecter et en les punissant financièrement s’ils vont trop vite.

Devant cette montée d’une incohérence générale depuis deux siècles, des idéologies ont tenté par 3 fois de pérenniser l’incohérence. Communisme et fascisme ont rapidement trouvé leurs limites mais le capitalisme a cru trouver en deux temps comment tenir éternellement.

D’abord, dès la sortie de la deuxième guerre mondiale, le capitalisme a inventé la notion de croissance économique avec son chiffrage, le PIB. Il a fait croire que l’homme crée de la richesse simplement en produisant. Il a volontairement oublié que seul l’échange par achat de la production en fait une richesse. Sans consommateur la production n’est pas richesse mais rebut, voire excrément. Il n’y a jamais création de richesse mais constat d’une nouvelle richesse par son échange avec une richesse déjà reconnue comme l’argent, soit constat d’une richesse déjà existante par la fierté de l’avoir préalablement produit. Cette fierté d’avoir produit peut être durable comme le Pont du Gard, l’océan ou la montagne, très éphémère comme un dessin d’enfant, ou hésitante comme dans les musées où les tableaux font facilement des allées et venues entre la réserve et les salles d’exposition. Le capitalisme est allé plus loin en affirmant que le PIB chiffrait la création de richesse d’un peuple alors qu’il ne chiffre que la somme de toutes ses dépenses. Il en a déduit que toute dépense était en elle-même création de richesse, en oubliant consciencieusement qu’une dépense ne constate une richesse que si la production en a été faite antérieurement. Les sports d’hiver ou en salle, la prostitution et la consommation de drogues légales ou illégales, sont devenus des créations de richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Même les accidents de la route créent de la richesse pour le capitalisme puisque ça fait dépenser de l’argent. Les services à la personne sont devenus des richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Nous avons consciencieusement oublié que seuls les services à la production sont de vraies richesses, et encore uniquement quand ils facilitent la transformation des productions en richesses par leurs ventes. Aujourd’hui le quartier de la Défense est bêtement réputé créer beaucoup de richesses puisqu’on y dépense beaucoup. On y fait donc beaucoup de PIB. Il est devenu de bon ton d’utiliser des pourcentages de PIB pour calmer les peurs alors que le PIB ne chiffre que les dépenses déjà faites et évidemment inutilisables une deuxième fois. La vie n’est qu’échange et le capitalisme l’a complètement oublié dans ses raisonnements. Il en est même arrivé à limiter l’échange à, d’un côté des biens et des services très réels et de l’autre des monnaies traficotables à l’envi, et qu’il fabrique à vau l’eau.  Le capitalisme a même l’audace d’appeler cette illusion d’échange, le libre-échange, et de s’en vanter alors qu’il est négation de l’échange vrai.

Heureusement pendant presque la totalité de ces deux siècles, la monnaie était limitée en quantité puisqu’adossée à l’or et la stupidité de se croire plus riche chaque fois que nous dépensions, de croire utilisable des pourcentages de PIB qui ne sont que des pourcentages de cendres, était bloquée par la quantité limitée d’or. Il a fallu que le capitalisme passe à la deuxième étape, ce qui fut fait par les Américains dès les accords de Bretton Woods signés. La FED a créé illégalement et illicitement 5 fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or à Fort Knox pour pouvoir payer le plan Marshall, les guerres de Corée et du Vietnam sans oublier la conquête de la lune. De 1944 à 1971 les USA ont inondé la Terre de dollars que des petits malins comme De Gaulle venaient échanger contre de l’or américain. Cela a forcé le président Nixon a déconnecté le dollar de l’or le 15 août 1971 pour arrêter l’hémorragie de son or qui fondait comme neige au soleil. Mais toutes les monnaies liées au dollar n’étant plus liées à l’or, ont pu, grâce à ce subterfuge, être toutes créées sans limites pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité. Comme l’a écrit François Ponsard en 1853 dans l’Honneur et l’Argent :

Quand la borne est franchie, il n’est plus de limite                                                      Et la première faute aux fautes nous invite.

Alphonse Allais et Alfred Jarry n’ont fait que reprendre le premier vers, en négligeant malheureusement le second qui transforme pourtant une simple plaisanterie en vérité profonde.

Devant le déferlement actuel de critiques toutes justifiées des fautes économiques, morales, sociétales, aussi multiples et variées que dépendant toutes de la première faute, ne faut-il pas revenir à la faute initiale pour tarir l’approvisionnement de toutes les autres ? Ne faut-il pas réapprendre à remplir la baignoire avant de la vider et ne pas se servir de la monnaie et du libre-échange pour croire possible de la vider avant de la remplir ? N’est-ce pas là notre premier problème ?

Cela veut dire en clair que le premier devoir d’un dirigeant est de rendre utile à la collectivité, la totalité de nos concitoyens quelles que soient leurs capacités et toujours au mieux ou au moins mal de leurs possibilités comme cela se passait naturellement dans n’importe quel village avec son maire, son instituteur et son curé qui calmaient la quasi-totalité des peurs. La notion même de chômage est l’officialisation de l’ineptie des dirigeants actuels à remplir leur premier devoir et leur incapacité à se retirer avant que le peuple ne réalise leur inutilité. Ils ont beau ne fatiguer que leur index en créant de l’argent dit digital et prétendument énergétique, ils ont beau inventer toutes les pandémies de la peur mettant provisoirement en lumière tous les petits marquis de chaque peur pandémique, climatique, raciale ou médicale, ils n’arriveront pas à échapper à la réalité de leur refus de s’atteler à leur premier devoir. Depuis la première guerre mondiale et sa façon très personnelle et violente de supprimer le chômage, ils ont renoncé à leur premier devoir en s’en déchargeant exclusivement sur les entreprises au lieu de les remercier d’alléger leur fardeau. Les dirigeants ont abandonné leurs premiers efforts ratés d’assistance par le travail des ateliers de charité de la fin du 18e siècle et des ateliers nationaux de 1848 où l’assistance était donnée, comme dans n’importe quel village, postérieurement au travail fourni par l’assisté. Ils n’analysent même plus le succès des ateliers municipaux de la ville de Grenoble en 1848 où, comme l’a écrit l’historien Philippe Vigier dans La Seconde République dans la région alpine : « Grenoble est certainement la cité où les classes populaires font preuve de la plus grande sagesse ». Parlez des ateliers municipaux de Grenoble à n’importe quel Politique et observez le vide !

Devant la débauche d’énergie monétaire pour faire tenir encore un moment une incohérence généralisée en reportant tous les problèmes à plus tard, je ne vois que deux cohérences actuelles, toutes deux exécrées par les cigales comme par les puissants, et toutes deux obligées de hurler pour être entendues et donc parlant toutes deux trop fort, l’islam et celle de bon sens, fondée sur notre histoire, d’Éric Zemmour. C’est ce que Jacque Attali, le commentateur de lui-même, appelle « La dureté des temps ». Qui entrevoit une troisième cohérence ?

Vive la république ? Vive les valeurs républicaines ?

Nous sommes bassinés depuis quelque temps par la vénération du mot république à laquelle certains mettent même une majuscule, et par les valeurs républicaines où chacun met ce qu’il souhaite imposer aux autres de sa propre idéologie. Le monde politico-médiatico-universitaire sacralise ce mot alors qu’il n’est en soi qu’un espace à remplir ou un temps à occuper puisqu’il n’est qu’une traduction de « chose publique » en latin, res publica. C’est un nom que l’on peut donner au bien commun si l’on sait ce qu’il recouvre et si on ne se limite pas comme aujourd’hui à se mordre la queue en répondant que ce bien commun est la république. Que la chose publique soit importante est une évidence, c’est même toute la nécessité du collectif, en harmonie indispensable quoique compliquée avec l’individuel.  Mais croire que l’on peut réduire le collectif au mot creux de république pour équilibrer efficacement l’individualisme galopant et entretenu par les médias, relève de l’escroquerie. Le mot république est devenu une simple éponge de tous les fantasmes et de toutes les utopies des privilégiés qui ont accès aux médias et qui alimentent leur auto admiration en vénérant la république par l’habillage qu’ils en font avec les valeurs républicaines qui les arrangent. La devise actuelle de la France, Liberté Égalité Fraternité est pour cela bien commode puisque ces trois mots peuvent s’entendre aussi facilement dans le registre actif et très intéressant de l’effort sur soi que dans celui passif et délétère du laisser-aller.

Le premier, et quasiment le seul, à avoir parlé de la république dans sa globalité depuis les Grecs, est Jean Bodin qui a écrit en 1576 Les six livres de la république en distinguant ses différents états, monarchique, aristocratique et populaire. Wikipedia résume fort bien son impact sur tout l’Occident à la fin du XVIe siècle :

Les Six Livres de la République ont été écrits d’abord en français en 1576. Dès la fin des années 1570, cet ouvrage était étudié à Londres et à Cambridge et c’est pour des publics universitaires de ce genre que Bodin en fait lui-même une version en latin, publiée en 1586. Entre 1576 et 1629, cet ouvrage a connu au moins quatorze éditions françaises et neuf éditions latines. Il a été traduit en italien (1588), espagnol (1590), allemand (1592 et 1611) et anglais (1606). Abondamment discuté en France, en Angleterre et dans les pays germaniques, il a inspiré les travaux des juristes et théoriciens de l’État moderne, notamment GrotiusPufendorfHobbes et Locke. Il se trouvait dans les bibliothèques des premiers colons puritains de Nouvelle-Angleterre dès 1620.

La première phrase du premier livre de Bodin définit la république :

La république est en droit gouvernement de plusieurs ménages, et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine.

Il entame son deuxième livre par les différents états possibles de république :

Si la souveraineté gît en un seul prince, nous l’appellerons monarchie. Si tout le peuple y a part nous dirons l’état populaire. S’il n’y a que la moindre partie du peuple, nous jugerons que l’état est aristocratique.

Qui est encore conscient que la monarchie est une forme de république ? En lui mettant une majuscule, nous avons fabriqué une République qui n’a plus rien à voir avec le problème du collectif à organiser, et qui se contente d’imposer une solution prétendument populaire, imaginée en fait par l’aristocratie et mise en œuvre en réalité par la monarchie. Sur les définitions simples et claires de Bodin, et en ouvrant simplement les yeux, nous nous apercevons en effet que, si nous nous intéressons aux ingénieurs qui pensent et décident (Comité scientifique, conseil de défense, Banque mondiale, ONU, OCDE, OMS, FMI, Commission européenne, Trilatérale, Bilderberg, le Siècle …), nous sommes dans une aristocratie (le gouvernement par les meilleurs en grec) extrêmement théorique. Si nous nous intéressons aux techniciens qui exécutent, nous sommes en monarchie. Macron a en effet beaucoup plus de pouvoirs que Louis XIV tout en se réduisant lui-même au double rôle d’exécutant d’ingénieurs plus que discrets et de recruteur de collaborateurs à l’échine suffisamment souple pour avaler toutes les couleuvres d’une politique qui ne cherche pas à résoudre mais à tenir.

L’état populaire pourrait pourtant exister par l’utilisation des référendums comme en Suisse. L’aristocratie discrète et la monarchie exécutante (Sarkozy à l’époque) y ont mis un violent coup d’arrêt en France par le traité de Lisbonne qui a imposé au peuple français en 2008 ce qu’il avait refusé par référendum le 29 mai 2005.

Cette république qui n’est plus qu’un maelstrom nous entraînant vers l’inconnu ne tient provisoirement que par l’injection massive d’énergie monétaire que l’on continue à prétendre sans source énergétique et qui remplace l’énergie humaine rendue obligatoirement inemployée par les confinements et les couvre-feux après l’avoir laissée inemployée par le chômage.

La phrase monarchique tant de fois répétée « quoi qu’il en coûte » est l’illustration inquiétante de l’espoir imbécile de remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire.

On y cumule deux incompétences sur lesquelles est construite la dissimulation, espérons-le, inconsciente, du retour de l’esclavage.

La première incompétence est statique. Elle est sur la monnaie que tout le monde utilise en ne s’interrogeant jamais sérieusement, ni sur la source de son efficacité ni sur le pourquoi de la confiance que son nom de monnaie fiduciaire demande sans rien expliquer. Jusqu’au 15 août 1971 la confiance était dans la réalité de l’or. Depuis cette date la confiance n’est que dans l’avenir, ce qui permet d’y placer les fantasmes les plus fous et les dynamiques les plus imaginaires.

La seconde incompétence est dynamique. Elle est de croire que la « reprise », quand elle arrivera, « fera le travail » et remboursera aux banques l’argent qu’elles ont créé arbitrairement et qu’elles pourront détruire après prélèvement. C’est tout le problème de la prétendue création de richesse en nous prenant pour des dieux alors que la réalité concrète est que nous ne sommes que des hommes réduits à échanger pour vérifier que nos productions sont des richesses et non des déchets. La création monétaire dont l’utilisation est chiffrée par le PIB, fait croire à la création de richesse en permettant abusivement de reconnaître comme richesses des tas de productions qui n’en sont pas. Combien de journalistes polluent les médias en répétant que le PIB mesure la création de richesses ?

La République avec sa majuscule masque avec la croyance en ces deux incompétences, l’abomination d’une création permanente d’énergie monétaire factice qui, pour être utilisable, se nourrit de la réinvention de tous les esclavages que nous constatons tous les jours et qu’il est toujours bon de répéter : l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Cette réintroduction de l’esclavage est le fondement caché de la grande réinitialisation de Davos et du nouvel ordre mondial.

Comment faire comprendre qu’un monarque qui dit vouloir protéger en disant « quoiqu’il en coûte », oublie simplement, on l’espère inconsciemment, de dire « quoiqu’il vous en coûte à vous esclaves » ? La République avec sa majuscule ne fait que justifier notre aujourd’hui en vendant notre demain, la conscience apparemment tranquille.

Quel candidat en 2022 nous sortira la tête des nuages et nous remettra les pieds sur terre ?

Les pieds d’argile de l’offre politique

Se scandaliser des effets ou prétendre les soigner sans jamais en analyser la cause est le triste spectacle auquel nous sommes forcés d’assister depuis un demi-siècle. Le jeu pervers et stupide qui consiste à s’échanger simplement les rôles de soigneurs et de contestataires en les habillant de droite et de gauche, et en multipliant les types de contestations pour ratisser large, fait que les soigneurs incapables deviennent de plus en plus dictatoriaux, et les contestataires, de plus en plus agressifs. L’important pour eux est d’être soigneur, pas de soigner vraiment puisque personne ne s’intéresse à la cause de tous ces effets désastreux.

Dans le Livre de Daniel, la Bible raconte comment Daniel explique à Nabuchodonosor le rêve que celui-ci avait fait et se refusait à décrire à ses sages. A son grand étonnement Daniel raconte d’abord au roi le rêve qu’il avait fait :

 « Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient d’airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. »

Si Daniel interprétait le rêve de Nabuchodonosor comme une prémonition de sa chute et de la décadence qui s’ensuivit, nous pouvons reprendre ce rêve pour observer l’offre politique contemporaine. La tête d’or pur est l’organisation parfaite de la société, la république idéale, qu’elle soit monarchie, oligarchie ou démocratie comme l’étudiait Jean Bodin au XVIe siècle. L’argent, l’airain et le fer sont ce que nos dirigeants en ont fait successivement en l’affaiblissant petit à petit jusqu’au ridicule que nous voyons aujourd’hui et que le vice-amiral (2S) Claude Gaucherand nous rappelle avec regard d’aigle et plume acérée :

Voilà une nation toute entière soumise – c’est le mot ! – à un régime de mesures toutes plus incohérentes les unes que les autres et même carrément débiles comme l’autorisation que chacun se donne de sortir et que l’on doit présenter en cas de contrôle sous peine d’amende voire de prison en cas de récidive. Ouvrir les stations de ski mais sans restaurants, sans bars, sans skis ! Ouvrir les supermarchés et le métro mais limiter à 30 les fidèles dans une cathédrale. Disposer d’un scientifique de renommée internationale mais être le seul pays à interdire l’usage de ce qu’il préconise et pour enfoncer le clou, le faire poursuivre en Justice et traduire devant le conseil de l’ordre des médecins !

Nous sommes aujourd’hui aux pieds du colosse. Seuls, le fer de la main du pouvoir avec sa litanie sans fin d’obligations/interdictions et l’argile de la monnaie sortie d’une corne d’abondance imaginaire, permettent de durer en attente de la pierre qui se détache « sans le secours d’aucune main ».

Pendant que le pouvoir s’agite à durcir le fer de sa main et à accumuler une argile qu’il se croit capable de créer pour que sa république malade tienne encore un moment, tous les réfractaires ne font qu’attendre la pierre qui va venir toute seule, en rêvant chacun dans son coin à un nouveau colosse dont les pieds seraient encore de fer et d’argile, de lois et d’argent. Cette médiocrité générale de l’offre politique n’a pas le courage d’analyser calmement la première cause de tous nos maux : la faiblesse argileuse d’une énergie monétaire qui n’est plus nourrie d’énergie humaine. Elle n’a donc plus, ni la force de son énergie infiniment diluée ni le frein de toutes les dépenses que lui donnait sa limitation. Elle ne nous donne plus que l’illusion de soutenir un colosse déliquescent.

Personne ne sait d’où viendra la pierre qui abattra tout et fera une grande montagne, pas plus que nous ne savons quand elle frappera. Nous nous partageons d’ailleurs entre ceux qui voient encore une beauté à ce colosse en le croyant éternel, et tous ceux qui savent qu’il va être détruit, chacun pensant avoir dans sa main la pierre qui deviendra montagne. Le drame actuel c’est que chacun a une pierre qui n’est qu’en argile et qui ne pourra jamais devenir montagne puisqu’elle éclatera avec l’argile des pieds du colosse.

Les plus dangereux sont ceux qui veulent solidifier la coulée d’argile par le fer de la loi et construire sur ces pieds leurs fantasmes colossaux. C’est le « great reset », ennemi fondamental des peuples et des civilisations dans les années à venir. Il faut l’observer avec calme et détermination pour le détruire le moment venu.

Pendant que les médias amusent le peuple pour qu’il ne bouge pas et pendant que le pouvoir distribue de l’argile à tout va pour gagner du temps et faire tenir l’ochlocratie et son colosse bidon, un certain nombre de gens ont pris conscience du problème à l’ONU, à Davos, au FMI, à l’UE, à la Banque Mondiale, à l’OCDE…entre autres et sans oublier Soros. Dans tous ces lieux inutiles et couteux où l’admiration de soi-même est la règle, des milliers de têtes mal faites préparent le « great reset » et leur solution par la fuite en avant dans le mondialisme conçu comme la mondialisation de leurs petites personnes. Finis les États, les nations, les civilisations, la notion même de pluriel, chaque individu sera soit un dieu qui aura accès à l’argile apparemment solide, soit un inutile qu’il faudra nourrir, loger, distraire, endormir et surtout aveugler pour qu’il ne réalise pas sa mise en esclavage.

L’incompréhension de ce qu’est l’argent, du pape à Macron et de l’ONU à la Nouvelle Zélande, des professeurs d’économie aux moutons à qui ils enseignent, fait que le pape n’a plus besoin du travail pour nourrir et loger l’humanité, que Macron croit que son fantasme de souveraineté européenne va tout résoudre, que l’ONU bénit avec le FMI et l’UE, le « great reset » de Davos, que la Nouvelle Zélande veut emprisonner tous les réfractaires, que les professeurs d’économie continuent à dire que la monnaie a remplacé le troc pendant que leurs élèves se croient intelligents parce qu’ils ont assisté aux cours et qu’ils savent répéter.

Le drame, c’est que beaucoup sont sans doute en partie de bonne foi dans leur délire. Le refus par ignorance, lâcheté ou perversion que l’énergie monétaire n’existe que par l’énergie humaine qui la nourrit, fait que personne ne semble réaliser qu’en économie, tout commence par rendre utile chaque membre du groupe, ce que chaque marin apprend le premier jour. L’organisation communiste qui consiste à ce que l’État s‘en occupe seul, et l’organisation capitaliste qui laisse au privé le soin de s’en occuper seul, ont fait leur temps.

 La pierre qui deviendra montagne après avoir abattu le colosse de carnaval, sera celle qui aura compris et proposé un nouveau paradigme fondé sur deux pieds :

Rendre utile tous les citoyens par une harmonie du public et du privé avec comme seul but un chômage inexistant. Le public rend utile ceux que le privé n’a pas utilisé. Il est une voiture-balai efficace, non pour acheter sa tranquillité en distribuant de l’argent mais pour rendre utile ceux qui ne le sont pas encore, et en créant l’argent constatant la richesse créée par eux.

Limiter la monnaie à l’énergie humaine déjà utilement dépensée, de façon à éviter que l’énergie monétaire dont la source ne serait pas le travail humain bien fait, et serait donc objectivement une fausse monnaie, ne serve à financer l’irréfléchi demandé par toutes les minorités et les quémandeurs de moyens, tout en faisant automatiquement réapparaitre l’esclavage. Chacun peut constater la réapparition actuelle des esclavages puisque nous faisons avec la monnaie dette, les subventions, les minima sociaux et le revenu universel, l’inverse exact de ce qu’il faudrait faire.

Un changement de paradigme peut être une solution mais il peut être aussi une fuite en avant. Le drame actuel est que le « great reset » est une fuite en avant. Ses propositions sont fondées sur un monde de machines, de robots, de recherche médicale, de transhumanisme, d’intelligence artificielle, de communication parfaite façon 5 puis 6G, tous terriblement consommateurs d’argent au service de dieux autosélectionnés, pendant que ceux qui n’en seront pas, seront les inutiles que seul l’esclavage valorisera un peu. Heureusement le « great reset » se dégonflera comme la baudruche qu’il est, dans les pays qui sauront limiter leur monnaie. Malheureusement, parmi les réfractaires qui s’expriment, très peu réalisent que l’énergie monétaire n’est énergique que parce qu’elle se nourrit de l’énergie humaine, que ce soit par le travail volontaire ou par l’esclavage. Actuellement le « great reset » est en marche, il distribue sa monnaie de Monopoly pour dissimuler ses erreurs, il fait semblant d’inventer la monnaie digitale qui existe déjà, pour pouvoir, par les blockchains, fabriquer de l’argent de façon illimitée. Plus grave, la pantalonnade orchestrée de pandémie mondiale lui est doublement utile. Par le confinement, le « great reset » démolit l’économie malade d’avoir écouté les siens et fait place nette en offrant un virus en bouc émissaire. Et « en même temps » il teste, avec malheureusement un certain succès, l’acceptation par les peuples de leur propre esclavage.

2021 va être passionnant.

Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine

Nous vivons dans un monde totalement irréaliste et magique façon Harry Potter, Star Trek ou Alice au pays des merveilles. Nous le pressentons tous sans avoir vraiment envie d’en prendre conscience tellement une prise de conscience nous ferait affronter une réalité qui nous fait peur.  Si Harry Potter avait sa baguette et le quai 9 3/4, si Star Trek avait la télétransportation et Alice son miroir, nous avons nous aussi une énergie magique créatrice d’illusions et qui résout absolument tout : l’argent qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, n’est limité que par la décision changeante de quelques-uns. Tous les buts, même les plus aberrants, deviennent apparemment atteignables grâce à cette énergie non reconnue comme telle, et pourtant facilement illimitée, gratuite et omnipotente. Elle n’a officiellement plus de source, donc plus de limites, depuis seulement 50 ans. Nous nous divisons simplement, à en croire Yuval Noah Harari et Laurent Alexandre, entre les dieux qui y ont accès et les inutiles qui n’ont accès qu’aux miettes que les dieux leur abandonnent avec dédain et regret. On croirait vivre dans le monde des sorciers et des moldus ou dans la parabole du riche et de Lazare (Lc 16 :19).

Parallèlement à ce rêve envahissant qui devient angoissant, la réalité devient ringarde, dépassée, « ancien monde », inintéressante. Des peuples entiers font comme les ados qui se retournent dans leurs lits pour ne pas se réveiller et rester dans leurs rêves. La réalité devient subordonnée au rêve et aux fantasmes comme nous le voyons avec la théâtralisation d’un virus peu agressif et d’une élection américaine. Le classement des différents pouvoirs s’intervertit entre le premier et le second d’un côté, et les 3e et 4e de l’autre. Les médias ont pris le pouvoir depuis qu’ils appartiennent quasiment tous à ceux qui ont accès à l’énergie monétaire. Ces professionnels de la parole, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion, ont pris le pouvoir avec la complicité des juges et des experts qui redéfinissent le bien avec des mots vides de sens mais coercitifs comme « état de droit » ou « urgence sanitaire ». Les pouvoirs législatif et exécutif se sont couchés devant les pouvoirs juridiques, médiatiques et pseudo-scientifiques de ceux que l’on déclare sachants. Une nouvelle définition du bien nous est imposée par une communication omniprésente et lancinante. Elle nous emmène vers un inconnu dont la cohérence n’existe que par la débauche d’argent que le pouvoir y consacre chaque jour davantage tellement demain en exige toujours plus qu’aujourd’hui. Cette réalité refusée en devient tout aussi angoissante que le rêve dans lequel nous essayons de nous réfugier.

Comment est-ce possible ? Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire et qui le fera ?

Comment est-ce possible ?

Ce n’est pas une question que nous nous posons, pas plus que nous ne nous demandons comment marchent les baguettes magiques, la télétransportation ou le miroir d’Alice. Nous nous contentons d’écouter les médias en admirer l’efficacité et surtout d’en profiter. Comme les grenouilles qui se font cuire en ne s’apercevant pas de l’augmentation lente de la température, nous acceptons d’être violés par les juges, les experts, les journalistes et les politiques tout en trouvant que l’eau, au départ agréable, commence à être vraiment trop chaude. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, l’énergie monétaire nous insensibilise et nous paralyse. Elle vient à leur secours chaque fois que leurs culs-de-sac deviennent trop évidents. La débauche actuelle de l’énergie monétaire prétendument « débloquée » par le pouvoir, justifie à ses yeux le blocage ahurissant de l’énergie humaine qu’est le confinement. Le pouvoir n’y voit même plus l’étalage de sa bêtise et de son affolement.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce viol collectif par ceux qui se sont agglomérés en élite auto proclamée a comme première raison l’oubli que la vie n’est qu’une multitude d’échanges effectués par notre énergie. Nous l’avons remplacé par la croyance très agréable mais stupide que nous somme des dieux capables de créer. Nous croyons créer un enfant alors que seule la patience d’une femme permet d’échanger un ovule et un spermatozoïde contre un bébé. Nous croyons créer des richesses alors que nos productions ne se transforment en richesses que par l’échange que nous en faisons avec une autre richesse qu’est l’argent ou par l’espoir ou l’illusion que cet échange sera possible.

Fondé sur cet oubli nous avons cru créer notre baguette magique, notre télétransportation ou notre miroir d’Alice, en assemblant très intelligemment des concepts vidés de leur sens et remplis artificiellement de vide aussi bien dans la réflexion que dans la communication pour ne pas avoir à agir.

Dans la réflexion nous avons changé depuis deux siècles le sens de mots neutres pour en faire des solutions déjà acquises de problèmes soigneusement éludés. Le progrès qui n’est que le mouvement est devenu miraculeusement le bon mouvement. La république qui n’est que le problème de la vie en groupe, en est devenu miraculeusement la solution qui évite de regarder le problème puisqu’on a la solution. L’argent qui n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine est devenu à lui tout seul, une énergie venant de nulle part et résolvant tout.

Dans la communication nous assistons à un feu d’artifice d’incompétence et de mauvaise foi difficilement démêlable, pour nous faire croire qu’un échange est une création. Des mots comme profit, bénéfice ou PIB sont là pour nous faire oublier l’échange et nous faire croire à la création. On en arrive à croire à la stupidité que les entreprises font du profit sans voir qu’il n’y a là qu’un échange avec un appauvrissement de même montant de leurs clients. L’énergie sous formes de travail et d’argent qu’a mis l’entreprise à produire n’est qu’échangée avec l’énergie qu’a mis le client pour trouver l’argent nécessaire à son achat. Mais on peut par incompétence ou mauvaise foi, négliger l’énergie humaine du client qu’il a transformé en énergie monétaire pour faire croire que les entreprises créent de la richesse. On peut encore, par ruse ou bêtise, distribuer par subventions ou prestations sociales l’argent à échanger avec les productions pour en faire des richesses. On néglige aussi l’énergie monétaire en parlant du PIB comme d’une création de richesse, alors qu’il n’est que l’addition de tous les échanges faits contre de l’argent, y compris les soins, les réparations, la prostitution et la vente de stupéfiants. Il est navrant d’entendre l’économiste Marc Touati sur Sud Radio ou le journaliste économique Eric de Riedmatten sur CNews dire apparemment de bonne foi « Le PIB est la richesse créée dans un pays ». Il est encore plus navrant de voir comment, en fabriquant de la monnaie sans retenue pour les acheter, on fait croire que des déchets et des encombrants se sont miraculeusement transformés en richesses. Est-ce de l’incompétence, de la rouerie ou un scandale délictueux ?

Pendant que nous vivons dans la croyance aux miracles, la réalité poursuit son œuvre. Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages.

Comme aucune force visible n’accepte de se confronter à la contradiction fondamentale qui nie l’échange et qui veut globalement de plus en plus d’argent et de moins en moins de travail, toutes les forces en présence se contentent d’éclairer avec raison les incohérences des autres en dissimulant les siennes et en laissant monter les esclavages nourriciers qui sont ceux que nous voyons monter tous les jours en regardant ailleurs, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Que faut-il faire ?

Fondamentalement, remettre l’échange vrai au centre de toute organisation, avoir une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine et reconstruire naturellement une cohérence perdue sur ces deux bases.

A l’intérieur retrouver l’échange entre les citoyens et donc commencer par faire en sorte que chacun ait quelque chose à échanger. Les entreprises, les artisans et les commerçants sont les seuls à échanger des productions contre de l’argent. Mais pour échanger un service contre de l’argent tout le monde peut s’y mettre y compris les chômeurs. Au lieu de flatter les électeurs par des subventions ou des prestations sociales qui ne sont que des habillages peu discrets de la corruption, tous les maires de France pourraient voir comment rendre utile tous leurs administrés au chômage, et comment vérifier cette utilité afin que l’État puisse échanger ces nouvelles richesses contre un argent créé pour les reconnaître.

A l’extérieur retrouver à l’international l’échange du pacte de La Havane que le sénat américain a bloqué après que ses représentants l’aient signé, pour que le libre-échange devienne enfin un échange libre et non plus simplement la liberté honteuse de faire payer les autres par des balances commerciales excédentaires qui sont la négation d’un échange même si on le déguise en « libre-échange ».

Pourquoi appeler protectionnisme le simple appel à la vérité de l’échange, si ce n’est pour embrouiller les esprits ? Pourquoi appeler concurrence ce qui n’est que renoncement devant la difficulté d’un échange vrai ?

L’échange étant complètement différent à l’intérieur et à l’extérieur, c’est l’observation des échanges différents qui définira au mieux l’espace qu’est l’intérieur par rapport à l’extérieur, ce que l’Histoire a appelé jusqu’à aujourd’hui pays, patrie ou nation.

Dans notre espace, retrouver le franc en veillant à ce qu’il ne puisse dépasser en quantité, l’énergie humaine préalablement dépensée à créer ce que nous voyons comme des richesses, et à ce que jamais une fabrication de fausse monnaie ne nous fasse croire que nous créons des richesses car cela attirerait à nouveau tous les perdus et tous les rusés de la Terre.

Qui le fera ?

Sûrement pas ceux qui oublient l’échange dans leur analyse comme Jean-Marc Jancovici qui regrette la consommation d’énergie fossile mais qui dit à ses étudiants « Du pognon, il y en a ! ». Il sera audible quand il aura intégré que seule la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine préalablement bien utilisée, nous forcera à inventer la limitation en effet nécessaire de notre consommation d’énergie fossile. Il parle de « Superman pour de vrai », ce qui n’existe pas même si nous vivons comme si nous l’étions.

Sûrement pas ceux qui refusent dogmatiquement que la monnaie est une énergie alors qu’ils s’agitent pour vendre leur pensée tellement ils ressentent le besoin vital de cette énergie.

Sûrement pas les tenants de la monnaie-dette, du mondialisme et du faux libre-échange qui ne sont que les nouveaux esclavagistes qui ne s’en rendent souvent même pas compte et qui préparent leur « grand renouvellement ».

Sûrement pas ceux qui croient à la monnaie-dette sans être partisan du mondialisme car il faut leur laisser le temps de réaliser combien ils sont contradictoires.

Sûrement pas les Politiques qui n’arrivent pas à penser sérieusement à autre chose qu’à leur réélection ou à leur pantouflage. Ils ont compris que l’énergie monétaire se décroche plus facilement dans les ors de la république que dans la dépense de leur énergie personnelle, et ils limitent leur énergie à y parvenir et à y rester.

Sûrement pas toutes les minorités de toutes sortes qui ne se font entendre que par l’énergie monétaire qu’on leur distribue gratuitement.

Sûrement pas les yacafaucons qui ont la solution universelle avant d’avoir posé le problème.

Sûrement pas les vieux comme Joe Biden dont on regarde surtout qui le remplacera à sa disparition physique ou mentale.

Il ne reste pas grand monde mais l’intelligence, le bon sens et la pression de la réalité fera forcément émerger dans les nouvelles générations celui ou ceux (regroupant ce que le français nous a toujours dit être aussi bien des hommes que des femmes) qui prendront enfin le taureau par les cornes en limitant la monnaie à l’énergie humaine déjà intelligemment dépensée, nous laissant devant un problème très difficile mais qui pourra enfin être résolu puisque la suppression de la fausse corne d’abondance nous aura forcé à revenir dans la réalité.

 

 

Merci Dr Véran, vous avez vaincu la mort !

Il faut arrêter de houspiller et de brocarder le ministre de la santé qui dans la discrétion la plus totale a vaincu à l’aide d’assistants aussi discrets que lui, la grippe, la pneumonie, le cancer et toutes les causes de la mort hors Covid 19.

Les statistiques de l’Insee nous montrent que les morts toutes causes confondues sont en France métropolitaine de l’ordre de 45000 par mois et donc de 1500 par jour. Comptant les morts, un par un, mois par mois, depuis les 70.900 morts de janvier 1946, soit en courbe, soit en tableau, l’Insee nous montre qu’il n’y a pas plus de morts en 2020 que les autres années et que la légère pointe de mars et avril 2020 (61.900 et 65.900) est moins proéminente que celles de janvier 46 (70.900), janvier 49 (87.861), février 53 (73.023), décembre 69 (74.725), ou janvier 2017 (66.990). Après avoir entendu le nombre de morts annoncés, pardon ! serinés en 2020 par le directeur de la santé comme étant dû au coronavirus, la conclusion est automatique et sans appel :  la grippe, la pneumonie, le cancer, les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et la simple vieillesse tuent infiniment moins en France depuis que le Dr Véran en est le ministre de la santé.

Olivier Véran n’en parle jamais mais grâce à son action, la grande faucheuse n’a plus que le coronavirus à se mettre sous la dent. Dans la religion catholique on canonise les saints qui font des miracles. Il faut sans doute inventer quelque chose dans la nouvelle religion républicaine quand de tels miracles sont tellement vérifiés par les médias.

A moins évidemment qu’ils ne nous prennent tous pour des c… et qu’il ne reste plus que deux séries de questions à se poser :

Pourquoi un tel cinéma mondial ? Aurait-il un lien avec la dette mondiale irremboursable et avec la préparation du « great reset », du grand renouvellement, programme du Davos 2021 déjà ouvertement préparé par le FMI, la Banque Mondiale et la BCE sous les yeux éteints des Politiques ? Voyons-nous arriver l’idée extraordinairement pernicieuse de la monnaie digitale que si peu de gens comprennent et qui permet d’appauvrir uniformément les peuples pour que les banques puissent ne pas exploser et détruire la monnaie qu’elles ont illégitimement mais légalement créée ?

Le test actuel de la somnolence des peuples ne serait-il pas là pour vérifier que le pays de Cocagne dans lequel depuis 50 ans on leur a fait croire qu’ils vivaient, les a bien tous mis en léthargie pour pouvoir techniquement leur reprendre ce qu’ils croient posséder par leur travail ou par des subventions, alors qu’ils n’ont que l’illusion de la possession par la fausse monnaie créée par les banques ? Comment les médias peuvent-ils avoir le pouvoir sans contrôle de créer artificiellement une épidémie de peur chez des peuples devenus incapables de s’en vacciner eux-mêmes tellement ils sont occupés à croire à leur individualisme triomphant et à la fabrication de boucs émissaires divers et variés ? Un ministère de l’information ne devrait-il pas être recréé partout pour fermer rapidement le ministère orwellien de la Vérité qu’occupe saint Véran. Saint Véran ne doit-il pas redevenir simplement ce qu’il est, le nom de la très jolie et plus haute commune d’Europe ?