En tous domaines nous maquillons notre incohérence par une création permanente d’argent


Il est assez stupéfiant de voir comment, avec notre complicité passive, il n’y a plus un domaine où notre incohérence manifeste ne soit pas provisoirement masquée par la corruption sous une forme ou sous une autre. En économie, en éducation, en politique, en santé, en sécurité, tout est d’une incohérence que l’on ne dissimule même plus. Tous les problèmes qui sautent aux yeux ne sont apparemment réglés que par les idéologies qui s’inventent des solutions futures. A chacune d’elle une partie du peuple adhère par manque de réflexion. On gagne du temps avec à la fois la carotte des distributions d’argent et le bâton des peurs agitées en tout domaine. Mais le temps complique chaque jour davantage notre problème dont nous refusons d‘analyser la cause. La veulerie, l’incompétence et le cynisme que se partagent nos dirigeants n’ont d’équivalent que l’aveuglement populaire que l’avenir ne semble même plus intéresser.

Tout est fait pour faire oublier au peuple qu’il se suicide en faisant de moins en moins d’enfants et en produisant de moins en moins ce qu’il consomme. Le futur est condamné pour permettre actuellement à une petite fausse élite de s’accaparer au passage une part importante du revenu tout en fabriquant l’argent nécessaire pour anesthésier le peuple par l’idéologie et la corruption. Aucun des trois blocs politiques ne semble s’intéresser au problème. Ils participent tous à la fabrication de notre incohérence tout en gratouillant de-ci, de-là pour que telle ou telle conséquence ne se voit pas trop.

La base de notre incohérence est évidemment l’économie fondée depuis 50 ans sur le libre échange qui fait produire par les plus pauvres, consommer par ceux que l’on présente comme les plus riches en laissant la plus grosse part du revenu à ceux qui organisent les mouvements d’hommes, de marchandises et d’argent, et qui sont les maîtres du système. Quiconque dénonce ce scandale en rappelant que dans un espace cohérent, production, revenu et consommation sont par définition au même niveau comme le rappelle l’INSEE dans ses définitions, est immédiatement accusé de repli sur soi. La consommation ne se fait que par l’emprunt, remboursable individuellement et irremboursable collectivement si ce n’est pas une baisse permanente du niveau de vie, tout en promettant avec la même permanence son augmentation.

On fait croire au peuple que le PIB chiffre une prétendue création de richesse appelée croissance, alors qu’il ne chiffre que la dépense faite avec un argent fabriqué en continu par l’emprunt.

L’incohérence, le mensonge et la dissimulation règnent en maîtres, alimentés servilement par les politiques, les publicitaires et les médias. Nous avons inventé, sans jamais les définir si ce n’est par un historique complètement dépassé, les notions de droite et de gauche qui ne servent qu’à habiller le bien et le mal sans jamais rien préciser et à stigmatiser ceux qui les habillent différemment en ne les définissant pas davantage. On est de droite ou de gauche et c’est un honneur ou une flétrissure indélébile et inexplicable. Les droites veulent remonter le temps et retrouver au choix 1950, 1805 ou 1788. Les gauches baignent dans des futurs incohérents qu’elles ripolinent suffisamment pour qu’une partie du peuple y succombe sans rien y comprendre. Gauches comme droites ne sont intéressées que par se faire élire en trouvant l’argent qui fait les élections et donc en se couchant devant ceux qui le fabrique. Elles taisent scrupuleusement ce qu’elles feraient au pouvoir, à l’instar d’Emmanuel Macron, cet illustre inconnu qui a détricoté la France en n’étant élu que par l’argent fabriqué pour cela.

En sécurité nous cumulons le refus de voir que l’immigration de travail est morte et que Giscard l’a remplacée par une immigration de peuplement qui génère une confrontation civilisationnelle mortifère sur ce qui est bien et ce qui est mal, et l’invention d’un ennemi russe qui ne fait que réagir à la transformation en Yougoslavie d’un OTAN défensif qui aurait du se dissoudre avec le pacte de Varsovie, en un OTAN agressif qui a bombardé Belgrade et voudrait imposer militairement à la Terre entière l’ensemble de nos incohérences. Cela entraîne en réaction les BRICS qui ne s’accordent que sur le rejet de nos incohérences et cherchent à tâtons, chacun dans son coin et dans le respect de la recherche des autres, une cohérence durable qu’aucun n’a encore trouvée.

En éducation nous avons multiplié les incohérences. Alors que l’école avait toujours été le lieu où l’on apprenait à écrire, à lire et à compter avant de se mettre à produire des enfants et des biens, nous en avons fait un lieu d’apprentissage des incohérences déguisées en modernité où l’on apprend à l’enfant qu’il peut décider de son sexe et que les mots vides de sens précis comme démocratie, laïcité, progrès et croissance sont le bien incontournable et indiscutable.

Non contents d’avoir ridiculisé l’école, nous avons inventé une université qui n’en est plus une. L’université était pendant deux siècles, le lieu où quelques sachants particulièrement remarquables, enseignaient à une infime minorité de la population, choisie par un baccalauréat qui éliminait 97 % des lycéens qui eux-mêmes avaient été préalablement sélectionnés comme pouvant être éventuellement plus utiles en ne produisant pas directement eux-mêmes mais en faisant mieux produire les autres. Nous en avons fait une usine à gaz où une armée mexicaine de professeurs au talent douteux mais généralement très contents d’eux-memes, maintient dans l’improductivité pendant des années la quasi-totalité de la population qui y apprend qu’elle est trop intelligente pour produire, qu’elle a tout compris et qu’on va la payer très cher pour exhiber sa nullité. Chacun sait bien que ce qu’il a appris pendant ses « études » ne lui sert quasiment à rien si ce n’est à éviter le ridicule d’être agriculteur, ouvrier ou artisan sans penser une seconde que ce sont pourtant quasiment les seuls à être utiles.

L’université prépare dans la population la peur du lendemain en déconnectant la jeunesse du réel mais elle est cohérente avec les politiques et les médias qui génèrent et diffusent les deux peurs les plus insidieuses, pandémique et climatique.

Côté pandémie, on a généralisé la peur du covid alors qu’il s’avère aujourd’hui que seuls de faux indicateurs ont fait croire à une mortalité importante. Seule la malhonnêteté intellectuelle de docteurs comme Fauci ou Véran dont il faudra bien un jour chercher les motivations, a pu faire accepter par le peuple les suspensions de vie que sont les confinements ridicules, inutiles et suicidaires. Seule la fabrication d’argent ex nihilo a permis comme d’habitude d’étouffer le débat.

Côté climat, le GIEC dans lequel seule le France glisse le mot expert alors qu’il n’est qu’intergouvernemental, pond des pavés de plusieurs centaines de pages qui sont assez bien faits mais que personne ne lit. Ce sont les résumés de quelques dizaines de pages purement politiques qui sont réputées être leur condensé alors qu’ils ne sont que le choix de la partie traumatisante. On oublie volontairement que le CO2 nourrit le végétal qui produit l’oxygène dont l’homme et l’animal ont besoin en rejetant le CO2 dont le végétal a besoin. On fait de l’homme un dieu qui peut changer le climat alors que les carottes glaciaires démontrent que le climat changeait terriblement avant l’arrivée des humains. Les chroniqueurs racontent que l’on traversait la Seine, la Loire et le Rhin à pieds secs, des siècles avant que l’écologie subventionnée vienne tout expliquer par notre refus de passer sous leurs fourches caudines.

Est-il cohérent de nous dire que la biodiversité est essentielle dans tous les domaines de la vie, mais que, dans la race humaine, elle est idéologiquement et dogmatiquement inexistante voire malsaine ?

Tout est fait pour maquiller la production de moins en moins d’enfants, de biens consommables et de biens durables tout en espérant sans y croire un lendemain radieux. Cette folie collective ne peut durer mais elle est entretenue par une manipulation quasi scientifique.

On parle beaucoup du double neveu de Freud qu’était Edward Bernays qui a tellement inspiré Goebbels et, à sa suite, tant de manipulateurs contemporains plus ou moins discrets. Mais nous ne décortiquons pas assez les techniques de manipulation que nous vivons tous les jours et qui rendent obsolètes les notions mêmes de démocratie et de sondage.

La base de son enseignement est que les peuples ne sont pas sensibles aux faits mais à la perception des faits. Il suffit donc de travailler leur perception pour leur faire croire ce que l’on souhaite. Publicitaires, politiques et médias ne font que cela.

Les techniques de Bernheim doivent être connues pour constater combien elles sont quotidiennement utilisées sur nous par ceux qui prétendent être à notre service.

  1. Pour convaincre il est inutile d’avoir des arguments logiques, il suffit d’associer un produit ou une idée a une émotion comme le prestige, la liberté, l’appartenance ou la sécurité. La peur fait associer n’importe quoi à la sécurité.
  2. L’opinion publique n’est pas la somme des opinions individuelles mais ce que pensent quelques leaders d’opinion, experts, célébrités ou journalistes qu’il faut mettre en valeur.
  3. Les consommateurs achètent davantage ce que représente un produit que le produit lui-même (voiture pour réussite, montre pour statut social, etc).
  4. Les peuples préfèrent les histoires bien racontées aux démonstrations logiques.

Il en tire dans Propaganda, son livre écrit en 1928 et très curieusement traduit en français qu’en 2007,  la conclusion qu’en politique, dans les médias, les associations et le commerce, les manipulations sont inévitables et que la seule question est de savoir qui l’exerce et dans quel but.

La solution est pourtant simple, elle est pressentie par tout le monde même si personne ne la formule. Il faut multiplier par deux ou trois la rémunération de ceux qui produisent pour qu’ils puissent loger et entretenir des familles aussi nombreuses qu’ils le souhaitent. Tout le reste n’est que conséquences et équilibrages. Toute production nationale doit être protégée par des droits de douane qui affaiblissent autant que nécessaire la concurrence extérieure. Tout résident, qu’il soit Français ou non doit chercher à produire ou être au service de la production. La chimère actuelle européiste, mondialiste et élyséenne, de la création de richesse par la dépense d’un argent créé pour être dépensé, doit être dénoncée vigoureusement alors qu’elle est la base de notre fausse économie actuelle. Le réalisme doit balayer les idéologies, ce qui ne sera pas simple car les puissants actuels ont intérêt à l’incohérence et au mensonge. Aucun parti politique actuel ne leur est pas inféodé d’une manière ou d’une autre et aucun parti politique actuel ne parle du problème que nous devons résoudre. En l’état actuel des choses l’élection présidentielle de 2027 ne changera absolument rien quel que soit le candidat que l’argent aura mis au pouvoir apparent.

Le monde impossible dans lequel certains voudraient nous faire vivre sans le comprendre eux-mêmes


Un équilibre stable est un équilibre qui se reconstitue de lui-même quand il est dérangé. C’est une bille dans un bol, une veste au porte-manteau ou un fruit sur sa branche. A l’inverse un équilibre instable s’effondre dès qu’il est bousculé. C’est le château de cartes ou le funambule sur son fil. Nous vivons une période très étrange où, avec la complicité de tous, nous tentons de rendre stable un équilibre instable par différentes idéologies, toutes très contentes d’elles-mêmes, et toutes ne puisant leur avenir que dans les interdictions, les obligations, la dépense d’argent venant d’on ne sait où et les futurs radieux que chacune imagine et cherche à nous vendre.

Dans toutes les civilisations, pendant des millénaires, les sociétés se sont construites sur deux équilibres stables, simples et fondamentaux. Le premier était que l’on ne consommait que ce que l’on produisait. Le second, que les hommes et les femmes se retrouvaient pour fonder des familles où chacun faisait ce qu’il faisait le mieux. Les femmes portaient à l’intérieur puis à l’extérieur d’elles-mêmes les enfants avant de les accompagnaient vers l’âge adulte. Les hommes allaient chercher à l’extérieur tout ce qu’il fallait pour loger, nourrir et entretenir au sens large leur famille. Il ne faut jamais oublier l’histoire du verbe entretenir qui au XIIIe siècle voulait dire « se soutenir mutuellement », puis au XIVe siècle « maintenir » ou « faire durer », et depuis le XVe siècle « fournir ce qui est nécessaire pour vivre ». L’homme « entretenait » et la femme faisait vivre. Elle faisait vivre en veillant à ce que tous les membres de la famille, y compris elle, aient une vie harmonieuse

L’arrivée des idéologies, qui sont toutes nées du désir de remplacer les religions dans la définition du bien et du mal, a ruiné les deux équilibres stables fondamentaux et nous laisse dans une situation que nous savons impossible mais que nous ne savons pas s’il est encore possible de la rectifier.

Comment avons-nous pu en arriver là ?

Ce sont les opportunités et les intérêts de quelques-uns qui ont tout déclenché en très peu de temps. D’abord les opportunités. La première est la publication en 1928 du livre Propaganda d’Edward Bernays. Bernays (1891-1995) est le double neveu de Sigmund Freud fondateur de la psychanalyse : par sa mère (Anna, sœur de Sigmund) et par son père (Eli, frère de Martha, l’épouse de Freud). Quand on voit combien Goebbels s’en est inspiré, il est stupéfiant de constater qu’il a fallu attendre 2007 pour avoir en France, la première traduction de ce livre aux éditions La Découverte sous le titre explicatif Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie. La manipulation de l’opinion dans ce que l’on appelle encore démocratie est devenue une constante en tous domaines, ce qui rend de plus en plus difficile l’approche de la vérité. La seconde opportunité a été le 15 août 1971 la déconnection prétendument provisoire du dollar de l’or par Richard Nixon qui en avait assez de voir le monde entier rapporter des dollars et repartir des Etats-Unis avec de l’or. La troisième opportunité a été une ambiance de renouveau avec la conquête spatiale, le concile Vatican II, l’invasion triomphante de la communication et mai 68.

Pour les deux dernières opportunités, la question se pose de savoir si ce sont vraiment de simples opportunités ou déjà des manipulations parfaitement volontaires. Chacun en jugera. La quatrième opportunité qui perdure encore aujourd’hui, est la méconnaissance profonde et générale de l’origine de la puissance de l’argent. L’argent est arrivé partout dès que certains essayaient, en ne faisant que recevoir, d’échapper au donner-recevoir-rendre qui a toujours prévalu partout tant que le groupe n’était pas trop nombreux. L’apparition de l’argent n’a pas dérangé l’équilibre stable que l’on ne consomme que ce que l’on produit, mais elle a ajouté le revenu au cycle de la production et de la consommation. Dans un espace donné, la production, le revenu et la consommation sont par définition au même niveau si tout circule normalement. La cinquième opportunité, tout aussi incomprise que la quatrième, est le constat d’avoir appelé PIB, produit intérieur brut, ces trois approches de la circulation monétaire qui donnent évidemment toujours le même résultat dès l’instant où l’on est dans un espace cohérent.

C’est dans le contexte de ces 5 opportunités factuelles que certains ont compris l’avantage qu’ils pouvaient tirer pour eux-mêmes de l’ignorance générale en matière économique dont nous avons oublié qu’elle est d’abord du bon sens. La construction de l’incohérence actuelle s’est faite sur le mondialisme et la création d’argent.

D’abord prendre comme espace cohérent, non plus la nation trop concrète, trop historique, trop populaire, mais le monde entier. Dans cet espace, production revenu et consommation sont comme partout de même niveau mais la répartition des trois peut être manipulée à l’infini. La plus grosse production dans les pays dits pauvres, la plus grosse consommation dans les pays dits riches et le plus gros revenu, là où on le décide. C’est le commerce international de l’OMC qui a réussi à faire disparaitre l’OIC créé par les mêmes pays dont la France. L’OMC, mondialiste comme l’UE, milite pour le libre-échange, l’OIC valorisait au contraire l’entité nationale et conseillait les droits de douane pour n’importer que ce que l’on ne savait pas produire et limiter la valeur importée à la valeur exportée. L’OMC a gagné provisoirement par ko mais ce sont évidemment les nations qui restent au tapis ayant perdu leur cohérence économique.

En faisant circuler librement les hommes, les marchandises et l’argent, il est facile de faire produire là où la main d’œuvre est la moins chère et de faire consommer là où les gens se croient dans un pays riche. En étant les acteurs de tous les mouvements de marchandises et d’argent, il est facile de les faire payer et de prendre la part que l’on veut du revenu mondial créé par le travail des autres. Mais ce n’est pas suffisant. Il a fallu baisser partout la rémunération du travail en utilisant les conseils de Bernays. Depuis toujours et partout la rémunération du père de famille suffisait à faire vivre sa famille, même nombreuse. Mais en manipulant l’opinion, on lui a fait croire qu’il était dégradant pour une femme de ne pas aller chercher de l’argent sur le même terrain que les hommes. En doublant les demandeurs d’emplois, on a tout naturellement divisé par deux en moyenne le salaire individuel et aujourd’hui il faut deux salaires pour faire vivre une famille alors qu’il n’en fallait qu’un il y a 50 ans et plus. Cet énorme détail n’est jamais relevé. Dans le même esprit on cherche à tripler les demandeurs d’emplois grâce à l’immigration sans se soucier que, grâce à Giscard et à son regroupement familial, l’immigration n’est plus une immigration de travail mais une immigration de peuplement qui tente d’arriver avec sa cohérence. La hausse de tous les prix a relativement dissimulé l’énorme baisse générale du pouvoir d’achat que les médias stipendiés nous ont vendue être inexistante. Merci Bernays.

Pour couronner l’empire de bêtise qui nous anime, on a laissé s’agglutiner les peuples dans des grandes métropoles qui ne produisent quasiment rien et qui consomment énormément, ce qui est le but que leur a assigné les vrais décideurs que le futur n’intéresse pas.

Cela donne des nations qui sont toutes devenues incohérentes et qui ne tiennent provisoirement que par la dette et la création monétaire sous les yeux éteints ou goulus des politiques, des médias et des intellectuels.

C’est en effet la seconde rouerie des vrais décideurs après celle du mondialisme : utiliser la déconnection de l’argent de toute richesse réelle pour fabriquer pour soi l’argent que l’on souhaite. Le faux-monnayage légal n’avait jamais été tenté sauf par quelques monarques peu regardants. C’est aujourd’hui très officiellement la création monétaire bancaire que si peu de gens cherchent vraiment à comprendre.

La fabrication légale par certains de l’argent qu’ils souhaitent est simple et monstrueusement scandaleuse. Chaque fois qu’une banque a la chance de trouver un emprunteur solvable, elle lui fait promettre de rembourser avec intérêts et elle promet en contrepartie d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur feras avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte. Ce que beaucoup ne veulent pas comprendre, c’est que la promesse de la banque voyage avec les chiffres qu’elle a déposés sur le compte de l’emprunteur. La dette de la banque devient d’abord la propriété de la banque qui encaisse le chèque que fait l’emprunteur et devient une dette financière de banque à banque. Cette dette peut certes être payée. Mais généralement cette dette de la banque créatrice de monnaie n’est pas payée mais est sans cesse transmise, elle voyage. La dette est à tout moment la propriété de la personne physique ou morale qui a sur son compte les chiffres que la première banque a écrit sur le compte de son emprunteur et qui ont voyagé par chèques et virements. La somme de toutes ces dettes financières que personne ne semble réclamer, forme la plus grosse partie de la dette mondiale. Le résultat est que la banque perçoit avec intérêts une somme qu’elle n’a jamais payé et qu’elle ne paiera probablement jamais.

L’existence de cet argent facile venant du travail de l’emprunteur est honteusement niée par le mensonge enfantin que la banque détruirait quand elle le récupère l’argent qu’elle a créé pour le prêter. Il sert pourtant à corrompre et à faire tenir un système qui ne peut pas tenir. Comme les banques des vrais décideurs ont besoin d’emprunteurs solvables, les états deviennent leurs meilleurs clients et la spirale s’enclenche : les déficits s’accumulent, les dettes explosent, l’argent coule à flot, on paye les gens à ne rien faire et surtout à se taire, on arrête de produire en consommant toujours autant. Tout baigne ! De quoi se plaint-on ? Demain paiera grâce à la croissance !

Arrêtons-nous un instant à cette croissance chiffrée par le PIB. Elle est toujours réputée mensongèrement dans les définitions de l’INSEE, être chiffrée soit par la production, soit par la consommation, soit par le revenu. Mais en réalité elle n’est plus chiffrée que par la dépense, dépenses des clients d’une entreprise diminuées des dépenses que fait l’entreprise à l’extérieur. Pour faire joli on appelle ces dépenses, valeur ajoutée. C’est en dépensant que nous faisons de la valeur ajoutée qui va rembourser nos dettes et faire du PIB qui nous permettra, d’après les critères de Maastricht, de dépenser davantage et d’emprunter davantage.

Voyez-vous un seul Politique que ce sujet intéresse ?

Notre inconscience va-t-elle longtemps nous laisser croire que fabriquer de l’argent suffit à résoudre les problèmes ?


Le marasme dans lequel nous pataugeons, ne peut se comprendre qu’en ayant bien en tête l’allégorie suivante : un peuple a accès à une cascade artificielle et à une source qu’il faut depuis toujours dégager et nettoyer en permanence pour pouvoir y accéder. Tout naturellement il s’approvisionne à la cascade sauf quelques vieux qui ne comprennent pas d’où vient cette nouvelle cascade et qui continuent à aller chercher leur eau à la source avec le travail que cela demande. L’eau de la cascade et celle de la source se rejoignent et abreuvent tous ceux qui ne prennent même plus la peine de monter à la cascade. Tout pousse admirablement jusqu’à ce que les feuilles jaunissent et qu’une maladie inconnue décime la population. Produisant de moins en moins, ce peuple importe de plus en plus et s’apprête à payer très cher toutes ces importations indispensables par un futur d’efforts bien plus importants que ceux qu’il fallait pour accéder à la source. La cascade polluée n’abreuve pas et l’eau abreuve encore tout de même un peu par l’effort de ceux qui nettoient la source d’eau pure. La maladie se développe chez les humains, les animaux et les végétaux. Comme ce peuple vit en démocratie, c’est la majorité qui renâcle à l’effort qui choisit des dirigeants à son image qui ne résolvent les problèmes que théoriquement et idéologiquement, à coup d’obligations et d’interdictions chaque jour plus nombreuses, chaque jour plus inefficaces, chaque jour plus déresponsabilisantes. La vitesse qui est une qualité si elle est accompagnée de la prudence, devient un délit à cause de ceux qui en abusent. Ne rien faire le 1er mai si ce n’est protester, devient obligatoire. Ils en arrivent même à interdire les châtiments corporels millénaires des enfants dont les excès sont évidemment condamnables mais qui apprennent aux enfants que ça fait mal. Nos élites s’étonnent ensuite que, ne l’apprenant plus, les enfants ne limitent plus leur violence et vont jusqu’à tuer presque naturellement. Faire disparaître ce qui gêne comme les enfants à naître non désirés ou les fins de vie compliquée à gérer, devient le bien quand toutes les sagesses disaient que c’est le mal. L’élite n’envisage même pas d’arrêter la cascade qui alimente tout et qui est devenue synonyme de progrès et dont elle s’abreuve elle-même pour exister.

Dans cette allégorie, l’eau est évidemment l’argent obtenu à la source par le travail de production de la minorité du peuple qui le perpétue, et à la cascade par la création monétaire bancaire ex nihilo. Dans un monde ou tout ne devient que communication, l’action et la réflexion se réduisent à la communication d’une action quasiment inexistante par les politiciens et les médias et à la communication d’une réflexion de « l’élite » par l’intelligence artificielle. Les politiciens, les médias et l’intelligence artificielle n’existent que par la cascade de création monétaire que l’on dépense en l’appelant investissement puisque c’est demain qui résout tout sans que personne n’explique ni même ne sache comment si ce n’est par la croissance qui n’est que l’augmentation de la dépense, il ne faut jamais l’oublier.

Il est évidemment essentiel de bien comprendre le mécanisme de la création monétaire bancaire à partir de rien. On ne le répétera jamais assez tant que ce ne sera pas officiellement compris et admis. Depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles (1971), les banques créent de la monnaie par le crédit qui n’est au départ qu’une double promesse qui n’a pas besoin d’argent. La promesse de l’emprunteur de rembourser l’argent théoriquement prêté et celle de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec le montant qu’elle inscrit sur son compte. Si la promesse de l’emprunteur doit être tenue, celle de la banque doit être regardée de près car elle voyage avec les chiffres que la banque a inscrit sur le compte de l’emprunteur. Quand l’emprunteur, par chèque ou virement, utilise le montant inscrit sur son compte, la promesse de la banque est cédée à la banque qui reçoit le chèque ou le virement. La nouvelle banque signale à la première qu’elle est sa nouvelle créancière et immédiatement la première banque inscrit sur ses comptes qu’elle ne doit plus cet argent à son emprunteur mais à l’autre banque. Cela devient une dette financière entre banques qui échappe aux regards. La banque peut payer et certaines le font sûrement mais il y a une autre possibilité. Comme le client de la nouvelle banque va utiliser à son tour cet argent créé, la dette créatrice de la première banque va à nouveau voyager et se retrouver dans une troisième banque qui deviendra créancière de la deuxième. La deuxième banque, étant à la fois créancière de la première et débitrice de la troisième annulera simplement les deux et la dette de la première banque toujours inscrite dans ses comptes au nom de la deuxième ne sera jamais réclamée car elle appartiendra successivement à des banques qui ne sauront même pas quelle banque leur doit cette somme. Ce sera une créance financière d’un côté, une dette financière de l’autre. Rappelons que la revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) a écrit : « A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB ». C’est la preuve que l’autre possibilité se porte très bien car ce ne sont pas des emprunts mais des dettes non soldées qui s’accumulent..

Certains diront « Et alors ? Qu’est-ce que cela change ? Cet argent est bien commode. » C’est oublier le second pan, tout aussi mal connu que le premier, de la dérive monétaire actuelle : l’origine de la force de la monnaie. Il est de bon ton dans ce monde de communication de prétendre qu’elle réside en la confiance qu’on a en la monnaie alors que la confiance n’est qu’une communication, une transmission et en aucun cas une source. Il faut une nouvelle fois revenir à l’origine de la monnaie si mal étudiée à l’université qui prétend toujours qu’elle a remplacé le troc. Au début tout groupe, dans toutes les civilisations, s’organise pour que chacun fasse ce qu’il fait le mieux ou le moins mal dans l’intérêt commun et c’est lorsque le groupe devient trop important pour que ce « donner-recevoir-rendre » presque familial soit respecté par tous, qu’une monnaie devient nécessaire pour prouver que l’on a contribué avant de profiter. La monnaie est donc arrivée dans toutes les civilisations comme une preuve concrète d’une énergie humaine préalablement bien dépensée, ce qu’est toute richesse réelle qu’il a fallu trouver ou fabriquer.

La monnaie scripturale ou monnaie bancaire, créée à partir de rien, ne véhicule aucune énergie humaine et reste dans la promesse soigneusement cachée de trouver demain cette énergie humaine indispensable pour lui donner une force déjà utilisée. C’est un retour plus que discret d’un esclavage à mettre en place sans savoir ni où ni comment. Le commerce international et l’Office Mondial du Commerce (OMC) qui est à Genève, sont là pour gérer la mise en place de cet esclavage après avoir tué l’Office International du Commerce (OIC) que l’ONU avait créé après la guerre pour que chaque pays garde son autonomie et consomme principalement ce qu’il produit et accessoirement ce qu’il échange. Le libre échange de tout, vecteur de cet esclavage à mettre en place et vanté par une élite autoproclamée dont l’incompétence le dispute à la corruption et dont Ursula von der Leyen est la caricature emblématique sans parler de celle qui pérore chez nous, permet de flatter la consommation des occidentaux par la cascade d’argent prêté et par un esclavage de l’ancien tiers monde qui devient en douceur un esclavage des occidentaux au fur et à mesure que les producteurs prennent conscience de leur esclavage et le refusent.

Devant ce constat plus qu’alarmant et débouchant sur des guerres désirées par les élites en place pour leur propre survie, l’élection présidentielle française de 2027 est l’occasion dont aucune formation politique ne profite pour l’instant, de proposer la révolution pacifique indispensable pour retrouver l’humilité et le courage et le discernement qui manquent tellement aujourd’hui là où tout se décide.

Le programme indispensable est d’une simplicité biblique et tombe sous le sens : Sortir de l’UE, retrouver sa monnaie et être à nouveau une France phare de l’humilité, du courage et du discernement que tant de pays aimeraient voir et imiter. Interdire la fabrication de monnaie scripturale et réadosser la monnaie à une richesse réelle, la banque centrale ne pouvant créer de la monnaie que si elle possède la richesse qui la garantit vraiment. Faire rembourser à l’État tout emprunt qui n’a pas été gagné ou acheté par le prêteur. Fonder l’économie non plus sur la consommation mais sur la production de ce qui est désiré. Supprimer tous les impôts fondés sur la production et sur le travail de production. Mettre la TVA à zéro pour tout ce qui est indispensable comme la nourriture de base, la vêture et le logement et la mettre à 50% sur tout ce qui est accessoire et donc résultante de la réussite collective. Supprimer toutes les lois restreignant la liberté d’expression de la loi Pleven à toutes ses filles. On doit pouvoir se ridiculiser ou s’expliquer en montrant les qualités de Staline ou d’Hitler sans en fabriquer le mal absolu si commode. Toute interdiction de connaissance rappelant le moyen-âge sera supprimée comme l’interdiction de statistique ethnique. Toute subvention doit devenir un problème car elle est une charge imposée au peuple par des gens qui n’en justifient jamais et qui corrompent leur électorat pour durer. Interdire l’écriture inclusive et rappeler qu’en français le masculin inclut le masculin et le féminin. Arrêter de se croire riche et de distribuer par fausse générosité un argent inexistant qui doit se gagner en produisant ou en étant au service de la production. Payer le retour souhaité chez eux de tous les étrangers qui n’arrivent pas à vivre de leur production. Par des droits de douane appropriés, n’importer comme la Suisse que ce que nous ne savons pas faire et avoir une balance commerciale ni excédentaire ni déficitaire comme le souhaitait l’OIC. Donner au Parlement la directive de diviser par 6 l’épaisseur de tous les codes pour retrouver l’espace de liberté et de responsabilité que nos anciens ont connu et que la bêtise, la vanité et l’irresponsabilité ont détruit. Dans ce cadre, laisser la liberté au peuple de créer, de produire et de jouir de son travail.

Le peuple et ses fausses élites seront-ils capables de prendre conscience de l’impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoyés et qui ne mène qu’à notre propre esclavage ? C’est la question essentielle de l’année 2026.

Être conscient de la façon dont on nous suicide devrait être le premier devoir des politiciens

Le malheur, c’est qu’il n’y a pas un seul Politique actuel qui prenne la peine de comprendre le mécanisme du système qui nous détruit. Le but de ce billet est simplement de leur en donner la possibilité s’ils le souhaitent.

Nous avons vu que les banques commerciales depuis 1971 et la déconnection de la monnaie de toute richesse réelle, créent de la monnaie en prêtant une monnaie inexistante par la double promesse de l’emprunteur de rembourser en monnaie gagnée, et de la banque de la payer en honorant les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte. L’emprunteur en utilisant son argent, hors retrait d’espèces, va simplement transmettre à d’autres banques la reconnaissance de dette de sa banque. La banque a toujours sa dette dans son bilan mais elle la doit maintenant à une autre banque. Dans mon précédent billet, je prenais le cas simple ou deux banques annulaient par compensation les dettes qu’elles s’étaient toutes les deux créées en prêtant chacune à son client, une monnaie inexistante. C’est vrai et cela simplifie la trésorerie des banques qui ne déboursent rien et encaissent. Mais les chiffres qui véhiculent la dette de la banque ne disparaissent pas et se trouvent toujours sur des comptes clients qui sont de moins en moins nourris d’argent déposé et de plus en plus d’une dette de banque. Lorsque ces clients utilisent à leur tour leur argent, hors retrait d’espèces qui fait réellement payer une banque, ils continuent à faire voyager la dette de la première banque qui n’a aucune échéance et qui peut voyager indéfiniment en étant due à mille banques successives. C’est là, la merveille de ce système abominable qui ne pourra cesser que lorsqu’on se rappellera que c’est « provisoirement » que Nixon a déconnecté le dollar de l’or en 1971. La revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) écrit « A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB ». Le secteur financier s’appelle les banques.

Lorsque l’emprunteur rembourse la banque, après de multiples chèques et virements qui n’ont rien fait disparaître et tout transmis, la dette de la banque n’est plus vis-à vis de l’emprunteur mais de la banque de la personne qui a, à ce moment-là, sur son compte les chiffres que la première banque a écrit sur le compte de l’emprunteur. L’argent actuellement est créé par une double dette, celle de l’emprunteur qui a des échéances précises et celle de la banque qui n’en a aucune et qui laisse sa dette voyager indéfiniment, presque dériver. Les banques peuvent simplement, quand elles en ont envie, en annuler par compensation une partie avec une autre banque qui en a aussi envie. La dette mondiale n’a pas d’autre explication. Ce n’est qu’accessoirement des dettes des ménages, des entreprises et des états. Personne ne pourra jamais rembourser 348.300 milliards de dollars qui n’ont en leur immense majorité jamais été gagnés mais juste créés par les banques qui doivent les payer. Les emprunteurs font la trésorerie des oligarques en fournissant avec intérêts un bon argent aux banques qui n’ont prêté cet argent qu’en augmentant la dette mondiale avec la complicité inconsciente de tous ceux qui, comme nous tous, font des chèques et des virements. Les Politiques et les médias nous disent évidemment la dette mondiale irremboursable sans jamais s’interroger sur son origine.

Si ce sont les banques les plus endettées, se pose la question de leurs prêteurs, ce que les médias appellent les investisseurs ou les marchés. Ces entités mystérieuses et sans visage s’appellent tout simplement les banques. La quasi-totalité des Politiques ne le comprennent pas mais une infime minorité le sait très bien dont Emmanuel Macron que les oligarques ont placé à la banque Rothschild avant de le mettre avec l’argent qu’ils fabriquent à l’Elysée. Le pauvre n’a pas de patrimoine personnel (défense de rire) !

Sans prise de conscience de cette réalité, personne ne peut comprendre l’impasse dans laquelle nous sommes. Les politiciens passent leur temps dans les médias à nous expliquer, généralement sans y croire, comment ils vont régler les conséquences d’une cause qu’ils n’ont pas envie de voir, ni même de chercher : la prolifération d’un argent qui ne trouve plus sa force dans une énergie humaine déjà dépensée mais dans une énergie humaine à trouver demain. Le système met en place un nouvel esclavage qui ne peut dire son nom et qui avance masqué, en jurant qu’il veut améliorer le pouvoir d’achat du peuple alors qu’il fait l’inverse.

Derrière ce bref résumé d’une réalité qui dérange, abordons-en les multiples conséquences que le peuple français vit de plus en plus mal sans en comprendre la cause première. Elles sont toutes fondées sur un argent illimité dont quasiment personne ne cherche l’origine de la force.

La première conséquence est le brouillard volontaire autour de l’argent, de la monnaie.

Est-ce parce qu’ils sont manipulés ou est-ce par corruption ?  Toujours est-il que les deux piliers de l’économie que sont l’Insee et l’université ne disent pas la vérité sur le PIB et sur l’origine de la monnaie.

Pourquoi l’Insee continue-t-il à écrire contre toute évidence que le PIB se calcule indifféremment par la production, par le revenu ou par la dépense (ce qui était vrai lors de la création de l’acronyme) alors qu’il n’est plus aujourd’hui que la somme de nos dépenses, qu’elles soient faites avec de l’argent gagné ou avec un argent créé pour faire par ricochet la trésorerie des oligarques ? Comment sérieusement en tirer la moindre conclusion ?

Pourquoi l’université continue-t-elle à enseigner que la monnaie a remplacé le troc devenu trop compliqué, alors qu’aucun ethnologue n’a jamais constaté, où que ce soit et dans aucun siècle ou millénaire passé, la moindre économie de troc ? C’est aussi irréaliste que de prétendre qu’une vie familiale est une suite de trocs. La vérité est que tout responsable d’un groupe commence par faire faire à chacun pour le bien commun ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Et c’est lorsque le groupe est devenu trop important pour que le pouvoir puisse vérifier que chacun apporte bien sa pierre à l’édifice, que dans toutes les civilisations (et pas uniquement en Lydie qui n’a inventé que la frappe de la monnaie) une monnaie a été inventée pour que chacun ne profite du groupe que s’il lui est utile. La différence n’est pas neutre car toute monnaie au départ est une richesse en soi, fruit du travail humain, prélevée par l’impôt et qui véhicule, comme l’or par exemple, l’énergie humaine qu’il a fallu dépenser pour l’obtenir. La monnaie est un bien commun (commonwealth en anglais, république en latin). Mais la monnaie scripturale des banques n’est qu’une propriété de la banque et des oligarques en réalité. Elle ne véhicule aucune énergie à sa création. Elle impose de trouver demain une énergie humaine gratuite ou de dévaluer l’ensemble de la monnaie. Quelle valeur donner à une monnaie qui est de plus en plus majoritairement une fausse monnaie même si elle est honteusement encore légale ? Aujourd’hui nous ne valorisons la monnaie scripturale qu’en dévalorisant la monnaie gagnée par le travail, et donc en diminuant le pouvoir d’achat des Français.

Nous en arrivons à la classe politique dont le niveau intellectuel de sa partie honnête s’est effondré, puisqu’elle doit à la fois faire tenir un système qui baisse indéfiniment le pouvoir d’achat de ses électeurs et promettre aux mêmes de faire progresser leur pouvoir d’achat. Ils disent tous (et la majorité le croit) que nous sommes riches et que la solution est d’avoir plus de normes, plus d’interdictions, plus d’obligations et plus de dépenses. On cherche vainement une motivation qui ne soit pas l’ignorance ou la malhonnêteté. La vérité oblige à dire que c’est assez rarement la malhonnêteté.

Dans cette année électorale qui s’annonce, nous allons subir un matraquage de plus en plus fort et qui a déjà commencé. Est-ce par incompétence ou corruption que les médias nous infligent en permanence un PIB qui serait une création de richesse à se partager et donc une source inépuisable et pourtant inexistante ? Seul le crédit est corrupteur et inépuisable pour les oligarques et leurs banques

Le système corrompt le peuple qui, au fond de lui, sait très bien que ce système ne peut pas durer mais qui adore l’idée que ce soit le progrès qui lui ait donné toutes les facilités actuelles puisque les médias le lui serinent. Nous assistons au jeu malsain et mortifère d’une complicité d’un peuple qui ne produit quasiment plus mais veut consommer toujours davantage et d’une classe politique à qui les oligarques donnent l’argent nécessaire pour se faire élire sans jamais aborder le problème de fond, en restreignant les libertés et en tablant sur l’irresponsabilité du peuple à qui l’on demande d’obéir sans comprendre. Nous en arrivons à trouver de bonnes raisons à limiter la vie par les deux bouts en tuant les plus faibles, s’ils sont consentants bien sûr. C’est le degré de bassesse auquel nous sommes arrivés par petites touches comme la grenouille qui ne se rend pas compte de la douce montée de température de l’eau de la casserole dans laquelle elle se baigne et qui va la cuire.

Tous les problèmes sont faussés et donc les solutions impossibles. Il est triste de voir une droite qui pense qu’il n’y a qu’à resserrer les boulons et une gauche qui ne pense qu’à faire payer les riches. Ils nous offrent tous des combats aussi truqués, hors réalité et spectaculaires que le catch.

L’invasion migratoire cessera le jour où nous cesserons nous-mêmes de faire croire qu’en France on peut survivre sans rien faire parce que les banques des oligarques fabriquent l’argent qu’il faut pour le rendre techniquement possible, tout en expliquant que la vraie raison est la générosité et l’humanisme de notre peuple.  Que le monde entier se précipite pour vivre sur notre bêtise, n’a rien de surprenant.

La croissance incessante du nombre de fonctionnaires cessera le jour où nous cesserons de croire l’Insee qui dit que payer un fonctionnaire, c’est faire du PIB, ce qui est vrai, et créer de la richesse, ce qui est faux.

L’adhésion aussi béate que stupide  à l’Union Européenne cessera le jour où nous réaliserons que les oligarques ont placé à Bruxelles les individus les plus corruptibles qui veillent à toujours favoriser le commerce extérieur qui leur donne la plus grosse partie des revenus, comme je l’ai détaillé dans mon précédent billet.

La stupidité actuelle de la pression fiscale cessera le jour où nous comprendrons que la première importance n’est pas le pouvoir d’achat mais la capacité à produire. L’impôt sur les sociétés étaient jusqu’en 1985 de 50% des bénéfices. Tous les impôts pourraient être remplacés par une seule TVA à 50 % hors l’indispensable à 0%. Que la collectivité partage moitié-moitié avec chaque individu le résultat de l’activité commune ne semble pas déraisonnable et suffit plus que largement aux besoins de l’État.

Il n’y a pas un problème qui ne se simplifie pas si l’on comprend que nous ne sommes pas riches mais manipulés par les oligarques qui ont besoin que nous le croyions pour nous faire faire toutes les bêtises que notre orgueil invente et qui les arrangent pour bien masquer le vrai problème qui est leur appropriation indue d’une partie du revenu mondial au détriment des peuples.

Qui aura le courage de mettre le vrai sujet sur la table lors de l’élection présidentielle de 2027 ?


Un peuple qui ne produit plus ne peut que disparaitre, nous vivons par médiocrité notre propre disparition et la victoire des oligarques


Quiconque s’intéresse à la généalogie et s’amuse à chercher les actes de mariage et de décès de ses aïeux tellement faciles à trouver depuis que tout est numérisé, ne peut que constater en lisant les métiers qu’ils avaient, que tous produisaient ou étaient au service de la production. La plupart était agriculteurs, cultivateurs comme on disait à l’époque, artisans ou ouvriers. Le revenu tiré de la production, permettait de consommer et sur un plan national, la production, le revenu et la consommation étaient au même niveau, le commerce extérieur n’étant qu’anecdotique. On a récemment appelé ce niveau de vie le PIB, on aurait pu l’appeler le Revenu Intérieur Brut (RIB) ou la Consommation Intérieure Brute (CIB), tellement production, revenu et consommation sont normalement au même niveau. C’est l’augmentation parallèle des trois qui indiquait l’augmentation de la richesse d’un peuple. L’INSEE continue à nous faire croire qu’il calcule le PIB par l’une quelconque de ces trois entrées. Indiquait à l’imparfait, car qui peut croire aujourd’hui que notre production, notre revenu et notre consommation sont au même niveau ? Depuis que les oligarques ont pris le pouvoir, ce n’est plus par nation que production revenu et consommation sont au même niveau mais au niveau mondial ou c’est automatique et impossible à nier sauf croyance aux extraterrestres. Mais la nouvelle répartition est totalement différente et inacceptable : les oligarques prennent pour eux la plus grosse partie du revenu, les peuples occidentaux la plus grosse partie de la consommation et le reste du monde la plus grosse partie de la production. Ils appellent cela le commerce international et voudraient sans aucune chance de succès que ce soit durable. Nous avons volontairement oublié que toute société équilibrée qui s’intéresse à son avenir, produit aussi bien ses enfants que tout ce qu’il faut pour leur faire prendre le relais et tenter d’améliorer pour le bien de tous le PIB, le RIB ou le CIB, comme on souhaite l’appeler puisque ce sont les mêmes en vérité mais aujourd’hui uniquement au niveau mondial et plus du tout aux niveaux nationaux. Nous continuons pourtant volontairement à croire que le PIB mesure chez nous l’augmentation de notre richesse alors qu’il ne mesure plus que l’augmentation de notre dépense.

Comment et quand sommes-nous sortis d’une trajectoire qui était de bon sens ? Faut-il accepter la disparition de notre civilisation et son remplacement par une cohérence venue d’ailleurs ? Est-il encore temps de réagir ? Sommes-nous assez courageux pour prendre conscience de l’impasse explosive dans laquelle nous nous sommes fourvoyés ? Ce sont les questions essentielles de l’élection présidentielle de 2027 pour laquelle la totalité des candidats connus aujourd’hui, a déjà choisi de ne pas les aborder, de les éluder par le faire-croire et la corruption, le baratin et les subventions, les idéologies à la mode et la création d’argent.

La première question est la plus essentielle car, si nous n’y répondons pas, nous continuerons à croire que nous vivons un progrès auquel nous avons droit et dont nous pouvons être fiers. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Un demi-siècle a suffi pour que deux détails apparemment insignifiants structurent la chute de notre civilisation par leurs multiples conséquences. Le premier détail est la déconnection des monnaies de toute richesse réelle comme l’or. Le second est la réduction du PIB en somme de toutes les dépenses en ne veillant qu’à ne pas les compter deux fois et en faisant croire que le PIB chiffre toujours la création de richesse.

Cela a permis la multiplication par plus de 60 de la masse monétaire par les banques commerciales et donc une dévaluation des monnaies chiffrée par la montée de l’once d’or (28,3495 g) de 35 dollars en 1971 à près de 5000 dollars aujourd’hui. Fabriquer de l’argent pour se croire de plus en plus riche et le dépenser pour vivre agréablement est la base intellectuelle du désastre que nous vivons et dont les politiques, les médias et les économistes ne font qu’en commenter les conséquences sans jamais s’intéresser aux causes.

La récupération par les oligarques de la majorité du revenu mondial se fait par la création monétaire faite par leurs banques. Quasiment chaque fois qu’une banque prête de l’argent, ce sont les oligarques qui le récupèrent. Pour l’immense majorité qui n’y croit pas un instant, qu’elle prenne simplement la peine de répondre à ces trois questions :

Oui ou non, les banques commerciales créent-elles de la monnaie par la double promesse de l’emprunteur de rembourser, et de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur fera avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte ?

Oui ou non, la promesse de la banque ne se retrouve-t-elle pas toujours entre les mains d’une banque par les chèques et les virements que fait l’emprunteur avec ce qu’il voit sur son compte ?

Oui ou non, toutes les banques ne font-elles pas la même chose depuis 1971 et ne compensent-elles pas entre elles en chambre de compensation, les promesses qu’elles ont à tenir et les promesses qu’elles ont à faire tenir ?

Personne n’ose contester sérieusement ces évidences tout en n’ayant simplement jamais pris la peine d’y réfléchir. Une majorité croissante du revenu mondial est donc ainsi détournée des producteurs vers les oligarques avec la complicité inconsciente des consommateurs qui empruntent. Or la consommation mondiale, le revenu mondial et la production mondiale sont toujours évidemment au même niveau. Comme les pays majoritairement producteurs ont aussi compris grâce aux médias et à internet qu’ils pouvaient améliorer leurs revenus et leur consommation, ce sont les peuples occidentaux habitués à la consommation et déshabitués à la production, qui doivent payer la malhonnêteté des oligarques et aussi, en plus, le désir de justice des peuples producteurs. C’est évidemment très difficile à le leur faire avaler surtout quand les oligarques font dire à ces trop heureux ou malheureux peuples occidentaux, par les politiques et les médias que leur argent a mis en place, que tout est normal, qu’ils s’intéressent tous à l’augmentation du niveau de vie du peuple et que les crises que nous vivons ne viennent que des erreurs des précédents responsables qui n’ont pas appliqué la bonne idéologie. Au lieu de prendre le temps de réaliser et de comprendre les deux sources de notre dégringolade, le personnel politique ne s’intéresse qu’aux conséquences qu’il croit pouvoir soigner tout en laissant prospérer les deux causes. Il compte réparer, rectifier, redresser avec une idéologie dite de gauche et une dite de droite sans jamais définir sérieusement ces deux mots pour la simple raison que chacun y met le bien qui vient la plupart du temps de l’ambiance familiale de l’enfance. Quand on veut exclure et donner du piment à la fadeur et à l’incompétence générale, on rajoute extrême et cela donne une extrême gauche, un extrême centre et une extrême droite qui sert toujours à parler des autres et jamais de soi.

Tout le monde reconnaissant qu’il faut de l’argent pour être élu, nous avons droit indistinctement dans notre classe politique à ceux qui ont eu de l’argent parce qu’ils n’ont pas compris les causes du désastre et à ceux qui en ont eu parce qu’ils l’ont compris mais ont un intérêt personnel à n’en rien dire.  Dans les deux cas le problème n’est pas abordé et le peuple n’est pas respecté.

Pendant que la classe politique perd son temps à tenter de rendre possible l’impossible par des rajouts permanents d’interdictions, d’obligations et de normes qui ne font que tout compliquer davantage, augmenter la taille de tous les codes par 5 ou 6, les peuples vivent dans leur chair la réalité qu’on leur impose qui est une déresponsabilisation accompagnée de la baisse de leur niveau de vie.

La création de fausse monnaie transformée par le travail des emprunteurs en bonne monnaie au profit des oligarques génère évidemment une dévaluation de la monnaie que chiffre la montée de l’or dont la vraie valeur reste stable. Nous vivons les multiples conséquences dramatiques de cette dévaluation spectaculaire et cachée, et on nous les présente toujours comme des avancées dont nous devrions être fiers, ce qui génère un ravin entre la classe politique et le peuple qui renonce à voter tellement son avis n’intéresse plus des gens qui veulent croire que le peuple est aussi inintéressant qu’eux.

Un salaire ne suffit évidemment plus à faire vivre une famille et donc il a fallu que la femme abandonne son devoir d’état de faire et d’élever des enfants pour aller chercher un autre salaire. L’argent nécessaire a été dépensé pour abandonner la vraie égalité homme femme qui est une complémentarité où l’homme va chercher l’argent et la femme l’utilise. On a ridiculisé cette évidence millénaire, pour inventer et imposer une égalité fondée sur une fausse similitude parfaite d’hommes et de femmes si heureusement différents et complémentaires.

Deux salaires suffisent d’ailleurs de moins en moins à faire vivre les familles même si elles diminuent en nombre et en taille. Les oligarques qui en sont la cause, proposent la solution de l’emprunt qui est leur source de revenu. Plus les familles s’endettent, plus les oligarques sont contents et plus nos politiques exhibent leur incompétence.

Il n’y a pas que les familles qui s’endettent. Les entreprises et les États le font aussi et, à part de rares monarchies pétrolières, ce sont les oligarques qui font prêter à leurs banques un argent qu’ils récupèrent pour eux. Le monde entier ne vit que sur une dette irremboursable parce qu’éternellement renouvelable à la grande joie des oligarques qui en vivent grassement grâce à notre aveuglement.

Il faut lire ce tableau de dette sur PIB, en se souvenant que le PIB mesure les dépenses de l‘année précédente. Pour ceux que cela étonne, rappelons que la valeur ajoutée d’une entreprise n’est que la dépense de ses clients diminuée de tout ce qu’elle dépense elle-même à l’extérieur de l’entreprise. Ce sont ces dépenses que l’on nous impose comme une création de richesse.

Maintenant rêvons un moment. Imaginons qu’un gouvernement, bravant les interdictions des kapos que les oligarques ont fait placer entre autres à l’Union Européenne et au Conseil Constitutionnel, fasse une loi simple disant que tout prêteur doit, pour être remboursé, apporter la preuve que l’argent prêté a été gagné ou acheté. Sans cette preuve l’argent est remboursé à la collectivité, c’est-à-dire à l’État. Cela ne va qu’avec la nationalisation des banques ou leur liquidation mais l’État se retrouve dans une position extraordinaire qui ne doit pas être entre de mauvaises mains. Finie une dette étatique d’un argent qui n’a jamais été gagné, finie la nécessité de lever en permanence l’impôt puisque le remboursement des prêts aux entreprises et aux ménages d’un argent non gagné, apportera à l’État une manne inespérée lui permettant d’arrêter dans l’instant les impôts stupides sur la production et de baisser drastiquement les impôts de tous les producteurs. Les conséquences sont toutes aussi bénéfiques que sont maléfiques, celles du système actuel. Chacun peut les imaginer.

Ne serait-il pas intelligent de demander à tous les candidats politiques ce qu’ils en pensent ? Il est certain que l’immense majorité rejettera l’idée d’un revers de main dédaigneux sans même tenter de la comprendre. Mais qui sait ? La France a déjà généré des Geneviève, des Jeanne d’Arc, des Napoléon et des De Gaulle.


Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. 3e étape : Oublier les nations et nous inventer un monde


Les oligarques ont d’abord cassé le thermomètre de la richesse d’un peuple, de son PIB qui vérifiait que sa production, son revenu et sa consommation étaient bien toujours tous les trois au même niveau. L’augmentation parallèle et simultanée des trois était en effet une preuve de création de richesse. Ils ont transformé le PIB en somme des dépenses tout en continuant à dire qu’il chiffrait la création de richesse. Ils ont ensuite tout naturellement réduit la croissance économique à la croissance de la dépense faite avec un argent créé en continu par le crédit pour être dépensé. Ils ont enfin très astucieusement changé l’espace de ce qui est forcément cohérent pour qu’aucun peuple ne s’y retrouve et ne comprenne la stupidité de l’enrichissement par la dépense et le but de corruption qu’elle dissimule.

Normalement le commerce international est très minoritaire, très accessoire et limité à la fois par ce qu’un peuple ne peut pas produire lui-même et par ce qu’il peut donner en échange. Le commerce international est normalement un troc à somme nulle comme l’OIC créé par l’ONU le stipulait en prônant à la fois le nécessaire équilibre entre l’import et l’export, ainsi que les droits de douane indispensables pour empêcher l’étranger de tuer la production nationale. Mais les oligarques n’y trouvaient pas leur compte et ont imposé le passage de la nation au monde, du nationalisme à proscrire au mondialisme à bénir.

Pour ce faire, finie la nation ou l’on est né, finie la patrie de mon père qui me donnait mon nom, finie la religion de mes ancêtres qui donnait un sens à ma vie et me donnait mon prénom, le sens est dorénavant donné par les oligarques au travers de l’OMC qui a tué l’OIC, de l’OMS qu’ils ont acheté, du GIEC où seuls les Français ont eu l’audace d’y glisser le mot expert, ce que les autres langues n’ont pas osé faire (Intergovernmental Panel on Climate Change en anglais, Groupe Intergouvernemental sur le Changement Climatique en traduction française honnête où les experts sont absents et les fonctionnaires présents). Les oligarques, sachant très bien que la production, le revenu et la consommation sont toujours identiques dans un espace cohérent, ont décidé de faire quitter aux peuples l’espace cohérent de leur nation où ils pouvaient facilement vérifier l’équivalence des niveaux de la production, du revenu et de la consommation pour les emmener dans le mondial, dans le singulier obligatoire, dans l’universel, dans leur catholicisme puisque catholique en grec veut dire universel. Leur catholicisme personnel leur dit de changer les répartitions. Les oligarques répartissent à leur manière mondialement la production, le revenu et la consommation qui restent par définition tous les trois identiques au niveau mondial sauf à croire aux extraterrestres. Ils se placent eux-mêmes en tête dans la colonne revenu, mettent les occidentaux en tête dans la colonne consommation et le reste du monde en tête dans la colonne production. Et tout cela est présenté comme cohérent avec la complicité d’abord officielle de l’OMC créé pour cela à partir du GATT, machine de guerre contre l’OIC à tuer et aujourd’hui défunt, puis relayée par tous les communicants surpayés et donc en fait inconsciemment corrompus que sont les politiques européens et nationaux, les médias, les universitaires et les artistes dès qu’ils sont reconnus et donc écoutés. Le PIB mondial doit être dans tous les esprits une création mondiale de richesse alors qu’il n’est, comme les PIB nationaux, que la somme des dépenses faites indistinctement avec de l’argent de moins en moins gagné, et de plus en plus emprunté ou même simplement créé par les oligarques pour être prêté, dépensé et récupéré. La valeur réelle de cet argent dégringole évidemment, ce qui se voit entre autres par la montée fulgurante de l’or qui reste la seule richesse stablement reconnue.

Les oligarques vont nous convaincre de l’intelligence de ce nouveau système par leurs médias et leurs politiques qu’ils fabriquent avec l’argent qu’ils sont les seuls avec les faux-monnayeurs à fabriquer pour eux-mêmes et qui constituent aujourd’hui 90% de la monnaie en circulation.

Il leur faut donc à la fois ridiculiser les harmonies passées et compliquer suffisamment l’économie pour que les peuples n’y voient pas l’évidence que les seules issues actuelles sont leur esclavage et/ou la guerre. Tant pis si la Suisse est un tout petit pays où le niveau de vie est très supérieur à ceux qui expliquent qu’il faut être puissant pour exister. Les Suisses expliquent l’inverse par leur simple existence mais l’important pour les oligarques est que les politiciens et les médias n’en parlent pas.

Mais le scandale ne s’arrête pas là car dès l’instant où la base indispensable du système est de croire que « Dépenser, c’est s’enrichir », tout doit être inversé pour être cohérent et crédible au moins un certain temps. Ce qui était le mal devient le bien et ce qui était le bien devient le mal, ce qui était normal devient excentrique et ce qui était excentrique devient normal. L’homme peut être enceint nous dit le planning familial qui ne vit que de subventions, le Mercosur est une excellente chose nous dit la kapo des oligarques en place à Bruxelles puisque pour elle comme pour ses maîtres, l’Europe n’est qu’un nombre de millions de consommateurs. Toutes ces inversions dont la liste prendrait des pages, créent tous les chocs violents que cela entraine en tous domaines entre ceux qui justifient en partie le nouveau système inversé et ceux qui tentent de résister sur telle ou telle conséquence sans bien souvent prendre la hauteur nécessaire pour voir que tout est lié.

Pour y voir clair, il faut d’abord dégonfler le justificatif intellectuel public de la mondialisation puisqu’il est évidemment difficile de dire que c’est pour que les oligarques prennent la plus grosse part du revenu mondial. On a donc exhumé l’avantage comparatif de Ricardo de 1817 qui dit que chacun doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Cette évidence que les oligarques ont veillé à ne plus l’appliquer en occident à l’homme et à la femme, Ricardo l’appliquait à l’Angleterre et au Portugal avec leurs productions à l’époque de drap et de vin. Mais il incluait, sans l’écrire dans son raisonnement tellement c’était une évidence à l’époque, l’hypothèse que tout le monde travaillait et que celui qui ne produisait pas ou n’était pas au service de la production, ne mangeait pas et mourait. Sans cette hypothèse, complètement fausse aujourd’hui, l’avantage comparatif de Ricardo n’a aucun sens mais fait illusion dans une université où les décideurs sont choisis par les oligarques et où le but semble être devenu de faire tout accepter sans rien comprendre ou de faire se révolter sans savoir contre quoi. La violence que ces contradictions entraînent inéluctablement s’exprime dans la jeunesse par des excès de tous ordres allant jusqu’au meurtre comme celui de Clément Méric 18 ans en 2013 qui se croyait de gauche ou celui de Quentin Deranque 23 ans en 2026 qui se croyait de droite. On pleure les victimes sans voir le système qui arme leurs assassins.

Mais le coup de génie des oligarques, depuis qu’ils savent créer pour eux de l’argent sur le travail des autres sans rien apporter eux-mêmes contrairement aux entrepreneurs, a été d’utiliser cet argent pour faire de leurs victimes leurs complices utilisant à la fois l’incompréhension générale de l’origine du pouvoir de l’argent et une forme discrète et monstrueuse de corruption générale par subventions, aides sociales, congés payés, ITT, croisières, plaisirs à gogo qu’ils ont appelé progrès. Ça ne leur coute rien, ça fait plaisir et ça évite que les peuples comprennent que tout cela ne peut se terminer que par l’esclavage et/ ou la guerre. Tout cet argent dont l’origine n’est plus le travail humain de production a réussi à nous faire croire que nous créions vraiment des richesses, qu’il est normal que nos parents aient pu acheter leur maison, que les sports d’hiver sont une normalité populaire, bref que tout l’exceptionnel est normal et que tout ce qui est normal est désuet. Nous sommes devenus par corruption leurs complices alors que nous restons leurs victimes. C’est exactement le sens des kapos de la dernière guerre.

Alors que faire ?

Il n’y a que deux actes essentiels à faire mais qui seront combattus à outrance par les oligarques. D’abord retrouver un espace cohérent et compréhensible où chacun pourra constater l’équilibre entre la production, le revenu et la consommation, donc sortir de l’UE des oligarques et retrouver notre monnaie et l’Europe des nations. Ensuite décider par la loi que tout débiteur paiera sa dette à l’État si le créancier actuel n’apporte pas la preuve que l’argent qu’il a prêté a été réellement précédemment gagné. Tout le reste en découlera naturellement et ce sera phénoménal.

Apparemment simple mais en fait révolutionnaire. Et pourtant seule cette révolution pourra nous éviter des révolutions sanglantes. La vraie difficulté est que nous sommes tous tellement corrompus par l’argent des oligarques qui nous tiennent juste la tête hors de l’eau en nous chantant des avenirs radieux, que nous avons un mal fou à comprendre l’ignominie du système qui est apparemment et provisoirement si agréable. L’immigration n’en est qu’une des nombreuses conséquences et l’on comprend qu’elle veuille garder sa cohérence, au vu de notre incohérence. La première révolution, la plus difficile et celle que les oligarques redoutent le plus, c’est la révolution des esprits et ils paieront ce qu’il faut pour qu’elle n’advienne pas.

C’est pourtant notre seule chance et c’est notre liberté.

Ces trois articles n’existent pas séparément et ne peuvent que s’enchaîner.

Sortir de l’aveuglement général ?


Nous avons peu de données sur les raisons de l’effondrement systématique des civilisations à un moment où à un autre. Seule la réflexion permet d’essayer d’y voir clair sans prendre les acteurs de ces moments clés pour des imbéciles. Il est raisonnable de penser que seul l’inconscience du problème létal qui les minait, a permis à ce problème non affronté de tellement les affaiblir que la première armée de Vandales venue les a abattues.

Devant l’évidence, certes contestée mais tellement criante, de l’effondrement actuel de notre civilisation, quel serait le problème létal qui nous détruirait sans que nous en prenions conscience? Pour ne pas prendre conscience d’un problème, il faut ressentir qu’il y en a un sans le voir, croire à une ou plusieurs fausses solutions et constater que c’est de pire en pire tout en s’agrippant de plus en plus à l’une des fausses solutions. Et il faut bien sûr accuser de la dégringolade, ceux qui proposent une autre fausse solution. N’est-ce pas très exactement ce que nous vivons où ce qui nous sert d’élite propose de faire payer les riches, d’arrêter l’immigration ou de se regrouper pour trouver ensemble la bonne solution ? Ces trois moyens qui donnent chacun un tiers de nos parlementaires, font évidemment tous les trois partie de la solution mais notre élite se contente à l’unisson de constater que les deux solutions qui ne sont pas la leur ne résolvent rien.

Il faut aussi, pour ne pas voir un problème trop dérangeant, lui construire sans le connaître une solution théorique toujours fondée sur les mêmes trois pieds : être dans le camp du bien appelé aujourd’hui le progrès, avoir un moyen d’action appelé aujourd’hui la croissance et tout reporter à demain, ce que l’on appelle aujourd’hui l’innovation ou l’emprunt. Lequel des trois camps pourrait être hostile au progrès, à la croissance où à l’innovation ? La croissance est même tellement réaliste qu’elle est chiffrée par le PIB que l’on utilise par pourcentages et que l’on compare avec celui ou celle des autres pays. Celui ou celle, car il y a les tenants du produit national brut et ceux de la production nationale brute. Ce qui est sûr c’est que l’INSEE nous confirme que le PIB chiffre la création de richesse tout en écrivant discrètement qu’on le calcule « en faisant la somme de toutes les dépenses finales ». La dépense chiffrerait-elle le produit ou la production ? Oui dans un système normal où l’argent est le fruit du travail utile et où l’on ne produit que ce qui est demandé. Ces deux conditions sont-elles remplies ?

La première ne l’est pas dans un système où les banques fabriquent en continu un argent initialement sans valeur qu’elles prêtent et qu’elles récupèrent pour elles-mêmes en argent valorisé par le travail de l’emprunteur pendant qu’elles annulent entre elles leurs dettes qui équilibraient leurs prêts. C’est tellement gros que j’en ai demandé confirmation à l’intelligence artificielle ChatGPT. En voici la reproduction intégrale sans en changer un mot et en laissant ce que l’IA met en gras :

Début du dialogue

Question :

Quand une banque crée de l’argent, elle a une créance sur son client mais à qui paye-t-elle sa dette ?

ChatGPT a dit :

Excellente question, tu touches au cœur du fonctionnement de la monnaie bancaire.


1. Quand une banque commerciale « crée » de la monnaie

  • Exemple : un client demande un crédit de 100 000 €.
  • La banque inscrit simultanément dans ses comptes :
    • Actif : une créance sur le client (le prêt qu’il devra rembourser).
    • Passif : un dépôt sur le compte du client (c’est la monnaie nouvelle).

👉 La banque n’a pas sorti d’argent de ses coffres : elle a créé de la monnaie scripturale en même temps qu’une créance.


2. La dette de la banque

  • Le dépôt à vue du client (l’argent qu’il voit sur son compte) est comptabilisé au passif de la banque.
  • Cela signifie que la banque a une dette : elle doit être capable de fournir ces fonds à première demande (virements, retraits, paiements).
  • En pratique, cette dette n’est pas « payée » tout de suite, mais la banque doit toujours être en mesure d’honorer les mouvements.

3. À qui la banque doit-elle vraiment ?

  • Au client lui-même : car son dépôt est une dette de la banque envers lui.
  • Mais surtout, indirectement :
    • Si le client transfère cet argent à une autre banque, la première banque devra régler sa dette via le système interbancaire (en monnaie de banque centrale).
    • Si le client retire en billets, la banque devra fournir des billets (qui sont une dette de la Banque centrale).

👉 Autrement dit, la « dette » de la banque est une obligation de livrer de la monnaie centrale (billets ou réserves à la banque centrale) lorsque ses clients déplacent leur argent hors de la banque.


4. Résumé

Quand une banque crée de l’argent :

  • Elle a une créance sur l’emprunteur (à l’actif).
  • Elle a une dette envers le client (le dépôt inscrit au passif).
  • Cette dette est due au client directement, mais elle n’est « payée » réellement que lorsque :
    • le client transfère ses fonds vers une autre banque → compensation interbancaire,
    • ou retire en liquide → conversion en billets fournis par la Banque centrale.

👉 Donc, la banque doit bien quelque chose : sa « dette » est envers ses déposants, et en dernière instance elle se règle vis-à-vis du système bancaire central (Banque de France / BCE).

Vous avez dit :

Mais si deux banques font la même chose et annulent entre elles leurs dettes en chambre de compensation, elles ont toutes les deux une créance sur leur client et rien à payer ?

ChatGPT a dit :

Tu touches là au cœur du système bancaire moderne 👌.
Effectivement, si on simplifie beaucoup : deux banques peuvent créer de la monnaie scripturale en même temps et, grâce à la compensation interbancaire, réduire fortement ce qu’elles ont réellement à se « payer » en monnaie centrale.


1. Création de monnaie par deux banques

  • La banque A accorde un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.
  • La banque B accorde aussi un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.

👉 Chaque banque a un actif (prêt) et un passif (dépôt).


2. Transferts entre clients

  • Le client de A paie 100 au client de B → la banque A doit transférer 100 à la banque B (en monnaie centrale).
  • Mais en même temps, si le client de B paie 100 au client de A → la banque B doit transférer 100 à la banque A.

3. Compensation interbancaire

Au lieu de faire deux virements croisés, les deux opérations sont compensées en chambre de compensation :

  • A doit 100 à B
  • B doit 100 à A
    ➡️ Solde net = 0

👉 Donc aucune des deux n’a besoin de mobiliser de monnaie centrale.
Leur « dette » envers leurs clients se neutralise entre elles.

4. Ce qui reste vrai malgré tout

  • Chacune conserve sa créance (le prêt accordé au client)
  • Chacune conserve sa dette (le dépôt du client)
  • Mais tant que les flux s’équilibrent, elles n’ont pas besoin de payer en monnaie centrale.

👉 Ce mécanisme explique pourquoi les banques peuvent créer de la monnaie scripturale bien au-delà de leurs réserves en monnaie centrale : seule la partie non compensée (le solde net interbancaire) doit être réglée en monnaie centrale auprès de la Banque de France / BCE.


✅ Donc tu as raison :

  • Si les flux entre banques s’équilibrent, elles n’ont « rien à payer » en pratique.
  • Mais si les flux sont déséquilibrés (par exemple si beaucoup de clients quittent la banque A pour B), alors la banque A doit régler la différence en monnaie centrale, et c’est là que sa contrainte réelle apparaît.

Résumé :

Cela veut dire concrètement que si deux banques font par une simple écriture toutes les deux un prêt de même montant à leurs clients. Elles annulent entre elles leurs dettes et récupèrent pour elles l’argent de leurs clients qu’elles n’ont pas payé et ne paieront jamais.

Fin du dialogue

Chaque client enrichit donc sa banque qui n’a rien à payer et qui en plus, demande des intérêts sur une somme qu’elle a créée à partir de rien uniquement pour être prêtée et récupérée, une fois valorisée par le travail de l’emprunteur. C’est tellement énorme que l’on se demande comment cela peut être légal.

80 à 90% de l’argent actuellement en circulation n’est le fruit d’un travail utile qu’au moment où les banques le récupèrent pour elles-mêmes avec intérêt. Même l’intelligence artificielle met la dette des banques entre guillemets.

La seconde condition qui est de ne produire que ce qui est demandé n’est pas remplie non plus car les multinationales ayant un accès sans limites aux prêts bancaires, font produire par des machines qui produisent en continu en tombant rarement malade et en ne faisant jamais grève. Elles doivent simplement trouver des acheteurs à qui les banques prêteront la monnaie qu’elles fabriquent si les acheteurs ont du travail et si le libre-échange fait bien baisser suffisamment les prix. Il leur faut des consommateurs et pas des producteurs concurrents.

On commence à deviner le problème létal que personne ne veut voir clairement : les puissants qui possèdent à la fois les banques, les multinationales et les médias, sont dans l’utopie d’une civilisation unique parlant anglais avec les mêmes désirs et les mêmes besoins, avec un gouvernement mondial qui uniformise les peuples en les créolisant.

L’argent et les produits étant fabriqués en permanence par les banques et les multinationales, leur échange qui est la dépense chiffrée par le PIB n’est plus du tout le constat d’une création de richesse mais celui de la bonne santé d’un système esclavagiste que la déconnection des monnaies de toute richesse réelle à rendu possible. Ce sont des employés de banque d’affaires qui avaient compris que les monnaies n’étaient plus quantitativement limitées puisque déliées depuis 1971 de toute richesse reconnue, qui ont créé Vanguard en 1974 et BlackRock en 1988, à partir de rien. Aujourd’hui BlackRock a une capitalisation boursière de 1200 milliards de dollars et Vanguard non introduit en bourse est valorisé entre 30 et 1000 milliards de dollars suivant la façon dont on l’évalue. Tout cela en 50 ans à partir de rien ! Il suffit de voir sur son bilan tous les emprunts que fait BlackRock aux banques qui lui appartiennent pour comprendre la perversion du système que l’intelligence artificielle appelle pudiquement « le système bancaire moderne » et qui s’appelle en français un faux-monnayage légal.

Pendant que les multinationales produisent sans respect des limites naturelles des matières premières, les banques transforment par les prêts, l’énergie des peuples en bon argent pour elles-mêmes, pour fabriquer les machines et pour corrompre les mondes politique, médiatique et intellectuel. La masse monétaire a été multipliée par plus de 60 depuis 1971 pour permettre à la classe politique  de se faire élire et de faire du « quoi qu’il en coûte » sur tout sujet « moral » diffusé par les médias (écologique, sanitaire, pacifique, humanitaire, sécuritaire ou simplement tolérant par « ouverture d’esprit ». Quel que soit le sujet, nous dépensons un argent que nous n’avons pas parce que de prétendus « investisseurs » appelés aussi « les marchés », toujours anonymes puisqu’inexistants à part quelques rares monarchies pétrolières, nous prêteraient avec intérêt leur bon argent. Ce sont en réalité les banques qui le fabriquent sur le dos de leurs emprunteurs qui deviennent complices inconscients du système en étant ravis que la banque ait accepté de leur prêter l’argent qui leur manquait. Ce système irrationnel creuse inexorablement sa tombe en faisant grimper sans limite une dette mondiale irremboursable qui oblige les politiques à pressurer leurs peuples et à baisser leur niveau de vie en jurant le contraire. Pour tenir encore un moment, ce système a besoin de tuer toutes les structures qui s’opposent par simple bon sens à sa faconde. La famille, la nation, la religion, la paysannerie doivent disparaître car ils sont tous dans le concret des besoins quotidiens des peuples et les différencient comme l’avait fait le mythe de la tour de Babel.

La devise « travail famille patrie » a été créée par Mermoz en 1936 avec le colonel de la Roque que De Gaulle a honoré de la « médaille de la déportation et de l’internement pour faits de résistance »  avec ces mots « à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l’ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France ». Malgré cela les médias l’attribuent à Pétain pour pouvoir insinuer sans jamais le dire vraiment que le travail, la famille et la patrie, c’est Hitler. L’argent des banques, le libre-échange des multinationales et le narratif des médias sont à la manœuvre pour inverser les valeurs dans l’esprit populaire. Le narratif des médias toujours retravaillé met dans le camp du bien tout ce qui favorise le système et desserre ses freins. Ridiculiser la production domestique, pousser les femmes à aller chercher de l’argent pour payer ce qu’elles faisaient elles-mêmes mieux avant chez elles, les pousser à être en concurrence financière avec les hommes pour pouvoir baisser les salaires en les augmentant infiniment moins que la dévaluation de la monnaie appelée inflation et due à la fabrique bancaire. Gommer la complémentarité hommes femmes en les réputant identiques et en rendant de même valeur la sexualité entre deux individus quels qu’ils soient. Ridiculiser le travail manuel productif et garder les jeunes générations pendant 25 ans dans un engrenage où l’on ne redouble plus, où le bac est donné à quasiment tout le monde et où chacun apprend à l’université qu’il est trop intelligent pour produire lui-même et qu’il sera payé dans des métiers d’intellectuels, de commentateurs, d’assistance à la personne, ou de direction de gens qui acceptent de produire et qui sont généralement des immigrés ou de lointains étrangers. Les moyens sont presque infinis pour fabriquer des peuples d’imbéciles prétentieux qui ne produisent plus, consomment, s’amusent et pérorent.

L’avenir dira si les puissants réussiront dans leur tentative perverse ou si les peuples sauront résister au rouleau compresseur en commençant par exiger que tout remboursement d’argent soit fait à l’Etat si le prêteur ne démontre pas que l’argent prêté a été réellement gagné. Les multinationales, les banques, les médias et tous leurs affidés n’apprécieraient pas mais ce ne serait que justice et honnêteté.

Le dogme de la croissance est-il vraiment incontestable ?

A-t-on réfléchi sérieusement à sa véracité ?

La croissance nous est présentée en permanence par les médias, les politiques et les universitaires comme une création de richesse, une vérité d’évidence permanente que chacun constate par l’augmentation du niveau de vie et qui est même chiffrée par le PIB. On nous présente un PIB mondial annuel de plus de 100.000 milliards de dollars, c’est-à-dire plus de 12.000 euros par terrien et par an. La répartition de cette nouvelle richesse affichée, alimente les discussions véhémentes, éternelles et maintenant stériles entre ceux qui se disent de gauche et souhaitent une meilleure répartition, et ceux qui se disent de droite et veulent privilégier ceux qui l’ont produite. Que l’Insee ait enfin reconnu depuis janvier 2021 que le PIB se calcule par la somme des dépenses finales, ne dérange pas grand monde. Ceux qui réfléchissent le plus, s’accrochent à la somme des valeurs ajoutées, autre façon de calculer le PIB. Mais ils négligent le fait que la création de richesse réalisée en effet par l’entreprise pour elle-même, n’existe que par l’appauvrissement du client sans lequel une production ne serait qu’encombrant puis déchet. C’est en effet par l’échange avec une richesse reconnue comme l’argent, qu’une production devient richesse. La richesse n’est définitivement que subjective, qu’un regard dépendant de la civilisation, de l’individu, du lieu et du moment. La sueur est un exemple de production qui n’est pas richesse car non échangeable. L’enfant qui dessine produit une richesse tant qu’elle s’échange avec l’expression physique de l’amour qu’on lui porte mais cette richesse devient déchet dès que cet amour s’exprime différemment.

Il y a pourtant au niveau collectif création de richesse puisque l’argent dépensé perdure et que la production achetée a été reconnue comme une nouvelle richesse chiffrée par son prix. L’argent en circulant estampille comme nouvelle richesse toute production vendue, ce qui explique que l’Insee calcule le PIB, création de richesse, par la somme de toutes les dépenses.

Mais il y a quatre difficultés dans ce chiffrage de la richesse créée par la dépense comme le fait l’Insee. Les trois premières sont la production non marchande, les services et la dépense illégale.

L’Insee définit ainsi la production non marchande :

La production non marchande est constituée de biens et de services individuels ou collectifs produits par les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ou par les administrations publiques.

Ce qui est moins dit, c’est que la production non marchande est chiffrée par ce qu’elle coûte puisque, n’étant pas vendue, elle ne peut être chiffrée par le regard du bénéficiaire. C’est le cas des routes ou des égouts qui sont en effet des richesses mais c’est aussi le cas de l’ensemble de l’administration  et des associations considérées comme des services qui sont supposés rapporter à la collectivité ce qu’ils coûtent. Nous nous enrichissons donc, d’après l’Insee, chaque fois que nous subventionnons une association, que nous recrutons un fonctionnaire ou que nous l’augmentons. L’état des routes montre bien que l’on fait plus de production non marchande en embauchant des fonctionnaires qu’en réparant des routes.

La répartition française en 2023 a été :

Type de production Valeur ajoutée (en milliards €) Pourcentage
Production marchande 2 178,5 77,2 %
Production non marchande 644 22,8 %
Total 2 822,5 100 %
     

La deuxième difficulté vient des services qui, marchands ou non marchands, sont par définition consommés dès leur production et ne sont donc pas des richesses pérennes. Ils ne sont richesses que s’ils contribuent à l’augmentation de la richesse par d’autres, ce qui est le cas des services à la production. En revanche les services à la personne contribuent au confort qui est loin d’être toujours une aide à la production.

Vient enfin le trafic de stupéfiants et la prostitution qui sont des productions marchandes que l’Union Européenne oblige à comptabiliser dans le PIB. En bon petit soldat européen l’Insee comptabilise comme elle le peut, le trafic de stupéfiant dans le PIB depuis 2018 mais en bon gaulois réfractaire, il refuse d’intégrer la prostitution, celle-ci étant considérée comme souvent contrainte, ce qui pour l’Insee n’est pas le cas des consommateurs addicts aux stupéfiants.

Ces trois premières difficultés sont croissantes par une diffusion nationale du trafic de stupéfiants et par l’augmentation permanente de fonctionnaires et des associations subventionnées pour des services de plus en plus majoritairement à la personne et de moins en moins à la production.

Mais tout cela n’était pas trop grave quand l’argent était limité en quantité par le fait qu’il était garanti par une richesse reconnue comme l’or et que sa rareté en réduisait le gaspillage, même si elle ne l’empêchait pas. Richard Nixon, en ne dévaluant pas le dollar en 1971 comme il aurait dû le faire, et en le déconnectant de toute richesse reconnue ainsi que toutes les monnaies qui lui étaient liées par les accords de Bretton Woods, a fait un strike en faisant tomber d’un coup toutes les quilles qui soutenaient un équilibre déjà fragile. C’est la quatrième difficulté qui elle, est aujourd’hui majeure car sans bornes.

Le résultat est en effet catastrophique. Pendant que les peuples et leurs élus continuent depuis 54 ans à croire que la monnaie vaut quelque chose et qu’elle transforme réellement en nouvelles richesses les productions, les banques commerciales fabriquent de la monnaie quasiment en continu suivant un système à bien comprendre (cliquer pour en voir le détail), système qui fait baisser la valeur réelle de la monnaie et qui fait monter sans fin les prix, les emprunts et la dette mondiale, tant des États que des entreprises et des particuliers. Qui comprend que la plus grosse partie de cette dette mondiale est une dette d’un argent qui n’a été créé ex nihilo que pour être récupéré avec intérêts et en bonne monnaie par le travail des emprunteurs ?

Cette fabrication permanente de fausse monnaie légale fait rentrer les peuples et leurs élus dans un monde imaginaire où des machines payées par le futur, produisent en continu des encombrants transformés en richesses par une monnaie surabondante créée par la dette. Cette  fausse richesse, créée par un travail à trouver demain par on ne sait qui, incite les peuples à se croire riches, à moins travailler, à se croire des intellectuels en allant quasiment tous à l’université qui est ravie d’être prise au sérieux alors qu’elle le mérite de moins en moins, à créer une immigration massive pour faire le travail que ces nouveaux pseudo intellectuels méprisent.  Il ne leur reste qu’à se déchirer dans des combats affligeants entre la droite qui veut conserver cette richesse et la gauche qui veut la distribuer alors qu’elle n’existe pas.

Sans prise de conscience populaire de ce nouvel environnement complètement imaginaire, aucun problème ne peut être sereinement et efficacement abordé. Avoir confié quasiment tous nos problèmes à l’Union Européenne composés principalement de fonctionnaires incompétents, corrompus par les lobbies, bourrés de certitudes et glacés de solitude, laisse nos élus sans vrai pouvoir, les limite à discuter sur la moins mauvaise façon de détruire notre héritage moral, mais c’est surtout une erreur que l’Histoire ne nous pardonnera pas.

La bataille entre Office Mondial du Commerce et Office International du Commerce est relancée


Les média parlent beaucoup des droits de douane décidés par Donald Trump, sans voir que ce n’est qu’une nouvelle étape de la guerre à outrance entre l’OIC et l’OMC, l’office international du commerce créé par l’ONU à New York juste après la guerre et apparemment terrassé en 1950 par le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) qui deviendra à Genève l’OMC, l’office mondial du commerce. Tout en étant composés quasiment des mêmes États, les deux organisations se sont toujours opposées sur les fondements de l’économie qui sont : travailler, produire du désirable, le vendre pour pouvoir durer et acheter tout ce dont ont besoin soi-même et ses proches. L’OMC favorise la baisse des prix, l’OIC privilégie la production et l’emploi.

L’OMC, avec son mondialisme et tous ses sous-produits que sont le forum économique mondial de Davos, l’OMS et la quasi-totalité des dirigeants européens, prône le libre-échange qui permet de baisser les prix et d’augmenter mondialement la production en continu des machines et la production humaine des lieux où elle est la moins chère. Il est soutenu par les multinationales et par ceux qu’elles rémunèrent. L’harmonie doit y devenir mondiale et telle que pensée par les intellectuels occidentaux ou occidentalisés. Chaque pays doit chercher à être exportateur de ce qu’il fait au moins cher et s’il n’y arrive pas, qu’il emprunte pour tenir !

L’OIC n’existe certes plus mais mettait en avant pour chaque nation le plein emploi et la production locale. Il voulait d’abord une harmonie au niveau national, avant de chercher à l’améliorer par ce que peut apporter les échanges internationaux qui devaient être équilibrés comme devait l’être la balance des paiements. Le sénat américain a malheureusement refusé de ratifier la Charte de La Havane que son pays avait pourtant signé.

L’OMC a fait illusion jusqu’à aujourd’hui car une production pléthorique à un prix bas pour des gens qui n’ont pas de problème de fin de mois, ressemble à une harmonie et le libre-échange laisse à chaque gouvernement les problèmes prosaïques de fin de mois de son peuple. C’est évidemment plus simple mais cela passe sous silence la faille actuelle de la théorie de David Ricardo sur l’avantage comparatif entre les nations qui dit avec bon sens qu’il faut toujours faire ce que l’on fait de mieux ou de moins mal. Mais l’hypothèse cachée de cette évidence, est que chacun est censé être occupé et que le plein emploi est réalisé, ce qui était un fait du temps de Ricardo, quand l’assistanat n’existait pas et qu’il fallait obligatoirement travailler pour survivre. Aujourd’hui les prix bas obtenus dans des pays lointains ne permettent pas de faire vivre un Européen de l’ouest qui ne sait plus comment être reconnu utile par son propre peuple. L’arrivée du chômage a rendu caduc l’avantage comparatif entre états.

C’est ce qu’avait bien compris l’OIC qui pour aider à la production locale et au plein emploi conseillait de mettre les droits de douane nécessaires pour que jamais le prix de vente d’un produit importé ne vienne tuer la production locale. C’est le bon sens mais cela n’a pas été le choix des dirigeants occidentaux qui n’ont jamais eu de problème de fin de mois.

Si la quasi-totalité des gouvernants sont libre-échangistes, c’est non seulement parce qu’ils apprécient pour eux un achalandage à bas prix et qu’ils se sentent proches des multinationales qui sont pour eux l’épine dorsale de l’économie, mais parce qu’en plus, depuis 1971, depuis que les monnaies ne sont plus liées à une richesse réelle, les banques commerciales fabriquent une fausse monnaie légale qui permet par les subventions, l’assistanat et le « déblocage » de fonds inexistants, d’estomper les problèmes de fin de mois quand ils deviennent trop criants, le tout leur donnant en plus l’impression d’être généreux.

Ce que tous ces dirigeants ne voient pas ou ne veulent pas voir, c’est que cette fausse monnaie légale qui représente déjà plus de 85% de la monnaie en circulation, a fait chuter la valeur de la monnaie de 98,8 % depuis 1971. Il fallait en effet 35 dollars pour acheter une once d’or quand il en faut aujourd’hui 3000.

Cette dévaluation réelle abyssale, cette baisse de la valeur de la monnaie est une hausse des prix cachée qui est ressentie par la majorité de la population, celle qui n’est pas en mesure d’épargner. Elle est soigneusement dissimulée par l’absence de définition de la monnaie et par l’ignorance volontaire  du pourquoi de sa force. Un tas de gens refusent obstinément de reconnaître que la monnaie est une énergie qui ne tire sa force que de l’énergie humaine, précédemment bien dépensée depuis son invention jusqu’en 1971, et à trouver gratuitement demain depuis 1971, depuis que les monnaies ne sont plus liées à une richesse antérieurement reconnue.

On en arrive à la question difficile du vrai prix des marchandises comme du vrai prix du travail qui est très mal étudié par la pseudoscience économique. Le prix est par définition un équilibre mais tout le monde n’y met pas les mêmes éléments à mettre en équilibre. L’OMC y met, avec une vue de loin, le vendeur, l’acheteur, le lieu et le moment. L’OIC, avec une vue de près, y rajoute l’emploi, le revenu des producteurs et le contrôle de l’investissement étranger que l’OMC abhorre. L’OIC utilise à l’intérieur de chaque nation l’avantage comparatif de Ricardo ou chacun doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal quand l’OMC l’applique entre les nations en refusant d’en voir l’aspect dévastateur à l’intérieur des nations.

L’OMC est une construction intellectuelle mal foutue qui ne tient que par la fausse monnaie légale des banques commerciales avec son corollaire qui est la montée sans fin de la dette mondiale (plus de 30.000 dollars par Terrien de tout âge début 2025). L’OMC ne s’intéresse aux nations que pour les faire disparaître alors que l’OIC pensait que seuls des pays harmonieux pouvaient cohabiter sans se confronter et que l’idée même de commerce international ne venait qu’après vérification de l’économie saine de chaque pays. Bref l’utopie avait apparemment gagné sur le bon sens.

Il est difficile de prédire l’étendue du séisme qu’a initié Donald Trump avec ses droits de douane. La seule chose certaine, c’est qu’il va être monumental et que la méthode Coué et le matraquage médiatique ne seront plus suffisants pour faire tenir l’intenable libre-échange.

Bien sûr la première conséquence quasi-immédiate est la baisse voire l’effondrement des Bourses puisque  la valeur d’une entreprise est une multiplication par 7, 100 ou même 10.000 de son bénéfice annuel passé, comme si demain était forcément la reproduction d’aujourd’hui. Dès qu’une entreprise s’arrête, on constate au contraire dans 100% des cas que les actifs sont survalorisés et les dettes sous-estimées. L’immense majorité des milliardaires ne sont riches que de la valorisation en bourse de leurs actions et beaucoup vont quitter rapidement ce faux navire de la fortune.

C’est surtout le grignotage de l’utopie par le concret et le réel qui va nous bousculer à un rythme encore inconnu. Le rythme dépendra d’ailleurs beaucoup de la rapidité ou de la lenteur avec laquelle sera interdite l’émission actuelle de fausse monnaie légale par le simple retour au lien de la monnaie à une richesse reconnue. Il faudra évidemment combiner la réflexion obligatoire avec l’absence d’émission permanente de fausse monnaie qui nous permet ne pas affronter nos contradictions. S’il est impossible de connaître l’ordre et la rapidité des changements à intervenir, on peut en imaginer la liste que le réel va imposer. Cette liste se range en deux colonnes, l’une détaillant les conséquences de la mise au rencart du libre-échange qui n’est ni un échange ni libre, l’autre détaillant celles de l’arrêt de l’émission de fausse monnaie légale et donc, enfin et à nouveau, une limitation de la monnaie.

Dans la première colonne on trouvera tout ce qui contribue à la recherche de l’équilibre à l’intérieur des nations entre production et consommation. Produire étant plus difficile que consommer, les producteurs locaux, agriculteurs artisans et industriels, seront protégés par des droits de douane et favorisés par des rémunérations comparables à celles qui existaient avant la dévaluation de 98,8%. L’exact contraire d’aujourd’hui qui cherche et favorise les multinationales au détriment des locaux.

Dans la deuxième colonne on trouvera les innombrables conséquences de l’arrêt de la fabrication de la fausse monnaie légale devenue à nouveau illégale. Retrouver l’évidence perdue que la monnaie est limitée va bouleverser nos vies en nous forçant à appliquer l’avantage comparatif de Ricardo à l’intérieur du pays. Chacun devra faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal, que ce soit du consommable, du stockable, des outils, des machines, des services à la production que devraient être les administrations et bien sûr des enfants, de leur gestation à leur éducation. Chacun peut y voir comment les Français redécouvriront le fait qu’ils sont égaux dans leur diversité et leur complémentarité, en renonçant à se vouloir absolument identiques comme les multinationales, le pouvoir et les médias voudraient instinctivement les voir.

La logique suicidaire de l’Occident


Les BRICS se rassemblent avec comme unique point commun le rejet de la logique suicidaire de l’Occident qui tente d’envahir la planète. Leurs expériences diverses tâtonnent et ils ont simplement décidé de respecter l’expérience des autres et de faire respecter la leur.

L’Occident ne produit plus ce qu’il consomme et, pour se tranquilliser, il a réalisé un montage astucieux de razzia qui ne dit pas son nom. Bien qu’il en ait construit parallèlement une justification intellectuelle et morale à ses yeux, cela craque car rien d’incohérent ne peut tenir.

Le mot razzia vient du mot arabe ghazi غزي qui signifie conquête. Il s’agit de faire travailler et de faire payer les autres tout en s’en justifiant à ses propres yeux et en se mettant dans le camp du bien. Le montage est évidemment complexe puisqu’il s’agit de réinventer l’esclavage tout en continuant à le condamner avec la plus grande sincérité et la plus grande fermeté. Il faut agir dans un sens et faire croire, et même croire soi-même, que l’on va dans l’autre. Ce n’est pas simple. Il faut mentir en convainquant que le mensonge est vérité et que la vérité est mensonge ou complotisme. En tous domaines publics, les mots utilisés iront dans le sens opposé de la réalité et devront commencer par être suffisamment flous pour que les contradictions n’apparaissent pas au premier abord. Le mépris de l’individu sera toujours porté par la glorification de la démocratie, mot merveilleusement flou. La contrainte sera toujours dans un but de liberté et d’intérêt public, le flou du libéralisme et des valeurs de la république sera pour cela très commode. L’esclavage sera revêtu du beau mot incompris de libre-échange. Les mots n’auront plus de définition commune partagée mais auront dans la tête de tous, un sens personnel évident qui ne souffre d’aucune discussion. En politique, la droite, la gauche ou le centre ne recouvre aujourd’hui que des évidences personnelles comme la monnaie en économie ou la foi en spiritualité.

Dans ce flou très peu artistique, il faut faire travailler les autres par l’importation et par l’immigration, et il faut faire payer les autres par l’exportation et l’assistanat. La compétitivité devient le mot à la mode et justifie tout. Les narratifs s’installent et font perdre aux peuples le sens de la réalité.

Le grand écart entre la réalité et le narratif instillé dans les esprits est constatable en tous domaines, sanitaire, climatique, sécuritaire mais c’est surtout en économie qu’il est le plus grave car c’est l’économie qui permet tous les autres grands écarts. L’économie est la clé de voute de ce qui est devenu un système global aussi aberrant que fragile et précaire.

Le summum et la clé de l’inconscience contemporaine se trouve à l’INSEE qui ose dans sa définition du PIB, écrire à la fois que « Le produit intérieur brut (…) vise à mesurer la richesse produite par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée » et, quelques lignes plus bas, que « Le PIB peut être mesuré (…) en faisant la somme de toutes les dépenses finales ». S’enrichir en dépensant est le narratif que les medias et les Politiques nous imposent en y croyant eux-mêmes tellement il est agréable de se le répéter. On retrouve ce narratif dans les critères de Maastricht où un budget national peut être déficitaire de 5% de son PIB et où l’on peut emprunter jusqu’à 60% du même PIB. En clair,  plus nous dépensons, plus l’UE nous donne le droit de dépenser davantage, et d’emprunter encore plus ! Les Français avaient-ils conscience de cette stupidité quand ils ont voté ce traité ? Et qui les en a alertés ? Quand les esprits ne sont plus éclairés par les faits, tous les narratifs peuvent prospérer.

Il reste à comprendre ce qui permet de faire encore tenir quelque chose qui ne peut pas tenir. En plein été 1971, le président Nixon n’a pas dévalué le dollar qui devait absolument l’être, mais l’a définitivement déconnecté de toute richesse réelle, entraînant avec lui pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les autres monnaies qui lui étaient liées par les accords de Bretton Woods. Ses prédécesseurs s’étaient contentés toujours et partout de dévaluer leur monnaie sans jamais les délier d’une richesse précédemment reconnue sauf dans de très courtes périodes, généralement de guerre. La valeur des monnaies devenant flottante, la seule façon d’en évaluer la vraie valeur est aujourd’hui de voir son équivalent en or, unique richesse universellement et durablement reconnue. Pour acheter une once d’or il fallait en 1971 35 dollars. Il en faut aujourd’hui 3000, ce qui donne une dévaluation réelle des monnaies de plus de 98% en 50 ans.

Les conséquences en sont évidemment considérables. Les rémunérations n’ayant en rien compensé cette dégringolade, une seule rémunération n’a plus pu faire vivre une famille et les femmes ont abandonné la production millénaire domestique non chiffrable pour aller chercher une nouvelle rémunération. Les familles nombreuses ont disparu avant que le désir même d’enfant puis de famille ne décline et que l’égalité homme-femme ne devienne une identité homme-femme avant même de se prétendre échangeable. Tout est plus cher et le travail ne suffit plus pour vivre normalement. Le pouvoir est donné à ceux qui font des phrases puisque le problème de fond n’est même pas abordé. Le pouvoir en est-il même conscient puisque le narratif fait croire qu’il n’y a pas eu  de cause précise au décrochage de tout, que rien de nouveau n’est arrivé si ce n’est le progrès et la croissance qui seuls expliquent les changements qui ne peuvent être que bénéfiques. Hors progrès et croissance, rien n’a changé et tout a toujours été comme ça. On encense et vénère la phrase idiote mais ronflante « Tout change pour que rien ne change ».

Mais comment une telle dévaluation a-t-elle été possible sans réaction ?

Un faux-monnayeur fabrique de l’argent qu’il insère discrètement dans le circuit économique.  Il est poursuivi car en augmentant la masse monétaire uniquement pour lui-même, il la dévalue. Imagine-t-on des faux monnayeurs aller à la banque de France échanger sans problème leur fausse monnaie contre de la vraie avec les conséquences d’un tel engrenage heureusement mythique ? Mythique ? Non. Ça ne l’est plus car c’est exactement ce que font les banques commerciales depuis 1971.

Les monnaies n’étant plus liées à une richesse réelle, le jeu se fait à plusieurs bandes et à plusieurs banques. Dupont et Durand ont envie tous les deux d’un appartement à 200.000 € et ils n’ont mis de côté que 50.000 € chacun. Dupont demande à sa banque A un prêt de 150.000 € comme le fait Durand à sa banque B. Chaque banque accepte et inscrit deux fois 150.000 € dans sa comptabilité. Une fois dans un compte client à son actif en créance sur son client et une fois à son passif dans un compte fournisseur en dette vis-à-vis du même client qui retrouve donc cette somme à disposition sur son relevé bancaire. Dupont et Durand payent chacun par chèque le notaire de leur vendeur qui met le chèque reçu à sa propre banque. Pour la simplification du raisonnement on va supposer que la banque du notaire de Durand est la banque de Dupont et réciproquement. Si ce n’est pas le cas, cela met en jeu plus de banques commerciales mais le principe comme le résultat est le même. Pour la banque A, Dupont est toujours son débiteur mais n’est plus son créancier puisque cette créance est passée au notaire puis à la banque B qui devient la créancière de la banque A. Parallèlement Durand, en faisant un chèque au notaire lui a transféré sa créance sur la banque B et le notaire, en déposant son chèque à sa banque A, lui a, à son tour, transféré sa créance et c’est la banque A qui se retrouve la créancière de la banque B. Chaque banque étant créancière et débitrice de l’autre de la même somme, elles annulent le tout en chambre de compensation.

Le résultat est qu’aucun euro n’a été réellement apporté, que 300.000 € sans valeur ont été injectés dans l’économie, faisant monter les prix et baisser la valeur de la monnaie. De son côté chaque banque, créancière de son client, va petit à petit récupérer à son profit par les remboursements de son client, et avec en plus des intérêts, 150.000 € de bonne et loyale monnaie gagnée par le travail du client. Comme cela dure depuis 50 ans et que personne n’y met réellement de frein, les monnaies ont déjà perdu plus de 98% de leur valeur réelle, la dette mondiale explose, la natalité s’effondre, l’immigration retarde l’explosion et les Politiques s’affrontent sur leurs idéologies qui ne perçoivent même pas le problème.

Il ne restait qu’à arrimer ce scandale au camp du bien et faire regarder ailleurs en faisant peur sanitairement, climatiquement et militairement. Pour le camp du bien, le libre-échange et la création de richesse s’en occupent. Une fois qu’il est bien installé dans les esprits les erreurs que le PIB est une ressource et qu’il suffit de dépenser pour s’enrichir, une fois que parallèlement un système de fausse monnaie indétectable et légale, permet d’emprunter dans des banques qui y ont intérêt, ce qui est désiré par ceux qui y ont accès, la construction se dessine facilement. Elle passe par l’oubli volontaire que l’emploi est d’abord lié à la production nationale agricole, artisanale et industrielle.

L’office mondial du commerce (OMC) qui a éliminé l’office international du commerce (OIC) que l’ONU avait créé et qui mettait la production et l’emploi en premier, favorise la consommation en baissant les prix par le libre-échange. Il prétend augmenter le pouvoir d’achat, placé dans le camp du bien alors qu’en réalité il le fait dégringoler par la vraie dévaluation. L’OMC laisse les peuples abandonner la production et subir le chômage et la honte de l’assistanat. Quoique l’on pense de Trump, il a compris que, pour qu’un peuple produise ce qu’il consomme, il faut mettre les droits de douanes nécessaires. Sans le dire il réhabilite très heureusement l’OIC et la Charte de La Havane que l’on avait soigneusement fait oublier par tous les idiots utiles du système.