Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine

Nous vivons dans un monde totalement irréaliste et magique façon Harry Potter, Star Trek ou Alice au pays des merveilles. Nous le pressentons tous sans avoir vraiment envie d’en prendre conscience tellement une prise de conscience nous ferait affronter une réalité qui nous fait peur.  Si Harry Potter avait sa baguette et le quai 9 3/4, si Star Trek avait la télétransportation et Alice son miroir, nous avons nous aussi une énergie magique créatrice d’illusions et qui résout absolument tout : l’argent qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, n’est limité que par la décision changeante de quelques-uns. Tous les buts, même les plus aberrants, deviennent apparemment atteignables grâce à cette énergie non reconnue comme telle, et pourtant facilement illimitée, gratuite et omnipotente. Elle n’a officiellement plus de source, donc plus de limites, depuis seulement 50 ans. Nous nous divisons simplement, à en croire Yuval Noah Harari et Laurent Alexandre, entre les dieux qui y ont accès et les inutiles qui n’ont accès qu’aux miettes que les dieux leur abandonnent avec dédain et regret. On croirait vivre dans le monde des sorciers et des moldus ou dans la parabole du riche et de Lazare (Lc 16 :19).

Parallèlement à ce rêve envahissant qui devient angoissant, la réalité devient ringarde, dépassée, « ancien monde », inintéressante. Des peuples entiers font comme les ados qui se retournent dans leurs lits pour ne pas se réveiller et rester dans leurs rêves. La réalité devient subordonnée au rêve et aux fantasmes comme nous le voyons avec la théâtralisation d’un virus peu agressif et d’une élection américaine. Le classement des différents pouvoirs s’intervertit entre le premier et le second d’un côté, et les 3e et 4e de l’autre. Les médias ont pris le pouvoir depuis qu’ils appartiennent quasiment tous à ceux qui ont accès à l’énergie monétaire. Ces professionnels de la parole, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion, ont pris le pouvoir avec la complicité des juges et des experts qui redéfinissent le bien avec des mots vides de sens mais coercitifs comme « état de droit » ou « urgence sanitaire ». Les pouvoirs législatif et exécutif se sont couchés devant les pouvoirs juridiques, médiatiques et pseudo-scientifiques de ceux que l’on déclare sachants. Une nouvelle définition du bien nous est imposée par une communication omniprésente et lancinante. Elle nous emmène vers un inconnu dont la cohérence n’existe que par la débauche d’argent que le pouvoir y consacre chaque jour davantage tellement demain en exige toujours plus qu’aujourd’hui. Cette réalité refusée en devient tout aussi angoissante que le rêve dans lequel nous essayons de nous réfugier.

Comment est-ce possible ? Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire et qui le fera ?

Comment est-ce possible ?

Ce n’est pas une question que nous nous posons, pas plus que nous ne nous demandons comment marchent les baguettes magiques, la télétransportation ou le miroir d’Alice. Nous nous contentons d’écouter les médias en admirer l’efficacité et surtout d’en profiter. Comme les grenouilles qui se font cuire en ne s’apercevant pas de l’augmentation lente de la température, nous acceptons d’être violés par les juges, les experts, les journalistes et les politiques tout en trouvant que l’eau, au départ agréable, commence à être vraiment trop chaude. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, l’énergie monétaire nous insensibilise et nous paralyse. Elle vient à leur secours chaque fois que leurs culs-de-sac deviennent trop évidents. La débauche actuelle de l’énergie monétaire prétendument « débloquée » par le pouvoir, justifie à ses yeux le blocage ahurissant de l’énergie humaine qu’est le confinement. Le pouvoir n’y voit même plus l’étalage de sa bêtise et de son affolement.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce viol collectif par ceux qui se sont agglomérés en élite auto proclamée a comme première raison l’oubli que la vie n’est qu’une multitude d’échanges effectués par notre énergie. Nous l’avons remplacé par la croyance très agréable mais stupide que nous somme des dieux capables de créer. Nous croyons créer un enfant alors que seule la patience d’une femme permet d’échanger un ovule et un spermatozoïde contre un bébé. Nous croyons créer des richesses alors que nos productions ne se transforment en richesses que par l’échange que nous en faisons avec une autre richesse qu’est l’argent ou par l’espoir ou l’illusion que cet échange sera possible.

Fondé sur cet oubli nous avons cru créer notre baguette magique, notre télétransportation ou notre miroir d’Alice, en assemblant très intelligemment des concepts vidés de leur sens et remplis artificiellement de vide aussi bien dans la réflexion que dans la communication pour ne pas avoir à agir.

Dans la réflexion nous avons changé depuis deux siècles le sens de mots neutres pour en faire des solutions déjà acquises de problèmes soigneusement éludés. Le progrès qui n’est que le mouvement est devenu miraculeusement le bon mouvement. La république qui n’est que le problème de la vie en groupe, en est devenu miraculeusement la solution qui évite de regarder le problème puisqu’on a la solution. L’argent qui n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine est devenu à lui tout seul, une énergie venant de nulle part et résolvant tout.

Dans la communication nous assistons à un feu d’artifice d’incompétence et de mauvaise foi difficilement démêlable, pour nous faire croire qu’un échange est une création. Des mots comme profit, bénéfice ou PIB sont là pour nous faire oublier l’échange et nous faire croire à la création. On en arrive à croire à la stupidité que les entreprises font du profit sans voir qu’il n’y a là qu’un échange avec un appauvrissement de même montant de leurs clients. L’énergie sous formes de travail et d’argent qu’a mis l’entreprise à produire n’est qu’échangée avec l’énergie qu’a mis le client pour trouver l’argent nécessaire à son achat. Mais on peut par incompétence ou mauvaise foi, négliger l’énergie humaine du client qu’il a transformé en énergie monétaire pour faire croire que les entreprises créent de la richesse. On peut encore, par ruse ou bêtise, distribuer par subventions ou prestations sociales l’argent à échanger avec les productions pour en faire des richesses. On néglige aussi l’énergie monétaire en parlant du PIB comme d’une création de richesse, alors qu’il n’est que l’addition de tous les échanges faits contre de l’argent, y compris les soins, les réparations, la prostitution et la vente de stupéfiants. Il est navrant d’entendre l’économiste Marc Touati sur Sud Radio ou le journaliste économique Eric de Riedmatten sur CNews dire apparemment de bonne foi « Le PIB est la richesse créée dans un pays ». Il est encore plus navrant de voir comment, en fabriquant de la monnaie sans retenue pour les acheter, on fait croire que des déchets et des encombrants se sont miraculeusement transformés en richesses. Est-ce de l’incompétence, de la rouerie ou un scandale délictueux ?

Pendant que nous vivons dans la croyance aux miracles, la réalité poursuit son œuvre. Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages.

Comme aucune force visible n’accepte de se confronter à la contradiction fondamentale qui nie l’échange et qui veut globalement de plus en plus d’argent et de moins en moins de travail, toutes les forces en présence se contentent d’éclairer avec raison les incohérences des autres en dissimulant les siennes et en laissant monter les esclavages nourriciers qui sont ceux que nous voyons monter tous les jours en regardant ailleurs, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Que faut-il faire ?

Fondamentalement, remettre l’échange vrai au centre de toute organisation, avoir une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine et reconstruire naturellement une cohérence perdue sur ces deux bases.

A l’intérieur retrouver l’échange entre les citoyens et donc commencer par faire en sorte que chacun ait quelque chose à échanger. Les entreprises, les artisans et les commerçants sont les seuls à échanger des productions contre de l’argent. Mais pour échanger un service contre de l’argent tout le monde peut s’y mettre y compris les chômeurs. Au lieu de flatter les électeurs par des subventions ou des prestations sociales qui ne sont que des habillages peu discrets de la corruption, tous les maires de France pourraient voir comment rendre utile tous leurs administrés au chômage, et comment vérifier cette utilité afin que l’État puisse échanger ces nouvelles richesses contre un argent créé pour les reconnaître.

A l’extérieur retrouver à l’international l’échange du pacte de La Havane que le sénat américain a bloqué après que ses représentants l’aient signé, pour que le libre-échange devienne enfin un échange libre et non plus simplement la liberté honteuse de faire payer les autres par des balances commerciales excédentaires qui sont la négation d’un échange même si on le déguise en « libre-échange ».

Pourquoi appeler protectionnisme le simple appel à la vérité de l’échange, si ce n’est pour embrouiller les esprits ? Pourquoi appeler concurrence ce qui n’est que renoncement devant la difficulté d’un échange vrai ?

L’échange étant complètement différent à l’intérieur et à l’extérieur, c’est l’observation des échanges différents qui définira au mieux l’espace qu’est l’intérieur par rapport à l’extérieur, ce que l’Histoire a appelé jusqu’à aujourd’hui pays, patrie ou nation.

Dans notre espace, retrouver le franc en veillant à ce qu’il ne puisse dépasser en quantité, l’énergie humaine préalablement dépensée à créer ce que nous voyons comme des richesses, et à ce que jamais une fabrication de fausse monnaie ne nous fasse croire que nous créons des richesses car cela attirerait à nouveau tous les perdus et tous les rusés de la Terre.

Qui le fera ?

Sûrement pas ceux qui oublient l’échange dans leur analyse comme Jean-Marc Jancovici qui regrette la consommation d’énergie fossile mais qui dit à ses étudiants « Du pognon, il y en a ! ». Il sera audible quand il aura intégré que seule la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine préalablement bien utilisée, nous forcera à inventer la limitation en effet nécessaire de notre consommation d’énergie fossile. Il parle de « Superman pour de vrai », ce qui n’existe pas même si nous vivons comme si nous l’étions.

Sûrement pas ceux qui refusent dogmatiquement que la monnaie est une énergie alors qu’ils s’agitent pour vendre leur pensée tellement ils ressentent le besoin vital de cette énergie.

Sûrement pas les tenants de la monnaie-dette, du mondialisme et du faux libre-échange qui ne sont que les nouveaux esclavagistes qui ne s’en rendent souvent même pas compte et qui préparent leur « grand renouvellement ».

Sûrement pas ceux qui croient à la monnaie-dette sans être partisan du mondialisme car il faut leur laisser le temps de réaliser combien ils sont contradictoires.

Sûrement pas les Politiques qui n’arrivent pas à penser sérieusement à autre chose qu’à leur réélection ou à leur pantouflage. Ils ont compris que l’énergie monétaire se décroche plus facilement dans les ors de la république que dans la dépense de leur énergie personnelle, et ils limitent leur énergie à y parvenir et à y rester.

Sûrement pas toutes les minorités de toutes sortes qui ne se font entendre que par l’énergie monétaire qu’on leur distribue gratuitement.

Sûrement pas les yacafaucons qui ont la solution universelle avant d’avoir posé le problème.

Sûrement pas les vieux comme Joe Biden dont on regarde surtout qui le remplacera à sa disparition physique ou mentale.

Il ne reste pas grand monde mais l’intelligence, le bon sens et la pression de la réalité fera forcément émerger dans les nouvelles générations celui ou ceux (regroupant ce que le français nous a toujours dit être aussi bien des hommes que des femmes) qui prendront enfin le taureau par les cornes en limitant la monnaie à l’énergie humaine déjà intelligemment dépensée, nous laissant devant un problème très difficile mais qui pourra enfin être résolu puisque la suppression de la fausse corne d’abondance nous aura forcé à revenir dans la réalité.

 

 

Merci Dr Véran, vous avez vaincu la mort !

Il faut arrêter de houspiller et de brocarder le ministre de la santé qui dans la discrétion la plus totale a vaincu à l’aide d’assistants aussi discrets que lui, la grippe, la pneumonie, le cancer et toutes les causes de la mort hors Covid 19.

Les statistiques de l’Insee nous montrent que les morts toutes causes confondues sont en France métropolitaine de l’ordre de 45000 par mois et donc de 1500 par jour. Comptant les morts, un par un, mois par mois, depuis les 70.900 morts de janvier 1946, soit en courbe, soit en tableau, l’Insee nous montre qu’il n’y a pas plus de morts en 2020 que les autres années et que la légère pointe de mars et avril 2020 (61.900 et 65.900) est moins proéminente que celles de janvier 46 (70.900), janvier 49 (87.861), février 53 (73.023), décembre 69 (74.725), ou janvier 2017 (66.990). Après avoir entendu le nombre de morts annoncés, pardon ! serinés en 2020 par le directeur de la santé comme étant dû au coronavirus, la conclusion est automatique et sans appel :  la grippe, la pneumonie, le cancer, les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et la simple vieillesse tuent infiniment moins en France depuis que le Dr Véran en est le ministre de la santé.

Olivier Véran n’en parle jamais mais grâce à son action, la grande faucheuse n’a plus que le coronavirus à se mettre sous la dent. Dans la religion catholique on canonise les saints qui font des miracles. Il faut sans doute inventer quelque chose dans la nouvelle religion républicaine quand de tels miracles sont tellement vérifiés par les médias.

A moins évidemment qu’ils ne nous prennent tous pour des c… et qu’il ne reste plus que deux séries de questions à se poser :

Pourquoi un tel cinéma mondial ? Aurait-il un lien avec la dette mondiale irremboursable et avec la préparation du « great reset », du grand renouvellement, programme du Davos 2021 déjà ouvertement préparé par le FMI, la Banque Mondiale et la BCE sous les yeux éteints des Politiques ? Voyons-nous arriver l’idée extraordinairement pernicieuse de la monnaie digitale que si peu de gens comprennent et qui permet d’appauvrir uniformément les peuples pour que les banques puissent ne pas exploser et détruire la monnaie qu’elles ont illégitimement mais légalement créée ?

Le test actuel de la somnolence des peuples ne serait-il pas là pour vérifier que le pays de Cocagne dans lequel depuis 50 ans on leur a fait croire qu’ils vivaient, les a bien tous mis en léthargie pour pouvoir techniquement leur reprendre ce qu’ils croient posséder par leur travail ou par des subventions, alors qu’ils n’ont que l’illusion de la possession par la fausse monnaie créée par les banques ? Comment les médias peuvent-ils avoir le pouvoir sans contrôle de créer artificiellement une épidémie de peur chez des peuples devenus incapables de s’en vacciner eux-mêmes tellement ils sont occupés à croire à leur individualisme triomphant et à la fabrication de boucs émissaires divers et variés ? Un ministère de l’information ne devrait-il pas être recréé partout pour fermer rapidement le ministère orwellien de la Vérité qu’occupe saint Véran. Saint Véran ne doit-il pas redevenir simplement ce qu’il est, le nom de la très jolie et plus haute commune d’Europe ?

 

Cette nouvelle religion, si à la mode qu’elle se croit moderne, ne deviendrait-elle pas criminelle ?

Une simple observation historique montre qu’il n’y a jamais eu de civilisation qui ne soit fondée sur une religion ou au moins accompagnée par elle. La raison en est simple. Une civilisation est non seulement fondée sur sa définition du beau, du bien et du vrai mais sur l’assimilation par le peuple de ces définitions, ce qui ne peut se faire durablement sans l’aide de sa religion. C’est en effet la religion qui marie la spiritualité individuelle et la spiritualité collective, ce qui fait que les devoirs envers les autres comme envers soi-même, remontent de l’intérieur des êtres par le biais de la religion et de la soumission volontaire à ce qui nous dépasse. Les devoirs n’ont pas besoin d’être imposés de l’extérieur au peuple par le biais d’obligations ou d’interdictions écrites dans la loi. Le devoir intimement valorisant et rendant fier de soi par la victoire sur soi-même, vient de la religion alors que la loi ne fait qu’imposer par la violence légale, un devoir qui doit être reconnu sous peine de sanction. La vie agitée du couple loi-religion a toujours rythmé la naissance, la vie et la mort des civilisations.

Jusqu’à récemment toutes les religions incitaient leurs fidèles à l’effort sur soi par le biais d’une soumission volontaire à une puissance céleste, puissance de l’espace comme le Grand Architecte, puissance du temps comme le Grand Horloger, ou puissance simplement nommée Dieu, chaque civilisation l’exprimant dans sa langue et reconnaissant toujours sa triple capacité créatrice, protectrice et destructrice, éventuellement émiettée en différents avatars.

Cette servitude volontaire, qui n’est pas celle dénoncée par La Boétie mais une critique raisonnée de soi-même, a permis à toutes les civilisations de naître et de durer. Elles ont toutes duré tant que la loi mise dans les cœurs par la religion était approximativement la même que la loi écrite sur un territoire donné. L’affrontement permanent entre le temporel et le spirituel a permis à toutes les civilisations de se construire sur la ligne de front du temporel et du spirituel, et sur leurs armistices toujours renouvelés et facilement contestés. Mais pour durer et pour que la servitude reste volontaire, chaque religion s’est crue obligée de se dire unique, éternelle et universelle. L’observation historique nous montre la complexité permanente des rapports des religions entre elles, hésitant toujours entre convaincre, imposer et respecter. On trouve partout des conversions forcées, des conversions sollicitées, des athées qui cachent leur doute sous une certitude de façade, et des voyageurs simplement intéressés par un enrichissement personnel. Mais toutes les grandes religions ont en elles-mêmes aussi de quoi réfréner leurs excès. On trouve partout sous une forme ou sous une autre le mythe de la tour de Babel, Migdal Babel  מגדל בבל en hébreu dans la Bible, Burj Babil برج بابل en arabe dans le Coran. L’homme veut y transpercer le ciel ou combattre Dieu sur son terrain, et Dieu gagne toujours en dispersant les civilisations chacune avec sa langue et donc chacune sur son terrain.

En France, terre chrétienne depuis plus d’un millénaire, on veut à nouveau depuis 50 ans transpercer le ciel comme le dit la Bible ou combattre Dieu sur son terrain comme le dit le Coran. On nous a importé du royaume d’Angleterre une religion qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, se veut d’emblée universelle et ne pousse pas à l’effort sur soi mais au contraire prône la satisfaction des désirs et la victoire des plaisirs grâce à une énergie monétaire déconnectée de l’énergie humaine. Les désirs et les plaisirs sont tous présentés comme des droits individuels inaliénables et sacrés. Nous avons appelé cette religion la République (serait-ce pour ne pas en voir la provenance ?) et veillons méticuleusement à ne définir le bien que par les « valeurs républicaines » en oubliant consciencieusement que la république n’est que la chose publique en latin et donc le problème à résoudre, et en aucun cas une solution qui reste à trouver. Nous vénérons une solution sans la connaître et sans même vérifier son existence.  Le bien ne se définit plus, dans la bouche de nos prétendues élites et nouveau clergé, que par un « comportement républicain » qui ne veut rigoureusement rien dire, ne génère absolument plus d’efforts sur soi venant de l’intérieur et donc une avalanche permanente de nouvelles lois punitives. Cette nouvelle religion ne génère aucune fierté de soi à être républicain puisque tout le monde sait que ça ne veut rien dire. Elle génère donc en permanence des lois pour nous obliger à être de bons républicains sans nous dire ce que c’est mais en en dessinant les contours sous forme de cellule de prison rétrécissant en permanence. Cette nouvelle religion nous impose une soumission à son clergé et une infantilisation du peuple que le couple à trois Macron Castex Véran a transformé en dogme. Ce couple de plus en plus ridicule et se cherchant des alliés dans une science de circonstance et chez tous les arrivistes du moment, ne se rend plus compte qu’il a déjà été condamné dans son principe par La Boétie, et qu’il rend illégitime la violence légale que le peuple lui a naïvement confié.

Ce clergé considère que le temporel est la nouvelle et seule spiritualité collective qu’il appelle laïcité, nouveau mot aussi creux que république qui nous vient du latin laïcus (commun ordinaire), venant lui-même du grec laos (le peuple). La laïcité, c’est la démocratie habillée en religion, le temporel déguisé en spirituel. On comprend qu’aucune langue n’ait cru bon de traduire ce fantasme bien français auquel le clergé de la République s’accroche désespérément dans une posture suicidaire et incohérente.

Cette nouvelle religion a ses saints comme Robert Badinter qui a fait supprimer la peine de mort en ridiculisant la guillotine qui « coupe vivant en deux » et en négligeant notre incapacité à réintégrer certains individus et à les éliminer tout en les respectant. La peine de mort reviendra automatiquement au premier conflit armé sous peine de voir toute l’armée bien au chaud en prison à l’arrière.

Cette nouvelle religion a ses bienheureux comme Jean-Claude Gayssot, René Pleven, Dominique Perben, Christiane Taubira, Simone Veil et tant d’autres qui ont redéfini à leur sauce, le beau, le bien et le vrai en l’imposant par la loi écrite à des cœurs qui n’en voulaient pas.

Cette nouvelle religion est fondée sur l’inversion de ce qui a fait notre civilisation et sur une énergie monétaire qui permet apparemment tout mais qui recrée « en même temps » insidieusement tous les esclavages puisque l’énergie monétaire ne peut pas se dispenser de sa seule source, l’énergie humaine.

Cette nouvelle religion accompagne une pseudo civilisation qui se veut paradisiaque et où les minorités, étant réputées les égales des majorités, se servent de cette religion pour prendre le pouvoir dont elles ne savent évidemment que faire sinon s’auto glorifier et constater que les problèmes s’aggravent.

Cette nouvelle religion impose une société imaginaire individualiste où l’homme est complet sans la femme, où la femme est complète sans l’homme, où l’enfant existe sans ses parents, où le bien, le beau et le vrai sont imposés par la loi et varient suivant l’humeur de son clergé. Ce clergé a été oint par l’énergie monétaire qui seule lui permet de manipuler le peuple et d’être au pouvoir grâce à la complicité active de ceux qui fabriquent la monnaie en la falsifiant.

Le pape François semble s’être converti à cette nouvelle religion qui se veut universelle. Une partie de l’Islam aussi qui dénature le Coran en omettant consciencieusement ses passages dérangeants par une véritable censure qui ressemble à une dissimulation.

La Bible comme le Coran nous rappellent pourtant dans le mythe de Babel que Dieu remet automatiquement chaque civilisation sur son territoire. Chacune à nouveau ne comprendra pas les autres. Partout une toute petite minorité tentera à nouveau de convaincre ou d’imposer sa vérité. Mais partout une majorité retrouvera sur son territoire une harmonie entre la spiritualité individuelle et la spiritualité collective dont tout peuple a un besoin vital. Partout les minorités seront tolérées si elles savent rester discrètes.

La tentative d’imposition de la nouvelle religion à toute l’humanité au travers de dirigeants déformés dans nos universités, a généré deux conséquences qui, additionnées, sont en train de rendre cette nouvelle religion peut-être même criminelle dans son combat contre l’islam beaucoup plus cohérent qu’elle.

La première conséquence est venue de l’absence de respect de l’Islam chez nous et de l’accueil voulu de musulmans qui étaient supposés mettre leur religion sous le boisseau de la laïcité comme les chrétiens avaient déjà commencé à le faire en se soumettant à la nouvelle religion et en se croyant trop nobles pour faire les travaux laissés aux musulmans. Cela a entraîné un afflux massif de musulmans sincères en terre chrétienne, musulmans qui ont refusé pour eux le principe enfantin de laïcité. Ils sont devenus assez nombreux pour ne plus s’assimiler et vivre des ilots de terre d’islam en terre de moins en moins chrétienne à force de s’entendre dire qu’elle était laïque.

La deuxième conséquence est venue de l’absence de respect de l’Islam chez lui et de notre tentative incohérente de vouloir lui imposer la laïcité que l’on appelle démocratie pour l’occasion, tout en combattant ses dirigeants laïcs comme Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi ou Bashar el Assad. Le résultat en a été chez eux un repli en défense sur leur cœur de religion, une exacerbation de l’universalité de l’islam qui attaque Dieu sur son terrain en voulant de fait transformer les terres chrétiennes en terres musulmanes en s’amusant des prêtres de la nouvelle religion répétant à l’envi leur mantra « padamalgam » qui ne fait que les rassurer eux-mêmes.

La nouvelle religion a « en même temps » fait venir une immigration musulmane et cru par orgueil qu’elle pourrait la convertir à sa bouffonnerie comme elle avait réussi à convertir une majorité de chrétiens. Croire que des musulmans sincères vont se convertir à la laïcité c’est croire qu’ils abandonneront leur foi aussi facilement que les chrétiens l’ont fait et c’est une forme de mépris qui devient criminel quand il génère une résistance qu’il appelle terrorisme pour se donner bonne conscience. Les trois seules solutions sont l’assimilation comme celle du marathonien Ali Mimoun qui est devenu Alain Mimoun en se convertissant, le retour en terre d’Islam ou enfin la discrétion d’une minorité sur une terre majoritaire comme les chrétiens le font en terre d’islam.

Le plus préoccupant aujourd’hui c’est que, devant l’incohérence de la nouvelle religion républicaine et laïque qui nie la nécessité d’une spiritualité collective intemporelle, et devant la conversion de la majorité des clergés chrétiens à cette nouvelle religion, les plus fragiles d’entre nous sont attirés par la cohérence de l’islam qui est certes une religion cohérente et respectable mais celle d’une autre civilisation sur d’autres terres.