Le combat à outrance entre bon sens et intelligence ne fait que commencer

Il y a une quasi-unanimité à savoir que la corne d’abondance n’existe pas et il n’y a pas vraiment de discussion à ce sujet. Mais il n’y a pas non plus de vraie discussion sur la quasi-évidence que nous créons des richesses. Dire ou écrire que nous n’en créons pas relève bien souvent du blasphème tellement la création de richesse est devenue un dogme qu’il n’est pas bon de remettre en cause. La nouvelle religion des fausses espérances a créé son inquisition pour dissimuler sa fragilité. Les vaches  produisent des bouses, des veaux, du lait, de l’urine et du méthane. Les bœufs produisent de la viande, de la traction et même à en croire la tradition populaire, de la chaleur dans les crèches de Noël. Les taureaux, quand ils n’ensemencent pas, sont surveillés pour ne pas produire de dommages. Les bovidés produisent donc des biens et des déchets, des services et des dommages. Qu’est-ce qui différencie toutes ces productions ? N’est-ce pas uniquement l’intérêt que l’homme y trouve, le regard porté sur chacune de ces productions ?

Et comment s’exprime l’intérêt ou le désintérêt pour quelque chose si ce n’est par l’énergie que nous sommes capables de déployer pour acquérir ce à quoi notre regard a donné à tort ou à raison un prix, une valeur ?

La monnaie a rendu simultanés le donner, le recevoir, le prendre et le rendre, l’énergie musculaire qui, dans une famille ou une tribu, s’harmonisent sans aucune simultanéité par l’énergie cérébrale. Cette simultanéité fait que c’est l’abandon d’argent qui distingue une richesse d’un déchet et un service d’un dommage. Personne n’achète un déchet sauf s’il y voit une richesse, personne n’achète un dommage sauf s’il y voit un service. Il n’y a donc pas de création directe par l’homme de richesse mais une création de production qui sera éventuellement reconnue comme richesse par son échange avec une richesse préalablement reconnue comme l’or ou l’argent. C’est l’échange qui constate une richesse, la création se limite à une production qui peut être un déchet. Même l’enfant que l’homme crée quand il s’accouple normalement, n’est richesse que s’il est échangé avec une énergie accueillante d’amour. Sans cet échange, il n’est que déchet qu’officialise l’avortement et que nous tentons d’équilibrer par la survalorisation un peu grotesque de celui qui est passé au travers des mailles du filet.

Nous avons glissé de la réalité d’une richesse constatée par son échange avec une autre richesse préexistante comme l’or, l’argent, la monnaie ou l’amour, vers le rêve dogmatique, impératif et bien sûr totalement  irréaliste, d’une richesse directement créée par l’homme comme s’il était un dieu (voir si souhaité le développement sur ce sujet ici).

Pour réussir ce tour d’illusionniste, nous avons fabriqué un rêve totalement utopique et avons construit en même temps un verbiage assez sophistiqué et abscons pour faire croire que ce rêve était réalité. Le verbiage consiste en un chiffrage qui rend tout crédible (cela existe puisque c’est chiffrable !) et en un nom, le PIB, qui additionne les échanges passés en les présentant astucieusement et mensongèrement comme une nouvelle création de richesse évidemment mal répartie puisqu’elle n’existe pas. Comme très peu de gens prennent la peine de s’en rendre compte et que l’immense majorité se contente de dire qu’elle ne comprend rien à l’économie ou pire, qu’elle croit comprendre, on peut mettre en place le rêve d’un renversement du temps. Jouissons aujourd’hui de richesses que nous créerons demain puisqu’on nous dit à la fois que nous les avons créées hier par le PIB et que nous les créerons demain par un nouveau PIB qui remboursera nos emprunts.

La réalité est bien sûr que toute cette montée de jouissance sans travail, sans dépense volontaire d’énergie humaine, est alimentée par la dépense forcée d’énergie humaine que sont tous les esclavages qui augmentent de partout, esclavage dans le temps qu’est la dette, esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Bien sûr l’intelligence, caricaturée par le couple Taubira Chirac que tout semble opposer mais que tout rassemble, va stigmatiser officiellement l’esclavage tout en le laissant ressusciter pour complaire à l’idéologie.

Partout sur la Terre, les dirigeants le savent, savent que ce n’est pas durable et croient constater que les peuples ne sont pas conscients de l’inéluctabilité d’une révolution profonde. Ils préparent cette révolution profonde qu’ils appellent « great reset », programme du Davos de janvier 2021 préparé par le FMI, l’ONU, l’UE, la banque mondiale, l’OMS et par tout ce qui se croit supérieur aux nations et qui regroupe un nombre incroyable de personnages auto-satisfaits. On ne peut comprendre l’hystérie actuelle autour de la Covid 19 sans prendre conscience des préparatifs du « great reset ». Il faut prendre le pouls de la capacité des peuples à baisser la tête. Ce prétendu grand renouveau est unique puisque ses auteurs sont tous mondialistes, il est fondé sur l’intelligence et va s’opposer frontalement et violemment aux révolutions profondes, en effet totalement nécessaires mais multiples, fondées individuellement et parallèlement sur le bon sens de chaque peuple.

La difficulté vient du retard que prennent les peuples, retard qui ne sera rattrapé que lors des effets insupportables de ce que l’intelligence du « great reset » nous prépare. C’est dès maintenant que les esprits libres doivent préparer, pour chez eux, fondée sur le bon sens, l’inéluctable révolution dont leur peuple sera demandeur quand il aura commencé à endurer les conséquences du « great reset ».

La difficulté dans la difficulté est que, dans ce monde totalement perdu, les esprits libres sont rares, perdent facilement leur humilité, laissent se développer leur ego et s’affrontent entre eux en pensant tous avoir tout compris tous seuls, au lieu de se compléter et d’additionner leurs talents. Chacun développe sa propre petite idéologie dans le désert idéologique contemporain puisque la seule idéologie restante, le capitalisme, reconnait en privé qu’il est dans un cul-de-sac que seul un esclavage croissant fait survivre provisoirement et péniblement.

Ces nouvelles idéologies à la petite semaine font comme les médias, elles braquent leurs projecteurs sur le point qui leur parait clé, ce qui le survalorise et néglige d’autres points qui peuvent en être la cause. On survalorise le réchauffement climatique, la crise sanitaire, l’insécurité, la multiplicité des obligations et des interdictions et même la City de Londres. Mais on néglige le problème de l’argent, énergie actuellement sans source, on néglige la source elle-même de l’énergie que les peuples ont toujours appelée Dieu, on néglige la recherche de la taille du groupe la plus adaptée à l’harmonisation de l’individuel et du collectif, problème essentiel que chaque civilisation doit résoudre chez elle à sa manière. Nous devons réapprendre à affronter la cause des problèmes en ne nous contentant plus d’en fustiger les conséquences ou de vouloir tout régler partout à notre manière au mépris condescendant des autres civilisations.

L’intelligence a le pouvoir et la violence légale. Elle va continuer à faire des ravages par déconnection des réalités. Véran n’en est qu’un exemple caricatural. Le bon sens doit limiter son terrain, toujours chercher chez l’autre ce qui lui manque et s’enrichir du bon sens de son propre peuple tellement méprisé par l’intelligence au pouvoir. Le combat sera à outrance et la fin du capitalisme fera malheureusement beaucoup plus de victimes que les idéologies précédentes n’en ont faites avant de mourir car rien n’est prêt pour le remplacer.

Comment le capitalisme fait de ses victimes ses complices

Emmanuel Macron à la fin de la première heure de sa très longue interview auto-satisfaite du 14 juillet a prôné une fois de plus l’enrichissement par le travail qui est, semble-t-il, une évidence pour toute la classe politico-médiatico-intellectuelle qu’il représente si bien. Cela est fondé sur le raisonnement stupide ou enfantin que le travail fait de la valeur ajoutée qui fait du PIB qui serait une richesse annuelle à se partager. Ceux qui ont créé cette valeur ajoutée par leur travail auraient bien le droit de s‘enrichir en en prenant pour eux-mêmes leur juste part.

Ce raisonnement néglige un fondamental pourtant parfaitement visible que le tourbillon médiatico-politico-intellectuel cherche à dissimuler.

Si la valeur ajoutée d’une entreprise n’est en effet possible que grâce au travail qui a généré une production, cet ajout de valeur n’existe réellement que si un client est venu acheter cette production et s’appauvrir volontairement de la valeur totale de cette production que nous appelons son prix. Sans ce client la production n’est qu’un encombrant en stock et puis un simple déchet  Tout enrichissement par la valeur ajoutée, donc par le travail, n’existe par conséquent que si un acheteur est venu s’appauvrir en monnaie d’une quantité supérieure à la valeur ajoutée par le travail. Il a fallu en effet inclure dans le prix de la production, ce qu’il avait fallu payer en amont pour avoir des machines, des matières et les services extérieurs indispensables, paiements condensés dans le mot investissement, ainsi qu’en aval, ce que l’État a exigé pour sa seule présence tellement efficace.

En macroéconomie qui est le regard global et non individuel sur l’économie, une vente est donc en première analyse un appauvrissement global puisque le client paye plus que la valeur ajoutée par le travail et que, sans lui, aussi bien les investissements nécessaires que la valeur ajoutée par le travail et que ce que l’État a pompé sans raison, sont perdus donc égaux à zéro.

La seule façon de rétablir l’équilibre est que le produit acheté soit aux yeux du groupe une augmentation de richesse par rapport aux investissements réalisés pour produire. Et c’est là où, une fois de plus, la fausse monnaie légale en cours depuis un demi-siècle fausse tout. La richesse n’étant qu’un regard totalement subjectif, elle n’est chiffrée que par le prix dont on connaît la complexité dépendant de l’acheteur et du vendeur, mais aussi du lieu, du moment et même de l’histoire des deux intervenants. Seule la rareté de la monnaie quand c’était de l’or, permettait d’évaluer honnêtement l’apport du travail à la richesse collective. Le scandale de la fausse monnaie créée par les banques et surtout le scandale de sa légalisation par les politiques pendant la seconde moitié du XXe siècle, ont complètement faussé le regard que le peuple porte sur sa richesse collective. Chiffré par le PIB qui chiffre le négoce, l’augmentation de la richesse est artificiellement fabriquée par la  dépense de la fausse monnaie que l’on appelle société de consommation. En inondant de fausse monnaie le capitalisme fait croire que les productions des machines sont des richesses puisqu’elles sont achetées. C’est dans le même état d’esprit que l’Union européenne force les états à intégrer dans leur PIB la prostitution et le trafic de drogue puisque ce sont des négoces.

Foin du chômage et du respect des peuples ! On ira jusqu’au revenu universel pour que le peuple transforme bien la production des machines en richesses. Mais comme tous les équilibres stables se reconstituent d’eux-mêmes quand on les dérange, la fausse énergie monétaire n’étant plus sourcée en énergie humaine, l’énergie humaine qui lui est indispensable arrive automatiquement par la reconstitution des esclavages, dans le temps par la dette, dans l’espace par le mondialisme et ici et maintenant par la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Mais grâce à la publicité, le capitalisme fait de ses victimes ses complices en convainquant le peuple qu’il a préalablement dégradé en foule, que le pays de Cocagne existe et que nous sommes un pays riche.

Comme tout cela n’est que fantasme ne pouvant durer, l’ensemble de ceux qui sont planqués au sommet du FMI, de l’ONU, de l’OMS, de l’OMC, de Davos et dans les bulles administratives qui créent interdictions et obligations avant de les contrôler, se regroupe pour imaginer ensemble leur nouvelle fausse solution. Ils préparent leur solution avec le soutien actif des politiques, des médias et de ceux des intellectuels qui s’intéressent plus à leur portefeuille qu’à leur honnêteté intellectuelle ou qui n’ont d’intellectuel que leur auto proclamation.  C’est ce qu’ils appellent le « great reset » une reconstruction du monde, programme économique de Davos 2021, où les peuples abandonneraient suffisamment leurs civilisations et leurs nations pour n’être que des consommateurs pucés, vaccinés et soumis, croyant une fois de plus que la tour de Babel va transpercer le ciel. La tentative insistante à faire croire à une deuxième vague du virus et l’obligation décidée d’un masque inutile ressemble fort à une vérification de la soumission de la foule à n’importe quelle bêtise dès l’instant qu’on lui agite sa santé sous le nez. On en arrive même à se demander si la première vague n’a pas été fabriquée pour trouver un coupable commode à l’effondrement économique inéluctable en le déclenchant par le confinement afin d’imposer le « great reset » qui veut réécrire en le dépassant 1984, le roman de George Orwell.

Le journal Le Point, comme tous les médias, nous prépare doucereusement à accepter l’innommable en répétant à l’envi la sainte parole de la nouvelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde ayant été appelé à sévir ailleurs, la féminisation des pouvoirs étant un des pieds du « great reset ».

La crise provoquée par la pandémie est entrée dans une nouvelle phase qui demandera de la souplesse pour assurer «  une reprise durable et équitable  », a affirmé jeudi la directrice générale du FMI, prévenant que le monde «  n’est pas encore tiré d’affaire  ». S’exprimant dans un blog à quelques jours d’une réunion virtuelle du G20, présidé par l’Arabie saouditeKristalina Georgieva a égrainé ses priorités : maintenir, «  voire étendre  », les mesures de protection sociale, continuer à dépenser l’argent public pour stimuler l’économie et profiter de cette «  occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle  » pour reconstruire un monde «  plus équitable, plus vert, plus durable, plus intelligent et surtout plus résilient  ».

Même si certains signes positifs se font jour, «  nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Une deuxième vague mondiale de la maladie pourrait entraîner de nouvelles perturbations dans l’activité économique. D’autres risques incluent la valeur distordue des actifs, la volatilité des prix des matières premières, la montée du protectionnisme et l’instabilité politique  », met en garde Kristalina Georgieva. Mais, ne se voulant pas que Cassandre, elle a aussi souligné «  des avancées décisives dans la recherche sur des vaccins et des traitements (qui) pourraient doper la confiance et l’activité économique  ».

Chacun vérifiera qu’à côté de l’entretien de la peur, le protectionnisme est glissé discrètement entre les valeurs distordues, la volatilité des prix et l’instabilité politique, et que, pour ne pas être « que Cassandre »,  les vaccins, les puces et l’activité pharmaceutique sont détournés des soins pour contrôler notre servilité.

Les souverainistes doivent s’unir et comprendre la simplicité de l’économie car les mondialistes sont puissants et compliquent admirablement l’économie à leur profit. Même si très peu nombreux, ils sont ingénieux et tiennent toutes les planches à billets pour faire reconnaître que tout ce qu’ils font est apparemment augmentation de richesses. La bataille va être très rude, infiniment plus rude que celle gonflée artificiellement contre ce pauvre virus. Les mondialistes ont perdu d’avance, même quand ils prennent le masque d’éuropéistes inexistants, mais peut-être au prix d’un suicide général imposé.