La vanité humaine utilise l’argent pour renverser le temps

Chacun sait que la vie n’est qu’énergie dans le double décor de sa partie irréversible qu’est le temps et de sa partie réversible qu’est l’espace. Tous les décors sont sans limites quand on les voit de l’intérieur. L’énergie dans le temps donne le rythme, l’énergie dans l’espace donne le sens. L’espace et le temps se marient dans la vitesse de la vie.

Depuis toujours l’ordre des choses faisait qu’on labourait, semait ou plantait, attendait, récoltait, engrangeait, conservait et consommait après tout cela. L’argent jusqu’au milieu du XXe siècle dans l’ensemble des civilisations n’avait jamais été qu’un véhicule d’énergie humaine précédemment dépensée avec intelligence puis stockée dans la monnaie. Il avait fallu beaucoup d’énergie humaine pour obtenir de l’or, du sel, des bestiaux ou n’importe quelle monnaie par définition limitée. Chaque civilisation était en admiration devant sa monnaie tellement elle avait demandé de travail pour l’obtenir. Même les tentatives de papier monnaie depuis le XVIIIe siècle avaient toutes été fondées sur un actif préexistant : le système de Law sur la richesse de la Louisiane, le rouble de la Grande Catherine sur ses mines de cuivre, les assignats sur les biens de la noblesse et du clergé, le dollar continental américain sur la livre anglaise liées à l’or. Les accords de Bretton Woods de 1944 n’ont pas fait exception en liant les monnaies au dollar lui-même ficelé à l’or. Toutes ces tentatives se sont effondrées et ont disparu en ruinant leurs détenteurs parce que le pouvoir a cru, par facilité, pouvoir créer plus de monnaie que de richesses précédemment élaborées. Non ! Pas toutes ! Le dollar prétend depuis un demi-siècle avoir toujours une valeur alors qu’il n’en a plus. Sa force militaire comme la faiblesse intellectuelle et/ou morale des élites mondiales politiques, médiatiques et universitaires, lui a donné pour l’instant 50 ans de répit en veillant à ce que rien ne soit vu, rien ne soit dit et rien ne soit fait.

Le drame actuel ne provient pas de la malhonnêteté de la FED qui a piétiné les accords de Bretton Woods en fabriquant 5 fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or. Il ne vient pas non plus de la déconnection du dollar de l’or le 15 août 1971 rendu obligatoire par le retour des dollars contre de l’or qui fondait à vue d’œil tellement il y en avait moins que de dollars. Le drame actuel dont nous ne vivons que les prémices, vient de la vanité des élites mondiales qui se sont prises pour des dieux créateurs d’énergie. Elles avaient la violence légitime, elles se sont crues Zeus créant la foudre avec la complicité passive de leurs peuples, ravis de consommer une énergie imaginaire à laquelle on a même donné le nom ridicule mais vénéré de PIB. Faut-il encore répéter que le PIB est le chiffrage des dépenses, présenté plus que curieusement comme une création de richesses ?

La déconnection du dollar de l’or lui enlevait sa valeur et aurait dû en 1971 le rendre identique à tous les papiers-monnaies dévalorisés par l’avidité des élites. En fabriquant à l’envi du papier-monnaie, elles avaient chaque fois capté au profit de leurs désirs, l’énergie de toux ceux qui ont été ruinés par la prise de conscience qu’ils n’avaient que du papier entre les mains.  Le Régent avait payé les dettes de Louis XIV grâce au système de Law. La bourgeoisie avait récupéré les richesses de la noblesse et du clergé grâce aux assignats. Les guerres de Corée et du Vietnam comme le plan Marshall auraient dû être payés par la ruine de tous les détenteurs de dollars qui n’étaient plus que du papier.

Mais un choix diabolique a été fait sournoisement pour ne pas regarder la réalité en face. L’argent a été décrété ne plus être un véhicule d’énergie humaine bien dépensée hier, mais bien dépensée demain. Les monnaies ne sont plus fondées sur des richesses constatées mais sur des richesses espérées. Et comme la richesse n’est qu’un regard, toutes les folies sont permises en tous domaines puisque c’est toujours demain qui paiera. C’est ce choix diabolique qui explique en les autorisant toutes les folies actuelles sans aucune exception.

Pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité l’énergie monétaire ne nous vient que de l’énergie humaine de tous ceux qui seront ruinés par l’impression effrénée de monnaies papiers ou digitales. C’est un système de Ponzi à l’échelle mondiale qui, comme toute bulle, grossit par les inepties quoi qu’il en coûte et par les cryptomonnaies. Les dirigeants ne font que ce que font les enfants qui veulent voir grossir leur bulle de savon sans qu’elle explose. Pour rester en place ils passent d’inutiles à pervers.

Les gens les plus intelligents le savent et préparent les peuples à tout accepter, quoi qu’on leur propose puisqu’ils ne le savent même pas eux-mêmes. Dans l’attente d’une solution qui ne leur viendra jamais, ils génèrent des peurs, climatique, sanitaire, terroriste, pour rassembler les peuples comme les moutons avant l’orage. Seul le bon sens populaire peut y résister. Le combat entre le populisme près du peuple sur son terroir et le modernisme près de la mode sur ses territoires, ne fait que commencer.

 

 

L’Histoire s’en souviendra

Il est temps de nous interroger sur le pourquoi de l’effondrement de notre civilisation avant de le déplorer ou de s’en féliciter. Il est fondé sur deux croyances imbéciles qui s’alimentent l’une l’autre : croire possible de consommer sans produire et croire que le collectif est au service de l’individuel. Toute notre folie consiste à nous intoxiquer nous-mêmes à la fausse vérité de ces deux croyances par une débauche d’argent. Cet argent donne l’apparence de permettre d’acheter aussi bien les machines que ce qu’elles utilisent, l’énergie comme les matières premières. Il permet aussi de payer sans effort tout le collectif indispensable et il flatte tous les désirs individuels en les prétendant facilement accessibles. L’énergie monétaire fait tout le travail mais nous nous aveuglons nous-mêmes en ne cherchant surtout pas à la comprendre pour ne pas affronter nos contradictions. Les gouvernants actuels, et la France en toute première ligne avec son gouvernement, ses médias et ses universitaires, assènent comme étant une vérité obligatoire, un choix non tranché pour qu’en restant inépuisable, il devienne un véritable trou noir consumant notre intelligence : la monnaie est-elle une marchandise, un signe ou une institution ? Le flou de sa définition permet d’oublier ce qu’est vraiment la monnaie, un simple véhicule d’énergie humaine tout comme l’électricité n’est qu’un simple véhicule d’énergie fossile, nucléaire ou renouvelable. L’effondrement de notre civilisation vient d’une énergie monétaire envahissante qui n’est plus le véhicule d’un travail passé reconnu utile mais celui d’un esclavage à venir dont le système a besoin et que le peuple redoute tout en le pressentant.

Cette énergie dilapidée nous fait croire que nous sommes sur le bon chemin. Elle alimente les trois veaux d’or de plus en plus voraces que notre société adore sans aucun esprit critique : la croissance, la démocratie et la formation.

C’est la dépense d’argent qui fait la croissance. On le dépense pour consommer ou pour investir, seules façons de faire du PIB que l’on présente sans vergogne et toute honte bue, comme une création de richesse alors qu’il est à l’inverse consommation de richesse, indistinctement consommation intelligente ou consommation stupide. Les puissants font croire que c’est une ressource dont les pourcentages sont à disposition alors qu’ils mettent en place, « à l’insu de leur plein gré », les esclavages devant nourrir a posteriori l’énergie monétaire déjà dépensée et chiffrée par le PIB.

C’est encore la dépense d’argent qui donne l’illusion de la démocratie. C’est en le dépensant et en faisant donc de la croissance, que les puissants achètent l’affect du peuple pour qu’il choisisse le bulletin présélectionné par les fabricants d’argent. Ils font tous croire que c’est le meilleur système tellement il les maintient automatiquement au pouvoir. Les peuples ne réagissent pour l’instant qu’en se détournant des urnes. Abraham Lincoln avait bien défini la démocratie comme le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Elle n’est malheureusement aujourd’hui que le pouvoir d’une élite autoproclamée, par l’argent et pour elle-même. La bassesse nécessaire pour rentrer dans cette « élite » s’exprime, sous nos yeux éteints, chaque jour davantage. Tout perd son nom pour ne plus exister. La France devient la république, la chose publique. Les communes, les départements, les régions comme les provinces, tout ce qui a un nom, devient indistinctement un « territoire » dans leurs bouches unanimes.

C’est toujours la dépense d’argent qui fait croire à la formation dans les espaces-temps scolaire, universitaire et maintenant tout au long de la vie. Cette formation très dépensière n’est qu’un formatage minutieux et totalement théorique d’agents économiques performants pendant qu’un autre argent, tout aussi abondant, confie la production aux machines ou aux esclavages lointains. Cette très longue formation du peuple au chômage en constatant qu’il sait de moins en moins lire, écrire, compter et réfléchir, l’amène à devenir mendiant et à réduire son activité à une demande de « moyens » pour remplacer agréablement son travail.

L’année 2020 a montré comment un pouvoir extravagant s’est cru autorisé à museler l’énergie humaine à coup de confinements, de masques et de couvre-feux, sans oublier les gestes devenus barrières, en remplaçant l’énergie humaine par une énergie monétaire fabriquée à la hâte. C’est l’incompétence de ce pouvoir, aveuglé par son autosatisfaction, qui force son peuple, sans le lui dire, à choisir entre les deux abominations d’être esclave ou esclavagiste. L’Histoire s’en souviendra.

 

 

Universalisme contre mondialisme

Les deux mots sont souvent confondus alors qu’ils s’opposent frontalement.

Depuis l’aube de l’humanité la violence masculine et la douceur féminine ont créé ensemble, comme les deux orifices d’une prise de courant, aussi bien la belle lumière qu’est leur descendance, que les courts-circuits destructeurs que sont leurs contacts sans but commun. Certes les hommes ont toujours eu leur part de féminité et de douceur comme les femmes ont toujours eu leur part de masculinité et de violence. Mais leur égalité venait de leur complémentarité. L’homme avait l’apparence du pouvoir à l’extérieur, la femme avait la réalité du pouvoir à l’intérieur et chacun utilisait son énergie là où elle était la plus efficace pour le bien commun. L’homme et la femme étaient identifiés comme non identiques. L’ambigüité de l’identité qui marque aussi bien ce qui est identique que ce qui identifie, disparaissait dans la force de la complémentarité de l’homme et de la femme et dans la faiblesse de l’un sans l’autre. Violence et douceur se mariaient dans la vie et transformaient les enfants en adultes responsables.

Mais depuis trois-quarts de siècle l’occident tente de remplacer la douceur féminine comme la violence masculine par la violence de l’argent et par la douceur de l’argent. Comme toutes les énergies, l’argent peut apporter le meilleur comme le pire tant dans sa violence que dans sa douceur. Malheureusement une quasi-totalité d’entre nous a oublié que l’énergie monétaire n’existe que par l’énergie humaine qui la nourrit. Cet oubli dramatique a permis l’invraisemblable inversion du temps qui nous mène à l’abîme. Alors que l’argent avait toujours été disponible après le travail humain efficace qui le créait en lui donnant sa force, nous nous sommes mis depuis la dernière guerre à fabriquer de la monnaie en laissant au futur le soin de lui donner sa force après nous en être déjà servis. Il nous faut donc travailler en sachant que la contrepartie a déjà été utilisée et qu’elle n’existe donc plus. Un travail sans contrepartie s’appelle l’esclavage. La bataille aujourd’hui fait rage, même si elle est soigneusement aseptisée, pour savoir qui sera l’esclave et qui sera son maître. Cette bataille est la raison d’être du mondialisme qui peut rêver à la réalisation de toutes ses utopies, aussi diverses que variées, par l’achat, avec un argent apparemment gratuit, de toutes les solutions les plus invraisemblables. Le mondialisme appelle pauvre celui qui ne dépense pas et croit lutter contre la pauvreté en créant de la monnaie. L’année 2020 a montré de façon caricaturale comment des gouvernements de circonstance, attirés par le mondialisme qui flatte leur vanité, ont pu presque partout arrêter la vie sous prétexte de la sauver, grâce à une manne d’énergie monétaire dont l’esclavage des peuples ne peut être que la source à retardement.

L’universalisme en est l’exact contraire. Traduit en grec pas catholicisme (καθολικός) et voulant dire étymologiquement « Vers le Un », son application est différente dans chaque civilisation. Il y résout localement et donc différemment, la difficulté de l’équilibre entre la spiritualité individuelle indispensable au bonheur et la spiritualité collective indispensable à la cohésion sociale que le mondialisme tente sans succès d’imposer par la multiplication des lois et par la débauche d’argent. L’universalisme allant partout vers le Un, fait exactement l’inverse en limitant la monnaie aux réussites déjà accomplies, et en remplaçant les contraintes imposées par la loi, par les responsabilités individuelles que la spiritualité collective exige. Il ne peut le faire que si chaque civilisation a intégré le mythe de la tour de Babel. Faut-il rappeler que dans ce mythe, les hommes veulent construire une tour pour « transpercer le ciel » d’après la Bible ou « combattre Dieu sur son terrain » d’après le Coran. Dieu vient leur rappeler que les civilisations sont différentes avec des langues différentes et que c’est à l’intérieur de chaque civilisation que l’on peut aller à sa manière vers le Un.

Aujourd’hui, la langue anglaise unique avec la surabondance des lois et de l’argent, tente d’imposer un mondialisme pervers fondé sur la vanité des fausses élites portées au pouvoir par l’achat de l’affect des peuples effectué par ceux qui fabriquent la fausse monnaie. La fausse démocratie comme le pape François ont oublié l’universalisme pour choisir le mondialisme laissant les peuples hagards devant le choix responsable mais terrible entre leur réveil ou leur mort.

Comment résoudre notre problème alors qu’il n’est même pas posé ?

Les philosophes ont toujours décliné, chacun à sa manière, la phrase de Stendhal « Les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur leur peur ».

Les puissants ont toujours justifié leur richesse par le prélèvement qu’ils font sur le peuple dans l’espace qu’ils contrôlent, en échange de l’assurance qu’ils lui donnent d’utiliser leur pouvoir à juguler les peurs qu’il ne savait juguler lui-même parmi les nombreuses peurs qui l’assaillent : la peur de la mort, la peur de l’agression, la peur de la souffrance, la peur de la faim, la peur de l’ennui, la peur de la vengeance individuelle ou collective, la peur de la misère, la peur de l’invasion, la peur de la solitude ou de l’abandon.

Les peuples ont toujours produit, chaque fois qu’ils le pouvaient, un peu plus que leur consommation personnelle pour pouvoir acheter la protection des puissants et préparer le lendemain avec des structures comme le village, la tribu ou la paroisse qui harmonisaient production et consommation en utilisant au mieux l’énergie de chacun et en calmant elles-mêmes l’immense majorité des peurs, au moins toutes celles d’un quotidien normal.

Les puissants et les peuples ne se rencontraient que dans l’exceptionnel et vivaient des quotidiens totalement séparés. Les puissants ne vivaient que de la production des peuples et les peuples ne vivaient que sous la protection des puissants. Les puissants marquaient l’histoire, les peuples lui permettaient d’exister.

Tout a changé en deux siècles depuis que les puissants en occident ont réalisé grâce à l’innovation que la machine pouvait faire ce que faisait le peuple. Ils en ont déduit avec une intelligence au repos que l’on pouvait consommer sans engranger préalablement et que l’on pouvait vider une baignoire sans la remplir avant. Ils ont scindé le peuple entre les cigales absolument ravies de cette aubaine et les fourmis navrées de cet abandon de devoir des puissants, furieuses de devoir porter seules le fardeau de la bêtise, et tristes de voir les puissants et une majorité de cigales dépenser toute leur énergie à justifier une incohérence et à se choisir des meneurs systématiquement chaque fois plus mauvais que les précédents.

Durant tout le XIXe siècle et les trois premiers quarts du XXe siècle, l’incohérence s’est mise en place faisant du peuple un accessoire de la machine, le mettant au service de la machine et lui faisant en même temps consommer sa production. Le peuple est devenu à la fois dieu pour être flatté et esclave dans son quotidien. L’harmonie complexe du village où l’on produisait et consommait en dominant les peurs, s’est estompée au profit de la discordance de la ville qui a changé sa propre raison d’être. De simple lieu commode d’échange, la ville est devenue le lieu de rassemblement anonyme de toutes les peurs, celui de la transformation du peuple en foule. On y consomme sans rien produire puisque la production est faite par la machine dans une usine que l’on cache en banlieue ou à l’autre bout du monde. Les puissants, pour garder leurs places, entretiennent les peurs, en créent artificiellement de nouvelles avec le climat, le virus du moment ou les problèmes de race, mot qui n’existe plus depuis que tout le monde ne pense plus qu’à lui. Ils utilisent l’énergie monétaire qu’ils se jugent aptes à fabriquer, pour calmer toutes les peurs artificielles. Ils distribuent l’argent aux cigales, directement en subventions et en prestations sociales, et indirectement en obligeant les fourmis qui produisent encore, à dépenser, en multipliant les normes à respecter et en les punissant financièrement s’ils vont trop vite.

Devant cette montée d’une incohérence générale depuis deux siècles, des idéologies ont tenté par 3 fois de pérenniser l’incohérence. Communisme et fascisme ont rapidement trouvé leurs limites mais le capitalisme a cru trouver en deux temps comment tenir éternellement.

D’abord, dès la sortie de la deuxième guerre mondiale, le capitalisme a inventé la notion de croissance économique avec son chiffrage, le PIB. Il a fait croire que l’homme crée de la richesse simplement en produisant. Il a volontairement oublié que seul l’échange par achat de la production en fait une richesse. Sans consommateur la production n’est pas richesse mais rebut, voire excrément. Il n’y a jamais création de richesse mais constat d’une nouvelle richesse par son échange avec une richesse déjà reconnue comme l’argent, soit constat d’une richesse déjà existante par la fierté de l’avoir préalablement produit. Cette fierté d’avoir produit peut être durable comme le Pont du Gard, l’océan ou la montagne, très éphémère comme un dessin d’enfant, ou hésitante comme dans les musées où les tableaux font facilement des allées et venues entre la réserve et les salles d’exposition. Le capitalisme est allé plus loin en affirmant que le PIB chiffrait la création de richesse d’un peuple alors qu’il ne chiffre que la somme de toutes ses dépenses. Il en a déduit que toute dépense était en elle-même création de richesse, en oubliant consciencieusement qu’une dépense ne constate une richesse que si la production en a été faite antérieurement. Les sports d’hiver ou en salle, la prostitution et la consommation de drogues légales ou illégales, sont devenus des créations de richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Même les accidents de la route créent de la richesse pour le capitalisme puisque ça fait dépenser de l’argent. Les services à la personne sont devenus des richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Nous avons consciencieusement oublié que seuls les services à la production sont de vraies richesses, et encore uniquement quand ils facilitent la transformation des productions en richesses par leurs ventes. Aujourd’hui le quartier de la Défense est bêtement réputé créer beaucoup de richesses puisqu’on y dépense beaucoup. On y fait donc beaucoup de PIB. Il est devenu de bon ton d’utiliser des pourcentages de PIB pour calmer les peurs alors que le PIB ne chiffre que les dépenses déjà faites et évidemment inutilisables une deuxième fois. La vie n’est qu’échange et le capitalisme l’a complètement oublié dans ses raisonnements. Il en est même arrivé à limiter l’échange à, d’un côté des biens et des services très réels et de l’autre des monnaies traficotables à l’envi, et qu’il fabrique à vau l’eau.  Le capitalisme a même l’audace d’appeler cette illusion d’échange, le libre-échange, et de s’en vanter alors qu’il est négation de l’échange vrai.

Heureusement pendant presque la totalité de ces deux siècles, la monnaie était limitée en quantité puisqu’adossée à l’or et la stupidité de se croire plus riche chaque fois que nous dépensions, de croire utilisable des pourcentages de PIB qui ne sont que des pourcentages de cendres, était bloquée par la quantité limitée d’or. Il a fallu que le capitalisme passe à la deuxième étape, ce qui fut fait par les Américains dès les accords de Bretton Woods signés. La FED a créé illégalement et illicitement 5 fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or à Fort Knox pour pouvoir payer le plan Marshall, les guerres de Corée et du Vietnam sans oublier la conquête de la lune. De 1944 à 1971 les USA ont inondé la Terre de dollars que des petits malins comme De Gaulle venaient échanger contre de l’or américain. Cela a forcé le président Nixon a déconnecté le dollar de l’or le 15 août 1971 pour arrêter l’hémorragie de son or qui fondait comme neige au soleil. Mais toutes les monnaies liées au dollar n’étant plus liées à l’or, ont pu, grâce à ce subterfuge, être toutes créées sans limites pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité. Comme l’a écrit François Ponsard en 1853 dans l’Honneur et l’Argent :

Quand la borne est franchie, il n’est plus de limite                                                      Et la première faute aux fautes nous invite.

Alphonse Allais et Alfred Jarry n’ont fait que reprendre le premier vers, en négligeant malheureusement le second qui transforme pourtant une simple plaisanterie en vérité profonde.

Devant le déferlement actuel de critiques toutes justifiées des fautes économiques, morales, sociétales, aussi multiples et variées que dépendant toutes de la première faute, ne faut-il pas revenir à la faute initiale pour tarir l’approvisionnement de toutes les autres ? Ne faut-il pas réapprendre à remplir la baignoire avant de la vider et ne pas se servir de la monnaie et du libre-échange pour croire possible de la vider avant de la remplir ? N’est-ce pas là notre premier problème ?

Cela veut dire en clair que le premier devoir d’un dirigeant est de rendre utile à la collectivité, la totalité de nos concitoyens quelles que soient leurs capacités et toujours au mieux ou au moins mal de leurs possibilités comme cela se passait naturellement dans n’importe quel village avec son maire, son instituteur et son curé qui calmaient la quasi-totalité des peurs. La notion même de chômage est l’officialisation de l’ineptie des dirigeants actuels à remplir leur premier devoir et leur incapacité à se retirer avant que le peuple ne réalise leur inutilité. Ils ont beau ne fatiguer que leur index en créant de l’argent dit digital et prétendument énergétique, ils ont beau inventer toutes les pandémies de la peur mettant provisoirement en lumière tous les petits marquis de chaque peur pandémique, climatique, raciale ou médicale, ils n’arriveront pas à échapper à la réalité de leur refus de s’atteler à leur premier devoir. Depuis la première guerre mondiale et sa façon très personnelle et violente de supprimer le chômage, ils ont renoncé à leur premier devoir en s’en déchargeant exclusivement sur les entreprises au lieu de les remercier d’alléger leur fardeau. Les dirigeants ont abandonné leurs premiers efforts ratés d’assistance par le travail des ateliers de charité de la fin du 18e siècle et des ateliers nationaux de 1848 où l’assistance était donnée, comme dans n’importe quel village, postérieurement au travail fourni par l’assisté. Ils n’analysent même plus le succès des ateliers municipaux de la ville de Grenoble en 1848 où, comme l’a écrit l’historien Philippe Vigier dans La Seconde République dans la région alpine : « Grenoble est certainement la cité où les classes populaires font preuve de la plus grande sagesse ». Parlez des ateliers municipaux de Grenoble à n’importe quel Politique et observez le vide !

Devant la débauche d’énergie monétaire pour faire tenir encore un moment une incohérence généralisée en reportant tous les problèmes à plus tard, je ne vois que deux cohérences actuelles, toutes deux exécrées par les cigales comme par les puissants, et toutes deux obligées de hurler pour être entendues et donc parlant toutes deux trop fort, l’islam et celle de bon sens, fondée sur notre histoire, d’Éric Zemmour. C’est ce que Jacque Attali, le commentateur de lui-même, appelle « La dureté des temps ». Qui entrevoit une troisième cohérence ?

Vive la république ? Vive les valeurs républicaines ?

Nous sommes bassinés depuis quelque temps par la vénération du mot république à laquelle certains mettent même une majuscule, et par les valeurs républicaines où chacun met ce qu’il souhaite imposer aux autres de sa propre idéologie. Le monde politico-médiatico-universitaire sacralise ce mot alors qu’il n’est en soi qu’un espace à remplir ou un temps à occuper puisqu’il n’est qu’une traduction de « chose publique » en latin, res publica. C’est un nom que l’on peut donner au bien commun si l’on sait ce qu’il recouvre et si on ne se limite pas comme aujourd’hui à se mordre la queue en répondant que ce bien commun est la république. Que la chose publique soit importante est une évidence, c’est même toute la nécessité du collectif, en harmonie indispensable quoique compliquée avec l’individuel.  Mais croire que l’on peut réduire le collectif au mot creux de république pour équilibrer efficacement l’individualisme galopant et entretenu par les médias, relève de l’escroquerie. Le mot république est devenu une simple éponge de tous les fantasmes et de toutes les utopies des privilégiés qui ont accès aux médias et qui alimentent leur auto admiration en vénérant la république par l’habillage qu’ils en font avec les valeurs républicaines qui les arrangent. La devise actuelle de la France, Liberté Égalité Fraternité est pour cela bien commode puisque ces trois mots peuvent s’entendre aussi facilement dans le registre actif et très intéressant de l’effort sur soi que dans celui passif et délétère du laisser-aller.

Le premier, et quasiment le seul, à avoir parlé de la république dans sa globalité depuis les Grecs, est Jean Bodin qui a écrit en 1576 Les six livres de la république en distinguant ses différents états, monarchique, aristocratique et populaire. Wikipedia résume fort bien son impact sur tout l’Occident à la fin du XVIe siècle :

Les Six Livres de la République ont été écrits d’abord en français en 1576. Dès la fin des années 1570, cet ouvrage était étudié à Londres et à Cambridge et c’est pour des publics universitaires de ce genre que Bodin en fait lui-même une version en latin, publiée en 1586. Entre 1576 et 1629, cet ouvrage a connu au moins quatorze éditions françaises et neuf éditions latines. Il a été traduit en italien (1588), espagnol (1590), allemand (1592 et 1611) et anglais (1606). Abondamment discuté en France, en Angleterre et dans les pays germaniques, il a inspiré les travaux des juristes et théoriciens de l’État moderne, notamment GrotiusPufendorfHobbes et Locke. Il se trouvait dans les bibliothèques des premiers colons puritains de Nouvelle-Angleterre dès 1620.

La première phrase du premier livre de Bodin définit la république :

La république est en droit gouvernement de plusieurs ménages, et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine.

Il entame son deuxième livre par les différents états possibles de république :

Si la souveraineté gît en un seul prince, nous l’appellerons monarchie. Si tout le peuple y a part nous dirons l’état populaire. S’il n’y a que la moindre partie du peuple, nous jugerons que l’état est aristocratique.

Qui est encore conscient que la monarchie est une forme de république ? En lui mettant une majuscule, nous avons fabriqué une République qui n’a plus rien à voir avec le problème du collectif à organiser, et qui se contente d’imposer une solution prétendument populaire, imaginée en fait par l’aristocratie et mise en œuvre en réalité par la monarchie. Sur les définitions simples et claires de Bodin, et en ouvrant simplement les yeux, nous nous apercevons en effet que, si nous nous intéressons aux ingénieurs qui pensent et décident (Comité scientifique, conseil de défense, Banque mondiale, ONU, OCDE, OMS, FMI, Commission européenne, Trilatérale, Bilderberg, le Siècle …), nous sommes dans une aristocratie (le gouvernement par les meilleurs en grec) extrêmement théorique. Si nous nous intéressons aux techniciens qui exécutent, nous sommes en monarchie. Macron a en effet beaucoup plus de pouvoirs que Louis XIV tout en se réduisant lui-même au double rôle d’exécutant d’ingénieurs plus que discrets et de recruteur de collaborateurs à l’échine suffisamment souple pour avaler toutes les couleuvres d’une politique qui ne cherche pas à résoudre mais à tenir.

L’état populaire pourrait pourtant exister par l’utilisation des référendums comme en Suisse. L’aristocratie discrète et la monarchie exécutante (Sarkozy à l’époque) y ont mis un violent coup d’arrêt en France par le traité de Lisbonne qui a imposé au peuple français en 2008 ce qu’il avait refusé par référendum le 29 mai 2005.

Cette république qui n’est plus qu’un maelstrom nous entraînant vers l’inconnu ne tient provisoirement que par l’injection massive d’énergie monétaire que l’on continue à prétendre sans source énergétique et qui remplace l’énergie humaine rendue obligatoirement inemployée par les confinements et les couvre-feux après l’avoir laissée inemployée par le chômage.

La phrase monarchique tant de fois répétée « quoi qu’il en coûte » est l’illustration inquiétante de l’espoir imbécile de remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire.

On y cumule deux incompétences sur lesquelles est construite la dissimulation, espérons-le, inconsciente, du retour de l’esclavage.

La première incompétence est statique. Elle est sur la monnaie que tout le monde utilise en ne s’interrogeant jamais sérieusement, ni sur la source de son efficacité ni sur le pourquoi de la confiance que son nom de monnaie fiduciaire demande sans rien expliquer. Jusqu’au 15 août 1971 la confiance était dans la réalité de l’or. Depuis cette date la confiance n’est que dans l’avenir, ce qui permet d’y placer les fantasmes les plus fous et les dynamiques les plus imaginaires.

La seconde incompétence est dynamique. Elle est de croire que la « reprise », quand elle arrivera, « fera le travail » et remboursera aux banques l’argent qu’elles ont créé arbitrairement et qu’elles pourront détruire après prélèvement. C’est tout le problème de la prétendue création de richesse en nous prenant pour des dieux alors que la réalité concrète est que nous ne sommes que des hommes réduits à échanger pour vérifier que nos productions sont des richesses et non des déchets. La création monétaire dont l’utilisation est chiffrée par le PIB, fait croire à la création de richesse en permettant abusivement de reconnaître comme richesses des tas de productions qui n’en sont pas. Combien de journalistes polluent les médias en répétant que le PIB mesure la création de richesses ?

La République avec sa majuscule masque avec la croyance en ces deux incompétences, l’abomination d’une création permanente d’énergie monétaire factice qui, pour être utilisable, se nourrit de la réinvention de tous les esclavages que nous constatons tous les jours et qu’il est toujours bon de répéter : l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Cette réintroduction de l’esclavage est le fondement caché de la grande réinitialisation de Davos et du nouvel ordre mondial.

Comment faire comprendre qu’un monarque qui dit vouloir protéger en disant « quoiqu’il en coûte », oublie simplement, on l’espère inconsciemment, de dire « quoiqu’il vous en coûte à vous esclaves » ? La République avec sa majuscule ne fait que justifier notre aujourd’hui en vendant notre demain, la conscience apparemment tranquille.

Quel candidat en 2022 nous sortira la tête des nuages et nous remettra les pieds sur terre ?

Vœu (sans x) 2021

2021 ouvre une nouvelle décennie qui verra s’affronter dans un combat à outrance les tenants de l’énergie monétaire fondée sur l’esclavage et ceux de l’énergie humaine fondée sur la liberté responsable.

D’un côté les adeptes très minoritaires de la grande réinitialisation transhumaniste et mondialiste qui veulent marier le biologique et le numérique comme le souhaite le grand gourou de Davos, Klaus Schwab, suivi par la plus grande partie des équipes dirigeantes mondiales. Ils croient tout résoudre par l’énergie monétaire qui remplace l’intelligence humaine par l’intelligence artificielle et le travail de l’homme par celui de la machine. Ils ont initié ce renouvellement en 2020 par une pandémie de la peur poussant les peuples à se raccrocher à tout ce qui se présente, à l’exclusion de leur bon sens. Ils imaginent une vie dans la contradiction fondamentale de ne plus avoir besoin des humains pour produire mais d’en avoir absolument besoin pour consommer et justifier la production. La production serait assurée par l’énergie monétaire transformée en robots dont ils ne voient pas le prix puisque, pour eux, l’énergie monétaire est gratuite et créée ex nihilo. L’énergie monétaire se transforme aussi bien en énergie fossile qu’en machines. Les adeptes de la grande réinitialisation croient fabriquer cette énergie en se prenant pour des dieux et en reportant les problèmes à demain tout en les aggravant aujourd’hui. Quant à la consommation, elle serait assurée par les humains grâce au revenu universel tout aussi gratuit que les machines mais retenu tout de même aux rebelles récalcitrants. Les citoyens pourraient se distraire, se contenter de produire des services et choisir leurs dirigeants entre candidats présélectionnés, à défaut de candidature unique, pour leur similarité de fond sous des formes diverses. Les nations, les familles n’y auraient plus leur place, la notion même de civilisation perdrait son pluriel disparaissant au profit d’une foule de consommateurs-électeurs, « droitdel’hommés » par un individualisme triomphant, flatté dans toutes ses minorités et noyé mondialement dans une civilisation occidentale unique et moribonde, ne tenant que par l’énergie monétaire totalement artificielle mais déversée sans compter. Les chantres français de cette utopie ont  comme figures de proue Jacques Attali ou Laurent Alexandre. Enarques évidemment, ils ont table ouverte dans les médias et nous montrent avec leurs confrères combien l’humilité a été mal répartie.

De l’autre, ceux, pour l’instant encore plus minoritaires, qui ont compris que l’argent n’apporte son énergie que parce qu’il est un accumulateur d’énergie humaine. Ils ont compris que la monnaie dette et la monnaie numérique, si à la mode actuellement, sont des réintroductions différées de l’esclavage. Ils tremblent pour leurs enfants chaque fois que des dirigeants « débloquent » des sommes extravagantes inexistantes pour se donner l’impression d’être utiles tout en nous enfonçant davantage dans leur impasse. Ils savent que toute solution doit commencer par l’arrêt des distributions gratuites d’argent et par une mise en place et une reconnaissance de l’utilité réelle de chaque citoyen dans sa civilisation, dans sa nation, dans sa famille. Ils voient avec tristesse ou même rage, toutes ces collectivités être volontairement ébranlées en vue de leur destruction.

Entre les deux se trouvent ceux totalement majoritaires et vrais décideurs de demain dont beaucoup de gens sensés qui n’ont pas encore choisi et qui ne trouvent pas toujours le temps de réfléchir. Ils sentent bien que le bateau prend l’eau. Ils sont gilets jaunes, abstentionnistes, souverainistes de tous poils. Ils hésitent entre la révolte et l’attente. L’année 2020 leur a douloureusement rappelé et même martelé la phrase si juste du prix Nobel d’économie Friedrich von Hayek sur les dirigeants qui « obtiennent l’adhésion des gens dociles et crédules qui n’ont pas de convictions personnelles bien définies et acceptent tout système de valeurs à condition qu’on leur répète des slogans appropriés assez fort et avec suffisamment d’insistance ». Ils procrastinent en rongeant leur frein. Ils ne voient pas que leur regrettable impéritie vient d’abord du fait qu’ils limitent tous intellectuellement l’énergie à une donnée physique qui existerait indépendamment de l’homme, ce qui exclut l’intelligence et même la force physique humaine, pourtant toutes deux indispensables à l’utilisation des autres énergies. Ils sont intellectuellement coincés entre l’observation millénaire de la réalité omniprésente de l’esclavage et leur enfermement dans la croyance scientiste que l’énergie ne se chiffre qu’en joules. Sénèque, Einstein ou Aristote, combien de joules ? En déconnectant l’énergie de l’énergie humaine, ils déconnectent l’énergie monétaire de l’énergie humaine et vont même jusqu’à nier l’existence de cette énergie monétaire pourtant en pleine action. En jouissant de cette énergie tout en la niant, ils se font les complices involontaires des mondialistes transhumanistes qui n’existent que par l’énergie monétaire puisée dans la réintroduction des esclavages sous toutes ses formes, ce que tout le monde constate sans toujours le comprendre et en ne l’approuvant jamais.

Je fais le vœu unique que 2021 nous fasse réaliser que l’enfer ce n’est pas les autres mais que l’enfer c’est de ne pas aimer, c’est le mondialisme transhumaniste individualiste. Si ce vœu se réalise, chaque civilisation se retrouvera naturellement chez elle, faisant éventuellement un troc respectueux avec les autres civilisations. Elle limitera son énergie monétaire à la somme des énergies qu’elle stimule, qu’elle constate et qu’elle rémunère chez son propre peuple. La tour de Babel sera détruite comme toutes les sagesses nous y incitent et comme les mondialistes voudraient nous l’interdire, ou pire, nous faire désirer que la tour « transperce le ciel » comme le dit la Bible et qu’elle nous permette d’ « attaquer Dieu sur son terrain » comme le dit le Coran.

Puisse Noël nous faire redécouvrir l’échange vrai

Noël dans la tradition chrétienne est la naissance de celui qui réalise l’échange inoui. Il prend pour lui toutes nos erreurs et les paye par sa crucifixion, et il donne un enseignement qui est le chemin, la vérité et la vie. Ce qui est remarquable, c’est que cet échange, cette communication, est en lien étroit et permanent avec la réflexion et avec l’action. Qui peut dire en lisant les évangiles que le Christ n’échange pas, ne réfléchit pas ou n’agit pas ? Nous célébrons Noël par des cadeaux qui sont aussi des échanges qui se veulent porteurs d’action et de réflexion.

Nous sommes malheureusement aujourd’hui, à l’inverse, dans une civilisation malade fondée sur une survalorisation de l’échange sous toutes ses formes (télévision, téléphone, palabre, transports, radio, internet). Cette survalorisation s’accompagne d’une négligence de la réflexion et d’une insouciance de l’action qui tuent la réalité de l’échange, et le dénaturent complètement. S’il n’y avait que la négligence de la réflexion, nous ne serions que dans un monde de moutons. S’il n’y avait que l’insouciance de l’action, nous ne serions qu’au café du commerce. Mais en cumulant l’inaction et la distraction, nous entrons allègrement tous ensemble et en tous domaines dans une société du délire fondée sur une communication soit irréfléchie, soit inefficace, cumulant même souvent les deux.

Prenons quelques exemples du délire actuel en l’éclairant du simple bon sens qui veut que l’action, la réflexion et l’échange se nourrissent et se surveillent mutuellement deux à deux.

Observons d’abord que l’échange matériel est fondamentalement différent s’il est à l’intérieur ou à l’extérieur de ce que les Grecs appelaient l’oïkos (qui a donné le préfixe éco) et les Latins la domus : un espace d’entraide où personne n’est inutile ou oublié, mais où le droit du groupe est plus fort que le droit de l’individu car le groupe est au service de tous les individus. C’est encore le cas de la famille, du village ou de la tribu.

A l’intérieur l’échange s’organise autour du donner, du recevoir, du prendre et du rendre qui s’organisent entre eux par simple bon sens et par application de valeurs communes ; rien n’y est simultané. A l’extérieur en revanche, l’échange est troc et n’existe que si deux regards différents en arrivent à préférer au même moment ce que l’autre possède à ce qu’il a lui-même. Les deux types d’échanges n’ont rien à voir, l’un a besoin de la simultanéité par méfiance, l’autre n’en a pas besoin par confiance.

C’est pour se protéger de l’extérieur que les cités, les provinces, les états, les nations, les patries se sont constitués (le correcteur d’orthographe voudrait que j’écrive « constituées » au féminin mais état est masculin et la grammaire française, pourtant féminine, me rappelle malheureusement que « 100.000 femmes et un lézard se sont trouvés au même endroit »). Reprenons.

Toutes ces organisations sociales, qui ont généré les civilisations, ont du mal depuis la nuit des temps à éviter dans l’échange matériel, la double erreur du troc méfiant à l’intérieur et de l’illusion de la confiance à l’extérieur. L’introduction de la monnaie n’a en soi, ni résolu ni compliqué cette difficulté tant qu’elle est restée pendant des siècles le simple constat d’une activité passée intelligente, ce qui était encore le cas de l’or. Mais depuis bientôt 50 ans qu’elle n’est plus en lien avec un passé vérifié mais uniquement avec un futur fantasmé, la monnaie fait croire à des échanges alors qu’il ne s’agit que de combats. On nous refait partout le coup du cheval de Troie.

A l’extérieur la monnaie a fait oublier le troc, ce qui permet à des pays comme l’Allemagne ou la Chine d’avoir des balances commerciales excédentaires, ce qui est une tentative de réduire en esclavage avec leur accord les autres peuples qui ne peuvent payer qu’avec leurs propriétés, avec eux-mêmes ou avec leurs enfants puisque les pays exportateurs ne trouvent rien d’intéressant à prendre dans leurs productions. Ils en arrivent à la finesse suprême de prêter la fausse monnaie qu’ils fabriquent à leurs futurs esclaves pour qu’ils achètent leurs productions et qu’ils ne puissent rembourser qu’en abandonnant d’abord leurs propriétés puis leurs enfants. La charte de La Havane de 1948 empêchait ce scandale esclavagiste. L’OMC et ses dirigeants socialistes en ont fait au contraire un dogme incontournable ou le libre-échange n’est apparemment libre que parce que ce n’est plus un échange du tout « grâce » à la fausse monnaie. Que le socialisme d’un Pascal Lamy ressuscite l’esclavage en faisant croire que c’est pour le bien de l’humanité qui n’est plus pauvre dès qu’elle dépense de la fausse monnaie, interroge !

A l’intérieur la monnaie n’est apparue que lorsque certains individus prenaient et recevaient, tout en oubliant de donner et de rendre. Elle s’est servie du principe de la simultanéité du troc pour forcer les paresseux et les roublards à se bouger et à se rendre utile. Mais cela n’avait de sens que parce que la quantité de monnaie était limitée à la richesse communautaire déjà acquise. Dès l’instant où l’on fait sauter ce verrou avec la monnaie dette, la monnaie numérique ou le revenu universel, l’illusion remplace l’effort dans la résolution des problèmes. La fausse monnaie pléthorique ne sert plus à forcer au travail les individus récalcitrants mais au contraire elle justifie l’inutilité de certains en la faisant rémunérer par ceux qui travaillent. C’est d’abord l’oubli total de l’échange car tout ce qui vit de subventions, reçoit l’argent de tous mais contre quoi l’échange-t-il, si ce n’est une reconnaissance malsaine vis-à-vis des décideurs en mal de clientèle ? La reconnaissance devrait aller à la collectivité si elle le décidalt vraiment mais c’est très rarement le cas. C’est aussi la double peine de ceux qui travaillent, au profit d’une multitude qui, volontairement ou involontairement ne fait rien et n’apporte rien d’autre que ses envies que la fausse monnaie matérialise. Dans quelle catégorie classez-vous Jacques Attali ?

Au niveau économique l’oubli de l’échange est stupéfiant tellement nous nous sommes convaincus que nous étions des dieux capables de créer. Nous créerions des richesses, nous dit-on, alors que nous ne faisons que constater qu’une production est une richesse en l’achetant, c’est à dire en l’échangeant contre de l’argent. C’est l’échange qui constate la richesse et la fausse monnaie de la corne d’abondance imaginaire donne l’illusion de créer autant de fausses richesses que les créateurs de fausse monnaie le décident.

Au niveau intellectuel le pouvoir était habituellement donné, dans les groupes organisés, à des gens qui avaient le sens de l’échange et qui veillaient à ce que chacun soit bien utilisé au mieux de ses capacités, et reçoive bien selon son dû. Là aussi la monnaie dette ou numérique a tout cassé puisque le pouvoir est donné maintenant non à celui qui veille à l’échange généralisé, mais à celui qui a le mieux acheté l’affect du peuple avec la fausse monnaie à laquelle il a accès. Cela donne le pouvoir à des médiocres qui se croient des dieux et qui utilisent la violence légitime qui leur a été confiée pour tenter de rendre réels leurs fantasmes grâce à la multiplication de la fausse monnaie. Ils ont besoin d’infantiliser le peuple en jouant à le respecter comme le faisaient les enfants avec leurs baigneurs en celluloïd.  Qui n’a pas reconnu Emmanuel Macron ?

Au niveau spirituel la rareté de la monnaie et le souhait d’utiliser le moins possible la violence légitime régalienne, laissaient à la religion du groupe le soin de définir le beau, le bien et le vrai pour éviter la multiplication des normes, des lois, des interdictions et des obligations. Les échanges se faisaient beaucoup plus naturellement dans un monde où les devoirs venaient de l’intérieur des individus et n’étaient pas imposés de l’extérieur. La stupidité apparemment commode de la laïcité a permis grâce à la fausse monnaie, de multiplier sans fin les contraintes, toutes les interdictions et les obligations imposées. Qui n’a pas reconnu la France où l’on laisse au seul islam la cohérence des interdictions et des obligations venant naturellement de la tradition ? Quelques imbéciles veulent même supprimer la crèche, le sapin de Noël… et le Tour de France ! Le drame n’est pas l’imbécillité mais qu’elle soit portée au pouvoir.

Au niveau moral il faut d’abord se souvenir que les mœurs sont, dans chaque civilisation, son application concrète de sa vision du beau, du bien et du vrai. C’est ce qui coûte le moins cher car il n’est nul besoin pour convaincre, d’ajouter de l’énergie à la tradition que l’éducation transmet partout naturellement. C’est la débauche monétaire qui donne des ailes à toutes les minorités que les Politiques subventionnent avec de l’argent qu’ils n’ont pas. La fausse monnaie crée un échange malsain entre les Politiques et les minorités. Les uns veulent une clientèle, les autres n’acceptent plus d’être minoritaires et veulent être fiers donc conquérants. La débauche monétaire fait croire aux minorités qu’elles ont toutes un avenir radieux.

Devant le constat difficile que la fausse monnaie est à la fois la base et le carburant de tous nos délires, deux réactions apparaissent possibles :

Il y a la réaction de ceux qui ont mis en place par facilité tous ces faux échanges et toute cette fausse monnaie. Ils profitent du coronavirus pour lui coller la responsabilité d’un désastre économique que chacun savait imminent et que le confinement a volontairement brutalement révélé. En maquillant ce confinement en sanitaire, ils se sont dédouanés en détournant la responsabilité du désastre sur un virus dont ils ont  fait sur-éclairer la méchanceté. Mais ils s’obstinent dans leur délire et continuent à vouloir tout résoudre avec une énergie monétaire sans source énergétique humaine. Pour eux tous les problèmes se résolvent en débloquant de l’argent inexistant. C’est malheureusement le choix de l’ONU, du FMI, de l’UE, de l’OMC, des banques centrales, tous regroupés à Davos pour le « grand renouveau ». Ce choix est symbolisé chez nous par l’énarchie qui a tout envahi. La plupart des dirigeants de tous pays s’y vautrent par incompétence, veulerie ou arrivisme. Seuls quelques rares dirigeants come Viktor Orban, Vladimir Poutine ou Donald Trump tentent de résister avec plus ou moins de succès et la moquerie des médias. Il est intéressant de noter que les médias subventionnés appartiennent quasiment tous aux fabricants ou aux propriétaires de la fausse monnaie qui crée tous les faux échanges. Les médias dits « mainstream » ont choisi comme réaction, la fuite en avant.

L’autre réaction tarde à venir mais ne peut que s’imposer par une saine réplique des peuples ou après une déflagration générale. C’est sortir l’échange du délire en le filtrant à nouveau par la réflexion pour revenir à la connaissance, et en le rectifiant à nouveau par l’action pour le rendre tolérant. Connaissance et tolérance sont en effet avec le courage, les trois bases indissociables de l’efficacité. Les gilets jaunes comme les abstentionnistes ont montré que le peuple français souhaite cette autre réaction mais est incapable de la mettre en place. Il n’est pas forcément facile de comprendre que seule la limitation impérative de la quantité de monnaie au regard qu’un peuple porte sur sa richesse, permettra de sortir du délire. C’est quand un peuple est confronté à lui-même et que les faux échappatoires sont fermés, qu’il montre son génie. Qui en 2022 aura les tripes de surmonter les railleries des médias et la violence légitime confisquée, pour donner à la France une chance d’éclairer le monde à nouveau ?

Chaque année Noël nous rappelle que tout est possible, qu’il est une naissance et que la renaissance est ouverte à chacun.

Ne nous trompons pas de déluge

Dans toutes les civilisations, il y a le mythe du déluge à un moment où l’homme paie sa faute par sa propre disparition voulue par son créateur. Dans le mythe, la submersion est généralement liquide par des pluies diluviennes ou des torrents dévastateurs. Et il y a toujours un heureux élu comme Noé ou Gilgamesh qui est mystérieusement averti pour construire un hangar flottant, y préserver l’essentiel et redonner une chance à l’humanité, une fois l’inondation résorbée et la Terre nettoyée.

Mais l’eau n’est que symbolique dans le mythe et bien d’autre déluges peuvent détruire une civilisation. Tout ce qui est excessif est diluvien et dévastateur. Nous le vivons actuellement tous les jours, « au quotidien » pour parler novlangue puisque « chaque jour » est devenu trop simple. Nous sommes inondés de produits chinois, écrasés de fonctionnaires non régaliens, immergés d’immigration, saturés d’experts et de commentateurs, noyés dans la multiplication anormale des normes, des interdictions et des obligations, submergés par des informations péremptoires, contradictoires et invérifiables, engloutis par toutes les minorités qui ne veulent pas reconnaitre la loi de la majorité et par la nuée d’étudiants ignares et conscients de l’être. Il n’y a pas un déluge mais une prolifération de déluges, tous mortels, chacun d’entre nous relevant surtout celui dont il souffre le plus et reprochant à ses congénères de ne pas prendre suffisamment conscience de ce déluge-là. On aurait même, parait-il, un déluge d’hommes blancs hétérosexuels qui empêcheraient certaines minorités de vivre à leur guise.

Personne ne semble voir que tous ces déluges qui nous détruisent, n’existent que par un autre déluge dont tout le monde profite et qui non seulement autorise mais génère tous les autres, c’est le déluge monétaire qui ne vient pas de Dieu mais d’une élite autoproclamée qui a vu combien nous nous asservissions nous-mêmes facilement pour avoir de l’argent. On atteint des sommets avec le ridicule actuel des milliards « débloqués » comme s’ils existaient, pour répondre à une attente universelle de « moyens ». Chacun en demande pour satisfaire sa lutte personnelle contre le déluge qui l’obsède. Très peu réalisent qu’on ne les satisfait qu’en alimentant un autre déluge qui générera à son tour une demande de moyens à débloquer d’urgence. Notre société devient la société de la mendicité puisqu’avoir de l’argent ne dépend plus du travail fourni et du regard collectif sur ce travail, mais du rapport que l’on a à ceux qui fabrique l’argent.

Du temps où la monnaie était de l’or, les « moyens » étaient normalement limités au travail déjà utilement effectué sauf dans les deux cas où un déluge d’or a tué l’économie : le pèlerinage à La Mecque de Mansa Moussa au XIVe siècle et l’Espagne du XVIe siècle avec le pillage des Amériques.

Depuis la déconnection des monnaies de l’or en 1971, nous en fabriquons à l’envi pour que chacun puisse se protéger de son petit déluge personnel sans s’apercevoir qu’il alimente tous les autres. Le summum du ridicule est atteint aujourd’hui avec le dernier déluge mondial totalement fabriqué de la peur pour des raisons qu’il faudra bien un jour connaître. Le déluge monétaire qui doit lutter contre le déluge de la peur, alimente avec un tout petit effet retard tous les autres déluges mortifères qui forcent à ne plus penser qu’à l’arche qui nous sauvera personnellement en laissant crever tous les autres. Belle façon de nier le droit du groupe au profit d’un droit de l’individu qui ne peut pourtant pas exister sans le groupe !

Nous sommes tous complices de cette infamie.

Soit nous le sommes dans un déluge d’inconscience, en pensant que tout nous est dû puisque nous sommes un pays riche. Riche de quoi ? De notre suffisance ? D’une corne d’abondance qui n’existe pas ?

Soit nous le sommes dans un déluge de procrastinations, en résolvant tout par la fabrication monétaire qui génère les esclavages en croyant « investir », ce verbe qui veut faire croire, avec malheureusement un certain succès, que l’argent pousse en le plantant comme un chou.

Soit nous le sommes dans un déluge de vanité, en niant que l’énergie monétaire est une énergie, ce qui est bien commode car dans ce cas il n’y aurait pas la nécessité d’une source à cette énergie et elle pourrait être une simple vague institution qui apporterait son énergie à partir de rien.

Soit nous le sommes dans un déluge de crédulité, en croyant que la dette, n’étant plus remboursable, ne sera tout simplement pas remboursée et que cela se fera sans troubles graves.

Soit nous le sommes dans un déluge d’individualisme, en étant conscient du désastre imminent mais laissant les groupes se défaire, qu’ils soient civilisations, nations, familles ou simplement indispensabilité de l’homme pour la femme et de la femme pour l’homme. Où est le temps où l’on parlait de sa moitié pour son conjoint ?

Devant ce déluge de déluges, seuls deux avenirs se dessinent.

Celui qui se prépare avec le « grand renouveau », « great reset » pour les anglomanes, l’ONU, le FMI, l’OCDE, l’UE et Davos. C’est celui des puissants, fondé sur la fuite en avant, l’énergie monétaire gratuite, et les fantasmes de la robotique, de l’intelligence artificielle, du transhumanisme et de la communication, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion. Il est l’inverse d’un changement de paradigme tout en faisant croire qu’il l’est puisque c’est encore et toujours l’énergie monétaire qui fait tout, en ne voyant pas que sa source devient automatiquement l’esclavage car il n’y a pas d’énergie sans source. Cet avenir a besoin d’une main de fer mondiale dans un faux gant de velours pour faire accepter par toutes les civilisations de mourir pour donner une chance de vivre à des fantasmes irréalistes. Cet avenir est visualisable et audible en regardant et en écoutant Jacques Attali qui en est à lui tout seul la caricature émouvante et si contente d’elle-même.

Il est heureusement un autre avenir qui ne dépend que des peuples et que chaque civilisation peut à tout moment se choisir en laissant les autres regarder leurs problèmes avec leur propre regard. Cet autre avenir est fondé sur la capacité des peuples à réagir intelligemment dès qu’ils sont en face d’un problème non biaisé. Dès l’instant où l’on prend conscience que l’énergie monétaire ne prend sa source que dans le travail bien fait et dans l’esclavage, et dès l’instant où l’esclavage est perçu comme non durable, la conclusion coule de source. La quantité de monnaie doit être limitée à l’évaluation qu’un peuple se fait de sa propre richesse ; elle augmente s’il pense sincèrement l’avoir augmentée, elle diminue s’il voit sa richesse diminuer. La quantité de monnaie étant limitée par la réalité du regard d’un peuple sur lui-même, sa rareté génère automatiquement une obligation d’économies et un désir d’augmenter les richesses pour que de l’argent soit créé. Finies les subventions, les assistanats publics, les fonctionnaires inutiles, l’argent claqué pour la tranquillité du pouvoir incompétent, l’argent limité fait disparaitre tous les faux problèmes. Fini le faux libre échange qui n’est plus un échange mais une tentative mathématique de réduire en esclavage les autres peuples par des balances commerciales excédentaires, d’accepter cet esclavage par une balance commerciale déficitaire. L’argent limité fait repartir chez eux tous les immigrés qui ne souhaitent pas s’assimiler. Il fait disparaitre tous ces médias qui n’existent que par des subventions bien qu’appartenant à des milliardaires, et qui ont renoncé à informer pour s’occuper de plaire au plus grand nombre, abandonnant la raison pour l’émotion et rejoignant en malhonnêteté intellectuelle les pogroms et les lynchages. L’argent limité force chacun à se demander comment être utile au groupe et il force l’État à remplir enfin son rôle de créer l’argent correspondant aux nouvelles richesses créées par son peuple et à l’en remercier en le lui donnant. La femme qui porte un enfant puis l’éduque pendant ses premières années enrichit la collectivité, elle doit en être rémunérée. La personne qui se rend utile à une autre personne reçoit d’elle une rémunération mais celle qui se rend utile au groupe, l’enrichit et doit en être rémunérée par l’État. L’État doit trouver l’organisation lui permettant de rendre utile au groupe toute personne qui n’est pas déjà rendue utile par une entreprise. Il n’y a pas un seul déluge qui ne s’arrête automatiquement si un peuple réduit sa quantité de monnaie à la réalité de son propre regard sur ce qu’il croit être sa véritable richesse. Ce deuxième avenir, opposé au premier préparé par les puissants, est confié aux peuples, à chaque peuple et certains l’appellent même de son mot grec de démocratie.

Le combat entre l’aristocratie et la démocratie voit pour l’instant les batailles victorieuses de l’aristocratie car les peuples n’ont pas encore compris l’abomination de la fausse corne d’abondance qui les réduit en esclavage au bénéfice d’une oligarchie qui n’étant plus composée des meilleurs, n’est plus une aristocratie dans son sens étymologique.

La vraie révolution est intellectuelle et commence par une prise de conscience des peuples. L’argent est actuellement déversé pour freiner la prise de conscience qu’il y a déjà beaucoup trop d’argent.

Les pieds d’argile de l’offre politique

Se scandaliser des effets ou prétendre les soigner sans jamais en analyser la cause est le triste spectacle auquel nous sommes forcés d’assister depuis un demi-siècle. Le jeu pervers et stupide qui consiste à s’échanger simplement les rôles de soigneurs et de contestataires en les habillant de droite et de gauche, et en multipliant les types de contestations pour ratisser large, fait que les soigneurs incapables deviennent de plus en plus dictatoriaux, et les contestataires, de plus en plus agressifs. L’important pour eux est d’être soigneur, pas de soigner vraiment puisque personne ne s’intéresse à la cause de tous ces effets désastreux.

Dans le Livre de Daniel, la Bible raconte comment Daniel explique à Nabuchodonosor le rêve que celui-ci avait fait et se refusait à décrire à ses sages. A son grand étonnement Daniel raconte d’abord au roi le rêve qu’il avait fait :

 « Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient d’airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. »

Si Daniel interprétait le rêve de Nabuchodonosor comme une prémonition de sa chute et de la décadence qui s’ensuivit, nous pouvons reprendre ce rêve pour observer l’offre politique contemporaine. La tête d’or pur est l’organisation parfaite de la société, la république idéale, qu’elle soit monarchie, oligarchie ou démocratie comme l’étudiait Jean Bodin au XVIe siècle. L’argent, l’airain et le fer sont ce que nos dirigeants en ont fait successivement en l’affaiblissant petit à petit jusqu’au ridicule que nous voyons aujourd’hui et que le vice-amiral (2S) Claude Gaucherand nous rappelle avec regard d’aigle et plume acérée :

Voilà une nation toute entière soumise – c’est le mot ! – à un régime de mesures toutes plus incohérentes les unes que les autres et même carrément débiles comme l’autorisation que chacun se donne de sortir et que l’on doit présenter en cas de contrôle sous peine d’amende voire de prison en cas de récidive. Ouvrir les stations de ski mais sans restaurants, sans bars, sans skis ! Ouvrir les supermarchés et le métro mais limiter à 30 les fidèles dans une cathédrale. Disposer d’un scientifique de renommée internationale mais être le seul pays à interdire l’usage de ce qu’il préconise et pour enfoncer le clou, le faire poursuivre en Justice et traduire devant le conseil de l’ordre des médecins !

Nous sommes aujourd’hui aux pieds du colosse. Seuls, le fer de la main du pouvoir avec sa litanie sans fin d’obligations/interdictions et l’argile de la monnaie sortie d’une corne d’abondance imaginaire, permettent de durer en attente de la pierre qui se détache « sans le secours d’aucune main ».

Pendant que le pouvoir s’agite à durcir le fer de sa main et à accumuler une argile qu’il se croit capable de créer pour que sa république malade tienne encore un moment, tous les réfractaires ne font qu’attendre la pierre qui va venir toute seule, en rêvant chacun dans son coin à un nouveau colosse dont les pieds seraient encore de fer et d’argile, de lois et d’argent. Cette médiocrité générale de l’offre politique n’a pas le courage d’analyser calmement la première cause de tous nos maux : la faiblesse argileuse d’une énergie monétaire qui n’est plus nourrie d’énergie humaine. Elle n’a donc plus, ni la force de son énergie infiniment diluée ni le frein de toutes les dépenses que lui donnait sa limitation. Elle ne nous donne plus que l’illusion de soutenir un colosse déliquescent.

Personne ne sait d’où viendra la pierre qui abattra tout et fera une grande montagne, pas plus que nous ne savons quand elle frappera. Nous nous partageons d’ailleurs entre ceux qui voient encore une beauté à ce colosse en le croyant éternel, et tous ceux qui savent qu’il va être détruit, chacun pensant avoir dans sa main la pierre qui deviendra montagne. Le drame actuel c’est que chacun a une pierre qui n’est qu’en argile et qui ne pourra jamais devenir montagne puisqu’elle éclatera avec l’argile des pieds du colosse.

Les plus dangereux sont ceux qui veulent solidifier la coulée d’argile par le fer de la loi et construire sur ces pieds leurs fantasmes colossaux. C’est le « great reset », ennemi fondamental des peuples et des civilisations dans les années à venir. Il faut l’observer avec calme et détermination pour le détruire le moment venu.

Pendant que les médias amusent le peuple pour qu’il ne bouge pas et pendant que le pouvoir distribue de l’argile à tout va pour gagner du temps et faire tenir l’ochlocratie et son colosse bidon, un certain nombre de gens ont pris conscience du problème à l’ONU, à Davos, au FMI, à l’UE, à la Banque Mondiale, à l’OCDE…entre autres et sans oublier Soros. Dans tous ces lieux inutiles et couteux où l’admiration de soi-même est la règle, des milliers de têtes mal faites préparent le « great reset » et leur solution par la fuite en avant dans le mondialisme conçu comme la mondialisation de leurs petites personnes. Finis les États, les nations, les civilisations, la notion même de pluriel, chaque individu sera soit un dieu qui aura accès à l’argile apparemment solide, soit un inutile qu’il faudra nourrir, loger, distraire, endormir et surtout aveugler pour qu’il ne réalise pas sa mise en esclavage.

L’incompréhension de ce qu’est l’argent, du pape à Macron et de l’ONU à la Nouvelle Zélande, des professeurs d’économie aux moutons à qui ils enseignent, fait que le pape n’a plus besoin du travail pour nourrir et loger l’humanité, que Macron croit que son fantasme de souveraineté européenne va tout résoudre, que l’ONU bénit avec le FMI et l’UE, le « great reset » de Davos, que la Nouvelle Zélande veut emprisonner tous les réfractaires, que les professeurs d’économie continuent à dire que la monnaie a remplacé le troc pendant que leurs élèves se croient intelligents parce qu’ils ont assisté aux cours et qu’ils savent répéter.

Le drame, c’est que beaucoup sont sans doute en partie de bonne foi dans leur délire. Le refus par ignorance, lâcheté ou perversion que l’énergie monétaire n’existe que par l’énergie humaine qui la nourrit, fait que personne ne semble réaliser qu’en économie, tout commence par rendre utile chaque membre du groupe, ce que chaque marin apprend le premier jour. L’organisation communiste qui consiste à ce que l’État s‘en occupe seul, et l’organisation capitaliste qui laisse au privé le soin de s’en occuper seul, ont fait leur temps.

 La pierre qui deviendra montagne après avoir abattu le colosse de carnaval, sera celle qui aura compris et proposé un nouveau paradigme fondé sur deux pieds :

Rendre utile tous les citoyens par une harmonie du public et du privé avec comme seul but un chômage inexistant. Le public rend utile ceux que le privé n’a pas utilisé. Il est une voiture-balai efficace, non pour acheter sa tranquillité en distribuant de l’argent mais pour rendre utile ceux qui ne le sont pas encore, et en créant l’argent constatant la richesse créée par eux.

Limiter la monnaie à l’énergie humaine déjà utilement dépensée, de façon à éviter que l’énergie monétaire dont la source ne serait pas le travail humain bien fait, et serait donc objectivement une fausse monnaie, ne serve à financer l’irréfléchi demandé par toutes les minorités et les quémandeurs de moyens, tout en faisant automatiquement réapparaitre l’esclavage. Chacun peut constater la réapparition actuelle des esclavages puisque nous faisons avec la monnaie dette, les subventions, les minima sociaux et le revenu universel, l’inverse exact de ce qu’il faudrait faire.

Un changement de paradigme peut être une solution mais il peut être aussi une fuite en avant. Le drame actuel est que le « great reset » est une fuite en avant. Ses propositions sont fondées sur un monde de machines, de robots, de recherche médicale, de transhumanisme, d’intelligence artificielle, de communication parfaite façon 5 puis 6G, tous terriblement consommateurs d’argent au service de dieux autosélectionnés, pendant que ceux qui n’en seront pas, seront les inutiles que seul l’esclavage valorisera un peu. Heureusement le « great reset » se dégonflera comme la baudruche qu’il est, dans les pays qui sauront limiter leur monnaie. Malheureusement, parmi les réfractaires qui s’expriment, très peu réalisent que l’énergie monétaire n’est énergique que parce qu’elle se nourrit de l’énergie humaine, que ce soit par le travail volontaire ou par l’esclavage. Actuellement le « great reset » est en marche, il distribue sa monnaie de Monopoly pour dissimuler ses erreurs, il fait semblant d’inventer la monnaie digitale qui existe déjà, pour pouvoir, par les blockchains, fabriquer de l’argent de façon illimitée. Plus grave, la pantalonnade orchestrée de pandémie mondiale lui est doublement utile. Par le confinement, le « great reset » démolit l’économie malade d’avoir écouté les siens et fait place nette en offrant un virus en bouc émissaire. Et « en même temps » il teste, avec malheureusement un certain succès, l’acceptation par les peuples de leur propre esclavage.

2021 va être passionnant.

Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine

Nous vivons dans un monde totalement irréaliste et magique façon Harry Potter, Star Trek ou Alice au pays des merveilles. Nous le pressentons tous sans avoir vraiment envie d’en prendre conscience tellement une prise de conscience nous ferait affronter une réalité qui nous fait peur.  Si Harry Potter avait sa baguette et le quai 9 3/4, si Star Trek avait la télétransportation et Alice son miroir, nous avons nous aussi une énergie magique créatrice d’illusions et qui résout absolument tout : l’argent qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, n’est limité que par la décision changeante de quelques-uns. Tous les buts, même les plus aberrants, deviennent apparemment atteignables grâce à cette énergie non reconnue comme telle, et pourtant facilement illimitée, gratuite et omnipotente. Elle n’a officiellement plus de source, donc plus de limites, depuis seulement 50 ans. Nous nous divisons simplement, à en croire Yuval Noah Harari et Laurent Alexandre, entre les dieux qui y ont accès et les inutiles qui n’ont accès qu’aux miettes que les dieux leur abandonnent avec dédain et regret. On croirait vivre dans le monde des sorciers et des moldus ou dans la parabole du riche et de Lazare (Lc 16 :19).

Parallèlement à ce rêve envahissant qui devient angoissant, la réalité devient ringarde, dépassée, « ancien monde », inintéressante. Des peuples entiers font comme les ados qui se retournent dans leurs lits pour ne pas se réveiller et rester dans leurs rêves. La réalité devient subordonnée au rêve et aux fantasmes comme nous le voyons avec la théâtralisation d’un virus peu agressif et d’une élection américaine. Le classement des différents pouvoirs s’intervertit entre le premier et le second d’un côté, et les 3e et 4e de l’autre. Les médias ont pris le pouvoir depuis qu’ils appartiennent quasiment tous à ceux qui ont accès à l’énergie monétaire. Ces professionnels de la parole, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion, ont pris le pouvoir avec la complicité des juges et des experts qui redéfinissent le bien avec des mots vides de sens mais coercitifs comme « état de droit » ou « urgence sanitaire ». Les pouvoirs législatif et exécutif se sont couchés devant les pouvoirs juridiques, médiatiques et pseudo-scientifiques de ceux que l’on déclare sachants. Une nouvelle définition du bien nous est imposée par une communication omniprésente et lancinante. Elle nous emmène vers un inconnu dont la cohérence n’existe que par la débauche d’argent que le pouvoir y consacre chaque jour davantage tellement demain en exige toujours plus qu’aujourd’hui. Cette réalité refusée en devient tout aussi angoissante que le rêve dans lequel nous essayons de nous réfugier.

Comment est-ce possible ? Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire et qui le fera ?

Comment est-ce possible ?

Ce n’est pas une question que nous nous posons, pas plus que nous ne nous demandons comment marchent les baguettes magiques, la télétransportation ou le miroir d’Alice. Nous nous contentons d’écouter les médias en admirer l’efficacité et surtout d’en profiter. Comme les grenouilles qui se font cuire en ne s’apercevant pas de l’augmentation lente de la température, nous acceptons d’être violés par les juges, les experts, les journalistes et les politiques tout en trouvant que l’eau, au départ agréable, commence à être vraiment trop chaude. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, l’énergie monétaire nous insensibilise et nous paralyse. Elle vient à leur secours chaque fois que leurs culs-de-sac deviennent trop évidents. La débauche actuelle de l’énergie monétaire prétendument « débloquée » par le pouvoir, justifie à ses yeux le blocage ahurissant de l’énergie humaine qu’est le confinement. Le pouvoir n’y voit même plus l’étalage de sa bêtise et de son affolement.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce viol collectif par ceux qui se sont agglomérés en élite auto proclamée a comme première raison l’oubli que la vie n’est qu’une multitude d’échanges effectués par notre énergie. Nous l’avons remplacé par la croyance très agréable mais stupide que nous somme des dieux capables de créer. Nous croyons créer un enfant alors que seule la patience d’une femme permet d’échanger un ovule et un spermatozoïde contre un bébé. Nous croyons créer des richesses alors que nos productions ne se transforment en richesses que par l’échange que nous en faisons avec une autre richesse qu’est l’argent ou par l’espoir ou l’illusion que cet échange sera possible.

Fondé sur cet oubli nous avons cru créer notre baguette magique, notre télétransportation ou notre miroir d’Alice, en assemblant très intelligemment des concepts vidés de leur sens et remplis artificiellement de vide aussi bien dans la réflexion que dans la communication pour ne pas avoir à agir.

Dans la réflexion nous avons changé depuis deux siècles le sens de mots neutres pour en faire des solutions déjà acquises de problèmes soigneusement éludés. Le progrès qui n’est que le mouvement est devenu miraculeusement le bon mouvement. La république qui n’est que le problème de la vie en groupe, en est devenu miraculeusement la solution qui évite de regarder le problème puisqu’on a la solution. L’argent qui n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine est devenu à lui tout seul, une énergie venant de nulle part et résolvant tout.

Dans la communication nous assistons à un feu d’artifice d’incompétence et de mauvaise foi difficilement démêlable, pour nous faire croire qu’un échange est une création. Des mots comme profit, bénéfice ou PIB sont là pour nous faire oublier l’échange et nous faire croire à la création. On en arrive à croire à la stupidité que les entreprises font du profit sans voir qu’il n’y a là qu’un échange avec un appauvrissement de même montant de leurs clients. L’énergie sous formes de travail et d’argent qu’a mis l’entreprise à produire n’est qu’échangée avec l’énergie qu’a mis le client pour trouver l’argent nécessaire à son achat. Mais on peut par incompétence ou mauvaise foi, négliger l’énergie humaine du client qu’il a transformé en énergie monétaire pour faire croire que les entreprises créent de la richesse. On peut encore, par ruse ou bêtise, distribuer par subventions ou prestations sociales l’argent à échanger avec les productions pour en faire des richesses. On néglige aussi l’énergie monétaire en parlant du PIB comme d’une création de richesse, alors qu’il n’est que l’addition de tous les échanges faits contre de l’argent, y compris les soins, les réparations, la prostitution et la vente de stupéfiants. Il est navrant d’entendre l’économiste Marc Touati sur Sud Radio ou le journaliste économique Eric de Riedmatten sur CNews dire apparemment de bonne foi « Le PIB est la richesse créée dans un pays ». Il est encore plus navrant de voir comment, en fabriquant de la monnaie sans retenue pour les acheter, on fait croire que des déchets et des encombrants se sont miraculeusement transformés en richesses. Est-ce de l’incompétence, de la rouerie ou un scandale délictueux ?

Pendant que nous vivons dans la croyance aux miracles, la réalité poursuit son œuvre. Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages.

Comme aucune force visible n’accepte de se confronter à la contradiction fondamentale qui nie l’échange et qui veut globalement de plus en plus d’argent et de moins en moins de travail, toutes les forces en présence se contentent d’éclairer avec raison les incohérences des autres en dissimulant les siennes et en laissant monter les esclavages nourriciers qui sont ceux que nous voyons monter tous les jours en regardant ailleurs, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Que faut-il faire ?

Fondamentalement, remettre l’échange vrai au centre de toute organisation, avoir une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine et reconstruire naturellement une cohérence perdue sur ces deux bases.

A l’intérieur retrouver l’échange entre les citoyens et donc commencer par faire en sorte que chacun ait quelque chose à échanger. Les entreprises, les artisans et les commerçants sont les seuls à échanger des productions contre de l’argent. Mais pour échanger un service contre de l’argent tout le monde peut s’y mettre y compris les chômeurs. Au lieu de flatter les électeurs par des subventions ou des prestations sociales qui ne sont que des habillages peu discrets de la corruption, tous les maires de France pourraient voir comment rendre utile tous leurs administrés au chômage, et comment vérifier cette utilité afin que l’État puisse échanger ces nouvelles richesses contre un argent créé pour les reconnaître.

A l’extérieur retrouver à l’international l’échange du pacte de La Havane que le sénat américain a bloqué après que ses représentants l’aient signé, pour que le libre-échange devienne enfin un échange libre et non plus simplement la liberté honteuse de faire payer les autres par des balances commerciales excédentaires qui sont la négation d’un échange même si on le déguise en « libre-échange ».

Pourquoi appeler protectionnisme le simple appel à la vérité de l’échange, si ce n’est pour embrouiller les esprits ? Pourquoi appeler concurrence ce qui n’est que renoncement devant la difficulté d’un échange vrai ?

L’échange étant complètement différent à l’intérieur et à l’extérieur, c’est l’observation des échanges différents qui définira au mieux l’espace qu’est l’intérieur par rapport à l’extérieur, ce que l’Histoire a appelé jusqu’à aujourd’hui pays, patrie ou nation.

Dans notre espace, retrouver le franc en veillant à ce qu’il ne puisse dépasser en quantité, l’énergie humaine préalablement dépensée à créer ce que nous voyons comme des richesses, et à ce que jamais une fabrication de fausse monnaie ne nous fasse croire que nous créons des richesses car cela attirerait à nouveau tous les perdus et tous les rusés de la Terre.

Qui le fera ?

Sûrement pas ceux qui oublient l’échange dans leur analyse comme Jean-Marc Jancovici qui regrette la consommation d’énergie fossile mais qui dit à ses étudiants « Du pognon, il y en a ! ». Il sera audible quand il aura intégré que seule la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine préalablement bien utilisée, nous forcera à inventer la limitation en effet nécessaire de notre consommation d’énergie fossile. Il parle de « Superman pour de vrai », ce qui n’existe pas même si nous vivons comme si nous l’étions.

Sûrement pas ceux qui refusent dogmatiquement que la monnaie est une énergie alors qu’ils s’agitent pour vendre leur pensée tellement ils ressentent le besoin vital de cette énergie.

Sûrement pas les tenants de la monnaie-dette, du mondialisme et du faux libre-échange qui ne sont que les nouveaux esclavagistes qui ne s’en rendent souvent même pas compte et qui préparent leur « grand renouvellement ».

Sûrement pas ceux qui croient à la monnaie-dette sans être partisan du mondialisme car il faut leur laisser le temps de réaliser combien ils sont contradictoires.

Sûrement pas les Politiques qui n’arrivent pas à penser sérieusement à autre chose qu’à leur réélection ou à leur pantouflage. Ils ont compris que l’énergie monétaire se décroche plus facilement dans les ors de la république que dans la dépense de leur énergie personnelle, et ils limitent leur énergie à y parvenir et à y rester.

Sûrement pas toutes les minorités de toutes sortes qui ne se font entendre que par l’énergie monétaire qu’on leur distribue gratuitement.

Sûrement pas les yacafaucons qui ont la solution universelle avant d’avoir posé le problème.

Sûrement pas les vieux comme Joe Biden dont on regarde surtout qui le remplacera à sa disparition physique ou mentale.

Il ne reste pas grand monde mais l’intelligence, le bon sens et la pression de la réalité fera forcément émerger dans les nouvelles générations celui ou ceux (regroupant ce que le français nous a toujours dit être aussi bien des hommes que des femmes) qui prendront enfin le taureau par les cornes en limitant la monnaie à l’énergie humaine déjà intelligemment dépensée, nous laissant devant un problème très difficile mais qui pourra enfin être résolu puisque la suppression de la fausse corne d’abondance nous aura forcé à revenir dans la réalité.