Comment le capitalisme fait de ses victimes ses complices

Emmanuel Macron à la fin de la première heure de sa très longue interview auto-satisfaite du 14 juillet a prôné une fois de plus l’enrichissement par le travail qui est, semble-t-il, une évidence pour toute la classe politico-médiatico-intellectuelle qu’il représente si bien. Cela est fondé sur le raisonnement stupide ou enfantin que le travail fait de la valeur ajoutée qui fait du PIB qui serait une richesse annuelle à se partager. Ceux qui ont créé cette valeur ajoutée par leur travail auraient bien le droit de s‘enrichir en en prenant pour eux-mêmes leur juste part.

Ce raisonnement néglige un fondamental pourtant parfaitement visible que le tourbillon médiatico-politico-intellectuel cherche à dissimuler.

Si la valeur ajoutée d’une entreprise n’est en effet possible que grâce au travail qui a généré une production, cet ajout de valeur n’existe réellement que si un client est venu acheter cette production et s’appauvrir volontairement de la valeur totale de cette production que nous appelons son prix. Sans ce client la production n’est qu’un encombrant en stock et puis un simple déchet  Tout enrichissement par la valeur ajoutée, donc par le travail, n’existe par conséquent que si un acheteur est venu s’appauvrir en monnaie d’une quantité supérieure à la valeur ajoutée par le travail. Il a fallu en effet inclure dans le prix de la production, ce qu’il avait fallu payer en amont pour avoir des machines, des matières et les services extérieurs indispensables, paiements condensés dans le mot investissement, ainsi qu’en aval, ce que l’État a exigé pour sa seule présence tellement efficace.

En macroéconomie qui est le regard global et non individuel sur l’économie, une vente est donc en première analyse un appauvrissement global puisque le client paye plus que la valeur ajoutée par le travail et que, sans lui, aussi bien les investissements nécessaires que la valeur ajoutée par le travail et que ce que l’État a pompé sans raison, sont perdus donc égaux à zéro.

La seule façon de rétablir l’équilibre est que le produit acheté soit aux yeux du groupe une augmentation de richesse par rapport aux investissements réalisés pour produire. Et c’est là où, une fois de plus, la fausse monnaie légale en cours depuis un demi-siècle fausse tout. La richesse n’étant qu’un regard totalement subjectif, elle n’est chiffrée que par le prix dont on connaît la complexité dépendant de l’acheteur et du vendeur, mais aussi du lieu, du moment et même de l’histoire des deux intervenants. Seule la rareté de la monnaie quand c’était de l’or, permettait d’évaluer honnêtement l’apport du travail à la richesse collective. Le scandale de la fausse monnaie créée par les banques et surtout le scandale de sa légalisation par les politiques pendant la seconde moitié du XXe siècle, ont complètement faussé le regard que le peuple porte sur sa richesse collective. Chiffré par le PIB qui chiffre le négoce, l’augmentation de la richesse est artificiellement fabriquée par la  dépense de la fausse monnaie que l’on appelle société de consommation. En inondant de fausse monnaie le capitalisme fait croire que les productions des machines sont des richesses puisqu’elles sont achetées. C’est dans le même état d’esprit que l’Union européenne force les états à intégrer dans leur PIB la prostitution et le trafic de drogue puisque ce sont des négoces.

Foin du chômage et du respect des peuples ! On ira jusqu’au revenu universel pour que le peuple transforme bien la production des machines en richesses. Mais comme tous les équilibres stables se reconstituent d’eux-mêmes quand on les dérange, la fausse énergie monétaire n’étant plus sourcée en énergie humaine, l’énergie humaine qui lui est indispensable arrive automatiquement par la reconstitution des esclavages, dans le temps par la dette, dans l’espace par le mondialisme et ici et maintenant par la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Mais grâce à la publicité, le capitalisme fait de ses victimes ses complices en convainquant le peuple qu’il a préalablement dégradé en foule, que le pays de Cocagne existe et que nous sommes un pays riche.

Comme tout cela n’est que fantasme ne pouvant durer, l’ensemble de ceux qui sont planqués au sommet du FMI, de l’ONU, de l’OMS, de l’OMC, de Davos et dans les bulles administratives qui créent interdictions et obligations avant de les contrôler, se regroupe pour imaginer ensemble leur nouvelle fausse solution. Ils préparent leur solution avec le soutien actif des politiques, des médias et de ceux des intellectuels qui s’intéressent plus à leur portefeuille qu’à leur honnêteté intellectuelle ou qui n’ont d’intellectuel que leur auto proclamation.  C’est ce qu’ils appellent le « great reset » une reconstruction du monde, programme économique de Davos 2021, où les peuples abandonneraient suffisamment leurs civilisations et leurs nations pour n’être que des consommateurs pucés, vaccinés et soumis, croyant une fois de plus que la tour de Babel va transpercer le ciel. La tentative insistante à faire croire à une deuxième vague du virus et l’obligation décidée d’un masque inutile ressemble fort à une vérification de la soumission de la foule à n’importe quelle bêtise dès l’instant qu’on lui agite sa santé sous le nez. On en arrive même à se demander si la première vague n’a pas été fabriquée pour trouver un coupable commode à l’effondrement économique inéluctable en le déclenchant par le confinement afin d’imposer le « great reset » qui veut réécrire en le dépassant 1984, le roman de George Orwell.

Le journal Le Point, comme tous les médias, nous prépare doucereusement à accepter l’innommable en répétant à l’envi la sainte parole de la nouvelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde ayant été appelé à sévir ailleurs, la féminisation des pouvoirs étant un des pieds du « great reset ».

La crise provoquée par la pandémie est entrée dans une nouvelle phase qui demandera de la souplesse pour assurer «  une reprise durable et équitable  », a affirmé jeudi la directrice générale du FMI, prévenant que le monde «  n’est pas encore tiré d’affaire  ». S’exprimant dans un blog à quelques jours d’une réunion virtuelle du G20, présidé par l’Arabie saouditeKristalina Georgieva a égrainé ses priorités : maintenir, «  voire étendre  », les mesures de protection sociale, continuer à dépenser l’argent public pour stimuler l’économie et profiter de cette «  occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle  » pour reconstruire un monde «  plus équitable, plus vert, plus durable, plus intelligent et surtout plus résilient  ».

Même si certains signes positifs se font jour, «  nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Une deuxième vague mondiale de la maladie pourrait entraîner de nouvelles perturbations dans l’activité économique. D’autres risques incluent la valeur distordue des actifs, la volatilité des prix des matières premières, la montée du protectionnisme et l’instabilité politique  », met en garde Kristalina Georgieva. Mais, ne se voulant pas que Cassandre, elle a aussi souligné «  des avancées décisives dans la recherche sur des vaccins et des traitements (qui) pourraient doper la confiance et l’activité économique  ».

Chacun vérifiera qu’à côté de l’entretien de la peur, le protectionnisme est glissé discrètement entre les valeurs distordues, la volatilité des prix et l’instabilité politique, et que, pour ne pas être « que Cassandre »,  les vaccins, les puces et l’activité pharmaceutique sont détournés des soins pour contrôler notre servilité.

Les souverainistes doivent s’unir et comprendre la simplicité de l’économie car les mondialistes sont puissants et compliquent admirablement l’économie à leur profit. Même si très peu nombreux, ils sont ingénieux et tiennent toutes les planches à billets pour faire reconnaître que tout ce qu’ils font est apparemment augmentation de richesses. La bataille va être très rude, infiniment plus rude que celle gonflée artificiellement contre ce pauvre virus. Les mondialistes ont perdu d’avance, même quand ils prennent le masque d’éuropéistes inexistants, mais peut-être au prix d’un suicide général imposé.

L’énergie humaine, seule énergie de l’économie

Nous avons complètement oublié la base de l’économie à savoir l’échange d’énergie humaine pour le bien-être en collectivité. C’était pourtant évident dans un village où chacun avait sa place en apportant ce qu’il savait faire et en profitant de ce que savaient faire les autres.

A l’arrivée de la monnaie, inventée dans toutes les civilisations pour contrer ceux qui profitaient volontiers de l’énergie des autres sans apporter la leur, la monnaie véhiculaient physiquement l’énergie humaine qui avait dû être dépensée auparavant pour obtenir la monnaie. C’était du bétail, du blé, du sel, de l’or, de l’argent ou même des plumes d’oiseau dont la rareté prouvait l’énergie humaine qui avait été dépensée pour les obtenir. C’est parce que la monnaie a toujours été un véhicule d’énergie humaine préalablement et intelligemment dépensée, qu’elle  a toujours été acceptée en paiement par le groupe qui savait que cette énergie humaine était définitivement enfermée dans cette monnaie et qu’elle serait donc définitivement un titre de créance sur n’importe quel membre du groupe qui utilise cette monnaie.

La monnaie papier a été inventée en France au XVIIIe siècle sous le Régent par Law (qui se prononce curieusement Lass) puis en Russie avec la Grande Catherine et dans les Amériques avec le dollar continental, enfin à nouveau en France avec les assignats pendant la révolution. La monnaie papier a toujours été gagée au départ sur une énergie humaine préalablement et intelligemment dépensée. C’était le défrichage du Nouveau Monde pour Law, les mines de  cuivre pour la Grand Catherine, les biens de la noblesse et du clergé pour les assignats et l’or anglais pour le dollar continental. Mais partout la fièvre politique d’utiliser une énergie humaine inexistante a vite fait imprimer beaucoup plus de billets que la quantité d’énergie humaine préalablement dépensée n’en autorisait, et c’est l’énergie de tous ceux qui détenaient cette monnaie devenue fausse qui fut dépensée par leur ruine lors du constat que cette monnaie ne valait rien après avoir fait la fortune de certains.

Depuis 1971 et les monnaies dites flottantes, le triumvirat médiatique, universitaire et politique tente de faire croire que la monnaie est déconnectée de l’énergie humaine et qu’elle a tout de même une force énergétique, ce qui est rigoureusement impossible mais que le triumvirat aura fait tenir 50 ans en ruinant par avance tous les imbéciles, c’est-à-dire nous tous, qui auront des dollars, des euros ou des yens au moment de l’explosion du système.

Le système va forcément exploser parce qu’avec l’invention de la monnaie dette, on dépense deux fois de l’énergie humaine pour produire une seule richesse valorisée à à peine plus de la moitié de l’énergie humaine dépensée. Une première fois on dépense de l’énergie humaine en investissant l’argent nécessaire pour produire en payant les matières premières, les salariés et les machines. Cela donne une production qui ne deviendra richesse que si un client vient dépenser une seconde fois. Sans cette seconde dépense, la production devient d’abord un encombrant puis un rebut avec le constat de la perte de la première dépense. La richesse est quantifiée par l’énergie humaine qu’il a fallu dépenser pour la produire mais pour pouvoir en jouir, il faut que le client dépense à nouveau cette quantité d’énergie humaine.

Tant que la monnaie comme l’or était une richesse préalablement reconnue comme porteuse d’énergie humaine préalablement et intelligemment dépensée, la production n’était qu’un échange d’énergie humaine. Les ouvriers ajoutaient leur énergie personnelle à celles de leur prédécesseurs qui, véhiculée par l’or, leur apportait les outils et la matière. Leur production était un véhicule vivant d’énergie humaine dans lequel les artisans avaient augmenté de leur labeur la quantité d’énergie. La production pouvait alors s’échanger avec l’énergie que possédait le client avec son or. Le client constatait en achetant que le labeur des ouvriers avait enrichi la communauté et que l’on pouvait en prendre acte en frappant une nouvelle monnaie en or. Les ouvriers transformaient leur énergie en or

La limitation de la quantité de monnaie était obligatoire. La limite était concrète par l’or nécessaire et elle était surtout volontaire par l’observation de l’énergie humaine déjà utilement dépensée. La vie n’étant qu’échange d’énergie, la monnaie ne faisait que faciliter les échanges. Sa limitation permettait de ne pas se perdre dans la réalisation irresponsable de tous nos désirs voire de nos fantasmes.

Aujourd’hui tout est changé. Depuis la nouvelle religion de la monnaie fiduciaire où tout est fondé sur la croyance dans le remboursement de la monnaie dette, le fossé se creuse entre la réalité et le mensonge martelé par le trio universitaire politique et médiatique, relayé par le nouveau clergé de cette nouvelle religion. Le mensonge dit que c’est la  création de richesse annuelle, le fameux PIB, qui va apporter la seconde vague d’énergie humaine et qui va rembourser les emprunts faits pour investir. Comment va-t-on pouvoir rembourser l’investissement quand la production qui en découle doit encore trouver acheteur pour devenir richesse donc possible remboursement. Il faut dépenser une deuxième fois pour rembourser la première. On est sans arrêt en manque d’énergie humaine. Et ce manque est encore aggravé par le client quand il emprunte pour acheter au lieu d’avoir stocké son énergie sous forme d’épargne.

La réalité, pendant que ces braves gens pérorent, est que le système cherche désespérément l’énergie humaine qui se dépense près de deux fois quand elle n’est apportée qu’une fois ou même pas du tout si tout le monde emprunte.

Tant que le peuple ne s’étonne pas, c’est la montée stupéfiante de la dette et ce sont les différents esclavages qui se mettent en place pour apporter l’énergie humaine manquante. La dette se chiffrant déjà en centaines de milliers de milliards de dollars, les esclavages vont être de plus en plus voraces puisque l’énergie humaine consommée continue dogmatiquement à être infiniment supérieure à l’énergie humaine apportée. Le libéral-libertarisme actuel est la face visible d’un monde qui ne vit que de sa face cachée, la résurgence d’un esclavage jamais connu sur Terre, même en Afrique précoloniale où l’esclavage était pourtant déjà structurel comme dans notre nouvelle religion.

Le triumvirat a trouvé son dérivatif pour que la jeunesse ne prenne pas son problème à bras le corps : l’écologie. Il réduit volontairement l’écologie, l’étude de la maison, à la maison Terre. Il fait le grand écart intenable en vantant une organisation où la dépense exponentielle d’argent exige une dépense exponentielle d’énergie humaine mais où, pour être aimé, il reconnait comme avantage acquis, la non dépense d’énergie humaine  et où, par incompétence, il accuse les entreprises de ne pas assez utilisé cette énergie tout en lui en pompant par des impôts sur la production. Il va dépenser la monnaie remboursable par l’esclavage, l’énergie humaine qu’il a stupidement paralysée en la confinant.

A quoi cela sert-il de rappeler qu’il n’y a pas une maison mais plusieurs appelées civilisations et qu’une seule réponse globale est d’une rare stupidité rappelée par le mythe de la tour de Babel ? A quoi cela sert-il quand les prêtres de la nouvelle religion réduisent le problème à un problème de CO2 ? Ils alarment sans aucune autre solution qu’un mondialisme, nouvelle tour de Babel prenant pour modèle notre civilisation malade qui ne cherche même plus à se comprendre.

A quoi cela sert-il de chercher des solutions quand le triumvirat veille à ce que le seul problème à résoudre soit comment refuser de le voir ?

Ce sont les générations arrivantes qui se suicident en ne voulant pas regarder la cause et en jouissant de ses effets. Les meilleurs s’isolent et renoncent. Qui s’intéressera au peuple ?

Un peuple est malade quand il pense que l’argent pousse comme les choux

En cette période extraordinaire où le covid 19 sert de prétexte bien commode à une prise de conscience que notre économie est aberrante et qu’elle doit être reprise à zéro, ce sont les fondamentaux qui doivent être vérifiés si nous voulons que la nouvelle maison tienne debout.

On nous bassine avec l’investissement, joli mot dont on trouve facilement la définition suivante :

L’investissement est l’action d’investir, c’est-à-dire d’acquérir de nouveaux moyens de production, d’améliorer leur rendement ou de placer des capitaux dans une activité économique, dans une entreprise, etc. Le moteur de l’investissement est la perspective d’en retirer un profit.

Traduit en français compréhensible, c’est planter de l’argent et attendre qu’il en pousse davantage qu’il n’en a été planté. C’est le principe du potager et dans l’esprit du triumvirat universitaire politique médiatique à qui nous avons confié les rênes, le potager pour l’argent s’appelle l’entreprise.

Dans l’entreprise, les fournisseurs apportent tous les éléments nutritifs de la terre, les actionnaires apportent la graine qui doit pousser et les salariés apportent le soleil et l’eau qui vont tout faire pousser. Tout est tellement fondé sur la croyance qu’il va pousser des euros, que l’État vient prendre sa part d’une récolte évidemment totalement imaginaire.

La réalité est qu’en économie, tout est échange et uniquement échange. Une entreprise ne fait qu’aguicher le client avec sa production pour récupérer son argent et le partager entre ses fournisseurs, ses salariés, ses actionnaires et l’État dont on se demande bien ce qu’il a apporté et qui n’est en fait qu’un coucou vorace et mal élevé. L’État a besoin de faire croire que l’argent pousse comme les choux pour prendre sa part d’un gâteau inexistant et qui n’est que ponction de l’argent des fournisseurs, des salariés et des actionnaires qui vont ensute se battre entre eux pour se partager le reliquat. De son côté l’État va nourrir l’université et les médias pour qu’ils justifient l’injustifiable.

L’université et les intellectuels vont apporter leur sémantique du faire croire avec ses fadaises de Produit Intérieur Brut, de Produit National Brut ou de Valeur Ajoutée qui font croire mensongèrement à une création alors qu’l ne s’agît que d’un échange avec l’argent du client dont l’origine n’est bien souvent plus un échange et dont l’énergie est de plus en plus faible, ce qui est un autre problème qu’il faudra aussi aborder.

Les médias vont faire leur travail de propagande en imposant par des journalistes incompétents ou corrompus, la pousse de la monnaie dans le potager ‘entreprise’.

Le peuple ayant accepté provisoirement de n’être que foule, s’est laissé lui-même corrompre en croyant ce qu’il sait au fond de lui-même être une stupidité.

C’est maintenant, avant l’ouverture du combat entre mondialistes de Davos et souverainistes du Front Populaire en présence des européistes en état de sidération, qu’il faut nettoyer, une par une, toutes les pièces avec lesquelles il nous faudra reconstruire. L’investissements est une dépense et n’est qu’une dépense. Si cette dépense a été faite avec de la fausse monnaie légale, elle devra être confisquée, sanctionnée et non sanctifiée. Si cette dépense a été faite avec de l’argent gagné par un échange d’énergie humaine, alors elle devra être récompensée comme l’est l’énergie humaine des salariés.

Les tensions vont croître tant que l’essentiel ne sera pas abordé : la corne d’abondance existe-t-elle ?

Nous vivons une période charnière où Politiques, universitaires et médias flattent la foule pour tenir encore un moment pendant que le peuple est partagé entre son bon sens qui le met debout et ses ressentis qui l’incitent à devenir foule.

L’erreur fondamentale que l’on a mis dans la tête du peuple et qui le rend foule, c’est que nous créons des richesses. C’est devenu une évidence pour quasiment tous et il est devenu normal de gagner plus d’argent au fur et à mesure de sa « carrière » professionnelle, de s’acheter sa maison à transmettre à ses enfants, d’avoir des retraites justes remerciements des contributions à la richesse nationale collective. De ce qu’ils appellent la droite à ce qu’ils appellent la gauche, personne ne remet en cause cette création de richesse et tous les raisonnements tournent autour de son augmentation et de sa répartition. Même des intellectuels indépendants comme Onfray et Zemmour parlent de richesse créée. Nous sommes un pays riche, c’est une donnée indiscutable puisque nous créons des richesses.

Or pendant les millénaires qui nous ont précédés, aucune civilisation n’a jamais parlé de création de richesse. L’ascenseur social apportant des richesses ne se faisait que par la rapine guerrière ou seigneuriale, ou par l’appauvrissement volontaire de ses semblables ce qui explique sa rareté et sa difficulté. Aujourd’hui ce serait devenu tout simple, normal, facile parce que la fausse élite a besoin que le peuple y croit pour qu’il ne soit que foule et qu’il la maintienne au pouvoir.

L’invention de la création de richesse a été déguisée en progrès et elle a été justifiée par l’avancée de la connaissance. Il faut la décortiquer car elle fausse l’ensemble des raisonnements. Elle fausse évidemment les raisonnements des gens de Davos, du FMI, de l’ONU, du premier cercle d’apporteurs de capitaux à Macron qui leur a proposé de démissionner pour se faire réélire rapidement. Elle fausse l’UE, la BCE et les intellectuels mais elle fausse aussi les raisonnements de la jeunesse et de la foule qui aiment les jolies histoires. Elle est dramatique parce qu’inattaquable puisque personne ne prend même la peine de la défendre, la création de richesse étant passée dans le domaine de l’évidence. Elle ne tient pourtant que parce qu’elle est accompagnée  de son chien d’aveugle indispensable, l’éternel « Je ne suis pas économiste » qui permet au peuple de rester foule et aux économistes de survivre dans le n’importe quoi, habillé, comme pour les médecins de Molière, par un vocabulaire volontairement incompréhensible qui leur permet de s’occuper en se chamaillant et en se Nobélisant.

Qui créerait la richesse ? Les entreprises évidemment. Or les entreprises ne font que produire avec l’aide de leurs fournisseurs, de leurs salariés, de leurs actionnaires et de leurs machines. Une simple observation d’un potager ou d’une vache montre que le potager produit à la fois des légumes et des mauvaises herbes et la vache du lait et des bouses. N’importe quel entrepreneur connait bien l’anxiété que sa production ne trouve pas preneur et ne soit donc pas une richesse. Production n’est pas richesse. Pour qu’une production soit richesse il faut à la fois qu’elle soit désirée et que le désir soit en capacité d’acheter, de perdre une richesse généralement monétaire pour obtenir cette production. Sans désir, sans capacité et sans perte de richesse équivalente, la production n’est qu’un embarras avant d’être un déchet. Pour qu’elle soit richesse, la production doit être échangée avec une richesse reconnue identique et préexistante, ce qu’est la monnaie. Ou plutôt ce que devrait être la monnaie si elle n’était abominablement trafiquée depuis plus de 50 ans pour que le peuple reste foule qui croit à la corne d’abondance en exigeant sa part, et pour que la fausse élite reste au pouvoir en achetant l’affect de la foule.

Il a fallu cacher que la monnaie n’a été inventée dans toutes les civilisations, que pour prévenir la tendance à oublier de rendre, dans le donner-recevoir-rendre, connu et vécu dans chaque famille et très bien décrit par l’ethnologue, professeur au Collège de France quand cela avait encore une vraie valeur, Marcel Mauss. C’est la prise de conscience que les belles promesses n’engagent que ceux qui y croient, et que seul un travail préalablement reconnu utile par la collectivité ou l’État peut être une nouvelle richesse concrétisée par de la monnaie créée par cette collectivité à partir d’une matière unanimement reconnue comme une richesse : le blé, le sel, le bétail, l’or, le cuivre ou même des plumes d’oiseau très rare. La reconnaissance unanime que cette monnaie est une richesse fait qu’elle devient un titre de créance sur n’importe quel membre du groupe, titre qui peut être échangé avec n’importe quoi. Cette monnaie, ce titre, devient une énergie qui transporte, chauffe, nourrit, loge, habille et distrait car elle est un vecteur d’énergie humaine.

L’idée aussi géniale qu’abominable de créer une monnaie fiduciaire, fondée sur la foi, sur la croyance, a permis à la fois de fonder une nouvelle religion remplaçant les religions existantes malades, et à la fois de fabriquer à la pelle de la monnaie pour qu’elle reconnaisse comme richesse les productions continues de machines de plus en plus coûteuses consommant de plus en plus de matières premières. « Du pognon il y en a » comme dit stupidement Jean-Marc Jancovici qui refuse de voir que c’est par la limitation de la monnaie qu’on limitera la consommation des réserves naturelles. Parallèlement à cette économie totalement factice, s’est mise en place naturellement une économie réelle fondée sur la consommation façon gavage et sur l’esclavage. Gavage par la publicité. Esclavage dans le temps par la dette, esclavage dans l’espace par le mondialisme qui a oublié que libre échange est d’abord échange, et esclavage ici et maintenant par la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Pendant que la fausse élite mondiale caricaturée par Davos veut faire sa grande réinitialisation qui ne va être qu’une tentative de gouvernement mondial pour tenir encore quelques décennies fondées sur le trépied de la bêtise, du gavage et de l’esclavage, il est à espérer que les peuples continueront à se réveiller, à vaincre en eux leur côté foule tellement agréable et tellement complice de leurs maîtres.

C’est debout que chaque peuple, retrouvant sa spécificité et son histoire, pourra organiser son économie en réunissant toutes les bonnes volontés sur le constat refusé par la fausse élite mondiale que la corne d’abondance n’existe pas.

La bataille sera très rude car il s’agit de la survie de la fausse élite mondiale à qui nous avons confié le pouvoir, les médias, l’éducation et la violence légitime. Rassembler l’éparpillement des bonnes volontés est la première difficulté à vaincre car elle ne peut se faire que sur le refus motivé de la nouvelle religion de la fausse élite mondiale qu’est la monnaie fiduciaire et la création de richesse. Cela force la foule que l’on voudrait que nous soyons à redevenir un peuple avec son propre bon sens.

Ochlocratie officialisée par Christophe Castaner

Ce mardi 9 juin 2020, le gouvernement français par la voix du ci-devant ministre de l’intérieur Christophe Castaner a officialisé le fait que nous n’étions plus en démocratie, gouvernement par le peuple mais en  ochlocratie, gouvernement par la foule.

En disant « Je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », cet individu qui représente le gouvernement français, a clairement exprimé le principe que l’émotion, motivation de la foule, pouvait être plus importante que la raison, base des règles juridiques que le peuple se donne en démocratie.

Polybe, cet hipparque grec du 2e siècle avant JC, a détaillé le cycle monarchie, tyrannie, aristocratie, oligarchie, démocratie, ochlocratie et retour à la case départ.

Suivant la réaction d’Emmanuel Macron à la phrase incroyable de son ministre de l’intérieur, nous saurons dans quel régime notre président de la république nous voit.

Ce très court billet pour éveiller l’attention à la réaction élyséenne.

Que faire ?

Dans un monde où l’émotion domine la raison et où la réflexion a de moins en moins sa place, emportée par le triomphe de l’immédiateté, nombreux sommes-nous à nous demander comment réagir.

Lorsque des blocs de pierre se sont détachés de la montagne et bloquent une route, nous savons tous qu’il est inutile de savoir quel chemin prendre avant d’avoir fait sauter les blocs de pierre qui l’obstruent. Pourtant nous avons du mal à prendre conscience que deux énormes blocs nous empêchent de voir le chemin que nous devons choisir et nous poussent soit à fantasmer une route, fruit de notre imagination, soit à attendre que le ciel dégage la route, ce qu’il fait rarement tout seul.

Il faut d’abord faire sauter ces deux blocs.

Le premier bloc est l’ochlocratie, le gouvernement par la foule, qui n’a rien à voir avec la démocratie, le gouvernement par le peuple. La foule est émotive, le peuple est raisonnable. Le peuple est responsable, la foule ne s’intéresse pas aux conséquences et ne vit que dans l’immédiateté. Le pouvoir aujourd’hui appartient à un triumvirat politique, universitaire et médiatique qui s’est unanimement couché devant la foule et qui a la lâcheté et l’audace de l’appeler le peuple. L’université accueille n’importe qui, elle ne sait pas quoi faire de cette foule et elle n’en fait rien, si ce n’est lui transmettre un peu de son autosatisfaction en se couchant devant elle et en lui donnant des médailles qui ne servent à rien. Les Politiques ont décrété que l’ochlocratie était la démocratie en instituant le suffrage universel qui nie la vérité première qu’il n’y a pas de responsabilité sans risque. Les médias ne pensent qu’à leurs annonceurs et aux politiques qui les font bien vivre par leurs publicités et leurs subventions. Tous ont un besoin de nombre et en aucun cas de qualité. Depuis 50 ans les trois compères baissent la qualité pour avoir du nombre, et comme le peuple résiste et a tendance à les abandonner, ils baissent encore chaque année davantage la qualité pour avoir du monde. L’ochlocratie règne tellement que le peuple a même dû se déguiser en foule avec gilets jaunes pour se faire remarquer. L’ochlocratie n’ayant comme principes que l’émotion et l’immédiateté, elle s’achète très facilement. C’est ce que fait le triumvirat avec une belle conscience professionnelle.

Ce premier bloc est tellement stupide qu’il devrait normalement exploser tout seul mais c’est là où le second bloc intervient pour lui donner du répit.

Le second bloc, né de l’abandon du lien en 1971 entre les monnaies et l’or, est de faire croire à la foule qu’une corne d’abondance nous est née, que la monnaie n’a plus l’énergie d’un ressort comprimé par les réussites passées du peuple qui utilise cette monnaie, mais que son énergie lui vient des réussites imaginaires futures dont la quantité est évidemment sans limites puisque fantasmée. Le peuple sait très bien qu’on se moque de lui mais la foule est ravie par cette corne d’abondance imaginaire, par cette monnaie hélicoptère qu’elle n’arrête pas d’attendre. Elle lui permet de se scandaliser de ne pas recevoir sa juste part. On a appelé cette corne d’abondance un produit, le PIB, on l’a chiffrée par toutes nos dépenses passées et on a convaincu la foule que ces dépenses passées étaient sa richesse future. Le triumvirat y a tellement intérêt qu’il utilise la sémantique pour mieux convaincre. Dire que le PIB est un produit ne suffit pas, il va parler de la valeur ajoutée des entreprises alors qu’elles ne produisent que dans le but de faire circuler l’argent et de répartir l’argent de leurs clients entre leurs salariés, leurs fournisseurs, leurs actionnaires et l’État. On voit mal où se cache la valeur ajoutée. L’argent ne vient évidemment que de l’emprunt, que de la fausse monnaie légale que fabriquent les banques sous l’œil bienveillant du triumvirat. Les banques savent que les grands emprunteurs ne remboursent leurs emprunts qu’en empruntant davantage. Elles ont créé cet argent sans aucune bonne raison et elles se contentent de bien vivre sur les intérêts qu’elles touchent effectivement en attendant l’explosion.

L’ochlocratie ne tient que par la fausse monnaie légale qui ne tient que par l’ochlocratie. Ceux qui disent vouloir agir se divisent en deux groupes. Ceux qui vivent de l’ochlocratie et de la fausse monnaie et qui s’agitent pour inventer de fausses solutions à de faux problèmes ; et ceux très minoritaires qui savent qu’un problème doit être étudié avant d’être résolu et que rien ne peut être sérieusement étudié avant d’avoir fait sauter les deux blocs qui paralysent tout en faussant nos regards.

Fabriquer une guerre pour ne pas s’affronter soi-même

Les masques tombent. Sauf à les prendre pour des imbéciles finis, les autorités comme ils se nomment, ont parfaitement compris que la pandémie du Covid 19 n’est qu’une pandémie de la peur. Il n’y a pas en effet de virus plus contagieux que celui de la peur. Chacun prend heureusement petit à petit conscience que la mortalité globale mensuelle française constatée par l’Insee n’a rien d’exceptionnelle, que les autopsies pratiquées en Italie ont montré que les décès ont été dus à des thromboses et non à des pneumonies, le problème étant au départ circulatoire et non respiratoire. Comme le disent les médecins qui préfèrent soigner plutôt que continuer à étudier, cela se soigne très bien si c’est pris suffisamment tôt avec des antibiotiques, des anti-inflammatoires et des anticoagulants. Cette épidémie saisonnière très classique ne valait évidemment pas l’hystérie collective du trio aux commandes, la puissance politique que nous avons puérilement confiée à de simples communiquants, nous faisant croire mensongèrement à l’expertise universitaire et à l’exigence journalistique. La question à se poser maintenant est : pourquoi tout ce cinéma dont le dernier acte est cette « étude » du Lancet qui fut un journal de référence comme Le Monde et qui, comme lui, a perdu son honneur avec son honnêteté ? Son propre rédacteur en chef met en doute l’indépendance de ses auteurs vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques. Et que cache cette guerre fabriquée et ruineuse contre un ennemi aussi insignifiant ?

On ne peut répondre à cette question qu’en commençant par nous étudier nous-mêmes, comprendre ce que sont devenus nos buts et nos moyens. En effet tout au long du XXe siècle, et de manière accélérée dans ce premier quart du XXIe siècle, les avancées technologiques, réelles comme supposées, ont permis de rendre envisageables, voire crédibles, les élucubrations les plus folles dont la liste s’allonge indéfiniment. Tout ce qui est possible deviendrait souhaitable, ce qui est une négation du bon sens.

Le but du pouvoir a petit à petit été réduit à plaire plutot qu’à conduire, dans le but exclusif de garder ce pouvoir dans un monde de sondages de l’affectif, où les élections ne sont plus qu’une forme de sondage déformé par l’argent. Le pouvoir se résume de plus en plus à compléter par l’emprunt ce qui est pris à une minorité qui travaille encore, pour le donner à une majorité qui, volontairement ou involontairement, ne travaille pas vraiment, est en tous cas peu utile, mais est appelée à renvoyer l’ascenseur par son vote. Malheureusement l’avis majoritaire d’une foule irresponsable n’a jamais donné que la facilité, les pogroms, les lynchages et la classe politique actuelle qui ressemble à la foule qui l’a choisie et pas au peuple qu’elle est supposée représenter et qui est dédaigneusement appelé populiste.

Le comment, quant à lui, s’est progressivement contracté en « tout sous-traiter à l’énergie monétaire » tout en veillant à ce que la monnaie ne soit surtout pas reconnue comme une énergie mais comme, un contrat, une marchandise, une institution, un signe, un instrument, un voile, n’importe quoi sauf l’énergie qu’elle est et à qui l’on demande de tout faire en oubliant consciencieusement ce pourquoi elle est une énergie : c’est un simple vecteur de l’énergie humaine, un titre de créance sur nous tous, créance causée par notre efficience collective passée, et donc par définition, une énergie limitée et dépendant de notre regard sur nous-mêmes.

Le « comment » s’est donc réduit en tous domaines à un appel creux dans les mots à la mobilisation. « Il faut se mobiliser ! » entendons-nous de partout. En réalité c’est à la création monétaire que l’on demande de tout faire, par la survalorisation de la recherche pour inventer un demain imaginaire aussi artificiel qu’inintelligent, par des ONG irresponsables au financement inconnu et par l’utilisation permanente du mot investissement, mot de la nouvelle religion à la mode qui transforme parait-il miraculeusement une dépense en création de valeur sans étonner personne. Le trio médias, université, politique, nous a inoculé que le PIB n’est plus la somme de toutes les dépenses que nous avons déjà effectuées, mais qu’il est l’illusion d’un produit à nous partager ou à utiliser intelligemment. Le « comment » n’est donc plus un problème puisque le PIB se charge de rembourser nos emprunts dans nos esprits malades. Nous sommes un pays riche ! Il suffît de dépenser davantage pour faire plus de PIB et en prendre des pourcentages pour tout résoudre.

Mobilisons-nous et faisons beaucoup de PIB en dépensant beaucoup de fausse monnaie légale que toutes les banques fabriquent ! Tous les problèmes étant résolus par définition, par principe et par avance, nous pouvons donc nous lancer dans la réalisation de nos fantasmes et réduire nos interrogations à « Comment prendre du plaisir ? », « Comment rendre notre vie plus facile ? », et évidemment « Qui va être le bouc émissaire du faux pays de cocagne que nous croyons construire ? ». Ce qui est devenu important, c’est d’oublier notre abandon de la recherche du bonheur par une confrontation adulte aux problèmes réels. La guerre fantasmes contre fantasmes peut s’ouvrir et elle va malheureusement être abominable puisque rien n’y est plus impossible. L’épidémie de peur que nous venons de vivre a permis en outre au pouvoir de vérifier qu’une grande partie du peuple se soumet si on le rassure après l’avoir effrayé. Panurge et ses moutons ne sont jamais loin.

C’est le moment de se souvenir que dire tout et le contraire de tout, est la voie royale vers le totalitarisme que nous ont déjà montrée communisme et nazisme et que nous redécouvrons avec un capitalisme moribond et pourtant fanfaron. Le peuple, n’étant plus en mesure de différencier le vrai du faux en étant submergé d’informations contradictoires, devient une proie idéale pour toutes les idéologies incohérentes. Il suffit aujourd’hui de passer par une banque compréhensive pour créer tout l’argent nécessaire à ses rêves sans se soucier des conséquences.  On en est même arrivé à ce que Yann Barthes et ses affidés dans leur émission Quotidien du 8 mai, ne soient même plus capables de résister à Anne-Laure Kiechel qui affirme « conseiller » plusieurs gouvernements. Elle vient péremptoirement raconter qu’il y a de la bonne dette si le but est louable. Elle ose dire sans rougir : «Si c’est pour vivre mieux, il faut s’endetter, la question ne se pose pas ». Ayant pris la place de Macron comme associée-gérante chez Rothschild après avoir sévi à Lehman Brothers jusqu’à sa faillite et avant de ne travailler que pour elle, cette camarade d’HEC est sans doute la péronnelle qu’Attali voit comme successeur de Macron à la Présidence.

Cela fait 50 ans  que tout le monde voit que nos sociétés se dégradent et que cela ne peut durer. Mais cette guerre à mener contre nous-mêmes et contre les dirigeants que nous nous sommes choisis, nous est insupportable et, pour ne pas l’affronter, nous nous inventons des guerres de substitution qui nous occupent en nous anesthésiant.

Nous avons quasiment épuisé la guerre entre socialistes qui veulent prendre aux autres et libéraux qui croient s’enrichir en échangeant. Les deux nous répétaient « ça va mieux » chaque fois qu’ils tenaient les rênes, alors que chacun voyait bien que cela allait chaque fois plus mal. Ils continuent tous à vouloir aller plus vite et plus loin dans les culs-de-sac dans lesquels leurs idéologies nous entraînent, mais heureusement pour nous, ils se durcissent en se contractant comme n‘importe quelle crotte au soleil.

Nous nous inventons maintenant une nouvelle bataille sur la taille du ring en reportant à plus tard les règles à y appliquer et le sport à y pratiquer. Les mondialistes, les européistes, les régionalistes et les nationalistes vont s’affronter en reportant toujours à plus tard la compréhension du pourquoi Ali Mimoun, champion olympique français, a francisé son prénom en Alain et pourquoi Silvia Romano, jeune otage italienne, est revenue de captivité en décrétant se prénommer Aïcha. Ils vont s’affronter sans se demander pourquoi, dans tous les camps, la peur de ne pas être capable de loger et de nourrir sa famille, fait que le peuple renonce même à se renouveller.

Dans tous les camps, les meilleurs savent que l’explosion approche, qu’il faut surtout ne pas en être le bouc émissaire et qu’il faut donc en trouver un pour endosser la responsabilité du désastre. Le covid 19 est probablement le choix de certains. La minorité croissante de gens conscients dans tous les camps, sait pourtant que la fausse démocratie et la fausse énergie monétaire ne mènent nulle part et sont pourtant actuellement nos vrais dirigeants. Mais tant que la démocratie n’aura pas découvert qu’un peuple responsable prend des risques alors qu’une foule irresponsable n’en fait prendre qu’aux autres, tant que la fausse élite aux commandes fera croire à une corne d’abondance qui distribue chaque année une richesse aussi imaginaire qu’inexistante, nous allons tous assister impuissants à une guerre où, l’intelligence n’ayant plus sa place et les problèmes étant volontairement mal posés, la violence légale va simplement s’affronter à la violence de la rue pour une guerre qui ne sera qu’une bataille sur la taille du ring pour n’affronter dans aucun camp le fond du problème.

Notre civilisation meurt d’une double erreur : la première est de définir le bien par l’avis majoritaire d’une foule irresponsable manipulée par les médias, eux-mêmes dominés par l’argent ; la seconde est de nous croire capables d’y parvenir par le ruissellement d’une fausse monnaie légale justifié par l’ambiguïté de la notion de croissance qui fait croire à une augmentation de valeur chiffrée par le PIB chaque fois que nous dépensons cette fausse monnaie. La première erreur s’est déguisée en démocratie, la seconde erreur s’est déguisée en progrès. Progrès et démocratie qui devraient être deux belles réalités s’ils étaient les résultats d’efforts sur soi, ne sont plus aujourd’hui que deux mots magiques et fascinants, deux baudruches gonflées à la fausse monnaie. Dégonfler ces baudruches et redonner leur sens à la démocratie et au progrès, est le réveil actuel des peuples, réveil auquel tous les pouvoirs déclarent une guerre totale en mendiant notre complicité, tout en tentant de l’acheter ou de la rendre obligatoire suivant les moments. La farce très peu drôle du Covid 19 nous rappelle la profondeur du ravin séparant le peuple de sa classe politico-universito-médiatique et la capacité qu’a cette dernière à réduire un peuple en foule infantilisée qui s’éparpille en voulant agir avant de comprendre. Faut-il vraiment que les peuples meurent pour que leur élite autoproclamée puisse bien vivre ? N’est-il pas temps de lancer enfin de vraies controverses pour que le temps puisse faire son tri entre les différentes analyses et notre civilisation puisse ne pas mourir?

Comment l’économie actuelle génère-t-elle automatiquement l’esclavage ?

Une fois que l’on a compris que le PIB ne chiffre que le négoce effectué en un lieu et en un temps donnés, on peut s’intéresser à l’origine de ce qui est vendu et à l’origine de ce qui sert à payer.

Si l’on voit simplement le PIB comme la valorisation de tout ce qui est vendu ou tout ce qui est acheté, on présuppose l’existence de marchandises à vendre. Si l’on voit simplement le PIB comme la somme de tout ce qui est dépensé ou encaissé, on présuppose l’existence de l’argent. Arithmétiquement c’est la même chose mais l’hypothèse, le présupposé, est inverse. L’exportation comme la diminution de stock présuppose aussi l’existence de marchandises, l’importation comme l’augmentation de stock présupposant elles, l’existence de l’argent.

Dans une économie normale, c’est l’énergie humaine qui fabrique les marchandises et c’est le constat que ces marchandises sont vues comme des richesses qui permet la création de monnaie. Dans une économie normale le paragraphe précédent n’aurait aucun intérêt puisque les deux hypothèses viennent d’une énergie humaine dépensée intelligemment, donc d’une même hypothèse de départ.

Mais aujourd’hui les machines fabriquent en continu des marchandises et les banques fabriquent en continu de la monnaie. Cela fait donc un PIB fantastique dans lequel l’homme ne sert plus que de petit messager entre les machines et les banques, en consommant, en empruntant et en se reposant de ce travail difficile. Le PIB n’est plus que le constat chiffré d’un système qui valorise les machines et les banques au détriment des hommes qu’elles remplacent toutes les deux. Mais comme le système a un besoin vital de petits messagers pour faire le lien et pour exister, il les entretient en réinventant en parallèle une économie réelle fondée sur l’esclavage : un esclavage dans le temps avec la dette, un esclavage dans l’espace avec le mondialisme et des esclavages ici et maintenant avec la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Est-ce par inconscience ou par cynisme que nous nous félicitons tous les 10 mai d’avoir aboli l’esclavage ? Ne pourrions-nous pas enfin reprendre conscience que dans une économie normale, c’est l’énergie humaine qui fabrique les marchandises et que seul le constat que ces marchandises sont vues comme des richesses permet la création de monnaie ? Il paraîtrait que c’est trop demander !

Faut-il  vraiment baisser les bras ?

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche….

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche, nous ne prendrons pas la peine de comprendre la monnaie, pas plus que la réapparition de l’esclavage qui nous permet de vivre agréablement.

C’est par un matraquage constant et universel que les troïkas politiques, médiatiques et universitaires occidentales, nous rabâchent que nous sommes riches et que chaque année le Produit Intérieur Brut (traduction servile du GDP Gross Domestic Product anglo-saxon) augmente cette richesse. L’Insee affirme péremptoirement et faussement que le PIB donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année. C’est devenu une telle évidence qu’il est devenu blasphématoire et crime de lèse-majesté, de simplement constater que le PIB ne mesure qu’un échange et en aucun cas une production et encore moins une richesse nouvelle. Sur cette fausse richesse, nous finançons tous nos fantasmes dont le remboursement d’une dette que l’on creuse davantage chaque jour, et surtout nous faussons tous nos raisonnements en tous domaines comme Vincent Lindon vient de le montrer, apparemment en toute bonne foi, dans son entretien avec Médiapart .

Il est temps de regarder de très près ce qu’est vraiment le PIB, comment il est calculé et ce qu’il indique.

Les définitions de l’Insee et de Wikipédia sont les mêmes mais dans un ordre différent.

Définition de l’lnsee :

Agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Il peut se définir de trois manières :

le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branchesd’activité) ;

le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations,moins les importations ;

le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Définition de Wikipédia :

Le PIB est un indicateur macroéconomique nommé agrégat, c’est-à-dire une grandeur globale qui mesure l’activité économique. Il est possible de proposer trois approches du PIB, cependant, on le considère la plupart du temps comme la somme des valeurs ajoutées produites par l’ensemble des unités résidentes, c’est-à-dire les agents économiques effectivement présents sur le territoire pendant au moins 183 jours sur une année.

Le PIB a ainsi une triple optique basée sur les grands principes de la comptabilité nationale :

La production : PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutéesbrutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

La formation de revenu : PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

La demande : PIB = CF + FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

On voit déjà que la première définition est la même mais que les deuxième et troisième sont inversées.

Le PIB est donc d’après l’Insee un « agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes », l’agrégat étant défini comme « une grandeur synthétique mesurant le résultat de l’activité économique ».

Toujours d’après l’Insee, « il peut se définir de trois manières ». Examinons-les précisément.

Première manière Insee

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activités, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité).

Wikipédia en fait un premier décryptage en écrivant sur sa page comptabilité nationale

PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutées brutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

Wikipédia en fait un décryptage plus complet sur sa page PIB

Composantes vues sous l’angle de la production

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l’État (taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) et de laquelle on soustrait les subventions ;

PIB = Somme des valeurs ajoutées + TVA + Droits et taxes sur les importations – Subventions sur les produits

Si potentiellement trois méthodes coexistent pour calculer le PIB d’un pays ou d’une région (via la production, la dépense ou le revenu), la première méthode (approche par la production) est utilisée pour des raisons pratiques. Selon cette technique, on additionne toutes les valeurs ajoutées issues des comptes de résultats fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

Le PIB approche donc l’activité, la non-oisiveté, la neg-otium en latin, le négoce, par la valorisation que fait le client de ce que propose l’entreprise en abandonnant son argent. Cette première approche est la valorisation de ce qui est vendu, par la dépense que fait le client à la fois pour l’entreprise et pour l’État. Pour l’entreprise c’est la valeur ajoutée, ce qu’elle touche de l’extérieur moins ce qu’elle a payé à l’extérieur; pour l’État c’est la TVA moins ce qu’il a donné en subventions.

Le PIB calcule donc la somme des monnaies que les clients apportent à l’entreprise en échange de son travail, somme à répartir entre l’entreprise et l’État, et à l’intérieur de l’entreprise entre salariés et actionnaires. On cherche vainement comment ce simple échange peut être vu comme une création de richesse.

Deuxième manière Insee, troisième Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations.

Wikipédia fait son premier déblayage sur sa page comptabilité nationale :

PIB = CF+ FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

et une étude plus poussée sur sa page PIB :

Composantes vues sous l’angle des dépenses

Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective (CF), l’investissement (formation brute de capital fixe (FBCF)) et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois, si bien que la relation ci-dessus devient :

PIB + M = CF + FBCF + VS + X

La dernière relation peut se réécrire :

PIB = CF + FBCF + VS + X – M

Ou, en omettant les variations de stock et en développant la consommation finale :

PIB = C + G + I + (X – M)

Consommation (C)

Investissements (I)

Dépenses publiques courantes (G)

Exportation (X)

Importation (M)

Là c’est l’approche du négoce par l’argent dépensé, la consommation finale comme l’investissement n’étant que des dépenses. Le rajout des exportations qui sont des ventes moins les importations qui sont des achats, est farfelu. Analysons-le.

Observons d’abord qu’une augmentation de stock est comparable à une importation et une diminution de stock à une exportation. On pourrait même appeler exportation toute transformation de nature en monnaie et importation toute transformation de monnaie en nature. Observons donc « en même temps » la gymnastique sur l’import-export et la non gymnastique sur les stocks toujours appelés simplement « variations de stock » sans jamais dire dans quel sens. Est-ce un export ou un import ? Mystère !

Wikipédia nous donne involontairement la clé du mystère en écrivant :

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

                         PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois

                        PIB = C + G + I + (X -M)

Dans la première équation, le PIB est vu comme une ressource et la consommation et l’investissement comme des emplois.  On parle donc en monnaie. VS est une augmentation de stock.

Dans la seconde équation on a rajouté des ressources en nature à des ressources en monnaie, ce qui est aussi stupide que d’additionner des achats et des ventes. On ne sait plus si le PIB est en nature ou en monnaie. On comprend qu’ils « omettent » les variations de stocks dans la formule PIB = CF + FBCF + VS + X – M car quand VS est derrière CF + FBCF, c’est une augmentation de stock et quand il précède X – M, c’est une diminution de stock.  La variation de stock est incalculable et, au lieu de comprendre son erreur, on la masque en ne parlant jamais que de variations de stocks sans jamais en préciser le sens. Cette formule est fausse et surtout elle ne veut absolument plus rien dire.

La seule formule juste est celle qui parle en monnaie de ce qui est dépensé :

PIB = CF + FBCF = C + G + I

Troisième manière de l’Insee et deuxième de Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Wikipédia fait son décryptage en remettant en ordre les éléments cités, ce qui permet de voir la supercherie.

PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

Là c’est un vrai bras d’honneur que nous font l’Insee et Wikipédia  qui partent du principe que tout le monde s’en moque et que personne ne regarde de près ce dont on parle. C’est une répétition pure et simple de la première définition en mélangeant les différents termes de l’addition et en les représentant différemment. La définition de la valeur ajoutée (VA) est justement l’excédent brut d’exploitation (EBE) plus la rémunération des salariés (RS) plus la rémunération des dirigeants non-salariés (RMB). Wikipédia l’explique dans sa page comptabilité nationale :

EBE= PIB – Salaires – Impôts (production + produit) + Subvention (exploitation + produit).

Cette dernière définition n’est donc qu’une répétition de la première. Il n’y a donc que deux définitions du PIB toutes les deux chiffrées en monnaie, l’une chiffrant ce qu’il y avait à vendre, l’autre chiffrant la monnaie dépensée pour acheter.

Quiconque vient dire ou écrire que le PIB nous enrichit et, qu’à cause de cela, nous sommes un pays riche capable d’être généreux et même devant l’être, est trompé s’il est de bonne foi et délictueux s’il ne l’est pas.

Faire croire que le PIB est le chiffrage d’une production de richesses permet, grâce à la fausse monnaie légale que les banques ont maintenant le droit de fabriquer, de faire croire que les machines des entreprises créent continuellement des richesses et que, si nous votons bien, nos élus, quels qu’ils soient, pourront faire de nous des nababs aussi généreux qu’intelligents. Nous pourrons alors nous entredéchirer parce que nous nous verrons mutuellement ni assez intelligents ni assez généreux ou trop généreux et trop bêtes, du moment que nous continuerons à consommer et à voter.

On ne peut être réaliste, quel que soit le sujet, si l’on croit vivre en un lieu où coule la corne d’abondance. Tant que nous croirons au PIB créateur de richesses, nous ne serons raisonnables sur aucun sujet car tout sera faussé. Apprenons au moins à sourire quand ils financent tout, à droite comme à gauche et au milieu, avec des pourcentages de PIB.

Les entreprises créent-elles de la richesse ?

En ces moments très particuliers où un prétexte sanitaire met au jour les maux profonds de notre société en fabriquant des peurs pour des raisons provisoirement mal connues, il est encore trop tôt pour analyser le pourquoi de cette pandémie de la peur, quels qu’en soient ses créateurs et quelles qu’en soient leurs motivations. Tester la passivité des peuples est une hypothèse désagréable parmi d’autres. Mais c’est sans doute le moment de se reposer les questions fondamentales dont les réponses seront nécessaires à la construction de demain. Chacun en effet s’accorde à dire une fois de plus que rien ne sera plus comme avant et il n’est pas exclu que cette fois-ci soit la bonne. L’une des questions les plus importantes est de solidifier ou d’invalider la croyance bien installée que ce sont les entreprises qui créent les richesses.

Pour y répondre il faut dans un premier temps cerner la notion de richesse que tout le monde croit connaître et qui n’est pas si simple. La richesse est ce qui plait et qui est reconnu par d’autres comme plaisant. C’est le beau, vu par l’œil ou entendu par l’oreille, c’est le bon, senti par le nez ou goûté par la bouche, c’est l’agréable ressenti par la main et c’est le bien désiré par l’esprit. C’est tout ce que nous aimons collectivement sans savoir si cette attirance est objectivement raisonnable. Cette notion de collectif est essentielle dans l’approche de la richesse et le « nous » était important quand le président du Mali Amadou Toumani Touré disait « On nous dit pauvres, nous sommes riches de la famille ». La richesse n’est qu’un regard collectif positif sur un objet, une idée ou une réalité. Etant un regard, la richesse est subjective mais devient presque objective lorsqu’il y a accumulation de regards identiques. L’aspect collectif de la richesse se retrouve dans son étymologie, le mot franc riki qui veut dire puissant et qui a donné le mot français agréable riche et le mot allemand moins agréable en France, reich.

Il est indéniable que les entreprises produisent des biens ou des services mais qu’est-ce qui fait que leurs productions soient des richesses et non des déchets ? Quelle différence y a-t-il entre une bouse et du lait, tous deux productions de la vache ? Une vache qui ne créerait que des bouses serait-elle une entreprise qui crée de la richesse ? Assurément non. Ce qui transforme la production en richesse, c’est le client et c’est le jardinier qui peut transformer le crottin en richesse. C’est uniquement si un client achète la production qu’elle devient richesse. Sans cet achat, sans cette dépense, pas de richesse, pas de valeur ajoutée, pas de chiffre d’affaires, pas de PIB.

Certes il y a des richesses qui existent sans que leurs clients ne payent avec de la monnaie officielle. Une mère achète avec des bisous, sa monnaie très personnelle, le dessin de son bambin qu’elle voit évidemment comme une richesse. Mais si le dit bambin produit sans arrêt des dessins, sa mère cessera sans doute de n’y voir que de la richesse et cessera de distribuer autant de bisous. Les dessins du bambin cesseront d’être une richesse, y compris pour lui-même avec l’âge.

C’est pour éviter cette dévalorisation de bon sens de la production qui s’est emballée avec l’introduction des machines, que la troïka politique université médias a depuis 50 ans inventé un véritable truc pour valoriser artificiellement la production des entreprises et faire croire que ce sont systématiquement des richesses. Alors qu’il était imprimé sur les billets de banque que la fausse monnaie emmenait encore au bagne à perpétuité après avoir emmené longtemps à la mort par ébouillantage puis à la guillotine, les Politiques ont légalisé la fausse monnaie quand elle était fabriquée par les banques et ils ont donc donné aux banques le pouvoir de décider que les entreprises créent des richesses puisqu’elles vendent leurs productions grâce à la fausse monnaie créée. La fausse monnaie permet d’investir pour produire, et de vendre pour faire croire que la production est une richesse. Le futur paiera. Les universitaires ont inventé pour ce faire une monnaie qu’ils ont appelée fiduciaire, fondée sur la confiance dans l’avenir et plus sur des réalisations du passé comme l’avaient été toutes les monnaies jusqu’alors. Les médias se sont chargés de convaincre le peuple que la vie était facile grâce à la fausse monnaie.

La fausse monnaie ne coûtant quasiment rien (quelques clics d’ordinateur), elle a tout faussé partout. Elle a permis d’acheter des machines de plus en plus sophistiquées qui produisent de plus en plus et vont demander encore plus de fausse monnaie pour que leurs productions soient toujours considérées comme des richesses. La fausse monnaie à fait s’épanouir le monde de la publicité qui a abandonné la réclame qui était une réponse à un désir préexistant pour s’engouffrer dans la création artificielle culpabilisante du désir de consommer. Les médias ne vivent aujourd’hui quasiment que de la fausse monnaie que les publicitaires leur donnent après l’avoir pris aux entreprises, pour qu’ils créent des désirs de consommation. Ces désirs sont satisfaits par un peu de bonne monnaie venant du travail  dans les entreprises, et par beaucoup de fausse monnaie, récupérée sur les entreprises ou distribuée avec intérêt par les banques.

Comme le système est par définition imbécile et intenable, ceux qui ont le pouvoir (le riki, les riches, le reich) ont abandonné l’idée fondamentale depuis toujours qu’une monnaie doit être adossée à une richesse préexistante depuis la plume d’oiseau rare, le grain de sel ou de blé, l’argent ou l’or. Ils ont inventé la monnaie fiduciaire adossée à la confiance, disent-ils, et en fait à la croyance en des lendemains qui chantent tous seuls.

Le résultat est évidemment catastrophique  et le pouvoir (le riki, les riches, le reich) est obligé de faire le grand écart entre la fuite en avant de toujours plus de fausse monnaie pour ne pas prendre conscience de l’impasse dans laquelle il s’est mis, et une récupération par tous moyens sur les entreprises et sur les peuples d’un argent qui a déjà été dépensé pour faire du PIB mais que l’on va considérer comme un produit que l’on peut utiliser une deuxième fois. C’est comme si le maire d’un village constatait d’abord qu’au marché du dimanche sur la place, il avait été vendu pour 10.000 € de marchandises (son PIB), puis mettait tranquillement ces 10.000 € comme ressources de son prochain budget. C’est exactement ce que la troïka fait en faisant des ratios sur PIB et en créant évidemment des myriades de réactions naturelles, toutes appelées dédaigneusement populismes.

Le fossé se creuse entre le pouvoir (le riki, les riches, le reich) qui est totalement perdu et qui s’affiche de plus en plus ridicule en faisant semblant de tout maîtriser et les peuples qui subissent leur morgue et leur incompétence. Tout ce que le pouvoir sait faire c’est tenter de recréer l’esclavage en créant « en même temps » une journée de l’abolition de l’esclavage. Il recrée l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette et il tente de créer l’esclavage ici et maintenant par l’immigration, le chômage et la paupérisation des classes moyennes. Les seuls qui ne s’en tirent pas trop mal, hors la troïka, sont les kapos du système que sont l’administration et les artistes quand ils sont suffisamment louangeurs par leur silence.

Détruire d’un coup l’économie par un confinement irresponsable, ne pourrait-il pas être la façon la plus discrète d’affronter enfin la réalité qui nous rattrape grâce à un bouc émissaire inespéré ?