Fabriquer une guerre pour ne pas s’affronter soi-même

Les masques tombent. Sauf à les prendre pour des imbéciles finis, les autorités comme ils se nomment, ont parfaitement compris que la pandémie du Covid 19 n’est qu’une pandémie de la peur. Il n’y a pas en effet de virus plus contagieux que celui de la peur. Chacun prend heureusement petit à petit conscience que la mortalité globale mensuelle française constatée par l’Insee n’a rien d’exceptionnelle, que les autopsies pratiquées en Italie ont montré que les décès ont été dus à des thromboses et non à des pneumonies, le problème étant au départ circulatoire et non respiratoire. Comme le disent les médecins qui préfèrent soigner plutôt que continuer à étudier, cela se soigne très bien si c’est pris suffisamment tôt avec des antibiotiques, des anti-inflammatoires et des anticoagulants. Cette épidémie saisonnière très classique ne valait évidemment pas l’hystérie collective du trio aux commandes, la puissance politique que nous avons puérilement confiée à de simples communiquants, nous faisant croire mensongèrement à l’expertise universitaire et à l’exigence journalistique. La question à se poser maintenant est : pourquoi tout ce cinéma dont le dernier acte est cette « étude » du Lancet qui fut un journal de référence comme Le Monde et qui, comme lui, a perdu son honneur avec son honnêteté ? Son propre rédacteur en chef met en doute l’indépendance de ses auteurs vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques. Et que cache cette guerre fabriquée et ruineuse contre un ennemi aussi insignifiant ?

On ne peut répondre à cette question qu’en commençant par nous étudier nous-mêmes, comprendre ce que sont devenus nos buts et nos moyens. En effet tout au long du XXe siècle, et de manière accélérée dans ce premier quart du XXIe siècle, les avancées technologiques, réelles comme supposées, ont permis de rendre envisageables, voire crédibles, les élucubrations les plus folles dont la liste s’allonge indéfiniment. Tout ce qui est possible deviendrait souhaitable, ce qui est une négation du bon sens.

Le but du pouvoir a petit à petit été réduit à plaire plutot qu’à conduire, dans le but exclusif de garder ce pouvoir dans un monde de sondages de l’affectif, où les élections ne sont plus qu’une forme de sondage déformé par l’argent. Le pouvoir se résume de plus en plus à compléter par l’emprunt ce qui est pris à une minorité qui travaille encore, pour le donner à une majorité qui, volontairement ou involontairement, ne travaille pas vraiment, est en tous cas peu utile, mais est appelée à renvoyer l’ascenseur par son vote. Malheureusement l’avis majoritaire d’une foule irresponsable n’a jamais donné que la facilité, les pogroms, les lynchages et la classe politique actuelle qui ressemble à la foule qui l’a choisie et pas au peuple qu’elle est supposée représenter et qui est dédaigneusement appelé populiste.

Le comment, quant à lui, s’est progressivement contracté en « tout sous-traiter à l’énergie monétaire » tout en veillant à ce que la monnaie ne soit surtout pas reconnue comme une énergie mais comme, un contrat, une marchandise, une institution, un signe, un instrument, un voile, n’importe quoi sauf l’énergie qu’elle est et à qui l’on demande de tout faire en oubliant consciencieusement ce pourquoi elle est une énergie : c’est un simple vecteur de l’énergie humaine, un titre de créance sur nous tous, créance causée par notre efficience collective passée, et donc par définition, une énergie limitée et dépendant de notre regard sur nous-mêmes.

Le « comment » s’est donc réduit en tous domaines à un appel creux dans les mots à la mobilisation. « Il faut se mobiliser ! » entendons-nous de partout. En réalité c’est à la création monétaire que l’on demande de tout faire, par la survalorisation de la recherche pour inventer un demain imaginaire aussi artificiel qu’inintelligent, par des ONG irresponsables au financement inconnu et par l’utilisation permanente du mot investissement, mot de la nouvelle religion à la mode qui transforme parait-il miraculeusement une dépense en création de valeur sans étonner personne. Le trio médias, université, politique, nous a inoculé que le PIB n’est plus la somme de toutes les dépenses que nous avons déjà effectuées, mais qu’il est l’illusion d’un produit à nous partager ou à utiliser intelligemment. Le « comment » n’est donc plus un problème puisque le PIB se charge de rembourser nos emprunts dans nos esprits malades. Nous sommes un pays riche ! Il suffît de dépenser davantage pour faire plus de PIB et en prendre des pourcentages pour tout résoudre.

Mobilisons-nous et faisons beaucoup de PIB en dépensant beaucoup de fausse monnaie légale que toutes les banques fabriquent ! Tous les problèmes étant résolus par définition, par principe et par avance, nous pouvons donc nous lancer dans la réalisation de nos fantasmes et réduire nos interrogations à « Comment prendre du plaisir ? », « Comment rendre notre vie plus facile ? », et évidemment « Qui va être le bouc émissaire du faux pays de cocagne que nous croyons construire ? ». Ce qui est devenu important, c’est d’oublier notre abandon de la recherche du bonheur par une confrontation adulte aux problèmes réels. La guerre fantasmes contre fantasmes peut s’ouvrir et elle va malheureusement être abominable puisque rien n’y est plus impossible. L’épidémie de peur que nous venons de vivre a permis en outre au pouvoir de vérifier qu’une grande partie du peuple se soumet si on le rassure après l’avoir effrayé. Panurge et ses moutons ne sont jamais loin.

C’est le moment de se souvenir que dire tout et le contraire de tout, est la voie royale vers le totalitarisme que nous ont déjà montrée communisme et nazisme et que nous redécouvrons avec un capitalisme moribond et pourtant fanfaron. Le peuple, n’étant plus en mesure de différencier le vrai du faux en étant submergé d’informations contradictoires, devient une proie idéale pour toutes les idéologies incohérentes. Il suffit aujourd’hui de passer par une banque compréhensive pour créer tout l’argent nécessaire à ses rêves sans se soucier des conséquences.  On en est même arrivé à ce que Yann Barthes et ses affidés dans leur émission Quotidien du 8 mai, ne soient même plus capables de résister à Anne-Laure Kiechel qui affirme « conseiller » plusieurs gouvernements. Elle vient péremptoirement raconter qu’il y a de la bonne dette si le but est louable. Elle ose dire sans rougir : «Si c’est pour vivre mieux, il faut s’endetter, la question ne se pose pas ». Ayant pris la place de Macron comme associée-gérante chez Rothschild après avoir sévi à Lehman Brothers jusqu’à sa faillite et avant de ne travailler que pour elle, cette camarade d’HEC est sans doute la péronnelle qu’Attali voit comme successeur de Macron à la Présidence.

Cela fait 50 ans  que tout le monde voit que nos sociétés se dégradent et que cela ne peut durer. Mais cette guerre à mener contre nous-mêmes et contre les dirigeants que nous nous sommes choisis, nous est insupportable et, pour ne pas l’affronter, nous nous inventons des guerres de substitution qui nous occupent en nous anesthésiant.

Nous avons quasiment épuisé la guerre entre socialistes qui veulent prendre aux autres et libéraux qui croient s’enrichir en échangeant. Les deux nous répétaient « ça va mieux » chaque fois qu’ils tenaient les rênes, alors que chacun voyait bien que cela allait chaque fois plus mal. Ils continuent tous à vouloir aller plus vite et plus loin dans les culs-de-sac dans lesquels leurs idéologies nous entraînent, mais heureusement pour nous, ils se durcissent en se contractant comme n‘importe quelle crotte au soleil.

Nous nous inventons maintenant une nouvelle bataille sur la taille du ring en reportant à plus tard les règles à y appliquer et le sport à y pratiquer. Les mondialistes, les européistes, les régionalistes et les nationalistes vont s’affronter en reportant toujours à plus tard la compréhension du pourquoi Ali Mimoun, champion olympique français, a francisé son prénom en Alain et pourquoi Silvia Romano, jeune otage italienne, est revenue de captivité en décrétant se prénommer Aïcha. Ils vont s’affronter sans se demander pourquoi, dans tous les camps, la peur de ne pas être capable de loger et de nourrir sa famille, fait que le peuple renonce même à se renouveller.

Dans tous les camps, les meilleurs savent que l’explosion approche, qu’il faut surtout ne pas en être le bouc émissaire et qu’il faut donc en trouver un pour endosser la responsabilité du désastre. Le covid 19 est probablement le choix de certains. La minorité croissante de gens conscients dans tous les camps, sait pourtant que la fausse démocratie et la fausse énergie monétaire ne mènent nulle part et sont pourtant actuellement nos vrais dirigeants. Mais tant que la démocratie n’aura pas découvert qu’un peuple responsable prend des risques alors qu’une foule irresponsable n’en fait prendre qu’aux autres, tant que la fausse élite aux commandes fera croire à une corne d’abondance qui distribue chaque année une richesse aussi imaginaire qu’inexistante, nous allons tous assister impuissants à une guerre où, l’intelligence n’ayant plus sa place et les problèmes étant volontairement mal posés, la violence légale va simplement s’affronter à la violence de la rue pour une guerre qui ne sera qu’une bataille sur la taille du ring pour n’affronter dans aucun camp le fond du problème.

Notre civilisation meurt d’une double erreur : la première est de définir le bien par l’avis majoritaire d’une foule irresponsable manipulée par les médias, eux-mêmes dominés par l’argent ; la seconde est de nous croire capables d’y parvenir par le ruissellement d’une fausse monnaie légale justifié par l’ambiguïté de la notion de croissance qui fait croire à une augmentation de valeur chiffrée par le PIB chaque fois que nous dépensons cette fausse monnaie. La première erreur s’est déguisée en démocratie, la seconde erreur s’est déguisée en progrès. Progrès et démocratie qui devraient être deux belles réalités s’ils étaient les résultats d’efforts sur soi, ne sont plus aujourd’hui que deux mots magiques et fascinants, deux baudruches gonflées à la fausse monnaie. Dégonfler ces baudruches et redonner leur sens à la démocratie et au progrès, est le réveil actuel des peuples, réveil auquel tous les pouvoirs déclarent une guerre totale en mendiant notre complicité, tout en tentant de l’acheter ou de la rendre obligatoire suivant les moments. La farce très peu drôle du Covid 19 nous rappelle la profondeur du ravin séparant le peuple de sa classe politico-universito-médiatique et la capacité qu’a cette dernière à réduire un peuple en foule infantilisée qui s’éparpille en voulant agir avant de comprendre. Faut-il vraiment que les peuples meurent pour que leur élite autoproclamée puisse bien vivre ? N’est-il pas temps de lancer enfin de vraies controverses pour que le temps puisse faire son tri entre les différentes analyses et notre civilisation puisse ne pas mourir?

Comment l’économie actuelle génère-t-elle automatiquement l’esclavage ?

Une fois que l’on a compris que le PIB ne chiffre que le négoce effectué en un lieu et en un temps donnés, on peut s’intéresser à l’origine de ce qui est vendu et à l’origine de ce qui sert à payer.

Si l’on voit simplement le PIB comme la valorisation de tout ce qui est vendu ou tout ce qui est acheté, on présuppose l’existence de marchandises à vendre. Si l’on voit simplement le PIB comme la somme de tout ce qui est dépensé ou encaissé, on présuppose l’existence de l’argent. Arithmétiquement c’est la même chose mais l’hypothèse, le présupposé, est inverse. L’exportation comme la diminution de stock présuppose aussi l’existence de marchandises, l’importation comme l’augmentation de stock présupposant elles, l’existence de l’argent.

Dans une économie normale, c’est l’énergie humaine qui fabrique les marchandises et c’est le constat que ces marchandises sont vues comme des richesses qui permet la création de monnaie. Dans une économie normale le paragraphe précédent n’aurait aucun intérêt puisque les deux hypothèses viennent d’une énergie humaine dépensée intelligemment, donc d’une même hypothèse de départ.

Mais aujourd’hui les machines fabriquent en continu des marchandises et les banques fabriquent en continu de la monnaie. Cela fait donc un PIB fantastique dans lequel l’homme ne sert plus que de petit messager entre les machines et les banques, en consommant, en empruntant et en se reposant de ce travail difficile. Le PIB n’est plus que le constat chiffré d’un système qui valorise les machines et les banques au détriment des hommes qu’elles remplacent toutes les deux. Mais comme le système a un besoin vital de petits messagers pour faire le lien et pour exister, il les entretient en réinventant en parallèle une économie réelle fondée sur l’esclavage : un esclavage dans le temps avec la dette, un esclavage dans l’espace avec le mondialisme et des esclavages ici et maintenant avec la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Est-ce par inconscience ou par cynisme que nous nous félicitons tous les 10 mai d’avoir aboli l’esclavage ? Ne pourrions-nous pas enfin reprendre conscience que dans une économie normale, c’est l’énergie humaine qui fabrique les marchandises et que seul le constat que ces marchandises sont vues comme des richesses permet la création de monnaie ? Il paraîtrait que c’est trop demander !

Faut-il  vraiment baisser les bras ?

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche….

Tant que l’on croira que le PIB est un produit et que nous sommes un pays riche, nous ne prendrons pas la peine de comprendre la monnaie, pas plus que la réapparition de l’esclavage qui nous permet de vivre agréablement.

C’est par un matraquage constant et universel que les troïkas politiques, médiatiques et universitaires occidentales, nous rabâchent que nous sommes riches et que chaque année le Produit Intérieur Brut (traduction servile du GDP Gross Domestic Product anglo-saxon) augmente cette richesse. L’Insee affirme péremptoirement et faussement que le PIB donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année. C’est devenu une telle évidence qu’il est devenu blasphématoire et crime de lèse-majesté, de simplement constater que le PIB ne mesure qu’un échange et en aucun cas une production et encore moins une richesse nouvelle. Sur cette fausse richesse, nous finançons tous nos fantasmes dont le remboursement d’une dette que l’on creuse davantage chaque jour, et surtout nous faussons tous nos raisonnements en tous domaines comme Vincent Lindon vient de le montrer, apparemment en toute bonne foi, dans son entretien avec Médiapart .

Il est temps de regarder de très près ce qu’est vraiment le PIB, comment il est calculé et ce qu’il indique.

Les définitions de l’Insee et de Wikipédia sont les mêmes mais dans un ordre différent.

Définition de l’lnsee :

Agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Il peut se définir de trois manières :

le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branchesd’activité) ;

le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations,moins les importations ;

le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Définition de Wikipédia :

Le PIB est un indicateur macroéconomique nommé agrégat, c’est-à-dire une grandeur globale qui mesure l’activité économique. Il est possible de proposer trois approches du PIB, cependant, on le considère la plupart du temps comme la somme des valeurs ajoutées produites par l’ensemble des unités résidentes, c’est-à-dire les agents économiques effectivement présents sur le territoire pendant au moins 183 jours sur une année.

Le PIB a ainsi une triple optique basée sur les grands principes de la comptabilité nationale :

La production : PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutéesbrutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

La formation de revenu : PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

La demande : PIB = CF + FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

On voit déjà que la première définition est la même mais que les deuxième et troisième sont inversées.

Le PIB est donc d’après l’Insee un « agrégat représentant le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes », l’agrégat étant défini comme « une grandeur synthétique mesurant le résultat de l’activité économique ».

Toujours d’après l’Insee, « il peut se définir de trois manières ». Examinons-les précisément.

Première manière Insee

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activités, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité).

Wikipédia en fait un premier décryptage en écrivant sur sa page comptabilité nationale

PIB = somme des VAB + IP – SUBV. L’approche par la production, met ainsi en relation la somme des valeurs ajoutées brutes, l’impôt sur la production ainsi que les différentes subventions.

Wikipédia en fait un décryptage plus complet sur sa page PIB

Composantes vues sous l’angle de la production

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l’État (taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) et de laquelle on soustrait les subventions ;

PIB = Somme des valeurs ajoutées + TVA + Droits et taxes sur les importations – Subventions sur les produits

Si potentiellement trois méthodes coexistent pour calculer le PIB d’un pays ou d’une région (via la production, la dépense ou le revenu), la première méthode (approche par la production) est utilisée pour des raisons pratiques. Selon cette technique, on additionne toutes les valeurs ajoutées issues des comptes de résultats fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

Le PIB approche donc l’activité, la non-oisiveté, la neg-otium en latin, le négoce, par la valorisation que fait le client de ce que propose l’entreprise en abandonnant son argent. Cette première approche est la valorisation de ce qui est vendu, par la dépense que fait le client à la fois pour l’entreprise et pour l’État. Pour l’entreprise c’est la valeur ajoutée, ce qu’elle touche de l’extérieur moins ce qu’elle a payé à l’extérieur; pour l’État c’est la TVA moins ce qu’il a donné en subventions.

Le PIB calcule donc la somme des monnaies que les clients apportent à l’entreprise en échange de son travail, somme à répartir entre l’entreprise et l’État, et à l’intérieur de l’entreprise entre salariés et actionnaires. On cherche vainement comment ce simple échange peut être vu comme une création de richesse.

Deuxième manière Insee, troisième Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations.

Wikipédia fait son premier déblayage sur sa page comptabilité nationale :

PIB = CF+ FBCF + (X-M), avec CF la consommation finale, FBCF la formation brute de capital fixe (l’investissement), X les exportations et M les importations.

et une étude plus poussée sur sa page PIB :

Composantes vues sous l’angle des dépenses

Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective (CF), l’investissement (formation brute de capital fixe (FBCF)) et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois, si bien que la relation ci-dessus devient :

PIB + M = CF + FBCF + VS + X

La dernière relation peut se réécrire :

PIB = CF + FBCF + VS + X – M

Ou, en omettant les variations de stock et en développant la consommation finale :

PIB = C + G + I + (X – M)

Consommation (C)

Investissements (I)

Dépenses publiques courantes (G)

Exportation (X)

Importation (M)

Là c’est l’approche du négoce par l’argent dépensé, la consommation finale comme l’investissement n’étant que des dépenses. Le rajout des exportations qui sont des ventes moins les importations qui sont des achats, est farfelu. Analysons-le.

Observons d’abord qu’une augmentation de stock est comparable à une importation et une diminution de stock à une exportation. On pourrait même appeler exportation toute transformation de nature en monnaie et importation toute transformation de monnaie en nature. Observons donc « en même temps » la gymnastique sur l’import-export et la non gymnastique sur les stocks toujours appelés simplement « variations de stock » sans jamais dire dans quel sens. Est-ce un export ou un import ? Mystère !

Wikipédia nous donne involontairement la clé du mystère en écrivant :

En situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources – Emplois) :

                         PIB = CF + FBCF + VS

Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois

                        PIB = C + G + I + (X -M)

Dans la première équation, le PIB est vu comme une ressource et la consommation et l’investissement comme des emplois.  On parle donc en monnaie. VS est une augmentation de stock.

Dans la seconde équation on a rajouté des ressources en nature à des ressources en monnaie, ce qui est aussi stupide que d’additionner des achats et des ventes. On ne sait plus si le PIB est en nature ou en monnaie. On comprend qu’ils « omettent » les variations de stocks dans la formule PIB = CF + FBCF + VS + X – M car quand VS est derrière CF + FBCF, c’est une augmentation de stock et quand il précède X – M, c’est une diminution de stock.  La variation de stock est incalculable et, au lieu de comprendre son erreur, on la masque en ne parlant jamais que de variations de stocks sans jamais en préciser le sens. Cette formule est fausse et surtout elle ne veut absolument plus rien dire.

La seule formule juste est celle qui parle en monnaie de ce qui est dépensé :

PIB = CF + FBCF = C + G + I

Troisième manière de l’Insee et deuxième de Wikipédia

Le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte.

Wikipédia fait son décryptage en remettant en ordre les éléments cités, ce qui permet de voir la supercherie.

PIB = RS + EBE + RMB – SUBV + IP, avec RS la rémunération des salariés, EBE l’Excédent brut d’exploitation, RMB les revenus mixtes bruts, SUBV les subventions et IP les impôts sur la production (liés à la production et aux importations).

Là c’est un vrai bras d’honneur que nous font l’Insee et Wikipédia  qui partent du principe que tout le monde s’en moque et que personne ne regarde de près ce dont on parle. C’est une répétition pure et simple de la première définition en mélangeant les différents termes de l’addition et en les représentant différemment. La définition de la valeur ajoutée (VA) est justement l’excédent brut d’exploitation (EBE) plus la rémunération des salariés (RS) plus la rémunération des dirigeants non-salariés (RMB). Wikipédia l’explique dans sa page comptabilité nationale :

EBE= PIB – Salaires – Impôts (production + produit) + Subvention (exploitation + produit).

Cette dernière définition n’est donc qu’une répétition de la première. Il n’y a donc que deux définitions du PIB toutes les deux chiffrées en monnaie, l’une chiffrant ce qu’il y avait à vendre, l’autre chiffrant la monnaie dépensée pour acheter.

Quiconque vient dire ou écrire que le PIB nous enrichit et, qu’à cause de cela, nous sommes un pays riche capable d’être généreux et même devant l’être, est trompé s’il est de bonne foi et délictueux s’il ne l’est pas.

Faire croire que le PIB est le chiffrage d’une production de richesses permet, grâce à la fausse monnaie légale que les banques ont maintenant le droit de fabriquer, de faire croire que les machines des entreprises créent continuellement des richesses et que, si nous votons bien, nos élus, quels qu’ils soient, pourront faire de nous des nababs aussi généreux qu’intelligents. Nous pourrons alors nous entredéchirer parce que nous nous verrons mutuellement ni assez intelligents ni assez généreux ou trop généreux et trop bêtes, du moment que nous continuerons à consommer et à voter.

On ne peut être réaliste, quel que soit le sujet, si l’on croit vivre en un lieu où coule la corne d’abondance. Tant que nous croirons au PIB créateur de richesses, nous ne serons raisonnables sur aucun sujet car tout sera faussé. Apprenons au moins à sourire quand ils financent tout, à droite comme à gauche et au milieu, avec des pourcentages de PIB.

Les entreprises créent-elles de la richesse ?

En ces moments très particuliers où un prétexte sanitaire met au jour les maux profonds de notre société en fabriquant des peurs pour des raisons provisoirement mal connues, il est encore trop tôt pour analyser le pourquoi de cette pandémie de la peur, quels qu’en soient ses créateurs et quelles qu’en soient leurs motivations. Tester la passivité des peuples est une hypothèse désagréable parmi d’autres. Mais c’est sans doute le moment de se reposer les questions fondamentales dont les réponses seront nécessaires à la construction de demain. Chacun en effet s’accorde à dire une fois de plus que rien ne sera plus comme avant et il n’est pas exclu que cette fois-ci soit la bonne. L’une des questions les plus importantes est de solidifier ou d’invalider la croyance bien installée que ce sont les entreprises qui créent les richesses.

Pour y répondre il faut dans un premier temps cerner la notion de richesse que tout le monde croit connaître et qui n’est pas si simple. La richesse est ce qui plait et qui est reconnu par d’autres comme plaisant. C’est le beau, vu par l’œil ou entendu par l’oreille, c’est le bon, senti par le nez ou goûté par la bouche, c’est l’agréable ressenti par la main et c’est le bien désiré par l’esprit. C’est tout ce que nous aimons collectivement sans savoir si cette attirance est objectivement raisonnable. Cette notion de collectif est essentielle dans l’approche de la richesse et le « nous » était important quand le président du Mali Amadou Toumani Touré disait « On nous dit pauvres, nous sommes riches de la famille ». La richesse n’est qu’un regard collectif positif sur un objet, une idée ou une réalité. Etant un regard, la richesse est subjective mais devient presque objective lorsqu’il y a accumulation de regards identiques. L’aspect collectif de la richesse se retrouve dans son étymologie, le mot franc riki qui veut dire puissant et qui a donné le mot français agréable riche et le mot allemand moins agréable en France, reich.

Il est indéniable que les entreprises produisent des biens ou des services mais qu’est-ce qui fait que leurs productions soient des richesses et non des déchets ? Quelle différence y a-t-il entre une bouse et du lait, tous deux productions de la vache ? Une vache qui ne créerait que des bouses serait-elle une entreprise qui crée de la richesse ? Assurément non. Ce qui transforme la production en richesse, c’est le client et c’est le jardinier qui peut transformer le crottin en richesse. C’est uniquement si un client achète la production qu’elle devient richesse. Sans cet achat, sans cette dépense, pas de richesse, pas de valeur ajoutée, pas de chiffre d’affaires, pas de PIB.

Certes il y a des richesses qui existent sans que leurs clients ne payent avec de la monnaie officielle. Une mère achète avec des bisous, sa monnaie très personnelle, le dessin de son bambin qu’elle voit évidemment comme une richesse. Mais si le dit bambin produit sans arrêt des dessins, sa mère cessera sans doute de n’y voir que de la richesse et cessera de distribuer autant de bisous. Les dessins du bambin cesseront d’être une richesse, y compris pour lui-même avec l’âge.

C’est pour éviter cette dévalorisation de bon sens de la production qui s’est emballée avec l’introduction des machines, que la troïka politique université médias a depuis 50 ans inventé un véritable truc pour valoriser artificiellement la production des entreprises et faire croire que ce sont systématiquement des richesses. Alors qu’il était imprimé sur les billets de banque que la fausse monnaie emmenait encore au bagne à perpétuité après avoir emmené longtemps à la mort par ébouillantage puis à la guillotine, les Politiques ont légalisé la fausse monnaie quand elle était fabriquée par les banques et ils ont donc donné aux banques le pouvoir de décider que les entreprises créent des richesses puisqu’elles vendent leurs productions grâce à la fausse monnaie créée. La fausse monnaie permet d’investir pour produire, et de vendre pour faire croire que la production est une richesse. Le futur paiera. Les universitaires ont inventé pour ce faire une monnaie qu’ils ont appelée fiduciaire, fondée sur la confiance dans l’avenir et plus sur des réalisations du passé comme l’avaient été toutes les monnaies jusqu’alors. Les médias se sont chargés de convaincre le peuple que la vie était facile grâce à la fausse monnaie.

La fausse monnaie ne coûtant quasiment rien (quelques clics d’ordinateur), elle a tout faussé partout. Elle a permis d’acheter des machines de plus en plus sophistiquées qui produisent de plus en plus et vont demander encore plus de fausse monnaie pour que leurs productions soient toujours considérées comme des richesses. La fausse monnaie à fait s’épanouir le monde de la publicité qui a abandonné la réclame qui était une réponse à un désir préexistant pour s’engouffrer dans la création artificielle culpabilisante du désir de consommer. Les médias ne vivent aujourd’hui quasiment que de la fausse monnaie que les publicitaires leur donnent après l’avoir pris aux entreprises, pour qu’ils créent des désirs de consommation. Ces désirs sont satisfaits par un peu de bonne monnaie venant du travail  dans les entreprises, et par beaucoup de fausse monnaie, récupérée sur les entreprises ou distribuée avec intérêt par les banques.

Comme le système est par définition imbécile et intenable, ceux qui ont le pouvoir (le riki, les riches, le reich) ont abandonné l’idée fondamentale depuis toujours qu’une monnaie doit être adossée à une richesse préexistante depuis la plume d’oiseau rare, le grain de sel ou de blé, l’argent ou l’or. Ils ont inventé la monnaie fiduciaire adossée à la confiance, disent-ils, et en fait à la croyance en des lendemains qui chantent tous seuls.

Le résultat est évidemment catastrophique  et le pouvoir (le riki, les riches, le reich) est obligé de faire le grand écart entre la fuite en avant de toujours plus de fausse monnaie pour ne pas prendre conscience de l’impasse dans laquelle il s’est mis, et une récupération par tous moyens sur les entreprises et sur les peuples d’un argent qui a déjà été dépensé pour faire du PIB mais que l’on va considérer comme un produit que l’on peut utiliser une deuxième fois. C’est comme si le maire d’un village constatait d’abord qu’au marché du dimanche sur la place, il avait été vendu pour 10.000 € de marchandises (son PIB), puis mettait tranquillement ces 10.000 € comme ressources de son prochain budget. C’est exactement ce que la troïka fait en faisant des ratios sur PIB et en créant évidemment des myriades de réactions naturelles, toutes appelées dédaigneusement populismes.

Le fossé se creuse entre le pouvoir (le riki, les riches, le reich) qui est totalement perdu et qui s’affiche de plus en plus ridicule en faisant semblant de tout maîtriser et les peuples qui subissent leur morgue et leur incompétence. Tout ce que le pouvoir sait faire c’est tenter de recréer l’esclavage en créant « en même temps » une journée de l’abolition de l’esclavage. Il recrée l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette et il tente de créer l’esclavage ici et maintenant par l’immigration, le chômage et la paupérisation des classes moyennes. Les seuls qui ne s’en tirent pas trop mal, hors la troïka, sont les kapos du système que sont l’administration et les artistes quand ils sont suffisamment louangeurs par leur silence.

Détruire d’un coup l’économie par un confinement irresponsable, ne pourrait-il pas être la façon la plus discrète d’affronter enfin la réalité qui nous rattrape grâce à un bouc émissaire inespéré ?

Les peuples accepteront-ils longtemps le matraquage obséquieux d’une troïka qui ne protège qu’elle-même ?

La vie n’est qu’une succession de moments où l’on réfléchit, où l’on échange et où l’on agit. Ces moments se nourrissent mutuellement et s’enrichissent les uns les autres.

Si l’on ne souhaite pas rentrer dans le détail, observons tout de même que la réflexion apporte la décision à l’action et l’expression à l’échange, que l’échange apporte la connaissance à la réflexion et l’efficacité à l’action, et que l’action apporte l’expérience à la réflexion et la tolérance à l’échange. En allant même un peu plus loin on s’aperçoit que toutes ces qualités s’organisent différemment suivant les tempéraments. Le professeur va partir de la connaissance pour décider en s’efforçant de rester tolérant alors que l’entraîneur pour être efficace va exprimer son expérience. Les deux se complètent, se contrôlent et s’harmonisent mutuellement.

Mais depuis un demi-siècle, dans un emballement général que les dérèglements de l’administration et de la monnaie ont permis, l’action a été concentrée chez les Politiques, la réflexion à l’université et l’échange dans les médias. Ils nous ont construit à trois un monde imaginaire qui a perdu le contact avec le réel et qui ne tient provisoirement que par la fausse monnaie légale créée par la finance et par la lourdeur d’une administration pléthorique qui, telle la seiche, lâche son encre pour que personne, y compris elle-même, n’y comprenne plus rien (organigramme de l’agence régionale de santé Grand Est). Cet attelage qui utilise la finance comme accélérateur et l’administration comme frein (les deux coûtant très cher), nous conduit au désastre en nous promettant la lune.

Avant de regarder de plus près, observons que quiconque ne se pâme pas d’admiration devant cette troïka est décrété populiste suivant le principe des animaux malades de la peste. Pour l’instant parmi tous les populismes de plus en plus nombreux qui se réveillent de notre léthargie, aucun ne semble malheureusement avoir le courage ou la distance nécessaire pour donner un sens à la vie, pour accueillir la mort avec naturel et pour analyser sereinement les trois chevaux de trait qui nous dirigent.

Remercions le Covid 19 pour avoir aussi clairement montré la réalité de cette troïka aussi coûteuse que nocive puisqu’elle ne fait que s’agiter, se justifier ou désespérer.

L’université est sûrement la plus coupable tellement sa mission était noble et tellement elle y a renoncé en nous rejouant La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. La vraie université permettait à une  toute petite minorité d’avoir accès au savoir de quelques rares personnages d’exception appelés professeurs et qui décernaient un diplôme à ceux qui avaient compris ce qu’ils disaient. Un professeur faisait son cours et seul l’examen final lui permettait de séparer ceux qui étaient venus se construire en travaillant et qui avaient compris, de tous les autres, ceux qui étaient simplement venus passer le temps comme ceux qui n’avaient rien compris. Encore en 1910 il n’était pas rare qu’un professeur d’université n’ait que dix élèves. Mais, par la décision politique ridicule de mettre à l’université 80% de chaque classe d’âge, décision rendue malheureusement efficace par l’intoxication des médias et la veulerie de l’administration, l’université est devenue un parking gratuit où ne s’y échange plus que des rêves et des fantasmes. Le rêve de détenir la vérité chez les nouveaux professeurs qui ne le sont plus que par leur capacité à intriguer, et le fantasme des étudiants qui veulent croire qu’un diplôme les fera s’enrichir. Cette double folie n’a été possible que par la montée en puissance des arrivistes et des courtisans que les Politiques ont appelés « professeurs » et que les médias ont appelé « experts ». La manne financière et le brouillard administratif ont interdit toute réaction saine. Pendant quelques lustres les grandes écoles ont sauvé l’université du désastre immédiat avant de sombrer dans les mêmes erreurs. Remercions le Covid 19 d’avoir mis au grand jour la nullité prétentiarde de la majorité des professeurs que les médias nous infligent.

Le monde politique est détenteur de la violence légale. Il était auparavant équilibré par deux autres mondes qui s’interdisaient de faire de la politique : le monde de la haute administration (les grands commis de l’État) et le monde de l’économie avec ses capitaines d’industrie (Peugeot, Wendel, Michelin, Renault …). Mais depuis un demi-siècle les énarques ont phagocité ces trois mondes qui n’en forment plus qu’un, auto-satisfait et simplement garni de courtisans inutiles. Ce nouveau monde utilise la violence légale d’une façon de moins en moins légitime pour ses deux seules activités : se maintenir lui-même en place et faire payer aux autres son incompréhension des problèmes. Comme tout troupeau il se croit plus fort quand il s’assemble tout en n’en faisant qu’à sa tête. L’Union européenne en est un exemple parfait où l’on s’assemble pour se prétendre fort, façon Les habits neufs de l’empereur, mais où chaque pays ne cherche qu’à faire payer les autres à sa propre manière. L’Allemagne sous-traite sa production à ses machines fort coûteuses en laissant vieillir et se paupériser sa population. Elle prête de l’argent pour que les autres pays lui achètent sa production et elle espère contre tout bon sens en être un jour remboursée, personne ne sait comment ni avec quoi, si ce n’est avec une nouvelle forme d’esclavage. L’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas sous-traitent plus intelligemment aux multinationales leur récupération de l‘argent des autres pays. Ils les attirent en étant des paradis fiscaux. L’Italie et la France rêvent de faire payer le futur en empruntant à tout va la fausse monnaie légale que leurs banques fabriquent, tout en appauvrissant leurs peuples par une montée sans fin de l’impôt. L’Espagne et les pays de l’est, beaucoup plus pragmatiques, se contentent de recevoir plus qu’ils ne donnent à cette prétendue union dont ils n’attendent rien d’autre et dont ils partiront dès que leur solde ne sera plus positif. Toutes ces stupidités sont possibles parce que les professeurs d’université affirment qu’il est intelligent de croire que nous créons des richesses, parce que les médias produisent à la pelle des experts qui le confirment, et parce que les banques créent l’argent nécessaire pour reporter tous les problèmes en faisant monter la dette que l’université justifie et que les médias estompent et édulcorent. Remercions le Covid 19 d’avoir mis au grand jour la nullité des Politiques quand le problème qu’ils ont à résoudre est concret, immédiat et visible.

Les médias ont une façon bien à eux de manipuler l’opinion. Ils galvanisent ou ils atterrent les foules en limitant l’espace et le temps au détail qu’ils éclairent outrageusement. L’essentiel n’étant pas éclairé n’existe plus. Actuellement en France l’AFP choisit les sujets dont il faut parler et les médias s’y engouffrent en répétant à l’envi le nom de leurs « journalistes » d’une façon suffisamment lancinante pour qu’ils puissent à la longue arrondir leurs fins de mois par des « ménages » en politique ou à l’université. Seul le Canard enchaîné, grâce à la délation systématique des envieux, a dans ses cartons de quoi faire tomber quiconque ne rentre pas dans la doxa du moment. Il représente à lui tout seul le quatrième pouvoir plus efficace que le ministère de l’intérieur. Il le peut car il est le seul à ne pas vivre des subventions des Politiques mais des ragots de toute la troïka. Les médias créent en permanence des épidémies de haine, de peur, de honte ou de simple excitation en survalorisant tel détail bien choisi. Remercions le Covid 19 d’avoir mis au grand jour la capacité des médias à générer une épidémie artificielle de peur panique en taisant soigneusement la réalité du paysage général que le graphique de l’INSEE des décès mensuels en métropole montre clairement à ceux qui acceptent de le regarder. Les 60.400 décès de mars 2020 sont dans la moyenne des décès d’un mois d’hiver et sont moins nombreux que les 66.990 décès de janvier 2017, beaucoup moins que les 87.861 décès de janvier 1949, les 74.725 décès de décembre 1969 ou les 73.023 décès de février 1953 qui n’ont chaque fois traumatisé que les familles concernées. Ces morts n’ont pas entraîné les réactions infantiles actuelles universitaires et politiques dont il faudra bien un jour comprendre les vraies raisons.

Ces trois mondes, à force de s’isoler dans leurs tours d’ivoire, sont devenus, autistes pour les Politiques, maniaques à l’université et délirants dans les médias. Ils sont deux à deux les béquilles du troisième. Leurs seules portes d’entrée sont le formatage et l’intrigue et ils ne sont plus composés tous les trois, que d’intrigants ou de personnages qui n’ont jamais connu autre chose et ne sont donc pas vraiment responsables de leur déconnexion du réel. Ayant abandonné la réflexion saine, l’action saine et l’échange sain, ils appellent santé, ce qui n’est que déresponsabilisation, intelligence, ce qui n’est que leur vision biaisée, et solution, ce qui n’est que déplacement d’un problème qu’ils sont incapables de résoudre et même d’affronter.

Devant un tel constat on peut observer la proposition stupide de cette troïka de vaincre le temps et l’espace par l’énergie monétaire de la fausse monnaie légale. Les 6 minutes que nous a offert Emmanuel Macron le 24 avril lors d’une prétendue « initiative mondiale sur les diagnostics, les traitements et les vaccins contre le Covid-19 » l’illustrent malheureusement parfaitement sans avoir même besoin d’être commentées. Mais on peut aussi être tenté par des culs-de-sac intellectuels car la tentation est grande devant tant d’impéritie et d’incurie, de proposer avec son propre bon sens une vision personnelle de ce que devrait être l’organisation de nos lendemains. Cela soulage sûrement mais ne sert rigoureusement à rien tant que les trois essentiels que sont l’action, la réflexion et l’échange sont aux mains de gens qui n’ont aucun intérêt à les rendre cohérents.

Pour changer cela, la seule solution est d’enlever à la monnaie son côté accélérateur gratuit qui permet toutes les utopies et d’enlever à l’administration son côté cul-de-plomb qui empêche toutes les réalisations. Si cela est fait, université, médias et Politiques s’effondreront alors comme neige au soleil et les idées pour reconstruire seront alors les bienvenues. Malheureusement le parti politique qui aura le courage d’affronter ces deux puissants outils du mensonge, ne semble pas encore né mais il est très attendu.

Le cardinal africain Robert Sarah a tout résumé dans son livre d’entretiens avec  Nicolas Diat paru en mars 2019  Le soir approche et déjà le jour baisse. Il nous y a gratifiés de cette très heureuse formule qui ne peut laisser indifférent : « Les Barbares ne sont plus aux portes des cités et sous les remparts, ils sont aux postes de gouvernement et d’influence ».

Quand des demeurés croient que l’énergie monétaire peut remplacer l’énergie humaine

Etre demeuré ne veut pas dire du tout être un imbécile. C’est rester dans un mythe et refuser la réalité trop dérangeante. C’est être au sens propre mythomane et prendre demeure dans le mythe en y croyant dur comme fer et souvent de bonne foi. Cela fait un demi-siècle que nos dirigeants, quelle que soit leur couleur du moment, jouent avec l’énergie humaine et l’énergie monétaire en manipulant la seconde parce qu’ils sont incapables d’organiser la première. Ils sous-traitent aux entreprises la totalité de leur devoir d’organisation de l’énergie humaine, de celle de leurs compatriotes. Au lieu de simplement se féliciter quand les entreprises allègent leur problème, ils ont l’audace d’appeler chômage leur incompétence en maugréant sur l’inaction des entreprises. Imagine-t-on le chômage dans une famille ou une tribu ? Va-t-on s’y lamenter ou agir ? Pourquoi le chômage existe-t-il quand quelqu’un qui s’est voulu responsable de la collectivité s’appelle un Politique ? Malheureusement sans doute parce que les médias le répute inéluctable et l’université structurel. Malheureusement aussi parce que nous sommes facilement des moutons façonnés par les Politiques, les médias et l’université. Malheureusement encore parce que tout ce beau monde en est resté en 1848 lorsque l’échec des ateliers nationaux est venu de l’addition d’une organisation hâtivement militaire et d’une ignorance de ce qu’il y avait à faire en en arrivant même à couper des arbres pour les replanter, préfigurant Keynes qui faisait creuser des trous pour les reboucher. L’échec des ateliers nationaux est surtout venu de l’incapacité générale à mettre en simple concurrence le public et le privé comme s’il fallait choisir entre capitalisme et socialisme au lieu de les mettre tous deux à l’œuvre sur les mêmes sujets pour comparer leur efficacité. Quand cette concurrence s’est faite entre sociétés nationalisées et sociétés privées, elle s’est limitée malheureusement à de grosses unités qui ont toutes limité leurs buts à la satisfaction des sources d’énergie monétaire. Cela avait pourtant donné un temps Renault et Peugeot, BNP et Rothschild et la concurrence était émulatrice. Mais en s’appelant entre eux droite et gauche et en appelant populistes tous ceux qui ne rentrent pas dans leur moule, le trio Politiques média université est resté dans sa quasi totalité un trio de demeurés qui se décharge à nouveau totalement de son devoir sur le privé.

Si l’on remplace monarchie par capitalisme, république par socialisme, et ateliers nationaux par chômage, le discours de Victor Hugo à l’assemblée en 1848 est saisissant d’actualité :

« Les ateliers nationaux sont (le chômage est) un expédient fatal. Vous avez abâtardi les vigoureux enfants du travail ; vous avez ôté à une partie du peuple le goût du labeur, goût salutaire qui contient la dignité, la fierté, le respect de soi-même et la santé de la conscience. A ceux qui n’avaient connu jusqu’alors que la force généreuse du bras qui travaille, vous avez appris la honteuse puissance de la main tendue ; vous avez déshabitué les épaules de porter le poids glorieux du travail honnête, et vous avez accoutumé les consciences à porter le fardeau humiliant de l’aumône. Nous connaissions déjà le désœuvré de l’opulence, vous avez créé le désœuvré de la misère, cent fois plus dangereux pour lui-même et pour autrui. La monarchie (le capitalisme) avait les oisifs, la République (le socialisme) aura les fainéants. »

En 2020,  comme rien ne marchait et pour tenir encore un moment, ils sont tous passés à la vitesse supérieure. Sous prétexte d’un virus dont les Américains et les Chinois se rejettent la paternité et qui fait infiniment moins de morts qu’au moins une dizaine d’épidémies saisonnières depuis la guerre comme le montre le graphique de l’INSEE insuffisamment connu, ils arrêtent volontairement l’usage de l’énergie humaine en reprenant au langage carcéral le mot de confinement, et ils pensent tout compenser en faisant travailler l’énergie monétaire qu’ils pensent savoir créer.

Bruno Le Maire, suffisamment intelligent pour être Normalien, Agrégé de lettres et Enarque, suffisamment honnête pour avoir démissionné de la fonction publique quand il s’est lancé en politique, suffisamment courageux pour avoir affronté Eric Zemmour sans l’insulter, suffisamment rusé pour devenir ministre et suffisamment pragmatique pour le rester, a publiquement démontré qu’il était demeuré au micro d’Europe 1, le jour du jeudi saint. Il a tenu à prendre avec lui l’ensemble du gouvernement avec un nous qui n’était pas de majesté mais un nous de récupération de tous les demeurés de son entourage. Il pense, peut-être à raison, que tous les membres du gouvernement et celui qui les a nommés, sont des demeurés comme lui. Observons que ses mots affirment et justifient deux erreurs fondamentales : une mauvaise analyse du problème et une fausse solution imposée. Une phrase résume parfaitement les deux :

« Contre la crise, nous avons choisi la dette, le seul choix responsable. »

Le problème se résume pour lui à « la crise » sans envisager un seul instant qu’elle vient justement de ce que ses prédécesseurs et lui ont choisi de façon totalement irresponsable la dette comme solution miracle de tous les problèmes. Quelques phrases de son interview éclairent son raisonnement qui est celui que Politiques, médias et université cherchent à nous instiller depuis un demi-siècle

« Ce que nous faisons, c’est du financement par la dette, c’est un choix responsable et nécessaire qui va éviter une catastrophe sociale et économique à la France mais ça ne peut être qu’un choix provisoire. »

Pour croire éviter la catastrophe et se dire responsable, les deux mots clé sont financer et provisoire. Financer veut dire assurer un paiement et la phrase de Bruno Le Maire dans son ensemble est qu’une assurance provisoire est nécessaire. Mais il n’y a pas d’assurance sans prime d’assurance qui seule, par sa multiplicité, permet sa redistribution partielle à quelques-uns. Nous oublions trop facilement qu’une assurance n’est qu’une redistribution à quelques-uns de l’argent de tous après ponction des répartiteurs. « L’assurance paiera » veut simplement dire qu’en répartissant la charge, elle sera moins pesante, ce qui est une évidence.

Tant que la monnaie était en elle-même une richesse comme l’or ou l’argent, l’investissement était une dépense qui était en même temps prime d’assurance. La dépense était soit perdue soit assurée par tous les autres investissements qui rapportaient ce que l’on appelle un retour sur investissement. Les investisseurs s’assuraient entre eux et la somme des retours sur investissements était égale à la somme des investissements perdus, ce qui n’était qu’un transfert de richesse. Ces transferts étaient limités par la rareté de la monnaie, richesse déjà reconnue que l’on ne dépensait pas facilement.

La déconnection de la monnaie de toute richesse préalablement reconnue a complètement changé le rapport entre la monnaie et la richesse. Ne sachant plus ce qu’est la monnaie, nous n’allons plus savoir ce qu’est la richesse qui la sous-tend. Ecoutons Bruno Le Maire :

« La dette va atteindre 112% de notre richesse nationale. »

La précision du 112 % permet de comprendre que notre ministre a donné ce jour-là au PIB le nom de richesse nationale. Sa langue a fourché car d’habitude il considère, comme l’ensemble du trio Politiques média université, que le PIB est la création annuelle de richesses à se partager. La réalité est que le PIB est la somme de toutes nos dépenses publiques et privées sur un an. La dette va donc atteindre 112 % de ce que nous dépensons déjà chaque année. Cela ne gêne pas notre trio qui a déjà encensé le traité de Maastricht, accepté par l’émotivité des Français par 49 % des votants contre 47 % qui l’ont refusé. Ce traité aberrant précise que l’on peut dépenser chaque année 3 % de plus que ce que l’on a déjà dépensé l’année d’avant, ces 3 % étant arrivés sur un bout de table lors d’un « orage de cerveaux » de l’équipe de Mitterrand. Ce même traité permet très curieusement d’emprunter jusqu’à 60% de ce que l’on dépense chaque année. Imagine-t-on une famille s’organiser sur de telles stupidités ? Aujourd’hui dans l’Union européenne, dépenser toujours davantage c’est faire davantage de PIB, donc pouvoir dépenser encore davantage et emprunter toujours davantage pour y arriver. Inutile de dire que la limite de 60 % est mathématiquement impossible à tenir et qu’avant covid 19 nous étions déjà à 100 % et que nous allons être à 112 %. Faire croire que le PIB est une création de richesses permet de tenir un moment mais nécessite l’arrivée de l’autre mot clé, le mot magique provisoire. Ecoutons Bruno Le Maire :

«Nous devons dès que possible et dès que l’économie va redémarrer, réduire cette dette

On arrive à sa solution. C’est l’économie qui va redémarrer comme n’importe quelle créature ; elle va créer des richesses qui nous serviront à rembourser et faire enfin baisser la dette qui ne s’est jamais arrêtée de monter en dépit de sa pseudo-limite à 60 % du PIB. C’est là où les Politiques ont besoin des médias et de l’université pour faire croire au peuple qu’on s’enrichit en dépensant, que l’argent peut tout mais qu’il n’est pas une énergie, qu’en s’approchant du précipice il est à la fois urgent et intelligent de faire un grand pas en avant. Pour ce faire le trio va intervenir, soutenir, investir, toujours avec la fausse énergie monétaire créée par les banques. Ecoutons monsieur le ministre :

« Intervenir et soutenir Air France. Faire en sorte que ce qui est un fleuron industriel français et un symbole aussi, une compagnie aérienne que tout le monde connaît, puisse être soutenue en temps voulu et se redresser rapidement

Air France est aussi à ses yeux une  créature qui va se redresser. C’est le redémarrage de l’économie qui va permettre à Air France de se redresser.

« Investir parce que le grand risque est que l’entreprise n’investisse pas suffisamment à la sortie de la crise. »

Tout est dans l’utilisation de l’énergie monétaire et jamais en utilisant l’énergie humaine que ces ânes bâtés d’entreprises ne savent pas utiliser d’après Bruno Le Maire en n’utilisant pas assez l’énergie monétaire. Anes bâtés est à prendre au sens propre car comme les entreprises sont les seules à avancer, le trio les a chargées d’un bât de plus en plus lourd pour pouvoir continuer à exister sans se remettre en question. Les entreprises, en devant leur donner une partie d’un bénéfice qui n’est jamais que récupération partielle de la richesse du client, plient sous le poids du trio qui veille à ce que les banques soient remboursées avec intérêt de l’argent qu’elles ont fabriqué d’un clic pour le prêter.

La vision est claire : relancer l’économie par la dette puis, grâce à la richesse produite, rembourser progressivement la dette. Relancer l’économie, créer des richesses, rembourser les dettes est le trépied de la mythomanie actuelle où l’on utilise trois verbes actifs, relancer, créer et rembourser, verbes que l’on résume par les deux verbes emprunter et investir, les deux mamelles de la mythomanie.

Il faut comprendre que ce fantasme est né au départ d’une observation parfaitement juste des grandes foires champenoises du XIIIe siècle dont l’activité traduisait réellement la prospérité de la province. Le troc des fruits de l’énergie humaine, en utilisant pour simplifier les échanges, la richesse unanimement reconnue qu’est l’or, montrait par la simple existence de cet échange que les fruits de l’énergie humaine étaient adaptés aux besoins. Compter l’or échangé, c’était à l’époque chiffrer l’utilité de la dépense d’énergie humaine, c’était le PIB que le trio voudrait nous faire croire avoir été inventé au XXe siècle.

Mais en fabriquant des monnaies qui n’ont plus rien à voir avec des richesses préalablement reconnues et en leur faisant remplacer l’or, le négoce n’est plus du tout signe de prospérité. Il n’est plus que fuite en avant. Le négoce est devenu un échange aberrant entre d’un côté, des marchandises de surproduction de machines payées très cher avec de la fausse monnaie, et de l’autre, une fausse monnaie qui vient faire croire que la surproduction est une production de richesses. La fausse énergie monétaire s’échange avec elle-même en étant en plus utilisée à calmer l’inaction de l’énergie humaine. Donc la dette monte inéluctablement et indéfiniment, ne pouvant jamais être remboursée puisqu’elle ne pourrait l’être que par l’énergie humaine que le trio confine ou néglige.

Bernanos écrivait en 1936 « L’homme de ce temps a le cœur dur et la tripe sensible ». Près d’un siècle plus tard tout cela a demeuré et l’homme de ce temps a simplement rajouté deux choses : il a rajouté à l’homme « et la femme » pour satisfaire Marlène et il a rajouté « le cerveau délavé » au cœur dur et à la tripe sensible pour en arriver à confier notre avenir à des demeurés.

Le seul espoir c’est que le trio est demeuré en 1848 et qu’il s’est passé des choses cette année-là.

Quelle peur, la peur alibi du covid 19 cache-t-elle ?

Cela devient vraiment ridicule. Chaque jour le professeur Salomon vient débiter à l’unité près le nombre de morts en omettant consciencieusement de dire qu’il y a normalement de l’ordre de 50.000 décès par mois en France. Il omet aussi de dire que l’INSEE comptabilise tous les morts depuis 1946 et que le graphique des décès montre à l’évidence que 2020 n’a rien d’exceptionnel. Son travail pour ne rien dire de faux tout en cachant l’essentiel mériterait au professeur Salomon une médaille en chocolat tellement il se donne du mal. Que pèsent les 17.167 décès depuis le début de l’épidémie en France jusqu’au 15 avril face aux 87.861 morts du seul mois de janvier 1949 pour lequel on n’a pas fait tant de chichis.

Le Quotidien du médecin du 17 janvier 2015 précisait qu’au niveau mondial :

Les pandémies grippales les plus dévastatrices furent celles de 1889-1890 (grippe russe) qui fit un million de morts, de 1957-58 (grippe asiatique, 1,5 million de morts) et de Hong-Kong (1968-1969, près d’un million de morts). Mais la plus meurtrière fut incontestablement la grippe espagnole qui fit, entre 1918 et 1920, près de 100 millions de morts selon les projections les plus récentes. Liée à une réaction immunitaire excessive (« orage cytokinique »), les complications de cette grippe étaient particulièrement effrayantes : hémorragie des muqueuses et pétéchiales, saignements auriculaires… La majorité des décès étaient dûs à des surinfections, le plus souvent des pneumonies bactériennes.

Rien de nouveau donc et les simagrées actuelles sont organisées comme d’habitude par le trio Politiques, média et université, qui se regonflent les uns les autres pour occuper tout l’espace en ne se sentant pas seuls à expliquer qu’il suffit d’avoir peur de la mort pour ne plus avoir besoin de donner un sens à sa vie. Savoir se contenter de consommer et de voter est leur credo et la fausse monnaie légale est là pour le rendre crédible. La toile leur résiste grâce à internet mais comme les gouttes d’eau de raison y sont perdues dans un océan d’émotion, ils ne craignent rien de ce côté-là.

En revanche (est-ce par bêtise ou par calcul ?) l’arrêt de l’activité du pays qu’ils ont imposé va forcément faire exploser le système stupide existant depuis la deuxième guerre mondiale, système totalement intenable que le dit trio tente de faire tenir encore un peu avec chaque jour davantage de fausse monnaie légale. Le 24 mars le PDG de Blackrock est devenu l’homme le plus puissant du monde comme l’explique très bien l’article de Réseau International. C’est son échec écrit d’avance qui sonnera le glas du système actuel intenable et incompris qu’il est sans doute utile de réexpliquer une énième fois.

La monnaie a toujours été une richesse préalablement reconnue comme l’or ou l’argent dont l’attrait a généré l’énergie comme le fait un aimant. Les accords de Bretton Woods de 1944 ont lié toutes les monnaies au dollar et le dollar à l’or. La FED a fabriqué frauduleusement cinq fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or, ce qui a obligé Nixon à déconnecté unilatéralement en 1971 le dollar de l’or pour stopper l’exportation de l’or américain, rendant toutes les monnaies déconnectées de toute richesse préexistante, donc de toute énergie réelle. L’euro a été créé, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, en lien non avec une richesse préexistante mais avec des monnaies déjà déconnectées de tout. Nous vivons sur un trépied incohérent, ravageur mais tellement agréable: la monnaie n’est pas une énergie, on en fabrique autant qu’on veut, elle fait tout le boulot.  La réalité est que l’ensemble du système bancaire fabrique en continu une énergie factice devant pomper d’abord l’énergie de l’épargne des peuples puis leur énergie future en les asservissant. Monsieur Larry Fink, PDG de Blackrock, est en charge depuis le 24 mars de faire tenir ce système impossible et stupide en utilisant notre facilité à nous croire des dieux au pays de Cocagne et notre capacité à n’être que des moutons de Panurge qui ne savent même plus se reproduire.

L’avenir est entre nos mains et entre celles de nos enfants, sûrement pas dans celles des Politiques, des média et des professeurs qui ont tous besoin pour exister que nous ne comprenions rien. La première chose à comprendre est qu’un peuple qui ne donne aucun sens à sa vie, génère et donne le pouvoir à ses propres fossoyeurs.

Nous réinventer sur les mythes du dernier demi-siècle ou sur la réalité ?

Emmanuel Macron  a dit une phrase très intelligente dans l’esprit de Pâques, ce lundi du même nom. Il a dit : “Sachons dans ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies et nous réinventer. Moi le premier”. Il ne nous reste qu’à choisir entre nous réinventer comme chaque nuit quand nous rêvons ou comme chaque matin quand nous nous levons.

Allons-nous continuer à croire en un monde qui appelle progrès toute avancée de la connaissance en méprisant l’expérience et en la dévalorisant par de nouvelles techniques de falsification ?

Allons-nous continuer à tout arrêter si nous ne savons pas déjà tout, ce qui est le principe imbécile du confinement ? Sommes-nous incapables de nous souvenir que Montaigne écrivait déjà en 1580 « Il n’est pas de passion plus contagieuse comme celle de la peur. »

Allons-nous continuer à croire qu’une société peut se construire sur des équilibres instables solidifiés par l’énergie prétendument gratuite qu’est la fausse monnaie légale fabriquée par les banques ? Allons-nous continuer à croire qu’en manipulant les mots, on résout les problèmes et qu’en créant de la fausse monnaie, on les reporte aisément ?

Allons-nous continuer à croire que la parité est autre chose qu’un but que la nature et le hasard se sont donnés pour qu’il y ait en moyenne autant de males que de femelles dans chaque espèce?

Allons-nous continuer à croire que les hommes et les femmes sont identiques alors qu’ils sont complémentaires donc tous incomplets et que leur égalité ne vient que de leur complémentarité ?

Allons-nous continuer à croire que la mort est un problème et l’avortement une solution ? Allons-nous continuer à croire qu’il est plus scandaleux de tuer un coupable que de massacrer des innocents sous le prétexte qu’ils n’existeraient pas encore? Allons-nous continuer à croire qu’il est plus scandaleux de tuer un coupable que de massacrer des civils innocents sous le prétexte qu’ils ne sont que des dégats collatéraux de bombardements indispensables ?

Allons-nous continuer à croire que les droits de l’homme sont simplement le droit d’être interchangeable alors qu’ils sont le droit d’être unique et respecté dans notre diversité ?

Allons-nous continuer à croire comme nous le dit Jacques Attali que la vie c’est acheter, vendre, acheter, vendre en la réduisant à un échange des avoirs quand les peuples espèrent un échange des êtres.

Allons-nous continuer à croire que les diplômes sanctionnent autre chose que l’heure d’entrée dans un groupe de gens qui se croient terminés, alors qu’il leur manque les trois essentiels que sont l’humilité, le courage et le discernement, trois qualités dont on les a dispensés et qui vont méchamment les réduire à ce qu’ils sont ?

Allons-nous continuer à culpabiliser les entrepreneurs en nous déchargeant sur eux de deux de nos fardeaux quand ils nous pèsent encore un peu : rendre utile à la collectivité tous nos compatriotes et trouver la monnaie dont nos rêves ont besoin ?

Allons-nous continuer à croire que la monnaie n’est qu’un vague contrat, un signe insignifiant ou une simple marchandise alors qu’elle est un titre de créance sur toute personne du groupe et que cette créance a une raison d’être antérieure à sa création, limitant donc sa quantité par sa définition qui n’est plus connue ?

Allons-nous continuer à croire que le PIB chiffre une création de richesses à nous partager alors qu’il n’est que la somme de toutes nos dépenses, intelligentes comme stupides, facilitées par une création monétaire insensée pour que nous ayions l’impression de créer  des richesses ?

Allons-nous continuer à appeler investissement une dépense que nous décrétons par avance intelligente ?

Allons-nous continuer, pour croire créer des richesses, de dépenser deux fois de la fausse monnaie, une première fois pour investir en machines, en matières premières et en salaires pour obtenir une production, et une deuxième fois pour acheter afin de transformer cette production en richesse ?

Allons-nous continuer à laisser dire qu’une dette peut être remboursée ou une richesse créée sans appauvrir quelqu’un, alors que le seul enrichissement honnête vient d’appauvrissements volontaires ?

Allons-nous continuer à faire confiance à ceux qui nous racolent avec leurs « celles et ceux » tout en ayant la flemme de dire « les passagères et les passagers » parce que cela ne rapporte rien ?

Macron se voit-il toujours en illusionniste, nous entraînant en premier de cordée vers l’abîme ou a-t-il compris en se réinventant lui-même qu’il doit être le premier à se nettoyer de l’ENA, de Rothschild, des droits sans devoirs et de sa propre vanité à se croire davantage la solution que le problème ?

L’avenir nous le dira. La seule chose sûre est que l’avenir a besoin de moins de professeurs et de plus d’entraîneurs. L’expérience d’Emmanuel Macron ne joue pas en sa faveur.

Réflexion sur le libre-échange

Le libre-échange est la base de l’économie pour toute personne qui s’intéresse à la vie des nations et qui n’est pas protectionniste, mais les Libéraux, sans doute influencés par le nom qu’ils se sont donnés, n’ont plus vu que le mot libre en oubliant le mot échange.

L’échange est pourtant la base de toute vie en commun sachant que cette communauté peut être aussi bien dans le temps que dans l’espace. La communauté dans l’espace est le regroupement de gens qui se ressemblant, se sont assemblés et ont créé ensemble une civilisation et des nations. Ces communautés partagent des mœurs communes. La communauté dans le temps est simplement la simultanéité d’existences de communautés aux mœurs inconnues les unes des autres. Les échanges y sont fondamentalement différents car dans un cas il y a des valeurs communes connues et dans l’autre, si elles existent, ces valeurs communes sont totalement inconnues. Si l’on veut des exemples de ces deux types d’échange, on peut regarder ce qui se passe dans une famille et comment cela s’est passé entre Christophe Collomb et les Indiens d’Amérique qu’il voyait aux Indes et dont le territoire a été appelé America sur le planisphère de 1507 en l’honneur d’Americo Vespucci (Aymeric en français) qui le premier à compris que c’était un nouveau continent. Dans un cas l’échange est du troc, dans l’autre l’échange dépasse l’échange des avoirs et est un échange des êtres. Cela n’a rien à voir. Entre nations l’échange est du troc. A l’intérieur d’une nation l’échange cherche à se rapprocher de l’échange familial.

La monnaie a été utilisée dans les deux types d’échange mais elle n’a pas eu la même utilité.

A l’intérieur des nations la monnaie n’est apparue que parce que certains oubliaient de rendre quand on leur avait donné. La monnaie à l’intérieur des nations est donc un titre de créance sur n’importe quel membre de la nation car elle représente un travail qui est à la fois déjà effectué et utile à la nation. C’est ce qui en limite la quantité. C’est la collectivité qui cherche son euflation, sa bonne quantité de monnaie, ni inflation où il y en a trop, ni déflation où il n’y en a pas assez. Elle ne peut confier la réponse à cette recherche qu’à elle-même, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où la fausse monnaie légale se fabrique à la pelle pour la satisfaction des fausses élites.

Entre nations les monnaies ne sont que des conséquences puisque le fondement est le troc. C’est en chiffrant de part et d’autre avec sa propre monnaie, les deux tas de biens et de services considérés de part et d’autre comme équivalents, que l’on déduit la vraie parité des monnaies. Mais les nations se moquent de la vraie parité des monnaies. Elles trichent en appelant libre-échange un échange non plus entre des biens et des services mais entre des biens et des services d’un seul côté et de la monnaie de l’autre. Elles appellent ces échanges import et export, elles se soumettent à l’Office Mondial du Commerce (OMC) en effaçant l’Office International du Commerce (OIC) qui exigeait dans la Charte de La Havane, signée par tous les pays en 1948, que l’import et l’export s’équilibrent. Avec l’OMC unanimement encensé par les Socialistes et les Libéraux, on échange librement des biens et des services contre de la fausse monnaie légale. Le résultat est que des pays comme la Chine ou l’Allemagne se trouvent créanciers de pays comme les Etats-Unis, la France ou l’Espagne et que le troc se rétablit automatiquement par un abandon de la souveraineté des débiteurs. La réaction des débiteurs peut être la violence et le chantage comme le font les Etats-Unis ou la soumission comme le fait la France ou la Grèce. Dans tous les cas le bon sens est absent et il est navrant de voir les malheureuses banques allemandes incapables de récupérer sur les pays de l’Europe du sud, les milliards qu’elles leur ont prêtés pour que ces pays achètent allemand. En arriver à ce que le port du Pirée ou l’aéroport de Toulouse soit des possessions chinoises, montre bien que la fausse monnaie légale permet d’oublier que seul le troc est valable entre nations et qu’il se reconstitue naturellement par un abandon de soi-même quand on l’a oublié.

Les Libéraux comme les Socialistes l’ont tous oublié. Ils nous entraînent ensemble, tout en faisant semblant de discutailler entre eux, vers un abandon de nous-mêmes. C’est la très saine réaction à cet abandon inacceptable, qui se génère partout actuellement.

Quand on compte les morts, faut-il compter les milliards ?

Un diplomate italien aurait dit « Quand on compte les morts, on ne compte pas les milliards.» La phrase est symptomatique des deux maladies qui nous submergent et qui s’entredéchirent ou s’allient suivant les moments depuis deux siècles au lieu de se laisser toutes les deux soigner.

La première est de compter les morts, de préserver la survie individuelle au détriment de la vie, de faire du principe de précaution, une infantilisation permanente et honorable, de rêver d’une vie collective utopique et assistée, uniquement fondée sur les droits de l’homme, et de faire croire aux individus qu’ils peuvent être responsables sans prendre de risques, avoir des droits sans avoir de devoirs, voter pour le plus malin sans savoir discerner derrière l’apparence. Bref, croire au pays de Cocagne, compter les morts car ils dérangent et les cacher tellement ils sont disgracieux dans un monde qui ne voudrait pas qu’ils existent. Cette maladie fait oublier que la mort fait partie de la vie et que survaloriser la survie c’est brider la vie pour de mauvaises raisons.

La seconde maladie est de confondre production et richesse et de ne plus voir la différence entre du lait et une bouse de vache. Dans cette maladie les machines produisent prétendument, continuellement et sans discernement des richesses. Les symptômes de cette maladie sont la croyance dans le profit sans dommage pour quiconque et dans  la création de richesses par le seul travail, ce que les machines feraient en effet beaucoup mieux que l’homme si c’était vrai. Il se trouve que c’est faux, que le travail ne sait que produire, et que seul le client transforme la production en richesse par l’abandon de son argent. Alors que la vie n’est qu’échange, cette maladie fait croire à la génération spontanée, fait compter les milliards en pensant qu’ils résolvent tous les problèmes sans aucune exception puisque toute production devient richesse.

Ces deux maladies aux innombrables penseurs sont nées au siècle dit benoîtement des Lumières, ont prospéré au XIXe siècle, intellectuellement d’un côté, pratiquement de l’autre, sans avoir besoin de dépenser de l’énergie monétaire puisque ce siècle n’a dépensé sans compter que de l’énergie humaine et n’a pas dévalué la monnaie or. En revanche c’est en comptant sur les milliards grâce à une dévaluation de plus de 99% des monnaies due à la fausse monnaie légale, que ces maladies ont tenté de démontrer toutes les deux au XXe siècle qu’elles n’étaient pas des maladies mais des espérances.

Ces deux maladies, après avoir contaminé avec les résultats que l’on connait, l’une la droite, l’autre la gauche, se sont additionnées au XXIe siècle pour « ensemble » donner Macron et la phrase de ce diplomate italien qui sous couvert de « Quand on compte les morts on ne compte pas les milliards » dit en réalité qu’il faut compter les morts et les milliards, compter sur les milliards pour limiter les morts. Tout le monde compte sur les milliards. D’aucuns pensent les gagner, d’autres pensent les récupérer sur les méchants ou sur les imbéciles, d’autres encore, mieux placés, savent que les banques ne leur refusent rien. Tous attendent la fausse monnaie légale, tels des chiots attendant la pâtée. Tous n’ont d’espoir que dans l’énergie monétaire et tous ont besoin, pour surtout ne pas guérir, de croire et d’exprimer que la monnaie n’est pas une énergie.

Nous pouvons remercier le coronavirus d’éradiquer d’un coup ces deux maladies dont nous sommes malades depuis deux siècles. La convalescence va être rude et les dirigeants de demain seront ceux qui ont réussi à garder en eux-mêmes ce que le système éducatif, atteint des deux maladies, n’a pas réussi à détruire. Le monde des professeurs que l’on trouve aussi bien dans les gouvernements que dans la haute administration, les médias et les dirigeants du CAC 40, tous de plus en plus interchangeables, va très heureusement s’écrouler, malheureusement dans la douleur, au profit d’un monde d’entraîneurs confrontés au réel.