Un peuple qui ne produit plus ne peut que disparaitre, nous vivons par médiocrité notre propre disparition et la victoire des oligarques


Quiconque s’intéresse à la généalogie et s’amuse à chercher les actes de mariage et de décès de ses aïeux tellement faciles à trouver depuis que tout est numérisé, ne peut que constater en lisant les métiers qu’ils avaient, que tous produisaient ou étaient au service de la production. La plupart était agriculteurs, cultivateurs comme on disait à l’époque, artisans ou ouvriers. Le revenu tiré de la production, permettait de consommer et sur un plan national, la production, le revenu et la consommation étaient au même niveau, le commerce extérieur n’étant qu’anecdotique. On a récemment appelé ce niveau de vie le PIB, on aurait pu l’appeler le Revenu Intérieur Brut (RIB) ou la Consommation Intérieure Brute (CIB), tellement production, revenu et consommation sont normalement au même niveau. C’est l’augmentation parallèle des trois qui indiquait l’augmentation de la richesse d’un peuple. L’INSEE continue à nous faire croire qu’il calcule le PIB par l’une quelconque de ces trois entrées. Indiquait à l’imparfait, car qui peut croire aujourd’hui que notre production, notre revenu et notre consommation sont au même niveau ? Depuis que les oligarques ont pris le pouvoir, ce n’est plus par nation que production revenu et consommation sont au même niveau mais au niveau mondial ou c’est automatique et impossible à nier sauf croyance aux extraterrestres. Mais la nouvelle répartition est totalement différente et inacceptable : les oligarques prennent pour eux la plus grosse partie du revenu, les peuples occidentaux la plus grosse partie de la consommation et le reste du monde la plus grosse partie de la production. Ils appellent cela le commerce international et voudraient sans aucune chance de succès que ce soit durable. Nous avons volontairement oublié que toute société équilibrée qui s’intéresse à son avenir, produit aussi bien ses enfants que tout ce qu’il faut pour leur faire prendre le relais et tenter d’améliorer pour le bien de tous le PIB, le RIB ou le CIB, comme on souhaite l’appeler puisque ce sont les mêmes en vérité mais aujourd’hui uniquement au niveau mondial et plus du tout aux niveaux nationaux. Nous continuons pourtant volontairement à croire que le PIB mesure chez nous l’augmentation de notre richesse alors qu’il ne mesure plus que l’augmentation de notre dépense.

Comment et quand sommes-nous sortis d’une trajectoire qui était de bon sens ? Faut-il accepter la disparition de notre civilisation et son remplacement par une cohérence venue d’ailleurs ? Est-il encore temps de réagir ? Sommes-nous assez courageux pour prendre conscience de l’impasse explosive dans laquelle nous nous sommes fourvoyés ? Ce sont les questions essentielles de l’élection présidentielle de 2027 pour laquelle la totalité des candidats connus aujourd’hui, a déjà choisi de ne pas les aborder, de les éluder par le faire-croire et la corruption, le baratin et les subventions, les idéologies à la mode et la création d’argent.

La première question est la plus essentielle car, si nous n’y répondons pas, nous continuerons à croire que nous vivons un progrès auquel nous avons droit et dont nous pouvons être fiers. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Un demi-siècle a suffi pour que deux détails apparemment insignifiants structurent la chute de notre civilisation par leurs multiples conséquences. Le premier détail est la déconnection des monnaies de toute richesse réelle comme l’or. Le second est la réduction du PIB en somme de toutes les dépenses en ne veillant qu’à ne pas les compter deux fois et en faisant croire que le PIB chiffre toujours la création de richesse.

Cela a permis la multiplication par plus de 60 de la masse monétaire par les banques commerciales et donc une dévaluation des monnaies chiffrée par la montée de l’once d’or (28,3495 g) de 35 dollars en 1971 à près de 5000 dollars aujourd’hui. Fabriquer de l’argent pour se croire de plus en plus riche et le dépenser pour vivre agréablement est la base intellectuelle du désastre que nous vivons et dont les politiques, les médias et les économistes ne font qu’en commenter les conséquences sans jamais s’intéresser aux causes.

La récupération par les oligarques de la majorité du revenu mondial se fait par la création monétaire faite par leurs banques. Quasiment chaque fois qu’une banque prête de l’argent, ce sont les oligarques qui le récupèrent. Pour l’immense majorité qui n’y croit pas un instant, qu’elle prenne simplement la peine de répondre à ces trois questions :

Oui ou non, les banques commerciales créent-elles de la monnaie par la double promesse de l’emprunteur de rembourser, et de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur fera avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte ?

Oui ou non, la promesse de la banque ne se retrouve-t-elle pas toujours entre les mains d’une banque par les chèques et les virements que fait l’emprunteur avec ce qu’il voit sur son compte ?

Oui ou non, toutes les banques ne font-elles pas la même chose depuis 1971 et ne compensent-elles pas entre elles en chambre de compensation, les promesses qu’elles ont à tenir et les promesses qu’elles ont à faire tenir ?

Personne n’ose contester sérieusement ces évidences tout en n’ayant simplement jamais pris la peine d’y réfléchir. Une majorité croissante du revenu mondial est donc ainsi détournée des producteurs vers les oligarques avec la complicité inconsciente des consommateurs qui empruntent. Or la consommation mondiale, le revenu mondial et la production mondiale sont toujours évidemment au même niveau. Comme les pays majoritairement producteurs ont aussi compris grâce aux médias et à internet qu’ils pouvaient améliorer leurs revenus et leur consommation, ce sont les peuples occidentaux habitués à la consommation et déshabitués à la production, qui doivent payer la malhonnêteté des oligarques et aussi, en plus, le désir de justice des peuples producteurs. C’est évidemment très difficile à le leur faire avaler surtout quand les oligarques font dire à ces trop heureux ou malheureux peuples occidentaux, par les politiques et les médias que leur argent a mis en place, que tout est normal, qu’ils s’intéressent tous à l’augmentation du niveau de vie du peuple et que les crises que nous vivons ne viennent que des erreurs des précédents responsables qui n’ont pas appliqué la bonne idéologie. Au lieu de prendre le temps de réaliser et de comprendre les deux sources de notre dégringolade, le personnel politique ne s’intéresse qu’aux conséquences qu’il croit pouvoir soigner tout en laissant prospérer les deux causes. Il compte réparer, rectifier, redresser avec une idéologie dite de gauche et une dite de droite sans jamais définir sérieusement ces deux mots pour la simple raison que chacun y met le bien qui vient la plupart du temps de l’ambiance familiale de l’enfance. Quand on veut exclure et donner du piment à la fadeur et à l’incompétence générale, on rajoute extrême et cela donne une extrême gauche, un extrême centre et une extrême droite qui sert toujours à parler des autres et jamais de soi.

Tout le monde reconnaissant qu’il faut de l’argent pour être élu, nous avons droit indistinctement dans notre classe politique à ceux qui ont eu de l’argent parce qu’ils n’ont pas compris les causes du désastre et à ceux qui en ont eu parce qu’ils l’ont compris mais ont un intérêt personnel à n’en rien dire.  Dans les deux cas le problème n’est pas abordé et le peuple n’est pas respecté.

Pendant que la classe politique perd son temps à tenter de rendre possible l’impossible par des rajouts permanents d’interdictions, d’obligations et de normes qui ne font que tout compliquer davantage, augmenter la taille de tous les codes par 5 ou 6, les peuples vivent dans leur chair la réalité qu’on leur impose qui est une déresponsabilisation accompagnée de la baisse de leur niveau de vie.

La création de fausse monnaie transformée par le travail des emprunteurs en bonne monnaie au profit des oligarques génère évidemment une dévaluation de la monnaie que chiffre la montée de l’or dont la vraie valeur reste stable. Nous vivons les multiples conséquences dramatiques de cette dévaluation spectaculaire et cachée, et on nous les présente toujours comme des avancées dont nous devrions être fiers, ce qui génère un ravin entre la classe politique et le peuple qui renonce à voter tellement son avis n’intéresse plus des gens qui veulent croire que le peuple est aussi inintéressant qu’eux.

Un salaire ne suffit évidemment plus à faire vivre une famille et donc il a fallu que la femme abandonne son devoir d’état de faire et d’élever des enfants pour aller chercher un autre salaire. L’argent nécessaire a été dépensé pour abandonner la vraie égalité homme femme qui est une complémentarité où l’homme va chercher l’argent et la femme l’utilise. On a ridiculisé cette évidence millénaire, pour inventer et imposer une égalité fondée sur une fausse similitude parfaite d’hommes et de femmes si heureusement différents et complémentaires.

Deux salaires suffisent d’ailleurs de moins en moins à faire vivre les familles même si elles diminuent en nombre et en taille. Les oligarques qui en sont la cause, proposent la solution de l’emprunt qui est leur source de revenu. Plus les familles s’endettent, plus les oligarques sont contents et plus nos politiques exhibent leur incompétence.

Il n’y a pas que les familles qui s’endettent. Les entreprises et les États le font aussi et, à part de rares monarchies pétrolières, ce sont les oligarques qui font prêter à leurs banques un argent qu’ils récupèrent pour eux. Le monde entier ne vit que sur une dette irremboursable parce qu’éternellement renouvelable à la grande joie des oligarques qui en vivent grassement grâce à notre aveuglement.

Il faut lire ce tableau de dette sur PIB, en se souvenant que le PIB mesure les dépenses de l‘année précédente. Pour ceux que cela étonne, rappelons que la valeur ajoutée d’une entreprise n’est que la dépense de ses clients diminuée de tout ce qu’elle dépense elle-même à l’extérieur de l’entreprise. Ce sont ces dépenses que l’on nous impose comme une création de richesse.

Maintenant rêvons un moment. Imaginons qu’un gouvernement, bravant les interdictions des kapos que les oligarques ont fait placer entre autres à l’Union Européenne et au Conseil Constitutionnel, fasse une loi simple disant que tout prêteur doit, pour être remboursé, apporter la preuve que l’argent prêté a été gagné ou acheté. Sans cette preuve l’argent est remboursé à la collectivité, c’est-à-dire à l’État. Cela ne va qu’avec la nationalisation des banques ou leur liquidation mais l’État se retrouve dans une position extraordinaire qui ne doit pas être entre de mauvaises mains. Finie une dette étatique d’un argent qui n’a jamais été gagné, finie la nécessité de lever en permanence l’impôt puisque le remboursement des prêts aux entreprises et aux ménages d’un argent non gagné, apportera à l’État une manne inespérée lui permettant d’arrêter dans l’instant les impôts stupides sur la production et de baisser drastiquement les impôts de tous les producteurs. Les conséquences sont toutes aussi bénéfiques que sont maléfiques, celles du système actuel. Chacun peut les imaginer.

Ne serait-il pas intelligent de demander à tous les candidats politiques ce qu’ils en pensent ? Il est certain que l’immense majorité rejettera l’idée d’un revers de main dédaigneux sans même tenter de la comprendre. Mais qui sait ? La France a déjà généré des Geneviève, des Jeanne d’Arc, des Napoléon et des De Gaulle.


Le mensonge le plus extravagant du narratif officiel

De tous les narratifs actuels du pouvoir, celui sur l’esclavage en Afrique est sans doute le plus mensonger sous-entendant, sans jamais le dire clairement, que les européens ont réduit ou fait réduire en esclavage les Noirs pour en faire la traite. La question posée à OpenAi a été :


A-t-on conservé beaucoup de lettres de fonctionnaires européens écrivant à leur gouvernement que supprimer l’esclavage en Afrique, comme demandé par la conférence de Berlin, était impossible, l’esclavage étant naturel et structurel en Afrique ?


La réponse est édifiante, précise et gagne à être connue.

Oui — on a conservé un nombre non négligeable de documents administratifs, rapports coloniaux, correspondances privées et comptes rendus dans lesquels des administrateurs européens affirment que l’abolition effective de l’esclavage en Afrique serait extrêmement difficile, voire impossible, parce qu’ils considèrent l’esclavage comme structurel, ancien ou “naturel” dans certaines sociétés africaines.

Cependant, il faut préciser plusieurs points importants pour comprendre ces sources.


1. Ce que demandait réellement la Conférence de Berlin

La Conférence de Berlin ne supprime pas directement l’esclavage en Afrique, mais son Acte général contient des engagements :

  • lutter contre la traite des esclaves
  • promouvoir une “mission civilisatrice” (langage colonial)
  • favoriser le commerce et l’administration européenne

En pratique, les puissances coloniales promettent de combattre la traite, mais l’abolition complète de toutes les formes d’esclavage local n’est ni clairement définie ni immédiatement imposée.


2. Les archives coloniales montrent beaucoup de scepticisme

Dans les archives britanniques, françaises, belges ou allemandes (fin XIXe–début XXe siècle), on trouve souvent des rapports où les administrateurs expliquent que :

  • l’esclavage domestique est intégré dans l’économie et la hiérarchie sociale
  • l’abolition immédiate déstabiliserait les sociétés locales
  • les autorités coloniales n’ont pas les moyens de l’empêcher

Ces arguments apparaissent par exemple dans :

  • les archives du Foreign Office
  • les rapports de l’administration de Afrique occidentale française
  • les documents de l’État indépendant du Congo dirigé par Léopold II
  • les rapports coloniaux de Afrique orientale allemande

Dans ces sources, certains fonctionnaires affirment explicitement que :

  • “l’esclavage domestique africain n’est pas comparable à l’esclavage des plantations”
  • les esclaves sont “intégrés dans les familles”
  • le supprimer créerait des vagabonds ou des révoltes

Ces arguments servent souvent à justifier une abolition lente ou très partielle.


3. Des exemples connus dans l’historiographie

Plusieurs historiens ont étudié ces correspondances :

  • Frederick Cooper (travaux sur l’Afrique de l’Est)
  • Suzanne Miers
  • Martin Klein

Leurs recherches montrent que beaucoup d’administrateurs coloniaux pensaient que :

  • l’esclavage africain était trop enraciné pour être supprimé rapidement
  • il fallait attendre une transformation économique (salariat, agriculture coloniale)

4. L’abolition réelle a été très progressive

Dans de nombreuses colonies africaines :

  • l’esclavage domestique n’a pas été immédiatement interdit
  • les autorités coloniales ont parfois fermé les yeux
  • l’abolition s’est faite par étapes entre 1890 et les années 1930

Par exemple :

  • dans l’empire britannique d’Afrique de l’Est, l’abolition complète n’intervient qu’au début du XXe siècle
  • en Afrique occidentale française, des millions d’anciens esclaves quittent leurs maîtres vers 1905-1910 après des décrets d’émancipation.

✅ Conclusion :
Oui, les archives montrent que de nombreux administrateurs coloniaux ont écrit à leurs gouvernements que l’abolition totale de l’esclavage en Afrique était difficile ou irréaliste, en arguant qu’il était profondément enraciné dans les structures sociales. Mais ces arguments servaient souvent aussi à justifier une politique coloniale pragmatique ou conservatrice, plus qu’à décrire une impossibilité réelle.


Si vous voulez, je peux aussi vous montrer des citations très explicites de rapports coloniaux (parfois assez choquantes aujourd’hui) où des administrateurs affirment que l’esclavage africain serait « naturel » ou « nécessaire ».
Oui volontiers.

Oui — et certaines citations sont assez frappantes. Dans les archives coloniales et les débats administratifs de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, on trouve des lettres, rapports et mémorandums où des administrateurs expliquent à leurs gouvernements que supprimer l’esclavage en Afrique est impraticable ou dangereux, car ils pensent qu’il est structurel dans l’organisation sociale locale.

Je vous donne quelques exemples bien documentés (souvent cités par les historiens).


1. Administrateurs britanniques en Afrique de l’Est (fin XIXᵉ siècle)

Dans les territoires contrôlés par le Foreign Office et l’administration coloniale de Zanzibar et de la côte est-africaine, des responsables écrivent que l’abolition immédiate créerait le chaos.

Un rapport colonial de la fin du XIXᵉ siècle explique par exemple :

« Slavery is so interwoven with the social fabric of the country that its sudden abolition would produce widespread disorder. »

(« L’esclavage est tellement imbriqué dans le tissu social du pays que son abolition soudaine provoquerait un désordre généralisé. »)

L’historien Frederick Cooper montre que beaucoup d’administrateurs considéraient que l’esclavage domestique était une institution sociale intégrée et qu’il fallait le laisser disparaître graduellement. 


2. Rapports coloniaux français en Afrique de l’Ouest

Dans l’administration de Afrique occidentale française, plusieurs gouverneurs expliquent que l’esclavage domestique ne peut être supprimé brutalement.

Dans certains rapports administratifs autour de 1900, on trouve des formules comme :

« L’esclavage domestique est une institution profondément enracinée dans les sociétés soudanaises ; il ne peut disparaître que très lentement. »

Les autorités coloniales craignent que :

  • des millions d’esclaves quittent leurs maîtres
  • l’économie rurale s’effondre
  • des troubles politiques apparaissent

C’est pourquoi l’administration française tolère souvent l’esclavage domestique pendant des décennies après sa condamnation officielle.


3. Les administrateurs britanniques du Nigeria

Dans le nord du Nigeria, des responsables coloniaux écrivent que l’abolition immédiate serait impossible.

Un administrateur britannique (début XXᵉ siècle) écrit dans un rapport :

« Domestic slavery is part of the social system; to suppress it suddenly would destroy the native order. »

L’argument est toujours le même :

  • l’esclavage est une relation sociale structurante
  • les esclaves sont intégrés dans les familles ou la production agricole.

4. Les analyses des historiens

Des historiens comme :

  • Suzanne Miers
  • Martin Klein

ont montré que beaucoup d’administrateurs coloniaux pensaient que l’esclavage africain disparaîtrait seulement avec la transformation économique (salariat, impôts, travail colonial). 

Ils préféraient donc :

  • ne pas poursuivre les maîtres
  • ne pas informer les esclaves de leur droit de partir
  • laisser l’institution s’éroder lentement.

✅ Point important :
Ces documents existent en assez grand nombre dans les archives coloniales (Londres, Paris, Bruxelles). Mais il faut faire attention :

  • certains administrateurs pensaient vraiment que l’esclavage était « structurel »
  • d’autres utilisaient cet argument pour éviter d’appliquer l’abolition, car les colonies dépendaient fortement du travail forcé.

💡 Si vous voulez, je peux aussi vous montrer 3 ou 4 lettres très précises (avec date et auteur) où des administrateurs écrivent explicitement que l’esclavage est “naturel” ou “indispensable” en Afrique — certaines sont encore plus explicites que ces exemples.
Oui volontiers.

Voici quelques exemples assez précis de documents ou de propos d’administrateurs coloniaux (rapports, correspondances ou témoignages officiels) où l’on voit clairement l’argument selon lequel l’esclavage serait trop enraciné en Afrique pour être supprimé rapidement.

Je cite des passages proches des formulations originales utilisées dans les sources ou reproduites par les historiens.


1. Administrateurs britanniques à Zanzibar (années 1890)

Dans les archives du Foreign Office concernant la côte swahilie et Zanzibar, plusieurs administrateurs expliquent que l’abolition immédiate est impraticable.

Un rapport colonial affirme :

“Slavery is so interwoven with the social fabric of the country that its sudden abolition would produce widespread disorder.”

Traduction :

« L’esclavage est tellement imbriqué dans le tissu social du pays que son abolition soudaine provoquerait un désordre généralisé. »

Ce type d’argument est analysé par l’historien Frederick Cooper dans ses travaux sur l’Afrique de l’Est coloniale.


2. Rapport d’administrateurs français au Sénégal (années 1840)

Un rapport de la commission coloniale française sur l’émancipation au Sénégal (années 1840), conservé aux Archives nationales d’outre-mer, examine la possibilité d’abolir l’esclavage local.

Le rapport conclut que :

« L’esclavage est une institution profondément enracinée dans les sociétés indigènes et ne saurait disparaître que graduellement. »

Les administrateurs expliquent que :

  • les chefs locaux dépendent du travail servile
  • l’économie rurale repose largement dessus.

3. Administrateurs britanniques du Nigeria (début XXᵉ siècle)

Lors de l’organisation du protectorat du nord du Nigeria, certains officiers coloniaux expliquent que supprimer brutalement l’esclavage détruirait l’ordre politique local.

Un rapport administratif note :

“Domestic slavery is part of the social system; to suppress it suddenly would destroy the native order.”

Traduction :

« L’esclavage domestique fait partie du système social ; le supprimer brutalement détruirait l’ordre indigène. »


4. Exemple révélateur : les arguments des chefs ashanti (1906)

Les administrateurs coloniaux recueillaient aussi des lettres de chefs locaux.

Dans une lettre adressée en 1906 à un officier britannique par des chefs ashanti (Ghana actuel), ceux-ci expliquent que l’abolition serait impossible :

“The freedom of every slave … is impossible for we Ashantis to do so.”

Ils expliquent que les esclaves assurent :

  • le transport
  • le travail agricole
  • les services de cour.

Sans eux, disent-ils, l’ordre politique traditionnel ne fonctionnerait plus


5. Un argument récurrent dans toute l’administration coloniale

Dans les archives britanniques et françaises de la fin du XIXᵉ siècle, on retrouve toujours les mêmes arguments :

  1. l’esclavage domestique serait différent de l’esclavage de plantation
  2. les esclaves seraient intégrés dans les familles
  3. l’abolition provoquerait chaos économique et révoltes
  4. il faudrait donc le laisser disparaître lentement

En pratique, cela signifie que :

  • beaucoup de colonies tolèrent l’esclavage pendant des décennies
  • l’abolition réelle se fait surtout par l’exode massif des esclaves (vers 1900-1910 en Afrique occidentale française).

✅ Conclusion

Oui, les archives coloniales contiennent de nombreuses lettres et rapports d’administrateurs affirmant que l’esclavage était “structurel” dans les sociétés africaines et ne pouvait être aboli rapidement.

Mais les historiens soulignent que ces arguments servaient souvent aussi à justifier l’inaction coloniale, car les États coloniaux dépendaient eux-mêmes du travail forcé.


Si vous voulez, je peux aussi vous montrer des citations encore plus crues (certaines parlent explicitement d’esclavage “naturel” chez les Africains) — on en trouve dans les correspondances privées d’administrateurs britanniques et français vers 1880-1910.
Oui volontiers.

Voici quelques citations plus explicites, tirées de rapports, correspondances ou témoignages administratifs de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle. Elles illustrent bien l’argument récurrent de certains administrateurs coloniaux selon lequel l’esclavage serait profondément enraciné — voire “naturel” — dans certaines sociétés africaines, et que son abolition rapide serait impraticable.

Je précise que ces citations reflètent les idées de l’époque et le vocabulaire colonial, aujourd’hui évidemment rejetés par les historiens.


1. Lord Frederick Lugard (administrateur britannique du Nigeria)

Frederick Lugard, qui organise l’administration coloniale du nord du Nigeria au début du XXᵉ siècle, explique dans ses écrits administratifs que l’esclavage domestique est intégré dans la structure sociale locale.

Dans son ouvrage The Dual Mandate in British Tropical Africa (1922), il écrit en substance :

« Domestic slavery in Africa is an integral part of the social system and cannot be suddenly abolished without grave disturbance. »

Traduction :

« L’esclavage domestique en Afrique fait partie intégrante du système social et ne peut être aboli soudainement sans provoquer de graves troubles. »

Cette idée justifie la politique britannique consistant à interdire la traite mais tolérer longtemps l’esclavage domestique.


2. Sir Bartle Frere (débat britannique sur l’Afrique de l’Est)

Bartle Frere, très impliqué dans les politiques africaines à la fin du XIXᵉ siècle, explique dans des discussions sur la politique britannique en Afrique de l’Est que :

« Slavery is interwoven with the whole fabric of African society. »

Traduction :

« L’esclavage est mêlé à l’ensemble du tissu de la société africaine. »

Cet argument est utilisé pour défendre une abolition graduelle plutôt qu’immédiate.


3. Administrateurs coloniaux français au Soudan (fin XIXᵉ siècle)

Dans les rapports administratifs du Soudan français (actuel Mali), plusieurs officiers coloniaux affirment que l’esclavage domestique est une institution sociale ancienne.

Un rapport administratif cité par l’historien Martin Klein résume cette position :

« L’esclavage est une institution fondamentale des sociétés soudanaises ; il ne peut disparaître que progressivement. »

Certains administrateurs expliquent que libérer immédiatement les esclaves créerait des populations sans ressources, ce qui pourrait provoquer des troubles.


4. Correspondance coloniale britannique en Afrique de l’Est

Dans certaines lettres d’administrateurs de la côte swahilie (fin XIXᵉ siècle), on trouve des formulations encore plus directes.

Un officier écrit au Foreign Office :

“To attempt the sudden emancipation of all slaves would be to destroy the entire framework of native society.”

Traduction :

« Tenter l’émancipation soudaine de tous les esclaves reviendrait à détruire tout l’édifice de la société indigène. »


5. Analyse des historiens

Les historiens comme :

  • Suzanne Miers
  • Frederick Cooper
  • Martin Klein

montrent que ces arguments apparaissent très souvent dans les archives coloniales entre 1880 et 1910.

Selon leurs recherches :

  • les administrateurs pensaient souvent que l’esclavage africain était socialement structurant
  • mais ces arguments servaient aussi à éviter des bouleversements économiques dans les colonies
  • en pratique, l’abolition a souvent été très lente et largement “informelle” (les esclaves partaient progressivement).

✅ En résumé :
Oui, il existe de nombreuses lettres et rapports coloniaux affirmant que l’esclavage était trop enraciné dans les sociétés africaines pour être supprimé immédiatement. Certains administrateurs allaient même jusqu’à le présenter comme une institution “naturelle” ou indispensable au fonctionnement social, argument aujourd’hui considéré comme une rationalisation coloniale.


Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. 3e étape : Oublier les nations et nous inventer un monde


Les oligarques ont d’abord cassé le thermomètre de la richesse d’un peuple, de son PIB qui vérifiait que sa production, son revenu et sa consommation étaient bien toujours tous les trois au même niveau. L’augmentation parallèle et simultanée des trois était en effet une preuve de création de richesse. Ils ont transformé le PIB en somme des dépenses tout en continuant à dire qu’il chiffrait la création de richesse. Ils ont ensuite tout naturellement réduit la croissance économique à la croissance de la dépense faite avec un argent créé en continu par le crédit pour être dépensé. Ils ont enfin très astucieusement changé l’espace de ce qui est forcément cohérent pour qu’aucun peuple ne s’y retrouve et ne comprenne la stupidité de l’enrichissement par la dépense et le but de corruption qu’elle dissimule.

Normalement le commerce international est très minoritaire, très accessoire et limité à la fois par ce qu’un peuple ne peut pas produire lui-même et par ce qu’il peut donner en échange. Le commerce international est normalement un troc à somme nulle comme l’OIC créé par l’ONU le stipulait en prônant à la fois le nécessaire équilibre entre l’import et l’export, ainsi que les droits de douane indispensables pour empêcher l’étranger de tuer la production nationale. Mais les oligarques n’y trouvaient pas leur compte et ont imposé le passage de la nation au monde, du nationalisme à proscrire au mondialisme à bénir.

Pour ce faire, finie la nation ou l’on est né, finie la patrie de mon père qui me donnait mon nom, finie la religion de mes ancêtres qui donnait un sens à ma vie et me donnait mon prénom, le sens est dorénavant donné par les oligarques au travers de l’OMC qui a tué l’OIC, de l’OMS qu’ils ont acheté, du GIEC où seuls les Français ont eu l’audace d’y glisser le mot expert, ce que les autres langues n’ont pas osé faire (Intergovernmental Panel on Climate Change en anglais, Groupe Intergouvernemental sur le Changement Climatique en traduction française honnête où les experts sont absents et les fonctionnaires présents). Les oligarques, sachant très bien que la production, le revenu et la consommation sont toujours identiques dans un espace cohérent, ont décidé de faire quitter aux peuples l’espace cohérent de leur nation où ils pouvaient facilement vérifier l’équivalence des niveaux de la production, du revenu et de la consommation pour les emmener dans le mondial, dans le singulier obligatoire, dans l’universel, dans leur catholicisme puisque catholique en grec veut dire universel. Leur catholicisme personnel leur dit de changer les répartitions. Les oligarques répartissent à leur manière mondialement la production, le revenu et la consommation qui restent par définition tous les trois identiques au niveau mondial sauf à croire aux extraterrestres. Ils se placent eux-mêmes en tête dans la colonne revenu, mettent les occidentaux en tête dans la colonne consommation et le reste du monde en tête dans la colonne production. Et tout cela est présenté comme cohérent avec la complicité d’abord officielle de l’OMC créé pour cela à partir du GATT, machine de guerre contre l’OIC à tuer et aujourd’hui défunt, puis relayée par tous les communicants surpayés et donc en fait inconsciemment corrompus que sont les politiques européens et nationaux, les médias, les universitaires et les artistes dès qu’ils sont reconnus et donc écoutés. Le PIB mondial doit être dans tous les esprits une création mondiale de richesse alors qu’il n’est, comme les PIB nationaux, que la somme des dépenses faites indistinctement avec de l’argent de moins en moins gagné, et de plus en plus emprunté ou même simplement créé par les oligarques pour être prêté, dépensé et récupéré. La valeur réelle de cet argent dégringole évidemment, ce qui se voit entre autres par la montée fulgurante de l’or qui reste la seule richesse stablement reconnue.

Les oligarques vont nous convaincre de l’intelligence de ce nouveau système par leurs médias et leurs politiques qu’ils fabriquent avec l’argent qu’ils sont les seuls avec les faux-monnayeurs à fabriquer pour eux-mêmes et qui constituent aujourd’hui 90% de la monnaie en circulation.

Il leur faut donc à la fois ridiculiser les harmonies passées et compliquer suffisamment l’économie pour que les peuples n’y voient pas l’évidence que les seules issues actuelles sont leur esclavage et/ou la guerre. Tant pis si la Suisse est un tout petit pays où le niveau de vie est très supérieur à ceux qui expliquent qu’il faut être puissant pour exister. Les Suisses expliquent l’inverse par leur simple existence mais l’important pour les oligarques est que les politiciens et les médias n’en parlent pas.

Mais le scandale ne s’arrête pas là car dès l’instant où la base indispensable du système est de croire que « Dépenser, c’est s’enrichir », tout doit être inversé pour être cohérent et crédible au moins un certain temps. Ce qui était le mal devient le bien et ce qui était le bien devient le mal, ce qui était normal devient excentrique et ce qui était excentrique devient normal. L’homme peut être enceint nous dit le planning familial qui ne vit que de subventions, le Mercosur est une excellente chose nous dit la kapo des oligarques en place à Bruxelles puisque pour elle comme pour ses maîtres, l’Europe n’est qu’un nombre de millions de consommateurs. Toutes ces inversions dont la liste prendrait des pages, créent tous les chocs violents que cela entraine en tous domaines entre ceux qui justifient en partie le nouveau système inversé et ceux qui tentent de résister sur telle ou telle conséquence sans bien souvent prendre la hauteur nécessaire pour voir que tout est lié.

Pour y voir clair, il faut d’abord dégonfler le justificatif intellectuel public de la mondialisation puisqu’il est évidemment difficile de dire que c’est pour que les oligarques prennent la plus grosse part du revenu mondial. On a donc exhumé l’avantage comparatif de Ricardo de 1817 qui dit que chacun doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Cette évidence que les oligarques ont veillé à ne plus l’appliquer en occident à l’homme et à la femme, Ricardo l’appliquait à l’Angleterre et au Portugal avec leurs productions à l’époque de drap et de vin. Mais il incluait, sans l’écrire dans son raisonnement tellement c’était une évidence à l’époque, l’hypothèse que tout le monde travaillait et que celui qui ne produisait pas ou n’était pas au service de la production, ne mangeait pas et mourait. Sans cette hypothèse, complètement fausse aujourd’hui, l’avantage comparatif de Ricardo n’a aucun sens mais fait illusion dans une université où les décideurs sont choisis par les oligarques et où le but semble être devenu de faire tout accepter sans rien comprendre ou de faire se révolter sans savoir contre quoi. La violence que ces contradictions entraînent inéluctablement s’exprime dans la jeunesse par des excès de tous ordres allant jusqu’au meurtre comme celui de Clément Méric 18 ans en 2013 qui se croyait de gauche ou celui de Quentin Deranque 23 ans en 2026 qui se croyait de droite. On pleure les victimes sans voir le système qui arme leurs assassins.

Mais le coup de génie des oligarques, depuis qu’ils savent créer pour eux de l’argent sur le travail des autres sans rien apporter eux-mêmes contrairement aux entrepreneurs, a été d’utiliser cet argent pour faire de leurs victimes leurs complices utilisant à la fois l’incompréhension générale de l’origine du pouvoir de l’argent et une forme discrète et monstrueuse de corruption générale par subventions, aides sociales, congés payés, ITT, croisières, plaisirs à gogo qu’ils ont appelé progrès. Ça ne leur coute rien, ça fait plaisir et ça évite que les peuples comprennent que tout cela ne peut se terminer que par l’esclavage et/ ou la guerre. Tout cet argent dont l’origine n’est plus le travail humain de production a réussi à nous faire croire que nous créions vraiment des richesses, qu’il est normal que nos parents aient pu acheter leur maison, que les sports d’hiver sont une normalité populaire, bref que tout l’exceptionnel est normal et que tout ce qui est normal est désuet. Nous sommes devenus par corruption leurs complices alors que nous restons leurs victimes. C’est exactement le sens des kapos de la dernière guerre.

Alors que faire ?

Il n’y a que deux actes essentiels à faire mais qui seront combattus à outrance par les oligarques. D’abord retrouver un espace cohérent et compréhensible où chacun pourra constater l’équilibre entre la production, le revenu et la consommation, donc sortir de l’UE des oligarques et retrouver notre monnaie et l’Europe des nations. Ensuite décider par la loi que tout débiteur paiera sa dette à l’État si le créancier actuel n’apporte pas la preuve que l’argent qu’il a prêté a été réellement précédemment gagné. Tout le reste en découlera naturellement et ce sera phénoménal.

Apparemment simple mais en fait révolutionnaire. Et pourtant seule cette révolution pourra nous éviter des révolutions sanglantes. La vraie difficulté est que nous sommes tous tellement corrompus par l’argent des oligarques qui nous tiennent juste la tête hors de l’eau en nous chantant des avenirs radieux, que nous avons un mal fou à comprendre l’ignominie du système qui est apparemment et provisoirement si agréable. L’immigration n’en est qu’une des nombreuses conséquences et l’on comprend qu’elle veuille garder sa cohérence, au vu de notre incohérence. La première révolution, la plus difficile et celle que les oligarques redoutent le plus, c’est la révolution des esprits et ils paieront ce qu’il faut pour qu’elle n’advienne pas.

C’est pourtant notre seule chance et c’est notre liberté.

Ces trois articles n’existent pas séparément et ne peuvent que s’enchaîner.

Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. Deuxième étape : Changer le sens de la croissance

Après avoir cassé le thermomètre et fait oublier que le PIB ne mesure que la circulation monétaire et ne donne une idée de la richesse que si production, revenu et consommation restent au même niveau, ce qui avait toujours été le cas, les oligarques ont donné à la croissance économique le sens nouveau d’augmentation de la dépense en ne la limitant plus par la production.

La vraie croissance économique est l’augmentation simultanée et du même montant de la production, du revenu et de la consommation. L’effort de la production donne le résultat intermédiaire du revenu et la satisfaction de la consommation. Dans une société normale, tous les métiers sont productifs ou au service de la production, ce qui était encore le cas au début des années 70. Mais les oligarques ont eu l’idée géniale de profiter de la déconnexion des monnaies de toute richesse réelle (s’ils ne l’ont pas générée) pour transférer l’équilibre production revenu consommation de l’entité nationale à une entité mondiale théorique où l’équilibre production revenu consommation n’est jamais étudié. Cela a été fait avec la complicité active de l’OMC après que ce dernier ait réussi à assassiner l’OIC quand il s’appelait encore GATT. La fabrication continue d’argent par les banques commerciales a remplacé en grande partie l’effort humain. En occident l’homme a cessé majoritairement d’être producteur pour être simplement consommateur et commentateur. Si production revenu et consommation sont évidemment restés au même niveau mondialement, ils ne le sont plus du tout nationalement. En occident la production s’effondre, le revenu baisse beaucoup forçant chaque famille à aller chercher un second revenu en comptant sur les médias pour appeler cela « libération de la femme », et la consommation explose, stimulée par l’argent dépensé en publicité et créé par les banques pour être dépensé. Au niveau mondial production revenu et consommation restent évidemment au même montant mais la répartition des trois a complètement changé, l’argent illimité faussant aussi bien la production que le revenu et la consommation.

L’argent fausse la production car, par sa dépense dans les machines, il ne nécessite plus ou infiniment moins le travail humain. Il fausse la consommation car, par l’emprunt, les subventions et la corruption, il fait consommer des villes qui ne produisent plus rien et rend provisoirement possible des sociétés décérébrées avec les élites qu’elles produisent. Mais c’est surtout la répartition du revenu qui est complètement faussée. La production et la consommation augmentant sans arrêt au point d’utiliser dangereusement les ressources de la Terre, le revenu augmente mathématiquement d’autant mais c’est sa répartition qui change complètement car les peuples sont de moins en moins rémunérés et l’augmentation très importante de la rémunération mondiale se répartit entre les oligarques et la dette mondiale qui ne peut générer que l’appauvrissement des peuples puis leur esclavage.

Comment faire tenir dans le temps un système impossible qui ne favorise provisoirement que quelques oligarques et l’orgueil insensé des peuples occidentaux à qui l’on continue de faire croire que le monde entier lui achètera son intelligence ? C’est malheureusement tout simple et fondé sur deux pieds. Le premier est de continuer à remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire en continuant à faire fabriquer par les banques de l’argent qui, en étant dépensé, fait du PIB national présenté comme une création de richesse qui remboursera la dette ! On cache aux peuples que la dette, non seulement ne baisse pas mais ne peut qu’augmenter au même rythme que la création d’argent moins le prélèvement des oligarques et de leurs kapos et moins l’apport de plus en plus faible des rares producteurs occidentaux qui ne sont même plus respectés. Le second pied est le rêve enfantin, même pas exprimé, que tous les pays vont vers un commerce extérieur excédentaire qui remettra les compteurs à zéro par les milliards de consommateurs tant vantés par l’ineffable présidente de l’UE dont il devient impossible de savoir si elle est plus corrompue que stupide ou l’inverse.

Tant qu’il sera volontairement refusé de comprendre que l’énergie monétaire ne vient que de l’énergie humaine, précédemment bien dépensée quand la monnaie est bonne, et d’une énergie humaine à trouver demain par n’importe quel moyen quand la monnaie ne vaut plus rien comme actuellement, notre civilisation continuera à s’effondrer dans l’incompréhension et l’angoisse générales avec la violence qui les accompagne systématiquement. L’incompréhension, l’angoisse et la violence montent ensemble en attendant l’inévitable réaction. Le drame est que l’angoisse comme la violence sont systématiquement étudiés alors que l’incompréhension ne l’est jamais alors que la réaction ne peut passer que par elle.

Pour réagir il faut pourtant bien comprendre les deux mécanismes du cauchemar actuel, celui de la création d’argent ex nihilo, et le rêve puéril que ce sont les autres qui rééquilibreront tout demain. 

On ne répétera jamais assez tant qu’il ne sera pas compris, le mécanisme discret de fabrication de la monnaie pour elles-mêmes par les banques commerciales depuis que les monnaies ne sont plus garanties par des richesses réelles. Les banques créent de l’argent par le crédit qui n’est qu’une double reconnaissance de dette, l’une de l’emprunteur vis-à-vis de la banque et l’autre de la banque vis-à-vis du détenteur de cette reconnaissance qui est d’abord l’emprunteur lui-même puis toute personne physique ou morale que l’emprunteur aura payé avec l’argent prétendument prêté qui n’est en réalité qu’une reconnaissance de dette de la banque. L’astuce est que, toutes les banques faisant la même chose depuis les années 70, pendant que les reconnaissances de dettes de leurs clients se transforment naturellement en dettes réelles à rembourser, les reconnaissances de dettes des banques circulent par les paiements de leurs emprunteurs et se compensent la plupart du temps entre elles en chambre de compensation. Au bout du compte la plupart du temps actuellement, la dette d’un client vis-à-vis d’une banque n’est compensée comptablement que par la dette d’un autre client vis-à-vis d’une autre banque. C’est parce qu’ils ont compris et appliqué ce mécanisme que de modestes employés de banque californiens comme Laurence D. Fink (Larry pour les oligarques) ont pu créer en 1988 Blackrock ou d’autres, Vanguard un peu avant, récupérer pour eux en bonne monnaie l’argent imaginaire qu’ils avaient « prêté » Ils sont devenus en quelques années multimilliardaires et Larry Fink présenté comme « billionnaire » se retrouve président du Forum économique mondial « convoquant » tous ses affidés politiques et économiques à Davos chaque mois de janvier. Les banques ont beau répéter que l’argent créé pour être prêté est détruit dès remboursement, tout le monde sait bien que l’argent bien réel remboursé par l’emprunteur n’est pas brulé mais escamoté pour la double destination des poches des oligarques et de la corruption que l’on appelle subventions, aide sociale et toute forme de distribution générale d’un argent qui fait croire que tout va bien et ne coûtera que demain aux peuples qui l’utilisent.

L’intelligence artificielle, assemblage de tout ce qui est écrit sur la croissance expose bien la confusion des esprits où la croissance est bien et mal à la fois sans jamais comprendre ni bien sûr expliquer la contradiction :

🧩 En résumé

  • La croissance s’impose parce qu’elle fonctionne, apaise, et se mesure
  • Elle est critiquée parce qu’elle :
    • détruit des écosystèmes
    • accroît les inégalités
    • ne garantit ni bonheur ni sens

L’IA démontre simplement que les oligarques veillent à ce que personne ne comprenne que la croissance n’est que l’augmentation de la dépense d’un argent fabriqué pour cela. Ce qui fonctionne vraiment c’est l’endormissement des peuples afin qu’ils n’aient pas conscience du drame vers lequel les oligarques les conduisent.

Nous verrons dans le dernier article comment l’illusion du commerce international sert de somnifère pour que les peuples consommateurs croient qu’ils pourront éternellement consommer sans produire grâce à l’intelligence de leurs élites à qui ils reprochent évidemment de ne rien résoudre.

Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes : 1 Casser le thermomètre

Comment comprendre le désastre dans lequel nous entrons sans comprendre le chemin économique aberrant que nous empruntons depuis 50 ans et que nous appelons naïvement progrès en oubliant les bases de l’économie qu’il faut tout de même rappeler ?

Au départ tout peuple produit ce qu’il consomme et consomme ce qu’il produit. Puis partout, lorsque le groupe devient important, une petite minorité de tire-au-flanc consomme sans participer à la production qui demande toujours un effort. Tout naturellement est alors créée partout, en réaction, une monnaie qui est une richesse transportable servant de preuve qu’un travail a bien été fait pour l’obtenir (très souvent de l’or). Cette monnaie qui sert à l’échange, est prélevée par l’impôt sur la richesse du groupe vue par lui-même et sert aussi d’unité de compte et accessoirement de réserve de valeur quand on l’épargne comme Aristote l’avait remarqué. Est alors rajoutée la notion de revenu à celles de production et de consommation. Cela fait rentrer l’argent dans l’économie où il n’était pas. Son introduction permet le chiffrage de l’économie. La circulation monétaire (circulaire comme son nom l’indique) permet de chiffrer la quantité d’argent aux trois passages de la production, du revenu et de la consommation pour vérifier qu’ils restent bien tous les trois au même niveau. L’épargne fausse un peu cette égalité puisqu’elle retire de l’argent de la circulation et force le pouvoir à la remplacer par une nouvelle monnaie, donc par un nouvel impôt. Cela explique dans la tradition la mauvaise réputation de l’épargne que Molière a stigmatisée dans l’Avare avec sa cassette. Le chiffrage de l’économie se fait en utilisant l’argent comme unité de compte et en additionnant à chaque passage toutes les dépenses, c’est-à-dire chaque fois que l’argent change de main et donc circule. Au passage de la production elle est chiffrée par la dépense des acheteurs de ce qui est produit, amputée des dépenses faites à l’extérieur par le producteur pour ne pas les compter deux fois. Ce chiffrage est appelé valeur ajoutée. Au passage du revenu elle est chiffrée par la dépense faite par celui qui le distribue. Ce chiffrage s’appelle rémunération. Au passage de la consommation elle est chiffrée par la dépense faite pour consommer. Ce chiffrage s’appelle le pouvoir d’achat. La valeur ajoutée, la rémunération et le pouvoir d’achat sont normalement de même montant dans une économie saine puisqu’il s’agit d’une seule circulation. C’est l’équivalence de ces trois chiffrages qui démontre la santé économique d’un peuple. En les chiffrant par l’argent dépensé à chaque étape, on peut être alerté d’un décrochage de la production, du revenu ou de la consommation. Au XXe siècle on a appelé ce chiffrage le PIB et l’on a dit, à juste titre à l’époque, que son augmentation était une preuve d’enrichissement puisque la production, le revenu et la consommation augmentaient ensemble simultanément et toujours du même montant avec un léger prélèvement par l’impôt de l’augmentation de la masse monétaire rendue nécessaire par la montée du PIB. La montée vertueuse de cette circulation monétaire a été appelée création de richesse. On ne peut comprendre le déraillement actuel sans avoir bien en tête l’harmonie économique que les siècles nous avaient enseignée et qui est toute simple et si mal comprise. C’est la dissimulation, la manipulation et le mensonge déguisé en vérité qui sont compliqués. Si l’on n’a pas, ancrée en soi, la base de l’économie, et en particulier le fait que l’argent n’est qu’un vecteur d’énergie humaine, on se laisse facilement séduire par le mensonge qui est souvent agréable à entendre. Ursula von der Leyen vient encore de l’illustrer avec son marché de 700 millions de consommateurs et sa fierté d’avoir signé le Mercosur en oubliant de vérifier qu’il y a bien 700 millions de producteurs.

La bataille de fond est entre les peuples, déresponsabilisés, mal informés, mal représentés et inconscients de cette bataille, et les oligarques qui renversent à leur avantage toutes les bases de l’économie en les habillant de narratifs et de mots convenus comme capitalisme, socialisme ou libéralisme qui véhiculent du vent mais font impression. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, le bon sens, meurtri par les horreurs de la guerre, a fait dépasser provisoirement les clivages et a créé sur la base du bon sens, en France le Conseil National de la Résistance et à l‘ONU l’Office International du Commerce fondé sur l’harmonie entre la production, le revenu et la consommation de chaque peuple. Le commerce extérieur doit y être libre et un simple échange, import et export devant être de même montant. Pour que cela reste un simple échange, l’OIC favorise les droits de douane, appelés tariffs avec deux f chez les Anglo-saxons, pour qu’une production étrangère ne vienne pas tuer la production nationale. Au même moment les oligarques font signer à Genève aux mêmes hommes politiques, inconscients de signer des documents contradictoires, le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) qui propose rigoureusement l’inverse, à savoir une abolition des droits de douane pour favoriser la consommation à partir d’une production là où elle est la moins coûteuse. Comptant sur l’incompétence populaire et sur les médias qui leur appartiennent, ils répètent à l’envi que le but est de favoriser la croissance économique et l’emploi. Le vrai but est de s’enrichir au maximum en faisant produire n’importe où au moindre coût et consommer dans les pays réputés riches puisque c’est là que l’on consomme beaucoup. Ils font abandonner l’OIC en en faisant refuser la ratification par le sénat américain puis transformer, toujours à Genève, le GATT en OMC, exact contraire du défunt OIC de l’ONU.

Ils sont extraordinairement aidés en 1971 par la déconnection des monnaies de toute richesse réelle, permettant aux banques commerciales de créer de la monnaie ex nihilo par le crédit, monnaie qui représente aujourd’hui près de 90% de la monnaie en circulation. La création monétaire par les banques est théoriquement encadrée mais ne l’est pas dans les faits puisque toutes les banques ont des filiales dans les paradis fiscaux qui créent de la monnaie sans aucune limite. Une fois créée, la monnaie se confond avec la précédente alors qu’elle n’est plus la preuve d’un travail effectivement réalisé mais au contraire l’annonce masquée, soit d’un nouvel impôt, c’est-à-dire un appauvrissement, soit d’un travail à faire plus tard en ayant déjà consommé sa contrepartie, ce qui peut être une définition de l’esclavage. Qui ne voit pas que c’est ce que nous vivons ? La multiplication par plus de 60 de la masse monétaire depuis 1971 a permis de faire bondir la consommation sans faire évoluer de la même manière la production et le revenu. Le revenu a augmenté beaucoup moins que la consommation et la production encore moins que le revenu. En fait les peuples occidentaux se sont mis à consommer sur une dette mondiale toujours croissante en vivant dans des villes où l’on ne produit plus que des services à la consommation. La consommation est reine. La production devient secondaire puisque l’argent se fabrique facilement, les machines se fatiguent moins que les humains et demain paiera. Les oligarques s’enrichissent sur l’appauvrissement futur des peuples où tout est fait pour qu’ils n’en prennent pas encore conscience.

C’est évidemment intenable et il est intéressant de regarder comment l’on tente de nous faire croire que ce système impossible est durable. Cela se fait en 3 étapes : casser le thermomètre et lui faire dire que la dépense enrichit, fabriquer tout l’argent qu’il faut pour dépenser et officiellement s’enrichir, et enfin reporter la solution à trouver dans le temps et dans l’espace par le commerce international façon OMC. Chaque étape fera l’objet d’un article.

D’abord casser le thermomètre pour lui faire dire ce que l’on veut et pas ce qu’il dit. Il suffit de regarder comment l’INSEE définit le PIB pour pressentir l’ampleur du scandale. Il garde la base vraie des trois calculs du PIB par la production, par la consommation qu’il appelle la dépense et par le revenu mais ne dit pas qu’il ne s’agit que d’une circulation monétaire.

https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1365

Définition

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Personne ne peut affirmer sans rire que l’Insee ne ment pas effrontément en prétendant trouver les mêmes résultats par ces trois mesures. En multipliant les dépenses avec une nouvelle masse monétaire sans augmenter la production et le revenu, on voit mal comment on pourrait arriver au même résultat qui est tout de même annoncé pour tous les idiots utiles en rajoutant des fins de phrases ou des parenthèses pour que personne n’y comprenne plus rien. Par exemple rajouter aux dépenses les exportations qui sont des recettes, n’est pas très sérieux pour un organisme qui nous est présenté comme la référence du sérieux qu’il n’est pas. Ou faire intervenir le commerce extérieur dans le calcul par la consommation sans qu’il n’intervienne dans les calculs par le revenu ou par la production, tout en prétendant obtenir le même résultat ! Ce n’était vrai qu’à l’époque ou le commerce extérieur n’était qu’un échange à somme nulle qui n’affectait pas l’équilibre production revenu consommation puisque le solde du commerce extérieur était dérisoire.

Mais casser le thermomètre ne suffit évidemment pas. Il faut en même temps faire croire qu’il n’est pas cassé pour pouvoir rendre crédible ce que l’on va faussement lui faire dire : faire croire que le PIB continue à chiffrer la richesse créée et compter sur le commerce extérieur pour faire apparaître demain une solution imaginaire, sont les deux autres étapes de notre dégringolade qui seront décrites chacune dans un prochain article.

Vœux 2026

Que faire comme vœu à mes compatriotes en cette année qui sera, comme toutes les précédentes, plus difficile que celle qu’elle remplace, à moins qu’ils ne réagissent ? Leur proposer peut-être de réfléchir à la phrase apocryphe d’Henri Bergson qui résume tout de même très bien sa pensée : « L’œil ne voit que ce que l’esprit est prêt à comprendre ». Nier la réalité en toute bonne foi parce qu’elle dérange trop en est la suite naturelle et inéluctable dans laquelle nous baignons en quasiment tous domaines. Les narratifs aux mains du pouvoir diffusent de fausses réalités dont les dirigeants ont besoin pour ne rien affronter, ne rien résoudre, se contenter de communiquer sur tout et n’importe quoi pour atteindre leur seul but, rester au pouvoir sans savoir qu’en faire si ce n’est en jouir. Tout ce qu’ils savent décider, ce sont des obligations et des interdictions pour ne plus voir un problème dont ils sont la cause par la déresponsabilisation de leur peuple. Pendant que les médias serinent les narratifs, les dirigeants « débloquent » un argent inexistant chaque fois que la réalité les rattrape. Aucun sujet n’y échappe.

Je ne peux que souhaiter à mes compatriotes, à l’aube de cette nouvelle année, de ne plus rester prisonniers des multiples mensonges dont ils sont abreuvés en tous domaines pour leur faire peur et les rendre malléables.

Le premier, le plus important et celui qui rend possible tous les autres, c’est le mensonge sur l’économie qui est instillé en permanence. Nous serions un pays riche qui fabrique en permanence de la richesse. C’est la croissance qu’ils jugent tous présente et indispensable.

La réalité économique est pourtant simple. Un peuple consomme ce qu’il produit et il s’enrichit de ce qu’il produit de désirable sans avoir à le consommer immédiatement. L’argent a été introduit partout dans le monde lorsque, dans un groupe devenu important, la paresse de quelques-uns non identifiables a rendu indispensable un intermédiaire de valeur dans les échanges. Aristote a constaté que l’argent devenait donc un moyen d’échange, une réserve de valeur et un chiffrage de ce que le peuple voyait comme une richesse. A la marge, un peuple échange avec ses voisins par un troc intelligent, ce qu’il fabrique le mieux avec ce que, eux, fabriquent le mieux. L’argent étant facilement chiffrable, la quantité d’argent dépensé est devenue tout naturellement le chiffrage de la richesse produite puisqu’il y avait équilibre entre le revenu, la production et la consommation. Le fait que l’argent dépensé ne soit pas une richesse produite quand on importe sa consommation, ne faussait pas grand-chose tant que l’importation était dérisoire par rapport à la production nationale.

Tout ce système tenait parce que l’argent était un intermédiaire de valeur toujours lié à une richesse préalablement reconnue et habituellement l’or car ce métal est reconnu comme richesse dans toutes les civilisations. L’argent était limité par la limite de la richesse reconnue qui le garantissait.

La déconnection prétendument provisoire du dollar de l’or en 1971 alors que toutes les monnaies lui étaient liées, a tout bouleversé. L’once d’or est passé de 35 dollars dans les années 30, 40,50 et 60 à 4.346 dollars aujourd’hui. La valeur objective de l’or n’a pas changé, c’est la valeur subjective des monnaies qui s’est effondrée par leur création effrénée. Un système oligarchique intenable s’est mis en place (du grec oligos, peu nombreux, et arkheïn, gouverner). Système assez rusé qui permet au petit nombre qui fabrique de l’argent, de faire croire au grand nombre qui doit le gagner que nous sommes en démocratie et que c’est le grand nombre qui gouverne.

Comme dans toutes les dictatures, il y a l’oligarchie qui gouverne, le peuple qui travaille et au milieu les plus veules du peuple qui se mettent au service de l’oligarchie dans leur intérêt personnel. Ce qui est tout à fait nouveau et encore inédit c’est d’utiliser l’argent sans valeur objective, fabriqué en continu par le crédit, pour inventer une société où l’immense majorité du peuple qui produisait a été transformée en serviteurs zélés et improductifs du système impossible, en véritables kapos de l’oligarchie. On a expliqué au peuple qu’en le faisant passer à presque 100 % par une université qui ne forme plus des ingénieurs mais des commentateurs phraseurs et des contrôleurs mesquins, on lui faisait prendre l’ascenseur social. On ne lui a pas dit que cet ascenseur descendait dorénavant. L’oligarchie et ses kapos toujours plus nombreux vivent dans les villes sans rien produire et ont deux besoins vitaux : tuer ceux qui produisent encore tellement ils gênent le paysage de l’oligarchie et tenir dans le temps en fabriquant toujours plus d’argent pour acheter à l’extérieur ce que l’on veut consommer sans rien produire et à l’intérieur l’esprit du peuple à qui l’on fait croire que dépenser c’est s’enrichir comme le PIB le démontre.

Ce qui est encore tout à fait nouveau c’est que l’oligarchie a quitté le territoire national et n’a laissé sur place que ses kapos en chef dont la constance est la veulerie bien ripolinée.

Les nouveautés ne s’arrêtent pas là. L’oligarchie a acheté par le principe de la subvention dégoulinante habillant la corruption, la quasi-totalité des intermédiaires (partis politiques, médias, syndicats, associations, ONG) qui diffusent en continu les narratifs biaisés en tous domaines, sanitaire, climatique, militaire, économique, en ne donnant la parole qu’à de prétendus experts bourrés de conflits d’intérêts dont ils ne disent rien, contrairement à la loi que personne ne fait respecter. Pour ce faire, la masse monétaire a été multipliée par plus de 60 depuis 1971 et elle se trouve dans la dette mondiale que l’oligarchie ose faire dire par ses kapos en chef qu’elle sera remboursée par la création de richesses chiffrée par le PIB, qui n’est que la somme des dépenses Elle leur fait dire aussi, sans que cela ne semble les gêner, que ne dépenser que 3 % de plus que ce que l’on gagne est un but admirable que nous atteindrons peut-être si nous sommes courageux et disciplinés.

Le ridicule ne tuant plus, être courageux pour l’oligarchie, c’est accepter qu’un seul salaire ne puisse plus, pour la première fois de notre histoire toutes classes sociales confondues, suffire à loger et à faire vivre une famille même peu nombreuse. Être courageux pour elle, c’est accepter qu’un sein d’homme puisse donner du lait et son ventre porter un bébé puisque l’égalité homme femme, ce n’est plus leur interdépendance et leur complémentarité mais qu’ils soient identiques et interchangeables. La femme n’est différente de l’homme pour l’oligarchie que lorsque, au mépris de la grammaire et de siècles de bon français, on ne doit plus dire « ceux » sans le faire précéder de « celles et » qui ne rajoute évidemment rien. On dépensera ce qu’il faut pour que l’impossible devienne possible. Le principe tellement évident de Ricardo suivant lequel tout le monde doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal ne s’applique plus aux hommes et aux femmes mais uniquement à la justification d’un libre échange destiné à tuer la production nationale et flatter les écologistes de salon qui veulent de l’éolien et du solaire. Si cela grince, on débloquera de l’argent quitte à le faire payer, pour mieux les tuer, par ceux qui produisent encore en augmentant autoritairement par exemple un congé payé parental pour des naissances d’enfants que seule l’immigration fait encore.

Revenons à nos vœux pour l’année 2026 qui s’annonce très mal, contrairement à ce que tous les kapos racontent. Elle s’annonce très mal parce que la réalité dérange tellement que très peu de gens acceptent de la voir. Ils ne peuvent pas nous avoir amener là ! C’est du complotisme ! (mot fourre-tout à la mode avec extrême-droite quand on veut ridiculiser quelque chose sans avoir d’arguments).

Mes vœux sont qu’au regard de notre Histoire, nous avons tout de même appris que notre pays sait toujours se réveiller quand l’ignominie semble gagner. Nous aurons cette année et l’année prochaine à choisir de nous abstenir ou de choisir nos organisateurs locaux puis nationaux mais pas nos oligarques qui resteront les mêmes et qui fabriqueront l’argent à dépenser pour que nous choisissions bien leurs kapos. Choisissons donc de nous bouger, de ne pas être nous-mêmes les kapos d’un système impossible en choisissant des kapos chefs qui ne veulent pas comprendre ce qui se passe. Stimulons l’émergence d’une classe politique actuellement inexistante, consciente de ce qui se passe et faisant passer les intérêts du peuple avant les siens, et d’abord en lui disant la vérité.

En bref je forme le vœu pour 2026 que mes compatriotes se réveillent d’une torpeur fabriquée, nourrie, constante mais létale pour notre civilisation. Qu’ils se remettent à produire ou à se mettre au service de la production ! Et que les oligarques et leurs kapos cessent de se croire géniaux, par la réalité de notre réaction !

La classe dirigeante est-elle plus incompétente que perverse ou l’inverse ?


La question peut se poser tellement la classe dirigeante, universitaire, politique, économique et médiatique qui s’homogénéise de plus en plus, ne fait que retarder les conséquences sans jamais s’attaquer aux causes qu’elle continue d’alimenter. La réalité est, comme nous l’allons voir, un mélange des deux car tout commence par l’incompétence, assez vite suivie d’une perversion devenue nécessaire pour, en même temps, déplorer et tenter de freiner les résultats des mauvais choix tout en continuant à faire les mêmes mauvais choix et même en les multipliant et en les imposant.

Contrairement à la plupart des pays, aucun parti représenté au parlement ne prône actuellement la révolution copernicienne indispensable pour ne pas voir continuer à s’effondrer notre civilisation. Depuis la deuxième guerre mondiale où le peuple a souffert de ne pas pouvoir consommer y compris dans son alimentation, les réflexions des dirigeants se sont toutes bien normalement tournées vers le pouvoir d’achat du peuple et la mise à sa disposition de ce dont il rêvait. C’était au départ une idée altruiste et généreuse qui était limitée par le fait de bon sens que pour consommer il fallait d’abord produire. Au départ ce fut un quart de siècle intelligent, appelé élastiquement « les trente glorieuses » où une génération entière a produit d’arrache-pied et consommer tout autant. L’équilibre était si bon entre production et consommation que l’on a chiffré en monnaie par le PIB la production consommée ou la consommation produite qui étaient la même chose. Bien que peu de gens y prêtent attention, l’INSEE calcule toujours le PIB aussi bien par la valorisation des biens produits qu’il appelle « valeur ajoutée », que par l’argent dépensé à les acheter qu’il appelle « la dépense » ou par l’origine de cet argent dépensé qu’il appelle « le revenu ».

 Il est étrange qu’aucun parlementaire, tous partis confondus, ne semble s’interroger sur la contradiction qu’il y a à dire que le PIB chiffre une richesse créée, tout en laissant l’INSEE écrire qu’il est chiffré indistinctement par la valeur de ce qui est vendu, par l’argent dépensé pour l’acheter et par l’origine de l’argent dépensé. L’expression « valeur ajoutée » en est probablement la cause car, si le PIB chiffre la somme de tous les achats, l’INSEE, pour ne pas les compter deux fois, retire pour chaque entreprise de ce que ses clients ont acheté, ce qu’elle a elle-même acheté à l’extérieur et qui a déjà été compté. L’INSEE aurait pu l’appeler tout aussi bien la « dépense ajoutée » mais c’eut été trop brutal. Ce chiffrage ne donne une richesse créée et vendue que si l’argent était toujours une richesse en soi, ce qui n’est plus le cas depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles. Ne pas en prendre conscience, c’est manquer à la fois d’humilité, de courage et de discernement, ce qui caractérise globalement la classe dirigeante actuelle.

 Cela permet aux idiots utiles et aux manipulateurs de répéter à l’envi que le PIB chiffre la création de richesse alors qu’il ne chiffre que la somme de toutes nos dépenses. Personne ne semble réaliser que les dépenses chiffraient en effet la création de richesse lorsque l’argent était toujours gagné et que sa rareté valorisait vraiment ce qui était acheté. Mais c’est de l’histoire ancienne depuis que plus de 90% des monnaies sont aujourd’hui créées par les banques commerciales en accordant des crédits sur richesse future. Il est mensonger de dire que cela a toujours été le cas. Jusque dans les années 70, les prêts étaient toujours gagés sur des richesses déjà existantes et pas sur des richesses à créer. Depuis que les banques commerciales créent de l’argent, le PIB n’a plus aucun sens puisqu’il augmente aussi vite que les banques créent l’argent dépensé et qu’elles prêtent à tout va tellement elles y trouvent leur intérêt. Les critères de Maastricht sont devenus une stupidité incroyable puisqu’ils explicitent officiellement par une incompréhension totale du PIB que plus on dépense, plus on peut dépenser et plus on peut emprunter. Qui en est conscient et qui le dit ?Cela montre l’état intellectuel (incompétence ou perversion) de l’union européenne et de notre classe dirigeante.

Cette débauche d’argent, bien agréable apparemment, se retrouve dans une dette mondiale en perpétuelle croissance d’un argent qui n’a jamais été gagné et qui n’est que la garantie officielle de l’appauvrissement des peuples à mettre en place. C’est là où la perversité prend la place de l’incompétence car si l’appauvrissement du peuple est le seul programme possible du système actuel, notre belle élite continue dans son intérêt personnel à nous faire croire qu’elle va augmenter notre niveau de vie. Est-il vraiment important de savoir si ce sont plus des imbéciles que des salauds ou l’inverse ? le résultat est le même, celui que nous vivons.

Personne n’explique sérieusement qu’il y aurait une autre issue à la crise actuelle qu’un appauvrissement général de la population ou un changement radical fondé sur l’équilibre entre la production et la consommation, ce que personne ne défend aujourd’hui. Toute la classe dirigeante s’invente un futur impossible fondé sur la croissance, c’est-à-dire l’augmentation des dépenses avec la fabrication d’argent adéquate. Donc il y a deux fois moins d’agriculteurs mais deux fois plus de fonctionnaires au ministère de l’agriculture, cela fait de la croissance et une augmentation de nos richesses. Idem pour l’éducation nationale où les fonctionnaires ministériels augmentent quand le nombre d’élèves diminue. C’est pareil partout depuis que dépenser, c’est s’enrichir pour la classe dirigeante dont on cherche vainement l’exception.

Y aura-t-il en 2027 un candidat ayant l’humilité, le courage et le discernement de proposer le retrait de l’union européenne pour pouvoir enfin protéger par des droits de douane nos agriculteurs, nos artisans et nos industriels comme le proposait l’Office International du Commerce que tout l’Occident a signé avant de le trahir avec le scandaleux Office Mondial du Commerce ? Ce candidat proposera-t-il de rembourser à l’État tout prêt dont le prêteur ne démontrerait pas qu’il n’a prêté qu’un argent réellement gagné ? Proposera-t-il de doubler ou même tripler les salaires de tout ceux qui produisent ou contribuent à la production en réduisant drastiquement l’administration non régalienne pléthorique par un arrêt quasi complet des embauches ? Proposera-t-il de considérer la natalité comme une production aussi vitale que l’alimentation. Proposera-t-il une société où personne ne peut dépenser plus qu’il ne gagne et où les personnes uniquement payées à consommer, se raréfient quelles que soient les enrobages généreux ? Cette proposition intéresserait beaucoup d’abstentionnistes mais la classe dirigeante tenterait de la faire taire par tous moyens en lui préférant l’appauvrissement du peuple tout en clamant l’augmentation de son pouvoir d’achat par la croissance. Incompétence ou perversité ? La question n’est pas simple.

Un parti politique pourrait-il enfin être cohérent et ne pas se contenter d’un narratif électoral ?


Nous vivons une époque très particulière où les narratifs, ce que l’on appelait autrefois la propagande, envahissent aussi bien l’université que les médias et la politique, ce qui laisse impuissante la minorité du peuple qui voudrait retrouver une cohérence durable et qui ne se contente pas comme la majorité de profiter et de râler.

Deux cohérences existent pourtant et avancent sur les décombres de nos incohérences. Celle discrète de l’islam qui est une somme de règles collectives immémoriales auxquelles les individus doivent se soumettre sous peine d’exclusion sociale et même éventuellement physique. Et celle tapageuse de Macron, élu par l’argent qui a été dépensé pour le faire élire et réélire sur son image sans programme, qui est une France, simple province extrême-occidentale d’une Europe occidentale soumise aux Etats-Unis et dirigée par des Allemands à Bruxelles. Bruxelles est d’ailleurs le lieu du combat de ces deux cohérences qui se prennent toutes deux pour l’élite et sont sûres d’elles-mêmes et dominatrices. Ces deux cohérences ont le point commun d’être très favorables à l’immigration, l’une comme vecteur de son avancée, l’autre pour abrutir le peuple et lui faire croire que l’on peut consommer sans produire, et le rendre ravi de ne rien comprendre tant que cela semble marcher. Le peuple français est contraint de financer sans le savoir ces deux cohérences alors qu’elles sont toutes deux un déni de ce que nous sommes.

Mais pendant que ces deux cohérences avancent d’un pas constant pour notre malheur, tous ceux qui se croient notre élite et veulent nous représenter, nous instruire ou nous juger, ne pensent qu’à court terme sans aucune vision d’ensemble cohérente et durable. Avoir le pouvoir est leur but proclamé. Qu’en faire est un mystère absolu puisque ce qu’ils présentent comme des programmes, ne sont là que pour séduire l’électeur en comptant sur son incompétence pour ne pas en voir les incohérences. Ils ne colmatent en fait que vaguement et provisoirement tel ou tel effet déplorable de l’ensemble incohérent dans lequel nous pataugeons.

La politique, la justice, l’université et les médias sont devenues des citadelles indépendantes ne rendant de compte qu’à elles-mêmes et ne s’évaluant même plus. Des magistrats uniques qui ne sont plus notés, condamnent des innocents et relâchent des coupables avec une grande sérénité pendant que la cour de cassation continue à ne même plus admettre les pourvois suivant le dogme de « l’appréciation souveraine des juges du fond » qu’elle continue à mettre au pluriel alors il n’y en a majoritairement plus qu’un seul qui décide et dont elle accepte l’incohérence puisque le dogme la justifie. Les universités devenues indépendantes par le triple saut des lois Faure en 1968, Savary en 1984 et Pécresse en 2007 multiplient par copinage les professeurs médiocrement compétents, et les étudiants par un bac qui ne filtre plus rien. Elles font tourner une machine qui ne travaille que pour elle-même et pour fabriquer à prix d’or de jeunes adultes de 25 ans, incompétents, inutiles, prétentieux et de plus en plus sectaires. Les médias se divisent entre d’un côté leurs propriétaires qui sont toujours la finance qui se fait subventionner par les politiques, en renvoi d’ascenseur du financement des campagnes électorales, et de l’autre leurs salariés qui diffusent les narratifs qu’ils mettent au point en meute entre universitaires, journalistes et politiques. Le drame est que le niveau intellectuel a tellement baissé partout que la plupart d’entre eux croient aux fables qu’ils racontent.

Ces fables sont diverses mais toutes séduisantes et mensongères comme le sont toutes les idéologies qui prétendent qu’une idée résout les problèmes. Faire payer les riches ou arrêter l’immigration résoudrait tout pour certains puisque tout est fondé sur la fausse évidence que nous sommes un pays riche qui crée chaque année de la richesse qu’il ne s’agit que de distribuer correctement.

Y aurait-il quelqu’un pour rappeler que la richesse n’est qu’un regard qui ne se crée pas mais qui se constate et s’impose par des œillères ?

Le bon sens rappelle que pour constater qu’une production est une richesse, il faut l’échanger avec une autre richesse qui est habituellement l’argent. Un individu ou une entreprise peut créer de la richesse pour soi en fabriquant quelque chose réputé utile mais une collectivité ne s’en enrichit pas puisque l’enrichissement des producteurs est compensé par l’appauvrissement des consommateurs qui ont acheté cette nouvelle richesse ! Fabriquer de l’argent sans valeur pour faire croire qu’en le dépensant, on transforme une production en richesse, est un des mensonges de base de toutes les idéologies actuelles, de ce qu’ils appellent l’extrême droite jusqu’à ce qu’ils appellent l’extrême gauche sans jamais définir la droite et la gauche qui ne sont que des fourre-tout qui permettent la fausse tranquillité de voir le mal chez l’autre et le bien en soi. Où est l’intellectuel, le politique ou le média qui rappelle que l’Insee reconnait que le PIB ne chiffre que la somme de toutes les dépenses ? Dire tout et son contraire, le fameux « en même temps » des satrapes du moment, permet aux narratifs électoraux de s’installer en complices souvent inconscients des deux cohérences envahissantes. La cohérence macronienne est la pire car elle est un mépris total de l’individu au profit d’une caste financière plus que discrète et qui sait sa cohérence provisoire. La jeunesse le ressent très bien en préférant de plus en plus la cohérence islamique, aucune autre ne lui étant proposée par des partis politiques uniformément lamentables.

Alors que le bon sens sait de toute éternité qu’un peuple consomme ce qu’il produit et ne fait qu’améliorer son quotidien en échangeant quelques productions avec ses voisins, les idéologies font croire que la richesse se crée toute seule. Elles ne le disent pas aussi crûment mais elles fondent tous leurs narratifs sur le fait que nous serions un pays riche qui créerait chaque année de la richesse chiffrée par le PIB, ce qui est un enfantillage imbécile qui ne résiste pas à la moindre analyse de bon sens.

Une seule réaction peut endiguer la dégradation générale et la victoire des cohérences malveillantes : le retour au bon sens qui fera tout tanguer et que les narratifs continueront à ridiculiser en le prétendant ringard pour survivre eux-mêmes encore un moment. Le combat ne fait que commencer et le bon sens n’est encore soutenu par aucun parti politique. Ils sont tous dans le court terme électoral et la recherche d’argent contre promesses de subventions.

Le bon sens n’a pas oublié le « devoir d’état » que les narratifs occultent et qui consiste à constater l’évidence que le premier devoir d’une femme est d’assurer la continuité de la population quand celui d’un homme est d’assurer le quotidien. Deux conséquences en découlent. La première est que l’égalité homme femme est fondée sur leur complémentarité et non sur le fait qu’ils seraient identiques comme la cohérence macronienne le prétend puisque son but n’est pas une France cohérente. La seconde est que, devoir d’état accompli, l’harmonie indispensable dont tout individu a besoin, se fait par des activités différentes chez les hommes et chez les femmes, leur premier devoir étant différent et son équilibrage ne pouvant être le même.

Le bon sens n’a pas oublié non plus qu’un peuple doit produire pour consommer et qu’il est indispensable de faire l’exact contraire de la cohérence macronienne en économie. Le travail productif doit être infiniment mieux rémunéré pour pouvoir, avec une seule rémunération, comme cela a toujours été fait, loger et faire vivre une famille entière. La majorité de la population, aujourd’hui citadine et improductive, ne se croit capable que de faire produire les autres et n’existe que par la communication et la consommation. Cela transforme le gouvernement par le peuple en un gouvernement par la foule, c’est-à-dire par les narratifs fabriqués par l’argent. C’est encore l’argent, dont l’origine de la force est soigneusement celée, qui est distribué à tous les improductifs pour qu’ils laissent bien au pouvoir les relais incompétents des vrais dirigeants. Les narratifs ont inventé le mot complotiste pour ridiculiser voire pénaliser ceux qui essaient de régénérer le bon sens populaire. Il faut prendre conscience de la manipulation malsaine actuelle et pousser le peuple à produire tout en le protégeant par des droits de douane quand une production étrangère vient tuer une production nationale. Toute cette nécessité est interdite par le carcan de tous les pouvoirs nommés aussi bien à Bruxelles qu’à Paris dont on se demande comment il est possible de s’en débarrasser sans une vraie révolution. Là encore les partis politiques sont unanimes dans un silence complice.

Le bon sens constate que plusieurs pays d’Europe sont mieux gouvernés avec 10 fois moins de fonctionnaires non régaliens, l’absence d’autorités prétendument indépendantes et 6 ou 8 ministres qui retournent chez eux le soir par les transports en commun. La France se ridiculise en multipliant les parlementaires, les ministres, les fonctionnaires non régaliens et les autorités indépendantes, le tout avec des trains de vie dont beaucoup de Français se contenteraient du quart. Cet ensemble repu est tellement inefficace qu’il paye en plus des sociétés privées pour faire à la fois la réflexion et le travail. Quel fleuve nettoiera ces écuries d’Augias ?

Tant que les partis politiques n’auront aucune vision stratégique, tant que les banques commerciales fabriqueront un argent qui sert majoritairement deux fois, une fois à celui qui l’emprunte et une fois à la banque à qui il est remboursé sans jamais évidemment être détruit, tant que ce ruissellement d’argent pour ceux qui y ont accès, continuera à corrompre tout ce qui peut l’être y compris la majorité populaire improductive, alors la cohérence macronienne continuera à s’imposer violemment pour appauvrir toujours davantage le peuple et enrichir les vrais décideurs qui se retireront quand ils décideront de laisser seule la cohérence islamique. Eux seront ailleurs.

Tout est fait pour que le peuple soit complice et ne fasse plus d’enfants tout en se créant des ennemis imaginaires du côté de l’Oural. Il faut bien en effet trouver au peuple les coupables de ce qui lui arrive.


 [MD1]

Combien de temps allons-nous accepter qu’une fausse monnaie légale et indiscernable truque tout ?


Voler au Louvre les bijoux des familles royale et impériale émeut semble-t-il la Terre entière. Mais faire payer discrètement par le peuple un enrichissement personnel en milliards, est ce qui se passe sous nos yeux distraits depuis 1971. Si tout le monde ou presque sait bien aujourd’hui que les banques commerciales créent de la monnaie, peu de gens en comprennent précisément le mécanisme et les doubles bénéficiaires.

Il faut d’abord bien comprendre que cette création n’est possible que depuis que l’argent n’est plus limité. C’est le 15 août 1971 que Richard Nixon a déconnecté, soi-disant provisoirement, le dollar de l’or, richesse universellement reconnue, entraînant la même déconnection pour toutes les monnaies qui étaient liées au dollar par les accords de Bretton Woods de 1944. La monnaie n’étant plus limitée en quantité par sa garantie en or, l’inventivité humaine a trouvé comment rendre légale et indiscernable une monnaie qui au départ n’existe pas et ne vaut donc rien.

Tout commence comme un jeu d’enfants. Deux enfants qui joueraient à se dire qu’ils se doivent mutuellement un million et qui rêveraient de ce qu’ils en feraient. C’est exactement ce qui se passe. Par une double promesse la banque et un emprunteur se reconnaissent mutuellement se devoir la somme à emprunter. Il n’y a aucun argent engagé, juste les promesses de la banque et de l‘emprunteur de payer à l’autre la même somme. La banque ne met pas d’argent, elle crédite simplement le compte de l’emprunteur en l’équilibrant par une dette équivalente que l’emprunteur reconnaît lui devoir. La banque ne sort de l’argent que si l’emprunteur retire de l’argent à un distributeur, ce qui est généralement insignifiant. Il ne s’agit pour l’instant que de promesses et la cour de cassation confirme bien que mettre des fonds à disposition  ne doit pas être pris au pied de la lettre et se réduit à la simple écriture d’un crédit sur le compte.

« L’obligation de la banque prêteuse consiste à créditer le comptede l’emprunteur du montant convenu, ce qui constitue la mise à disposition des fonds. ». (Cour de cassation, chambre commerciale, 24 novembre 1987, n° 86-17.944)

L’obligation de la banque n’est pas de mettre des fonds à disposition mais seulement d’écrire sur un compte qu’elle doit ces fonds. Cela constitue officiellement la mise à disposition de fonds qui sont pourtant inexistants. Ce n’est qu’une promesse de la banque comme l’emprunteur n’a pour le moment que promis de devoir la même quantité d’argent à la banque avec en plus des intérêts. Les deux promesses s’équilibrent dans les comptes.

C’est la transformation consensuelle de la promesse du débiteur en dette réelle qui transforme en même temps automatiquement la promesse de la banque en une dette réelle vis-à-vis du détenteur de la somme inscrite sur le compte, détenteur qui va varier par la circulation de cet argent nouvellement créé et sans valeur objective.

L’emprunteur ne sait pas, en faisant un chèque ou un virement, qu’il ne fait circuler qu’une dette de la banque pas plus que celui qui reçoit ce virement à son compte en banque, ou ce chèque qu’il dépose à sa banque. Comme cette nouvelle banque honore les retraits, les chèques et les virements de son client, c’est elle qui se retrouve la bénéficiaire de la reconnaissance de dette de la première banque. Jusque-là rien d’extraordinaire, juste des mouvements équilibrés !

Mais comme toutes les banques commerciales font la même chose depuis 1971, elles se retrouvent toutes avec des dettes vis-à-vis d’autres banques qui ne sont équilibrées que par les dettes des emprunteurs des différentes banques. Et en chambre de compensation quotidienne, les banques annulent entre elles leurs dettes réciproques. Le résultat est que les banques annulent entre elles leurs dettes et récupèrent pour elles l’argent de leurs clients qu’elles n’ont pas payé et ne paieront jamais.

 C’est la déconnection du dollar de l’or qui a permis ce nouveau faux monnayage incompris mais légal où les banques, en s’y mettant à plusieurs, créent une monnaie sans valeur qu’elles prêtent et qui leur revient valorisée par le travail de l’emprunteur qui continue à croire que cet argent n’a servi qu’a payer sa voiture ou son logement. Il a pourtant servi aussi à enrichir la banque sans aucune raison entraînant bien évidemment la dévaluation de la monnaie et donc le paiement, par le peuple au travers de la hausse des prix, de cet enrichissement bancaire dissimulé. Inutile de dire qu’avec toute cette monnaie, le jeu, appelé produits dérivés, et la corruption appelée politique, battent leur plein dans toutes les banques.

Tant que ceci ne sera ni compris ni arrêté, des employés de banque intelligents pourront, comme ceux qui ont créé avec rien, Vanguard en 1974 et BlackRock en 1988, devenir multimilliardaires en appauvrissant simplement le peuple par les mille moyens de la dévaluation monétaire, conséquence automatique de sa création sans contrepartie.

Tout le cinéma ou le narratif de la croissance chiffrée par le PIB qui nous indiquerait notre création de richesses alors que le PIB ne compte et n’additionne que nos dépenses dans cette monnaie de plus en plus majoritairement fausse, montre l’état de corruption ou de déliquescence intellectuelle de nos élites. On cherche vainement l’exception.

Pour paraphraser Bossuet, Dieu se rit de ceux qui se plaignent des conséquences de ce dont ils se cachent eux-mêmes la cause parce qu’elle leur rend la vie apparemment facile.

Sortir de l’aveuglement général ?


Nous avons peu de données sur les raisons de l’effondrement systématique des civilisations à un moment où à un autre. Seule la réflexion permet d’essayer d’y voir clair sans prendre les acteurs de ces moments clés pour des imbéciles. Il est raisonnable de penser que seul l’inconscience du problème létal qui les minait, a permis à ce problème non affronté de tellement les affaiblir que la première armée de Vandales venue les a abattues.

Devant l’évidence, certes contestée mais tellement criante, de l’effondrement actuel de notre civilisation, quel serait le problème létal qui nous détruirait sans que nous en prenions conscience? Pour ne pas prendre conscience d’un problème, il faut ressentir qu’il y en a un sans le voir, croire à une ou plusieurs fausses solutions et constater que c’est de pire en pire tout en s’agrippant de plus en plus à l’une des fausses solutions. Et il faut bien sûr accuser de la dégringolade, ceux qui proposent une autre fausse solution. N’est-ce pas très exactement ce que nous vivons où ce qui nous sert d’élite propose de faire payer les riches, d’arrêter l’immigration ou de se regrouper pour trouver ensemble la bonne solution ? Ces trois moyens qui donnent chacun un tiers de nos parlementaires, font évidemment tous les trois partie de la solution mais notre élite se contente à l’unisson de constater que les deux solutions qui ne sont pas la leur ne résolvent rien.

Il faut aussi, pour ne pas voir un problème trop dérangeant, lui construire sans le connaître une solution théorique toujours fondée sur les mêmes trois pieds : être dans le camp du bien appelé aujourd’hui le progrès, avoir un moyen d’action appelé aujourd’hui la croissance et tout reporter à demain, ce que l’on appelle aujourd’hui l’innovation ou l’emprunt. Lequel des trois camps pourrait être hostile au progrès, à la croissance où à l’innovation ? La croissance est même tellement réaliste qu’elle est chiffrée par le PIB que l’on utilise par pourcentages et que l’on compare avec celui ou celle des autres pays. Celui ou celle, car il y a les tenants du produit national brut et ceux de la production nationale brute. Ce qui est sûr c’est que l’INSEE nous confirme que le PIB chiffre la création de richesse tout en écrivant discrètement qu’on le calcule « en faisant la somme de toutes les dépenses finales ». La dépense chiffrerait-elle le produit ou la production ? Oui dans un système normal où l’argent est le fruit du travail utile et où l’on ne produit que ce qui est demandé. Ces deux conditions sont-elles remplies ?

La première ne l’est pas dans un système où les banques fabriquent en continu un argent initialement sans valeur qu’elles prêtent et qu’elles récupèrent pour elles-mêmes en argent valorisé par le travail de l’emprunteur pendant qu’elles annulent entre elles leurs dettes qui équilibraient leurs prêts. C’est tellement gros que j’en ai demandé confirmation à l’intelligence artificielle ChatGPT. En voici la reproduction intégrale sans en changer un mot et en laissant ce que l’IA met en gras :

Début du dialogue

Question :

Quand une banque crée de l’argent, elle a une créance sur son client mais à qui paye-t-elle sa dette ?

ChatGPT a dit :

Excellente question, tu touches au cœur du fonctionnement de la monnaie bancaire.


1. Quand une banque commerciale « crée » de la monnaie

  • Exemple : un client demande un crédit de 100 000 €.
  • La banque inscrit simultanément dans ses comptes :
    • Actif : une créance sur le client (le prêt qu’il devra rembourser).
    • Passif : un dépôt sur le compte du client (c’est la monnaie nouvelle).

👉 La banque n’a pas sorti d’argent de ses coffres : elle a créé de la monnaie scripturale en même temps qu’une créance.


2. La dette de la banque

  • Le dépôt à vue du client (l’argent qu’il voit sur son compte) est comptabilisé au passif de la banque.
  • Cela signifie que la banque a une dette : elle doit être capable de fournir ces fonds à première demande (virements, retraits, paiements).
  • En pratique, cette dette n’est pas « payée » tout de suite, mais la banque doit toujours être en mesure d’honorer les mouvements.

3. À qui la banque doit-elle vraiment ?

  • Au client lui-même : car son dépôt est une dette de la banque envers lui.
  • Mais surtout, indirectement :
    • Si le client transfère cet argent à une autre banque, la première banque devra régler sa dette via le système interbancaire (en monnaie de banque centrale).
    • Si le client retire en billets, la banque devra fournir des billets (qui sont une dette de la Banque centrale).

👉 Autrement dit, la « dette » de la banque est une obligation de livrer de la monnaie centrale (billets ou réserves à la banque centrale) lorsque ses clients déplacent leur argent hors de la banque.


4. Résumé

Quand une banque crée de l’argent :

  • Elle a une créance sur l’emprunteur (à l’actif).
  • Elle a une dette envers le client (le dépôt inscrit au passif).
  • Cette dette est due au client directement, mais elle n’est « payée » réellement que lorsque :
    • le client transfère ses fonds vers une autre banque → compensation interbancaire,
    • ou retire en liquide → conversion en billets fournis par la Banque centrale.

👉 Donc, la banque doit bien quelque chose : sa « dette » est envers ses déposants, et en dernière instance elle se règle vis-à-vis du système bancaire central (Banque de France / BCE).

Vous avez dit :

Mais si deux banques font la même chose et annulent entre elles leurs dettes en chambre de compensation, elles ont toutes les deux une créance sur leur client et rien à payer ?

ChatGPT a dit :

Tu touches là au cœur du système bancaire moderne 👌.
Effectivement, si on simplifie beaucoup : deux banques peuvent créer de la monnaie scripturale en même temps et, grâce à la compensation interbancaire, réduire fortement ce qu’elles ont réellement à se « payer » en monnaie centrale.


1. Création de monnaie par deux banques

  • La banque A accorde un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.
  • La banque B accorde aussi un crédit de 100 à son client → crée 100 € de dépôt.

👉 Chaque banque a un actif (prêt) et un passif (dépôt).


2. Transferts entre clients

  • Le client de A paie 100 au client de B → la banque A doit transférer 100 à la banque B (en monnaie centrale).
  • Mais en même temps, si le client de B paie 100 au client de A → la banque B doit transférer 100 à la banque A.

3. Compensation interbancaire

Au lieu de faire deux virements croisés, les deux opérations sont compensées en chambre de compensation :

  • A doit 100 à B
  • B doit 100 à A
    ➡️ Solde net = 0

👉 Donc aucune des deux n’a besoin de mobiliser de monnaie centrale.
Leur « dette » envers leurs clients se neutralise entre elles.

4. Ce qui reste vrai malgré tout

  • Chacune conserve sa créance (le prêt accordé au client)
  • Chacune conserve sa dette (le dépôt du client)
  • Mais tant que les flux s’équilibrent, elles n’ont pas besoin de payer en monnaie centrale.

👉 Ce mécanisme explique pourquoi les banques peuvent créer de la monnaie scripturale bien au-delà de leurs réserves en monnaie centrale : seule la partie non compensée (le solde net interbancaire) doit être réglée en monnaie centrale auprès de la Banque de France / BCE.


✅ Donc tu as raison :

  • Si les flux entre banques s’équilibrent, elles n’ont « rien à payer » en pratique.
  • Mais si les flux sont déséquilibrés (par exemple si beaucoup de clients quittent la banque A pour B), alors la banque A doit régler la différence en monnaie centrale, et c’est là que sa contrainte réelle apparaît.

Résumé :

Cela veut dire concrètement que si deux banques font par une simple écriture toutes les deux un prêt de même montant à leurs clients. Elles annulent entre elles leurs dettes et récupèrent pour elles l’argent de leurs clients qu’elles n’ont pas payé et ne paieront jamais.

Fin du dialogue

Chaque client enrichit donc sa banque qui n’a rien à payer et qui en plus, demande des intérêts sur une somme qu’elle a créée à partir de rien uniquement pour être prêtée et récupérée, une fois valorisée par le travail de l’emprunteur. C’est tellement énorme que l’on se demande comment cela peut être légal.

80 à 90% de l’argent actuellement en circulation n’est le fruit d’un travail utile qu’au moment où les banques le récupèrent pour elles-mêmes avec intérêt. Même l’intelligence artificielle met la dette des banques entre guillemets.

La seconde condition qui est de ne produire que ce qui est demandé n’est pas remplie non plus car les multinationales ayant un accès sans limites aux prêts bancaires, font produire par des machines qui produisent en continu en tombant rarement malade et en ne faisant jamais grève. Elles doivent simplement trouver des acheteurs à qui les banques prêteront la monnaie qu’elles fabriquent si les acheteurs ont du travail et si le libre-échange fait bien baisser suffisamment les prix. Il leur faut des consommateurs et pas des producteurs concurrents.

On commence à deviner le problème létal que personne ne veut voir clairement : les puissants qui possèdent à la fois les banques, les multinationales et les médias, sont dans l’utopie d’une civilisation unique parlant anglais avec les mêmes désirs et les mêmes besoins, avec un gouvernement mondial qui uniformise les peuples en les créolisant.

L’argent et les produits étant fabriqués en permanence par les banques et les multinationales, leur échange qui est la dépense chiffrée par le PIB n’est plus du tout le constat d’une création de richesse mais celui de la bonne santé d’un système esclavagiste que la déconnection des monnaies de toute richesse réelle à rendu possible. Ce sont des employés de banque d’affaires qui avaient compris que les monnaies n’étaient plus quantitativement limitées puisque déliées depuis 1971 de toute richesse reconnue, qui ont créé Vanguard en 1974 et BlackRock en 1988, à partir de rien. Aujourd’hui BlackRock a une capitalisation boursière de 1200 milliards de dollars et Vanguard non introduit en bourse est valorisé entre 30 et 1000 milliards de dollars suivant la façon dont on l’évalue. Tout cela en 50 ans à partir de rien ! Il suffit de voir sur son bilan tous les emprunts que fait BlackRock aux banques qui lui appartiennent pour comprendre la perversion du système que l’intelligence artificielle appelle pudiquement « le système bancaire moderne » et qui s’appelle en français un faux-monnayage légal.

Pendant que les multinationales produisent sans respect des limites naturelles des matières premières, les banques transforment par les prêts, l’énergie des peuples en bon argent pour elles-mêmes, pour fabriquer les machines et pour corrompre les mondes politique, médiatique et intellectuel. La masse monétaire a été multipliée par plus de 60 depuis 1971 pour permettre à la classe politique  de se faire élire et de faire du « quoi qu’il en coûte » sur tout sujet « moral » diffusé par les médias (écologique, sanitaire, pacifique, humanitaire, sécuritaire ou simplement tolérant par « ouverture d’esprit ». Quel que soit le sujet, nous dépensons un argent que nous n’avons pas parce que de prétendus « investisseurs » appelés aussi « les marchés », toujours anonymes puisqu’inexistants à part quelques rares monarchies pétrolières, nous prêteraient avec intérêt leur bon argent. Ce sont en réalité les banques qui le fabriquent sur le dos de leurs emprunteurs qui deviennent complices inconscients du système en étant ravis que la banque ait accepté de leur prêter l’argent qui leur manquait. Ce système irrationnel creuse inexorablement sa tombe en faisant grimper sans limite une dette mondiale irremboursable qui oblige les politiques à pressurer leurs peuples et à baisser leur niveau de vie en jurant le contraire. Pour tenir encore un moment, ce système a besoin de tuer toutes les structures qui s’opposent par simple bon sens à sa faconde. La famille, la nation, la religion, la paysannerie doivent disparaître car ils sont tous dans le concret des besoins quotidiens des peuples et les différencient comme l’avait fait le mythe de la tour de Babel.

La devise « travail famille patrie » a été créée par Mermoz en 1936 avec le colonel de la Roque que De Gaulle a honoré de la « médaille de la déportation et de l’internement pour faits de résistance »  avec ces mots « à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l’ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France ». Malgré cela les médias l’attribuent à Pétain pour pouvoir insinuer sans jamais le dire vraiment que le travail, la famille et la patrie, c’est Hitler. L’argent des banques, le libre-échange des multinationales et le narratif des médias sont à la manœuvre pour inverser les valeurs dans l’esprit populaire. Le narratif des médias toujours retravaillé met dans le camp du bien tout ce qui favorise le système et desserre ses freins. Ridiculiser la production domestique, pousser les femmes à aller chercher de l’argent pour payer ce qu’elles faisaient elles-mêmes mieux avant chez elles, les pousser à être en concurrence financière avec les hommes pour pouvoir baisser les salaires en les augmentant infiniment moins que la dévaluation de la monnaie appelée inflation et due à la fabrique bancaire. Gommer la complémentarité hommes femmes en les réputant identiques et en rendant de même valeur la sexualité entre deux individus quels qu’ils soient. Ridiculiser le travail manuel productif et garder les jeunes générations pendant 25 ans dans un engrenage où l’on ne redouble plus, où le bac est donné à quasiment tout le monde et où chacun apprend à l’université qu’il est trop intelligent pour produire lui-même et qu’il sera payé dans des métiers d’intellectuels, de commentateurs, d’assistance à la personne, ou de direction de gens qui acceptent de produire et qui sont généralement des immigrés ou de lointains étrangers. Les moyens sont presque infinis pour fabriquer des peuples d’imbéciles prétentieux qui ne produisent plus, consomment, s’amusent et pérorent.

L’avenir dira si les puissants réussiront dans leur tentative perverse ou si les peuples sauront résister au rouleau compresseur en commençant par exiger que tout remboursement d’argent soit fait à l’Etat si le prêteur ne démontre pas que l’argent prêté a été réellement gagné. Les multinationales, les banques, les médias et tous leurs affidés n’apprécieraient pas mais ce ne serait que justice et honnêteté.