Vœux 2026

Que faire comme vœu à mes compatriotes en cette année qui sera, comme toutes les précédentes, plus difficile que celle qu’elle remplace, à moins qu’ils ne réagissent ? Leur proposer peut-être de réfléchir à la phrase apocryphe d’Henri Bergson qui résume tout de même très bien sa pensée : « L’œil ne voit que ce que l’esprit est prêt à comprendre ». Nier la réalité en toute bonne foi parce qu’elle dérange trop en est la suite naturelle et inéluctable dans laquelle nous baignons en quasiment tous domaines. Les narratifs aux mains du pouvoir diffusent de fausses réalités dont les dirigeants ont besoin pour ne rien affronter, ne rien résoudre, se contenter de communiquer sur tout et n’importe quoi pour atteindre leur seul but, rester au pouvoir sans savoir qu’en faire si ce n’est en jouir. Tout ce qu’ils savent décider, ce sont des obligations et des interdictions pour ne plus voir un problème dont ils sont la cause par la déresponsabilisation de leur peuple. Pendant que les médias serinent les narratifs, les dirigeants « débloquent » un argent inexistant chaque fois que la réalité les rattrape. Aucun sujet n’y échappe.

Je ne peux que souhaiter à mes compatriotes, à l’aube de cette nouvelle année, de ne plus rester prisonniers des multiples mensonges dont ils sont abreuvés en tous domaines pour leur faire peur et les rendre malléables.

Le premier, le plus important et celui qui rend possible tous les autres, c’est le mensonge sur l’économie qui est instillé en permanence. Nous serions un pays riche qui fabrique en permanence de la richesse. C’est la croissance qu’ils jugent tous présente et indispensable.

La réalité économique est pourtant simple. Un peuple consomme ce qu’il produit et il s’enrichit de ce qu’il produit de désirable sans avoir à le consommer immédiatement. L’argent a été introduit partout dans le monde lorsque, dans un groupe devenu important, la paresse de quelques-uns non identifiables a rendu indispensable un intermédiaire de valeur dans les échanges. Aristote a constaté que l’argent devenait donc un moyen d’échange, une réserve de valeur et un chiffrage de ce que le peuple voyait comme une richesse. A la marge, un peuple échange avec ses voisins par un troc intelligent, ce qu’il fabrique le mieux avec ce que, eux, fabriquent le mieux. L’argent étant facilement chiffrable, la quantité d’argent dépensé est devenue tout naturellement le chiffrage de la richesse produite puisqu’il y avait équilibre entre le revenu, la production et la consommation. Le fait que l’argent dépensé ne soit pas une richesse produite quand on importe sa consommation, ne faussait pas grand-chose tant que l’importation était dérisoire par rapport à la production nationale.

Tout ce système tenait parce que l’argent était un intermédiaire de valeur toujours lié à une richesse préalablement reconnue et habituellement l’or car ce métal est reconnu comme richesse dans toutes les civilisations. L’argent était limité par la limite de la richesse reconnue qui le garantissait.

La déconnection prétendument provisoire du dollar de l’or en 1971 alors que toutes les monnaies lui étaient liées, a tout bouleversé. L’once d’or est passé de 35 dollars dans les années 30, 40,50 et 60 à 4.346 dollars aujourd’hui. La valeur objective de l’or n’a pas changé, c’est la valeur subjective des monnaies qui s’est effondrée par leur création effrénée. Un système oligarchique intenable s’est mis en place (du grec oligos, peu nombreux, et arkheïn, gouverner). Système assez rusé qui permet au petit nombre qui fabrique de l’argent, de faire croire au grand nombre qui doit le gagner que nous sommes en démocratie et que c’est le grand nombre qui gouverne.

Comme dans toutes les dictatures, il y a l’oligarchie qui gouverne, le peuple qui travaille et au milieu les plus veules du peuple qui se mettent au service de l’oligarchie dans leur intérêt personnel. Ce qui est tout à fait nouveau et encore inédit c’est d’utiliser l’argent sans valeur objective, fabriqué en continu par le crédit, pour inventer une société où l’immense majorité du peuple qui produisait a été transformée en serviteurs zélés et improductifs du système impossible, en véritables kapos de l’oligarchie. On a expliqué au peuple qu’en le faisant passer à presque 100 % par une université qui ne forme plus des ingénieurs mais des commentateurs phraseurs et des contrôleurs mesquins, on lui faisait prendre l’ascenseur social. On ne lui a pas dit que cet ascenseur descendait dorénavant. L’oligarchie et ses kapos toujours plus nombreux vivent dans les villes sans rien produire et ont deux besoins vitaux : tuer ceux qui produisent encore tellement ils gênent le paysage de l’oligarchie et tenir dans le temps en fabriquant toujours plus d’argent pour acheter à l’extérieur ce que l’on veut consommer sans rien produire et à l’intérieur l’esprit du peuple à qui l’on fait croire que dépenser c’est s’enrichir comme le PIB le démontre.

Ce qui est encore tout à fait nouveau c’est que l’oligarchie a quitté le territoire national et n’a laissé sur place que ses kapos en chef dont la constance est la veulerie bien ripolinée.

Les nouveautés ne s’arrêtent pas là. L’oligarchie a acheté par le principe de la subvention dégoulinante habillant la corruption, la quasi-totalité des intermédiaires (partis politiques, médias, syndicats, associations, ONG) qui diffusent en continu les narratifs biaisés en tous domaines, sanitaire, climatique, militaire, économique, en ne donnant la parole qu’à de prétendus experts bourrés de conflits d’intérêts dont ils ne disent rien, contrairement à la loi que personne ne fait respecter. Pour ce faire, la masse monétaire a été multipliée par plus de 60 depuis 1971 et elle se trouve dans la dette mondiale que l’oligarchie ose faire dire par ses kapos en chef qu’elle sera remboursée par la création de richesses chiffrée par le PIB, qui n’est que la somme des dépenses Elle leur fait dire aussi, sans que cela ne semble les gêner, que ne dépenser que 3 % de plus que ce que l’on gagne est un but admirable que nous atteindrons peut-être si nous sommes courageux et disciplinés.

Le ridicule ne tuant plus, être courageux pour l’oligarchie, c’est accepter qu’un seul salaire ne puisse plus, pour la première fois de notre histoire toutes classes sociales confondues, suffire à loger et à faire vivre une famille même peu nombreuse. Être courageux pour elle, c’est accepter qu’un sein d’homme puisse donner du lait et son ventre porter un bébé puisque l’égalité homme femme, ce n’est plus leur interdépendance et leur complémentarité mais qu’ils soient identiques et interchangeables. La femme n’est différente de l’homme pour l’oligarchie que lorsque, au mépris de la grammaire et de siècles de bon français, on ne doit plus dire « ceux » sans le faire précéder de « celles et » qui ne rajoute évidemment rien. On dépensera ce qu’il faut pour que l’impossible devienne possible. Le principe tellement évident de Ricardo suivant lequel tout le monde doit faire ce qu’il fait le mieux ou le moins mal ne s’applique plus aux hommes et aux femmes mais uniquement à la justification d’un libre échange destiné à tuer la production nationale et flatter les écologistes de salon qui veulent de l’éolien et du solaire. Si cela grince, on débloquera de l’argent quitte à le faire payer, pour mieux les tuer, par ceux qui produisent encore en augmentant autoritairement par exemple un congé payé parental pour des naissances d’enfants que seule l’immigration fait encore.

Revenons à nos vœux pour l’année 2026 qui s’annonce très mal, contrairement à ce que tous les kapos racontent. Elle s’annonce très mal parce que la réalité dérange tellement que très peu de gens acceptent de la voir. Ils ne peuvent pas nous avoir amener là ! C’est du complotisme ! (mot fourre-tout à la mode avec extrême-droite quand on veut ridiculiser quelque chose sans avoir d’arguments).

Mes vœux sont qu’au regard de notre Histoire, nous avons tout de même appris que notre pays sait toujours se réveiller quand l’ignominie semble gagner. Nous aurons cette année et l’année prochaine à choisir de nous abstenir ou de choisir nos organisateurs locaux puis nationaux mais pas nos oligarques qui resteront les mêmes et qui fabriqueront l’argent à dépenser pour que nous choisissions bien leurs kapos. Choisissons donc de nous bouger, de ne pas être nous-mêmes les kapos d’un système impossible en choisissant des kapos chefs qui ne veulent pas comprendre ce qui se passe. Stimulons l’émergence d’une classe politique actuellement inexistante, consciente de ce qui se passe et faisant passer les intérêts du peuple avant les siens, et d’abord en lui disant la vérité.

En bref je forme le vœu pour 2026 que mes compatriotes se réveillent d’une torpeur fabriquée, nourrie, constante mais létale pour notre civilisation. Qu’ils se remettent à produire ou à se mettre au service de la production ! Et que les oligarques et leurs kapos cessent de se croire géniaux, par la réalité de notre réaction !

Vœux 2024

En cette nouvelle année, c’est en regardant où nous sommes tombés qu’il est possible de formuler des vœux qui ne soient pas les souhaits éternellement rabâchés de santé, de bonheur et de prospérité accompagnés du constat systématique d’échec au 31 décembre fait par le chef de l’état qui répète chaque année depuis 50 ans que hier, d’accord mais que demain…..

Nous sommes tombés dans la folie généralisée de croire que nous créons collectivement des richesses, que nous pouvons moins travailler et que les seules vraies difficultés sont le partage équitable des richesses produites et la répartition de la diminution du travail. Quiconque se pose des questions se voit immédiatement opposer l’évidence comme unique preuve et qu’en discuter est insensé. Je fais le vœu que nous redécouvrions que la vie n’est qu’échanges et en aucun cas créations. Nos productions ne sont des richesses que si leurs valeurs sont reconnues par leur commercialisation qui n’est qu’échange.  Individuellement nous n’existons physiquement que par des échanges permanents solide, liquide et gazeux avec la nature et nos productions ne sont pas des richesses. Socialement nous ne savons que transformer pour produire et seul l’accueil de nos productions quand elles sont achetées, peut les transformer en richesses par cet échange.

Tout est faussé dans nos têtes. Nos représentants ne sont élus que parce qu’ils nous confortent dans notre folie appuyée à la fois sur l’université qui diplôme les seuls étudiants qui répètent sans comprendre ce qu’on leur embecque, et sur les médias qui concentrent notre attention sur les détails qui masquent l’essentiel et nous font vivre une société moralisatrice et mendigote. Chacun veut croire que les entreprises créent de la richesse chiffrée par la valeur ajoutée et ne veut surtout pas prendre conscience que cette valeur ajoutée n’existe que si des clients viennent s’appauvrir de la somme de toutes les valeurs ajoutées de la chaine de production. Où est la création ? Il n’y a qu’un échange dont, depuis 50 ans, on a faussé l’un des termes, à savoir l’argent qui coule collectivement à flots pour ceux qui ont accès à la montée permanente de l’emprunt.

Croire que l’on crée des richesses permet à une majorité de Français de ne rien produire en pensant simplement avoir droit à sa part de richesses produites, à sa part de manne qu’il ne croit plus divine tout en étant incapable de l’expliquer. Gonflent et pullulent les administrations, les associations subventionnées, les entreprises de services à la personne, les médias et les banques qui créent le carburant de cette machine infernale,  l’argent qui transforme en richesses apparentes, ce qui ne sont qu’encombrants voire même déjà déchets. Tout ce monde improductif devenu majoritaire veille à la médiocrité de ceux qui nous gouvernent en prétendant imiter la démocratie grecque alors que dans l’antique Grèce, seuls les producteurs d’huile ou de blé votaient. Aujourd’hui les improductifs votent pour ceux qui, oubliant le bon sens, veulent nous faire rentrer de force dans leurs idéologies irréfléchies et surtout incohérentes.

La stupidité de voir la vie sociale comme un nirvana n’a-t-elle pas fait abandonner aux femmes le pouvoir dans la famille qu’elles détenaient depuis toujours, pour un pouvoir plus apparent dans l’espace public où elles deviennent concurrentes des hommes  en ne régénérant plus la population ? Les hommes, confiants dans ce même pays de cocagne, ne laissent-ils pas leur travail aux immigrés dont ils ont besoin tout en ne les supportant plus ? Les immigrés n’affluent-ils pas de partout dans ce monde totalement imaginaire où il n’est plus nécessaire de produire pour consommer ? Les Français ne vivent-ils pas quasiment tous, individuellement et collectivement, sur l’emprunt que demain, c’est-à-dire leurs enfants, devra rembourser d’une manière ou d’une autre ? Tous ne croient-ils pas à cette création de richesses qui permet de ne commencer la vie active qu’après 25 ans d’un apprentissage au farniente, et de la terminer dès qu’il est possible d’être payé à ne rien faire ?

Je fais le vœu, tout en craignant que ce ne soit qu’un vœu pieux, que mes compatriotes se réveillent et reprennent leurs esprits avant que la guerre qui pointe son nez, ne les leur fasse reprendre beaucoup plus durement.

Devant l’accumulation des vrais nuages monétaires puis guerriers que peu de gens acceptent de voir et le détournement des regards des peuples vers les faux nuages sanitaires ou climatiques, le seul vœu possible est que le peuple prenne le temps de réfléchir à son propre destin. Ne serait-ce pas tout simplement la démocratie ?