Le chemin vers l’absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. Deuxième étape : Changer le sens de la croissance

Après avoir cassé le thermomètre et fait oublier que le PIB ne mesure que la circulation monétaire et ne donne une idée de la richesse que si production, revenu et consommation restent au même niveau, ce qui avait toujours été le cas, les oligarques ont donné à la croissance économique le sens nouveau d’augmentation de la dépense en ne la limitant plus par la production.

La vraie croissance économique est l’augmentation simultanée et du même montant de la production, du revenu et de la consommation. L’effort de la production donne le résultat intermédiaire du revenu et la satisfaction de la consommation. Dans une société normale, tous les métiers sont productifs ou au service de la production, ce qui était encore le cas au début des années 70. Mais les oligarques ont eu l’idée géniale de profiter de la déconnexion des monnaies de toute richesse réelle (s’ils ne l’ont pas générée) pour transférer l’équilibre production revenu consommation de l’entité nationale à une entité mondiale théorique où l’équilibre production revenu consommation n’est jamais étudié. Cela a été fait avec la complicité active de l’OMC après que ce dernier ait réussi à assassiner l’OIC quand il s’appelait encore GATT. La fabrication continue d’argent par les banques commerciales a remplacé en grande partie l’effort humain. En occident l’homme a cessé majoritairement d’être producteur pour être simplement consommateur et commentateur. Si production revenu et consommation sont évidemment restés au même niveau mondialement, ils ne le sont plus du tout nationalement. En occident la production s’effondre, le revenu baisse beaucoup forçant chaque famille à aller chercher un second revenu en comptant sur les médias pour appeler cela « libération de la femme », et la consommation explose, stimulée par l’argent dépensé en publicité et créé par les banques pour être dépensé. Au niveau mondial production revenu et consommation restent évidemment au même montant mais la répartition des trois a complètement changé, l’argent illimité faussant aussi bien la production que le revenu et la consommation.

L’argent fausse la production car, par sa dépense dans les machines, il ne nécessite plus ou infiniment moins le travail humain. Il fausse la consommation car, par l’emprunt, les subventions et la corruption, il fait consommer des villes qui ne produisent plus rien et rend provisoirement possible des sociétés décérébrées avec les élites qu’elles produisent. Mais c’est surtout la répartition du revenu qui est complètement faussée. La production et la consommation augmentant sans arrêt au point d’utiliser dangereusement les ressources de la Terre, le revenu augmente mathématiquement d’autant mais c’est sa répartition qui change complètement car les peuples sont de moins en moins rémunérés et l’augmentation très importante de la rémunération mondiale se répartit entre les oligarques et la dette mondiale qui ne peut générer que l’appauvrissement des peuples puis leur esclavage.

Comment faire tenir dans le temps un système impossible qui ne favorise provisoirement que quelques oligarques et l’orgueil insensé des peuples occidentaux à qui l’on continue de faire croire que le monde entier lui achètera son intelligence ? C’est malheureusement tout simple et fondé sur deux pieds. Le premier est de continuer à remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire en continuant à faire fabriquer par les banques de l’argent qui, en étant dépensé, fait du PIB national présenté comme une création de richesse qui remboursera la dette ! On cache aux peuples que la dette, non seulement ne baisse pas mais ne peut qu’augmenter au même rythme que la création d’argent moins le prélèvement des oligarques et de leurs kapos et moins l’apport de plus en plus faible des rares producteurs occidentaux qui ne sont même plus respectés. Le second pied est le rêve enfantin, même pas exprimé, que tous les pays vont vers un commerce extérieur excédentaire qui remettra les compteurs à zéro par les milliards de consommateurs tant vantés par l’ineffable présidente de l’UE dont il devient impossible de savoir si elle est plus corrompue que stupide ou l’inverse.

Tant qu’il sera volontairement refusé de comprendre que l’énergie monétaire ne vient que de l’énergie humaine, précédemment bien dépensée quand la monnaie est bonne, et d’une énergie humaine à trouver demain par n’importe quel moyen quand la monnaie ne vaut plus rien comme actuellement, notre civilisation continuera à s’effondrer dans l’incompréhension et l’angoisse générales avec la violence qui les accompagne systématiquement. L’incompréhension, l’angoisse et la violence montent ensemble en attendant l’inévitable réaction. Le drame est que l’angoisse comme la violence sont systématiquement étudiés alors que l’incompréhension ne l’est jamais alors que la réaction ne peut passer que par elle.

Pour réagir il faut pourtant bien comprendre les deux mécanismes du cauchemar actuel, celui de la création d’argent ex nihilo, et le rêve puéril que ce sont les autres qui rééquilibreront tout demain. 

On ne répétera jamais assez tant qu’il ne sera pas compris, le mécanisme discret de fabrication de la monnaie pour elles-mêmes par les banques commerciales depuis que les monnaies ne sont plus garanties par des richesses réelles. Les banques créent de l’argent par le crédit qui n’est qu’une double reconnaissance de dette, l’une de l’emprunteur vis-à-vis de la banque et l’autre de la banque vis-à-vis du détenteur de cette reconnaissance qui est d’abord l’emprunteur lui-même puis toute personne physique ou morale que l’emprunteur aura payé avec l’argent prétendument prêté qui n’est en réalité qu’une reconnaissance de dette de la banque. L’astuce est que, toutes les banques faisant la même chose depuis les années 70, pendant que les reconnaissances de dettes de leurs clients se transforment naturellement en dettes réelles à rembourser, les reconnaissances de dettes des banques circulent par les paiements de leurs emprunteurs et se compensent la plupart du temps entre elles en chambre de compensation. Au bout du compte la plupart du temps actuellement, la dette d’un client vis-à-vis d’une banque n’est compensée comptablement que par la dette d’un autre client vis-à-vis d’une autre banque. C’est parce qu’ils ont compris et appliqué ce mécanisme que de modestes employés de banque californiens comme Laurence D. Fink (Larry pour les oligarques) ont pu créer en 1988 Blackrock ou d’autres, Vanguard un peu avant, récupérer pour eux en bonne monnaie l’argent imaginaire qu’ils avaient « prêté » Ils sont devenus en quelques années multimilliardaires et Larry Fink présenté comme « billionnaire » se retrouve président du Forum économique mondial « convoquant » tous ses affidés politiques et économiques à Davos chaque mois de janvier. Les banques ont beau répéter que l’argent créé pour être prêté est détruit dès remboursement, tout le monde sait bien que l’argent bien réel remboursé par l’emprunteur n’est pas brulé mais escamoté pour la double destination des poches des oligarques et de la corruption que l’on appelle subventions, aide sociale et toute forme de distribution générale d’un argent qui fait croire que tout va bien et ne coûtera que demain aux peuples qui l’utilisent.

L’intelligence artificielle, assemblage de tout ce qui est écrit sur la croissance expose bien la confusion des esprits où la croissance est bien et mal à la fois sans jamais comprendre ni bien sûr expliquer la contradiction :

🧩 En résumé

  • La croissance s’impose parce qu’elle fonctionne, apaise, et se mesure
  • Elle est critiquée parce qu’elle :
    • détruit des écosystèmes
    • accroît les inégalités
    • ne garantit ni bonheur ni sens

L’IA démontre simplement que les oligarques veillent à ce que personne ne comprenne que la croissance n’est que l’augmentation de la dépense d’un argent fabriqué pour cela. Ce qui fonctionne vraiment c’est l’endormissement des peuples afin qu’ils n’aient pas conscience du drame vers lequel les oligarques les conduisent.

Nous verrons dans le dernier article comment l’illusion du commerce international sert de somnifère pour que les peuples consommateurs croient qu’ils pourront éternellement consommer sans produire grâce à l’intelligence de leurs élites à qui ils reprochent évidemment de ne rien résoudre.

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