La question essentielle qu’aucun politique ne se pose

D’où vient le décalage permanent en tous domaines entre le réel et le narratif ? Combien de temps va pouvoir durer ce monde où la communication qui a déjà remplacé l’action, tente maintenant de remplacer aussi la réflexion ? Qui peut croire qu’il est possible de ne vivre qu’en faisant des phrases comme le font les politiques, les acteurs, les chanteurs, les étudiants, les publicitaires, l’immense majorité des fonctionnaires, les journalistes, les universitaires et les « experts » de plateau quelle que soit leur « spécialité » ?

Si encore ces phrases étaient là pour réveiller ! Mais elles sont là, moitié pour endormir et moitié pour geindre et rabâcher que rien ne va sans jamais s’en demander la cause.

Si l’IA est le dernier clou du cercueil en voulant remplacer la réflexion par la communication sans penser un instant à l’énergie nécessaire, le clou le plus important a été le lent remplacement de l’action par la communication avec le narratif stupide mais bien implanté : « Nous sommes tellement intelligents que nous savons que tout a toujours existé sans jamais avoir été créé et que le monde entier va nous acheter une petite part de notre intelligence en fabriquant pour nous, tout ce dont nous avons besoin, ce qui nous permettra de vivre de mieux en mieux en travaillant de moins en moins ». Nous appellerons ça le progrès et nous nous bourrerons de tranquillisants et ferons de moins en moins d’enfants tellement nous aurons du mal à y croire.

L’invention récente (un demi-siècle) et stupide d’une économie mondiale incohérente nous a fait oublier que le revenu n’est que le passage à sens unique de la production vers la consommation et que dans tout système, équilibré par construction ou fermé par obligation ou décision, production, revenu et consommation sont mathématiquement globalement au même niveau et que c’est la production qui crée le revenu, et le revenu qui crée la consommation.

Nous avons manipulé le revenu par les deux bouts. D’un côté nous avons créé, pour nous croire riches, du revenu artificiel par le crédit, création monétaire permanente. De l’autre, en nous croyant riches, nous nous sommes offerts et nous offrons à qui le désire, une consommation sans production qui attire la Terre entière. Ce déséquilibre est évidemment intenable pendant que le système mondial obligatoirement fermé reste lui parfaitement cohérent avec une production, un revenu et une consommation mondialement au même niveau par obligation. Mais si les pays dit pauvres produisent pendant que les pays dit riches consomment, le revenu est majoritairement confisqué par ceux qui font circuler les hommes, les marchandises et les monnaies, ce qu’ils appellent le commerce international. Armateurs, banquiers et politiques, prennent la dîme qu’ils décident sur tout ce qui bouge. Tout le narratif actuel n’est là que pour faire tenir aussi longtemps que possible ce système scandaleux et intenable au profit d’une petite minorité qui joue sur les faiblesses de la majorité.

Ce narratif est intéressant dans sa complexité bien construite et apparemment cohérente même s’il est scandaleux. Il élimine consciencieusement toute critique du mondialisme et présente avec intelligence la rapine du revenu comme un élément du bien commun. Il utilise pour cela toutes les techniques de Bernays qui a bien expliqué que pour les peuples, ce ne sont pas les faits qui comptent mais leur perception des faits. Il suffit donc d’éclairer ou d’envelopper les faits pour les faire percevoir comme on le souhaite.

Pour éliminer toute critique du mondialisme, les oligarques utilisent l’argent que leurs banques fabriquent, prêtent et récupèrent avec intérêt tout en promettant dans leurs comptes qu’elles le paieront un jour. Cet argent faramineux constitue la plus grosse partie de la dette mondiale principalement financière et trop rarement étudiée. Il sert à la fois à désorganiser les structures antérieures cohérentes (communes, départements, nations) en les doublant de structures artificielles coûteuses et désorganisantes (communautés de communes, régions, union européenne) et à diffuser par leurs médias un narratif qui cache la réalité et en invente une autre. Il cache la baisse du niveau de vie par une dévaluation monétaire permanente, due à la création d’argent sans contrepartie préalablement existante et il invente une fausse réalité de création de richesse par la croissance qui va prétendument tout résoudre et augmenter le niveau de vie sans jamais évidemment expliquer comment.

La croissance est le « sésame ouvre-toi » du narratif où il devient impossible de savoir si ceux qui en parlent sont simplement incompétents en y croyant, ce qui est le cas de l’immense majorité, ou manipulateurs sans y croire car il en faut pour construire le narratif.

La croissance, la création de richesse chiffrée par le PIB, a une histoire et avait une réalité. Quand les nations avaient leur souveraineté et leur monnaie, elles avaient chacune l’équilibre qui est actuellement mondialisé entre la production, le revenu et la consommation. C’est en augmentant la production que l’on augmentait le revenu et la consommation et il y avait réellement création de richesse et croissance. L’augmentation parallèle de la production, du revenu et de la consommation, chiffrait alors en effet une création de richesse car, dans un pays donné, si la production, le revenu et la consommation augmentent ensemble, toujours du même montant, ce pays s’enrichit par la qualité de son travail. Mais c’était l’époque où l’argent ne venait quasiment que de la vente de la production et était lui-même une preuve physique d’un travail déjà effectué. Mais depuis que les monnaies ont été déconnectées de toute richesse reconnue et que les banques ont fabriqué 90% de l’argent actuellement en circulation sans aucun lien avec une richesse reconnue, la dépense d’argent qui était la preuve qu’une production avait été réalisée, n’est plus devenue qu’une dépense d’argent fabriqué pour cela.

Ce qui est stupéfiant c’est que l’INSEE continue à écrire en août 2026 dans ses définitions que le PIB se calcule indifféremment par la production, le revenu ou la consommation, ce qui était vrai à sa création. La malhonnêteté publique de l’INSEE apparait quand il continue à écrire que le PIB chiffre la création de richesse en ne le calculant plus que par la valeur ajoutée qui est pour toute entreprise la dépense de ses clients simplement diminuée de sa propre dépense à l’extérieur d’elle-même. Si c’est en effet une création de richesse pour l’entreprise, richesse qui est distribuée aux salariés, aux actionnaires et à l’État, la valeur ajoutée d’une entreprise n’est nullement une création de richesse nationale mais une dépense nationale. Et comme cette dépense est faite avec de l’argent uniquement créé pour être dépensé, il est aujourd’hui mensonger de parler de création de richesse quand on la chiffre par le PIB.

Pour justifier l’extorsion d’une partie du revenu mondial par les oligarques, le narratif rend incontournable le commerce international présenté comme le progrès dont seuls les petits esprits et les retardataires chafouins ne voient pas l’impérieuse nécessité. Que des bêtes soient élevés dans un pays pour être abattues dans un autre, découpées dans un troisième et vendues dans un quatrième est totalement négligé puisque c’est comme cela que les oligarques prennent leur dîme en prétendant que c’est plus économique.

Le plus extraordinaire est l’invention ex nihilo des « investisseurs » et des « marchés » que les médias et les politiques nous présentent comme des décideurs anonymes de bon sens qui nous jugent et décident des taux d’intérêt qu’ils nous infligent, alors que ce ne sont que des banques qui créent l’argent qu’elles prêtent en ne le payant généralement jamais puisque les dettes que les banques accumulent en ne payant pas l’argent qu’elles prêtent, se retrouvent dans la dette mondiale qui monte, qui monte, qui monte. Ce qui est fascinant, c’est l’enfantillage de Giscard et Pompidou qui ont fait voter en janvier 1973 une loi qui a interdit à la banque de France de prêter à l’État, ce qu’elle faisait sans intérêt, afin que, forcé d’emprunter avec intérêt à des banques privées, les politiques fassent des budgets serrés et non dépensiers. On connaît le résultat et l’impéritie des mêmes politiques qui ne changent pas et qui nous font peur avec une dette faramineuse d’un argent qui n’a jamais été gagné.

Aucun politique n’en parle, les plus bêtes parce qu’ils n’y comprennent rien, les plus intelligents car ils ont trop envie d’aller pantoufler à Bruxelles et ont trop besoin de l’argent des banques pour financer leur campagne. C’est en ce sens que l’élection présidentielle de 2027 ne changera absolument rien puisque tous les candidats ont besoin de l’argent créé par les banques pour nous convaincre que tout va bien et que si nous pensons que tout va mal, c’est que nous sommes soit stupides, soit complotistes. Ils payent des sites spécialisés pour ça.

Comment sortir de notre incohérence alors que les Français ne se divisent quasiment qu’entre ceux qui ne voient pas l’incohérence générale et ceux qui pensent en sortir par la croissance ?

C’est pratiquement impossible tellement le narratif a enveloppé le réel qui n’intéresse plus personne. Chacun s’enferme dans son quotidien personnel et ses vacances en n’envisageant même plus le collectif dont il ne sait même plus lequel.

Il faudra pourtant, par l’intelligence avant que la violence ne le fasse, que soient remis sur le tapis toutes les fausses avancées du troisième quart du XXe siècle fondées exclusivement sur un argent imaginaire : l’inutilité du spirituel, le divorce, l’avortement, la suppression de la peine de mort, la consommation plutôt que la production, la jouissance plutôt que l’effort, l’université stupide et obligatoire, l’interdiction de la fessée qui apprenait que la violence fait mal, l’inversion des valeurs millénaires, une science sans conscience qui n’est que ruine de l’âme comme disait Rabelais au XVIe siècle.

Surtout ne rembourser qu’à l’État une dette dont le créancier ne démontre pas que l’argent prêté a été d’abord gagné, peu importe qu’il ait été ensuite acheté ou confié. La dette de l’État s’effondrera comme les impôts qu’elle génère mais les politiques n’auront plus de banques pour financer le bourrage de nos crânes qui préfèrent la servitude à la reconnaissance de l’erreur comme l’a développé en peu de pages La Boétie toujours au XVIe siècle.

Le système électoral vénézuélien est sans doute le meilleur au monde

Conspué par tous les médias occidentaux furieux de la réélection difficile de Maduro avec 51 % des voix, il n’y a que l’ignorance des journalistes et la malhonnêteté intellectuelle des affidés des États-Unis pour laisser croire à un bourrage d’urnes et à la falsification du scrutin. Le système électoral vénézuélien rend la fraude impossible.

L’électeur qui se rend dans son bureau de vote ne trouve pas de bulletins de vote. Il donne sa carte d’identité, appuie son pouce sur un encreur et laisse l’empreinte de son pouce sur le registre à côté de son nom. Puis il va à la machine électronique reliée à Caracas, appuie son pouce sur la machine et fait le choix du pouce anonyme. La machine envoie le vote fait par le pouce anonyme à Caracas et émet un bulletin de vote au nom du candidat choisi. L’électeur va déposer dans l’urne son bulletin mis dans une enveloppe et signe le registre à côté de son nom et de l’empreinte de son pouce. Au dépouillement fait comme partout sous les yeux de scrutateurs de tous les partis, le résultat est envoyé à Caracas qui le valide si c’est bien le même que celui comptabilisé par la machine. Si ce n’est pas le cas on recompte tout. En 2013 22 électeurs sur tout le Venezuela avaient oublié de mettre dans l’urne le bulletin que la machine avait imprimé au nom du candidat choisi par le pouce anonyme et ces 22 électeurs n’ont pas été comptabilisés.

Avec un tel système on voit mal comment il est possible de frauder. Jimmy Carter, l’ancien président des États-Unis, prix Nobel de la paix, a fondé dès qu’il n’était plus président, la Fondation Carter (Carter center) dont l’un des buts est l’observation des élections dans le monde. En 2012 il a décrit le processus électoral vénézuélien comme « le meilleur au monde » et a fermé ses bureaux de Caracas en 2015 après les attaques de l’opposition vénézuélienne financée et adoubée par l’Occident que les mensonges ne dérangent pas plus là qu’ailleurs du moment que les médias mainstream les reprennent.

Il est par ailleurs intéressant de constater qu’au Venezuela comme en Russie, les sanctions occidentales ont permis de stimuler la production locale alors que tout était trop simple avec la manne de l’exportation de pétrole. Les exportations de pétrole ayant chuté de 90 % sur injonction américaine, le Venezuela a dû relancer l’agriculture nourricière que l’exportation de pétrole permettait d’oublier en important tout, ce qui rend l’économie vénézuélienne de plus en plus saine contrairement à des pays comme la France qui ne vivent que sur les autres et sur demain, sur un espoir toujours déçu de commerce extérieur excédentaire et sur la montée de la dette. La croissance qui n’est que la dépense paiera, nous dit-on. Mais c’est à l’évidence encore un mensonge.

L’oubli de l’essentiel

Les crises se succèdent les unes aux autres, les suicides d’agriculteurs et d’adolescents se multiplient dans une indifférence presque générale, les liquidations d’artisans, de commerçants et de PME repartent à la hausse. La classe politique regarde ailleurs, pense qu’en se rajeunissant elle se retrouvera et augmente ses frais de fonctionnement. Les Français réalisent que tout se décide à la Commission européenne aux mains de l’Allemagne et de Washington avec ses nouveaux kapos disséminés en Europe. Que s’est-il donc passé pour en arriver là ?

Nous avons simplement oublié qu’une société ne fonctionne qu’en produisant ce qu’elle consomme. Consommer est facile, produire est plus difficile. Dans une société cohérente les producteurs, agriculteurs artisans ou industriels, tiennent le haut du pavé. Les services sont d’abord les services à la production comme le forgeron, le transporteur ou le comptable. Les services à la personne ne sont rémunérés que s’ils permettent à la personne de mieux produire, comme le font le médecin et l’instituteur. Les services à la personne destinés à faciliter la vie sont laissés à la famille et aux bénévoles. L’avantage comparatif cher à Ricardo ne s’applique pas qu’entre nations. Il s’applique d’abord à tout individu pour savoir où il est le plus utile et le plus efficace. En démocratie telle que la Grèce l’a inventée, alors que tout le monde consommait, y compris les esclaves, seuls les producteurs de blé ou d’huile votaient car ils avaient quelque chose à perdre.

Aujourd’hui en occident et particulièrement en France, nous sommes devenus une société urbanisée de consommateurs où les villes ne produisent plus rien et attirent de plus en plus une population dont l’activité ne consiste qu’à se faire payer en faisant croire qu’elle apporte un plus à son employeur ou à son client. Les idéologies les plus variées et les plus inconséquentes cherchent toutes, sans aucune chance de succès et en se disputant entre elles, comment consommer et se distraire sans produire et comment l’expliquer avec brio pour le rendre crédible aux moutons que nous sommes quasiment tous devenus. Les deux bases de cette folie collective partagée par toutes les idéologies actuelles sans aucune exception, sont une création spontanée de richesse, une nouvelle manne non divine  appelée croissance, et une force venant de nulle part, la monnaie que les banques créent quand elles le souhaitent par une simple dette qu’on leur reconnaît.  L’une permet de croire que demain réglera tout, l’autre permet d’attendre chaque jour la solution qu’apportera forcément demain.

Au fond tout le monde sait que c’est idiot, mais toucher à l’un quelconque de ces deux mythes ébranle tellement l’édifice que cela en devient sacrilège. De plus, toucher à l’un rend l’autre impossible. Sans croissance pas de remboursement, sans prêt bancaire, pas de croissance. A l’inverse il est tellement agréable de croire que les prêts bancaires font de la croissance qui permettra les remboursements.

Nous avançons dans le mauvais sens avec une régularité et une constance stupéfiante. Ceux qui produisent vraiment, les ouvriers, les artisans et les paysans sont méprisés, mal payés et de moins en moins nombreux. Les commentateurs, conseils, contrôleurs, vérificateurs, chercheurs d’idées, transmetteurs de papiers et services à la personne, pullulent et arrivent à se faire payer par la manne que l’État et les collectivités font dégouliner par les subventions. L’État, pour payer l’inutile, diminue quantitativement toutes les fonctions régaliennes et augmente tellement les inutiles que l’administration augmente en volume quand son efficacité diminue. L’université qui était réservée au tout petit nombre dont la capacité permettait de mieux organiser la production et sa distribution, est devenue le fourre-tout où tout un chacun apprend avec une lenteur organisée, à se croire utile en ne produisant rien. Même les ingénieurs sortis de Polytechnique ou de Centrale pantouflent dans la banque ou le commerce international. Alors que l’entrée en 6e, le brevet et le bac étaient des filtres ne laissant passer qu’une vraie élite au mérite comme à la capacité, on a ridiculisé les filtres pour pouvoir se glorifier d’avoir 80% de bacheliers bien décidés, vu leurs prétendues connaissances, à ne rien produire de leur vie.

Il s’est constitué depuis que les monnaies ont été déconnectées de toute valeur réelle, une union particulièrement malsaine et incohérente entre un peuple confiant dans ce qu’on lui présente comme le progrès et une classe politique qui, pour être élue, flatte ce peuple en l’achetant avec de l’argent qu’elle fait créer par les banques. Les Français étant devenus très majoritairement improductifs élisent à la majorité, une classe politique à leur image, incompétente, contente d’elle-même, n’analysant les sujets qu’à l’aune de la prochaine élection. Pour ne prendre que les plus visiblement ridicules, cela donne aussi bien Emmanuel Macron qu’Anne Hidalgo élue par un Paris qui ne sait que consommer et se croire utile et important ou que Marine Le Pen qui a remplacé le parti communiste dans son attractivité des gens simples et honnêtes.

Est-il encore possible de retrouver une cohérence ? La réponse est clairement non tant que la direction de l’occident continuera à croire à la croissance et à la fausse monnaie éphémère créée par les banques.

La preuve de l’existence de la croissance est avancée par l’université, serinée par tous les médias et réputée incontestable par la majorité d’entre nous. Cette preuve est son chiffrage par le PIB. Personne ne semble prendre la peine d’aller vérifier que l’INSEE, tout en continuant à affirmer mensongèrement comme tous les autres que le PIB mesure la richesse créée, a enfin reconnu depuis le 28 janvier 2021 que le PIB est calculé par « la somme des dépenses finales ». Certains qui ne prennent pas la peine d’aller voir la définition du PIB sur le site de l’INSEE, se réfugient dans le calcul par la valeur ajoutée des entreprises en oubliant que seule la dépense des clients crée cette valeur ajoutée. D’autres disent avec un certain bon sens que si l’on peut dépenser, c’est que l’on est riche, ce qui était vrai quand la monnaie était une richesse en soi comme l’or, l’argent, le blé ou le sel, mais ce qui est complètement faux aujourd’hui où l’argent est principalement une dette vis-à-vis de la banque qui l’a créé. Il suffit que les banques créent de l’argent pour que les Français achètent, que les entreprises fassent de la valeur ajoutée et que nous soyons donc, à nos yeux, collectivement de plus en plus riches et ravis de consommer sans produire, en travaillant de moins en moins et en achetant nos fêtes, n’étant même plus capables de les produire. Finie la chanson « Samedi soir après le turbin… », le progrès l’a enterrée.

Ce qui serait presque déprimant, c’est que la classe politique ne propose pour demain que des idéologies déguisées en réalisme concret. Une idéologie, comme son nom l’indique, est l’étude d’une seule idée qui doit résoudre tous les problèmes. Pour une idéologie il suffit de changer un détail pour que tout rentre dans l’ordre. Ce détail est toujours un détail, soit de temps, soit d’espace, soit d’organisation.

Le temps permet tous les rêves et le capitalisme actuel croit à la manne que créerait son argent et veut absolument nous faire constater que les choses s’arrangent alors que nous voyons qu’elles empirent chaque jour davantage.

L’espace permet, sans aucun argument sérieux, de croire que tout sera plus simple quand nous serons plus petit disent les régionalistes ou plus grand disent les européistes. La mode est à l’Europe de Bruxelles qui n’est même plus européiste mais mondialiste en imaginant un monde aussi borné qu’elle, ce dont les BRICS tentent de la réveiller.

Les idéologies fondées sur de meilleures organisations pourraient être intéressantes si elles étaient audacieuses, courageuses et fondées sur une analyse réaliste. Mais comme elles sont toutes fondées sur la croissance dont elles parlent et sur la fausse corne d’abondance dont elles ne parlent pas, elles ne sont ni audacieuses ni courageuses et donc inintéressantes. La pire est sans doute le libre-échangisme qui ressort l’avantage comparatif entre nations de Ricardo en oubliant consciencieusement qu’à son époque, l’avantage comparatif entre nations reposait d’abord sur l’avantage comparatif entre hommes et femmes et sur celui entre citoyens qui étaient à l’époque une évidence naturelle, vitale et vécue. Aujourd’hui l’identité entre hommes et femmes  et entre citoyens a remplacé l’égalité qu’ils avaient par leurs avantages comparatifs et la corne d’abondance appelée dette, permet à chaque nation de rester incohérente et de rendre sans aucun intérêt et même nocif, l’avantage comparatif entre elles, base intellectuelle de l’abominable commission européenne.

Tout cela permet depuis plus d’un demi-siècle de vivre un rêve éveillé que nous savons tous mortifère, une des preuves en étant la consommation extravagante d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, une autre étant l’immigration invraisemblable qui accepte de produire.

Le 10 juin les Européens choisiront entre les minorités qui veulent renverser la table, la majorité qui veut continuer à rêver et la lâcheté de rester chez eux. Il semble qu’il soit encore peut-être possible d’espérer.

L’ordre des choses

Dans tout organisme cohérent la perception des problèmes stimule leur analyse puis entraîne une action visant à les résoudre. Echange, réflexion, action est l’ordre normal des choses.

Mais l’action est en elle-même instructrice, elle nourrit aussi une réflexion qui se propage ensuite. Tout le sport est fondé sur l’analyse de l’action que l’entraîneur va ensuite diffuser. C’est aussi par le plaisir du jeu comme par la brûlure soudaine et involontaire, par le bisou ou par la fessée, n’en déplaise à ce qui nous sert actuellement de députés, que l’enfant apprend à s’imprégner du monde qui l’entoure. Quand l’action suit normalement la réflexion chez l’adulte, l’action précède souvent la réflexion chez l’enfant.

Aujourd’hui aussi bien les Gilets jaunes que Macron ont le choix entre être adultes ou enfants. Ils peuvent agir pour voir ce que cela donne, en se montrant ou en envoyant la force publique. Ils peuvent aussi écouter l’autre pour le comprendre et agir en conséquence.

Si les Gilets jaunes écoutent et observent Macron, ils verront qu’il est complètement coincé. On lui demande de distribuer une richesse qui n’existe pas mais à laquelle on a fait croire par des raisonnements absurdes et par la dépense de quelques uns que les médias rendent publique pour que leurs actionnaires puissent continuer à bien vivre en appauvrissant le peuple. Le secret le mieux gardé actuellement est que la richesse n’est qu’un regard et qu’un regard ne se crée pas.

Si Macron avec sa cour écoute et observe les Gilets jaunes, il verra qu’ils sont complètement coincés. Ils expriment à l’unanimité l’évidence de la paupérisation des classes moyennes mais ils n’en cherchent même plus les causes puisqu’ils savent leur désaccord total sur ce point, voire leur ignorance. Ils cherchent à présenter une unanimité factice sur le RIC pour simplement déplacer le problème.

Si Macron et les Gilets jaunes sont des enfants, ils continueront à privilégier l’action, les uns en se montrant, l’autre en réprimant. Dans ce monde enfantin la répression entraînera la violence qui fera monter d’un cran la répression qui fera monter de deux crans la violence qui….

Si Macron et les Gilets jaunes sont des adultes, ils observeront que l’Assemblée nationale actuelle n’est la résultante que de la somme de malentendus et que ceux qui la composent naviguent entre se croire « trop intelligents » ou complètement c…s. Ils observeront que toute l’Assemblée est manichéenne vomissant ou adorant ce pauvre Macron complètement perdu et s’accrochant à sa planche pourrie de l’Union européenne.

Si la démocratie ne les intéresse pas, les uns comme l’autre, qu’ils continuent à penser que la violence verbale ou physique fera avancer le schmilblick! Les armes infantiliseront bientôt les deux parties.

Si la démocratie les intéresse, les uns comme l’autre, que l’Assemblée actuelle soit dissoute pour que, dans l’état d’esprit actuelle de la nation, une nouvelle assemblée, forcément multicolore soit élue.

On peut espérer que ce côté multicolore nous permettra enfin de comprendre qu’avant de chercher des solutions, il faut poser correctement les problèmes, ce qui pour l’instant ne préoccupe ni la diversité qui rend Macron si contradictoire ni celle des Gilets jaunes.

 

LaPrimaire.org

Je ne me suis jamais servi de mon blog pour autre chose que pousser à la réflexion depuis que l’on m’a imposé un deuxième tour entre Hollande et Sarkozy qui tous deux ont fait monter la dette pour ne pas avoir à faire travailler leurs électeurs.

Pour la première fois je veux faire part de mon approbation devant l’organisation de www.LaPrimaire.org qui souhaite réunir 100.000 citoyens pour désigner un candidat à la Présidence de la République qui ne soit pas issu des combinaisons tacticiennes des états-majors partisans. Ils sont déjà à 48% de leur objectif avec 48.164 citoyens ce 6 juin 2016. Il me parait clair que si 100.000 citoyens organisent une primaire entre des inconnus, le vainqueur obtiendra sans vraie difficulté 500 signatures chez les 35.877 maires de France au 1er juin 2016.

Je crois utile de s’inscrire et de faire inscrire autour de soi pour valoriser cette démarche dont l’intérêt premier est de faire franchir le mur des médias à un certain nombre de candidats qui ont des choses à dire mais à qui on ne donne pas le droit de le dire.

N’importe qui peut être candidat et doit simplement obtenir 500 soutiens citoyens pour éliminer les candidatures farfelues. Ce nombre de 500 soutiens, s’il est bien compréhensible, est plus facile à obtenir dans les associations corporatistes que si l’on a simplement des choses intéressantes à dire.

J’écris ce papier pour apporter tout mon soutien à Jean-François Harel qui se présente sur des idées qui nous sont communes. Il n’a pour l’instant qu’une soixantaine de soutiens et il serait à mes yeux très dommage qu’il ne puisse pas participer à la compétition.

C’est dès maintenant que je sollicite tous ceux qui s’intéressent à la politique au sens grec, au sens noble de la marche de la Cité, pour qu’ils prennent les 5 minutes nécessaires pour lui apporter leur soutien. Il faut le faire sur internet avec un téléphone portable à proximité qui recevra un code d’authentification à reporter dans son inscription qui est totalement confidentielle. Même les candidats ne peuvent pas savoir qui les soutient. Sur LaPrimaire.org chacun peut lire les motivations de Jean-François Harel comme celles de tous les autres candidats qui sont déjà plus d’une centaine à ce niveau de la compétition.

Merci de soutenir Jean-François Harel et de le faire soutenir autour de vous pour qu’il atteigne rapidement les 500 soutiens citoyens qui lui permettront de diffuser l’idée qu’il y a une voie de sagesse entre la voie sans issue de l’attente de la croissance prônée par tous les Politiques et la voie réaliste mais abominable de la guerre qui remet certes instantanément les yeux en face des trous mais dont nous avons oublié la lourdeur du prix.

Jean-François Harel vous expliquera que nous pouvons redonner du travail aux Français en limitant nos importations à nos exportations comme tout l’ONU s’y était engagée en 1948 avec l’OIC avant de faire demi-tour pour créer l’OMC en 1995. Si nous fabriquons en France tout notre déficit commercial de 70 milliards d’euros, le chômage s’effondre et l’Etat peut participer activement au lancement d’entreprises de fabrication mixtes public-privé. Il vous expliquera qu’une fois le peuple de France au travail, il devra tranquillement choisir entre la résurrection de l’esclavage discrètement prônée par le mondialisme et l’abandon d’avantages acquis qui évitera l’envolée des prix. C’est au peuple de France à trancher dans ses propres contradictions mais il ne peut le faire que s’il a du travail qui seul fabrique des hommes responsables.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et n’attendez pas pour soutenir Jean-François Harel. Il suffit de cliquer ici : https://laprimaire.org/candidat/439995046437