Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine

Nous vivons dans un monde totalement irréaliste et magique façon Harry Potter, Star Trek ou Alice au pays des merveilles. Nous le pressentons tous sans avoir vraiment envie d’en prendre conscience tellement une prise de conscience nous ferait affronter une réalité qui nous fait peur.  Si Harry Potter avait sa baguette et le quai 9 3/4, si Star Trek avait la télétransportation et Alice son miroir, nous avons nous aussi une énergie magique créatrice d’illusions et qui résout absolument tout : l’argent qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, n’est limité que par la décision changeante de quelques-uns. Tous les buts, même les plus aberrants, deviennent apparemment atteignables grâce à cette énergie non reconnue comme telle, et pourtant facilement illimitée, gratuite et omnipotente. Elle n’a officiellement plus de source, donc plus de limites, depuis seulement 50 ans. Nous nous divisons simplement, à en croire Yuval Noah Harari et Laurent Alexandre, entre les dieux qui y ont accès et les inutiles qui n’ont accès qu’aux miettes que les dieux leur abandonnent avec dédain et regret. On croirait vivre dans le monde des sorciers et des moldus ou dans la parabole du riche et de Lazare (Lc 16 :19).

Parallèlement à ce rêve envahissant qui devient angoissant, la réalité devient ringarde, dépassée, « ancien monde », inintéressante. Des peuples entiers font comme les ados qui se retournent dans leurs lits pour ne pas se réveiller et rester dans leurs rêves. La réalité devient subordonnée au rêve et aux fantasmes comme nous le voyons avec la théâtralisation d’un virus peu agressif et d’une élection américaine. Le classement des différents pouvoirs s’intervertit entre le premier et le second d’un côté, et les 3e et 4e de l’autre. Les médias ont pris le pouvoir depuis qu’ils appartiennent quasiment tous à ceux qui ont accès à l’énergie monétaire. Ces professionnels de la parole, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion, ont pris le pouvoir avec la complicité des juges et des experts qui redéfinissent le bien avec des mots vides de sens mais coercitifs comme « état de droit » ou « urgence sanitaire ». Les pouvoirs législatif et exécutif se sont couchés devant les pouvoirs juridiques, médiatiques et pseudo-scientifiques de ceux que l’on déclare sachants. Une nouvelle définition du bien nous est imposée par une communication omniprésente et lancinante. Elle nous emmène vers un inconnu dont la cohérence n’existe que par la débauche d’argent que le pouvoir y consacre chaque jour davantage tellement demain en exige toujours plus qu’aujourd’hui. Cette réalité refusée en devient tout aussi angoissante que le rêve dans lequel nous essayons de nous réfugier.

Comment est-ce possible ? Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire et qui le fera ?

Comment est-ce possible ?

Ce n’est pas une question que nous nous posons, pas plus que nous ne nous demandons comment marchent les baguettes magiques, la télétransportation ou le miroir d’Alice. Nous nous contentons d’écouter les médias en admirer l’efficacité et surtout d’en profiter. Comme les grenouilles qui se font cuire en ne s’apercevant pas de l’augmentation lente de la température, nous acceptons d’être violés par les juges, les experts, les journalistes et les politiques tout en trouvant que l’eau, au départ agréable, commence à être vraiment trop chaude. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, l’énergie monétaire nous insensibilise et nous paralyse. Elle vient à leur secours chaque fois que leurs culs-de-sac deviennent trop évidents. La débauche actuelle de l’énergie monétaire prétendument « débloquée » par le pouvoir, justifie à ses yeux le blocage ahurissant de l’énergie humaine qu’est le confinement. Le pouvoir n’y voit même plus l’étalage de sa bêtise et de son affolement.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce viol collectif par ceux qui se sont agglomérés en élite auto proclamée a comme première raison l’oubli que la vie n’est qu’une multitude d’échanges effectués par notre énergie. Nous l’avons remplacé par la croyance très agréable mais stupide que nous somme des dieux capables de créer. Nous croyons créer un enfant alors que seule la patience d’une femme permet d’échanger un ovule et un spermatozoïde contre un bébé. Nous croyons créer des richesses alors que nos productions ne se transforment en richesses que par l’échange que nous en faisons avec une autre richesse qu’est l’argent ou par l’espoir ou l’illusion que cet échange sera possible.

Fondé sur cet oubli nous avons cru créer notre baguette magique, notre télétransportation ou notre miroir d’Alice, en assemblant très intelligemment des concepts vidés de leur sens et remplis artificiellement de vide aussi bien dans la réflexion que dans la communication pour ne pas avoir à agir.

Dans la réflexion nous avons changé depuis deux siècles le sens de mots neutres pour en faire des solutions déjà acquises de problèmes soigneusement éludés. Le progrès qui n’est que le mouvement est devenu miraculeusement le bon mouvement. La république qui n’est que le problème de la vie en groupe, en est devenu miraculeusement la solution qui évite de regarder le problème puisqu’on a la solution. L’argent qui n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine est devenu à lui tout seul, une énergie venant de nulle part et résolvant tout.

Dans la communication nous assistons à un feu d’artifice d’incompétence et de mauvaise foi difficilement démêlable, pour nous faire croire qu’un échange est une création. Des mots comme profit, bénéfice ou PIB sont là pour nous faire oublier l’échange et nous faire croire à la création. On en arrive à croire à la stupidité que les entreprises font du profit sans voir qu’il n’y a là qu’un échange avec un appauvrissement de même montant de leurs clients. L’énergie sous formes de travail et d’argent qu’a mis l’entreprise à produire n’est qu’échangée avec l’énergie qu’a mis le client pour trouver l’argent nécessaire à son achat. Mais on peut par incompétence ou mauvaise foi, négliger l’énergie humaine du client qu’il a transformé en énergie monétaire pour faire croire que les entreprises créent de la richesse. On peut encore, par ruse ou bêtise, distribuer par subventions ou prestations sociales l’argent à échanger avec les productions pour en faire des richesses. On néglige aussi l’énergie monétaire en parlant du PIB comme d’une création de richesse, alors qu’il n’est que l’addition de tous les échanges faits contre de l’argent, y compris les soins, les réparations, la prostitution et la vente de stupéfiants. Il est navrant d’entendre l’économiste Marc Touati sur Sud Radio ou le journaliste économique Eric de Riedmatten sur CNews dire apparemment de bonne foi « Le PIB est la richesse créée dans un pays ». Il est encore plus navrant de voir comment, en fabriquant de la monnaie sans retenue pour les acheter, on fait croire que des déchets et des encombrants se sont miraculeusement transformés en richesses. Est-ce de l’incompétence, de la rouerie ou un scandale délictueux ?

Pendant que nous vivons dans la croyance aux miracles, la réalité poursuit son œuvre. Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages.

Comme aucune force visible n’accepte de se confronter à la contradiction fondamentale qui nie l’échange et qui veut globalement de plus en plus d’argent et de moins en moins de travail, toutes les forces en présence se contentent d’éclairer avec raison les incohérences des autres en dissimulant les siennes et en laissant monter les esclavages nourriciers qui sont ceux que nous voyons monter tous les jours en regardant ailleurs, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Que faut-il faire ?

Fondamentalement, remettre l’échange vrai au centre de toute organisation, avoir une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine et reconstruire naturellement une cohérence perdue sur ces deux bases.

A l’intérieur retrouver l’échange entre les citoyens et donc commencer par faire en sorte que chacun ait quelque chose à échanger. Les entreprises, les artisans et les commerçants sont les seuls à échanger des productions contre de l’argent. Mais pour échanger un service contre de l’argent tout le monde peut s’y mettre y compris les chômeurs. Au lieu de flatter les électeurs par des subventions ou des prestations sociales qui ne sont que des habillages peu discrets de la corruption, tous les maires de France pourraient voir comment rendre utile tous leurs administrés au chômage, et comment vérifier cette utilité afin que l’État puisse échanger ces nouvelles richesses contre un argent créé pour les reconnaître.

A l’extérieur retrouver à l’international l’échange du pacte de La Havane que le sénat américain a bloqué après que ses représentants l’aient signé, pour que le libre-échange devienne enfin un échange libre et non plus simplement la liberté honteuse de faire payer les autres par des balances commerciales excédentaires qui sont la négation d’un échange même si on le déguise en « libre-échange ».

Pourquoi appeler protectionnisme le simple appel à la vérité de l’échange, si ce n’est pour embrouiller les esprits ? Pourquoi appeler concurrence ce qui n’est que renoncement devant la difficulté d’un échange vrai ?

L’échange étant complètement différent à l’intérieur et à l’extérieur, c’est l’observation des échanges différents qui définira au mieux l’espace qu’est l’intérieur par rapport à l’extérieur, ce que l’Histoire a appelé jusqu’à aujourd’hui pays, patrie ou nation.

Dans notre espace, retrouver le franc en veillant à ce qu’il ne puisse dépasser en quantité, l’énergie humaine préalablement dépensée à créer ce que nous voyons comme des richesses, et à ce que jamais une fabrication de fausse monnaie ne nous fasse croire que nous créons des richesses car cela attirerait à nouveau tous les perdus et tous les rusés de la Terre.

Qui le fera ?

Sûrement pas ceux qui oublient l’échange dans leur analyse comme Jean-Marc Jancovici qui regrette la consommation d’énergie fossile mais qui dit à ses étudiants « Du pognon, il y en a ! ». Il sera audible quand il aura intégré que seule la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine préalablement bien utilisée, nous forcera à inventer la limitation en effet nécessaire de notre consommation d’énergie fossile. Il parle de « Superman pour de vrai », ce qui n’existe pas même si nous vivons comme si nous l’étions.

Sûrement pas ceux qui refusent dogmatiquement que la monnaie est une énergie alors qu’ils s’agitent pour vendre leur pensée tellement ils ressentent le besoin vital de cette énergie.

Sûrement pas les tenants de la monnaie-dette, du mondialisme et du faux libre-échange qui ne sont que les nouveaux esclavagistes qui ne s’en rendent souvent même pas compte et qui préparent leur « grand renouvellement ».

Sûrement pas ceux qui croient à la monnaie-dette sans être partisan du mondialisme car il faut leur laisser le temps de réaliser combien ils sont contradictoires.

Sûrement pas les Politiques qui n’arrivent pas à penser sérieusement à autre chose qu’à leur réélection ou à leur pantouflage. Ils ont compris que l’énergie monétaire se décroche plus facilement dans les ors de la république que dans la dépense de leur énergie personnelle, et ils limitent leur énergie à y parvenir et à y rester.

Sûrement pas toutes les minorités de toutes sortes qui ne se font entendre que par l’énergie monétaire qu’on leur distribue gratuitement.

Sûrement pas les yacafaucons qui ont la solution universelle avant d’avoir posé le problème.

Sûrement pas les vieux comme Joe Biden dont on regarde surtout qui le remplacera à sa disparition physique ou mentale.

Il ne reste pas grand monde mais l’intelligence, le bon sens et la pression de la réalité fera forcément émerger dans les nouvelles générations celui ou ceux (regroupant ce que le français nous a toujours dit être aussi bien des hommes que des femmes) qui prendront enfin le taureau par les cornes en limitant la monnaie à l’énergie humaine déjà intelligemment dépensée, nous laissant devant un problème très difficile mais qui pourra enfin être résolu puisque la suppression de la fausse corne d’abondance nous aura forcé à revenir dans la réalité.

 

 

17 réflexions au sujet de « Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine »

  1. Et si jamais la puissance reprenait la création et destruction de la monnaie ?
    Car les banques privées ne font pas le travail correctement , surtout celui de la destruction.

      • Je voulais bien sûr dire : puissance publique.

        Pour l’essentiel :
        Il n’est pas dit que la monnaie soit détruite lorsqu’un prêt est remboursé.
        Mr Artus a trahi le petit manège.

        https://www.youtube.com/watch?v=PTc42Cju89c
        Vers 2 min 45 minutes, il nous dit que si la banque centrale cherche à réduire la taille de son bilan, cela revient à ce qu’elle VENDE les dettes achetées. Réduire son bilan ne revient donc pas, contrairement à ce qu’on est en droit d’attendre, à détruire les lignes de crédit (qui ont été remboursées).
        J’en déduis que la destruction monétaire n’est qu’un vain mot.

  2. Merci pour cette article pas si pessimiste 🙂
    Pourrais-je vous demander une précisions sur cette affirmation :
    « Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages. »
    => en quoi la débauche actuelle d’argent (les diverses mesures actuelles etc. j’imagine) mène à l’esclavage, quels sont les mécanismes?

    • Le mécanisme qui mène tout droit vers l’esclavage c’est tout simplement la production d’argent à partir de rien qui au final crée une DETTE qui in fine (on sait pas quand) sera plus grande que la valeur totale de notre patrimoine .
      A ce moment là surgira un intellectuel qui pour effacer la dette proposera d’en faire un échange contre notre patrimoine (maisons ,champs ,forêts ,épargne ,usines ,ateliers etc)
      Cette création monétaire ex nihilo conduit tout droit vers un régime COMMUNISTE
      Cette création monétaire à partir de rien a permis de financer tous les rêves les plus fous ,toutes les décisions inutiles ou dangereuses, a servi d’anesthésiant pour nous faire gober ce que la raison nous aurait obligé à condamner ( budgets déficitaires ,immigration ,confinement etc)
      La situation actuelle est tellement dégradée que la dernière trouvaille en cours de discussion à l’assemblée nationale c’est le REVENU UNIVERSEL conduisant des dizaines de millions de personnes à percevoir de l’argent sans jamais travailler
      Les concepteurs de cette création ex nihilo sont obligés d’aller au bout de leur folie ,( ils en ont les moyens à travers la possession de toutes les banques centrales du monde ) sinon ils perdraient tout pouvoir et seraient lynchés par les peuples
      SANS CREATION MONETAIRE … C’EST LA RAISON QUI AURAIT PREVALU !!!
      AVEC … C’EST LA FOLIE !!!

  3. L’espoir est dans le constat que « l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. »
    Or « on » nous matraque en permanence avec des arbres qui tombent et « qu’ils » font tomber… (ces arbres étant tout ce qui fait peur et cultive l’angoisse) et « ils » ne parlent pas du tout de la forêt qui pousse, c’est à dire, à travers des témoignages, du nombre de personnes qui à chaque instant s’aperçoivent, constatent et accélèrent leur « prise de conscience » de la réalité et commencent à entrevoir la perspective d’un nouveau monde salutaire à mettre en place, avec un niveau de conscience partagé et exponentiel, dans une société harmonieuse avec une joie permanente… Cette mutation est en cours de réalisation…

  4. Créeraient il autant de dette s’ils n’étaient pas certains qu’elle serait effacée ?
    le grand reset n’est il pas là pour cela ?
    qu’une ou deux monnaies manque a l’affaire et elles seraient rapidement marginalisées . toutes sauf une . . . le dollar américain !
    et si Trump dit non . . . c’est non !
    le plan du grand reset et la dette se trouve dans un bateau !
    le grand reset tombe a l’eau . que reste t il ?

    • Le grand RESET sera de faire échange de la dette contre nos propriétés ,le rêve de conquête du monde n’a jamais cessé ,autrefois il était militaire aujourd’hui il est bancaire ,financier et boursier

    • L’euro numérique ou digital est là pour deux choses : avoir une corne d’abondance illimitée donnant une énergie monétaire nourrie par la montée de tous les esclavages et interdire au peuple toute sortie monétaire non contrôlée. En résumé faire monter les esclavages et enlever aux peuples la possibilité d’y échapper. Par quels salauds la nullité de Christine Lagarde est-elle manipulée ?

      • Christine Lagarde obéit à ses maitres qui possèdent la BRI gérante de toutes les banques centrales du monde
        Qui possède la BRI : la CITY
        Qui est maitre de la CITY : Rotschild

  5. Que faut-il faire?
    si je vous ai bien compris faire ce que Confucius, dit-on, répondit à l’empereur d’une Chine décadente qui lui demandait conseil:
    redonner aux mots leur exacte signification.
    C’est pour ma part ce que je pense. Il m’apparait que c’est ce que vous faites.

    • Redonner leur sens aux mots est en effet, me semble-t-il, notre devoir devant une novlangue qui n’exprime plus que des émotions et leur immédiateté, sans aucune prise de distance et sans aucune utilisation sérieuse envisageable.

      Le plus difficile est sans doute de rassembler ce qui est dispersé en ne se contentant pas d’une communication. L’action de nous rassembler cherche son rassembleur.

  6. Limiter la monnaie à l’énergie humaine.
    Qui le fera?

    Et bien cela à bien été fait, une fois en Allemagne et avec grand succès.
    Succès qui n’a pas été apprécié des mêmes qui aujourd’hui impriment la fausse monnaie et qui s’accaparent la Terre et ses âmes….

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