Le marasme dans lequel nous pataugeons, ne peut se comprendre qu’en ayant bien en tête l’allégorie suivante : un peuple a accès à une cascade artificielle et à une source qu’il faut depuis toujours dégager et nettoyer en permanence pour pouvoir y accéder. Tout naturellement il s’approvisionne à la cascade sauf quelques vieux qui ne comprennent pas d’où vient cette nouvelle cascade et qui continuent à aller chercher leur eau à la source avec le travail que cela demande. L’eau de la cascade et celle de la source se rejoignent et abreuvent tous ceux qui ne prennent même plus la peine de monter à la cascade. Tout pousse admirablement jusqu’à ce que les feuilles jaunissent et qu’une maladie inconnue décime la population. Produisant de moins en moins, ce peuple importe de plus en plus et s’apprête à payer très cher toutes ces importations indispensables par un futur d’efforts bien plus importants que ceux qu’il fallait pour accéder à la source. La cascade polluée n’abreuve pas et l’eau abreuve encore tout de même un peu par l’effort de ceux qui nettoient la source d’eau pure. La maladie se développe chez les humains, les animaux et les végétaux. Comme ce peuple vit en démocratie, c’est la majorité qui renâcle à l’effort qui choisit des dirigeants à son image qui ne résolvent les problèmes que théoriquement et idéologiquement, à coup d’obligations et d’interdictions chaque jour plus nombreuses, chaque jour plus inefficaces, chaque jour plus déresponsabilisantes. La vitesse qui est une qualité si elle est accompagnée de la prudence, devient un délit à cause de ceux qui en abusent. Ne rien faire le 1er mai si ce n’est protester, devient obligatoire. Ils en arrivent même à interdire les châtiments corporels millénaires des enfants dont les excès sont évidemment condamnables mais qui apprennent aux enfants que ça fait mal. Nos élites s’étonnent ensuite que, ne l’apprenant plus, les enfants ne limitent plus leur violence et vont jusqu’à tuer presque naturellement. Faire disparaître ce qui gêne comme les enfants à naître non désirés ou les fins de vie compliquée à gérer, devient le bien quand toutes les sagesses disaient que c’est le mal. L’élite n’envisage même pas d’arrêter la cascade qui alimente tout et qui est devenue synonyme de progrès et dont elle s’abreuve elle-même pour exister.
Dans cette allégorie, l’eau est évidemment l’argent obtenu à la source par le travail de production de la minorité du peuple qui le perpétue, et à la cascade par la création monétaire bancaire ex nihilo. Dans un monde ou tout ne devient que communication, l’action et la réflexion se réduisent à la communication d’une action quasiment inexistante par les politiciens et les médias et à la communication d’une réflexion de « l’élite » par l’intelligence artificielle. Les politiciens, les médias et l’intelligence artificielle n’existent que par la cascade de création monétaire que l’on dépense en l’appelant investissement puisque c’est demain qui résout tout sans que personne n’explique ni même ne sache comment si ce n’est par la croissance qui n’est que l’augmentation de la dépense, il ne faut jamais l’oublier.
Il est évidemment essentiel de bien comprendre le mécanisme de la création monétaire bancaire à partir de rien. On ne le répétera jamais assez tant que ce ne sera pas officiellement compris et admis. Depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles (1971), les banques créent de la monnaie par le crédit qui n’est au départ qu’une double promesse qui n’a pas besoin d’argent. La promesse de l’emprunteur de rembourser l’argent théoriquement prêté et celle de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec le montant qu’elle inscrit sur son compte. Si la promesse de l’emprunteur doit être tenue, celle de la banque doit être regardée de près car elle voyage avec les chiffres que la banque a inscrit sur le compte de l’emprunteur. Quand l’emprunteur, par chèque ou virement, utilise le montant inscrit sur son compte, la promesse de la banque est cédée à la banque qui reçoit le chèque ou le virement. La nouvelle banque signale à la première qu’elle est sa nouvelle créancière et immédiatement la première banque inscrit sur ses comptes qu’elle ne doit plus cet argent à son emprunteur mais à l’autre banque. Cela devient une dette financière entre banques qui échappe aux regards. La banque peut payer et certaines le font sûrement mais il y a une autre possibilité. Comme le client de la nouvelle banque va utiliser à son tour cet argent créé, la dette créatrice de la première banque va à nouveau voyager et se retrouver dans une troisième banque qui deviendra créancière de la deuxième. La deuxième banque, étant à la fois créancière de la première et débitrice de la troisième annulera simplement les deux et la dette de la première banque toujours inscrite dans ses comptes au nom de la deuxième ne sera jamais réclamée car elle appartiendra successivement à des banques qui ne sauront même pas quelle banque leur doit cette somme. Ce sera une créance financière d’un côté, une dette financière de l’autre. Rappelons que la revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) a écrit : « A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB ». C’est la preuve que l’autre possibilité se porte très bien car ce ne sont pas des emprunts mais des dettes non soldées qui s’accumulent..
Certains diront « Et alors ? Qu’est-ce que cela change ? Cet argent est bien commode. » C’est oublier le second pan, tout aussi mal connu que le premier, de la dérive monétaire actuelle : l’origine de la force de la monnaie. Il est de bon ton dans ce monde de communication de prétendre qu’elle réside en la confiance qu’on a en la monnaie alors que la confiance n’est qu’une communication, une transmission et en aucun cas une source. Il faut une nouvelle fois revenir à l’origine de la monnaie si mal étudiée à l’université qui prétend toujours qu’elle a remplacé le troc. Au début tout groupe, dans toutes les civilisations, s’organise pour que chacun fasse ce qu’il fait le mieux ou le moins mal dans l’intérêt commun et c’est lorsque le groupe devient trop important pour que ce « donner-recevoir-rendre » presque familial soit respecté par tous, qu’une monnaie devient nécessaire pour prouver que l’on a contribué avant de profiter. La monnaie est donc arrivée dans toutes les civilisations comme une preuve concrète d’une énergie humaine préalablement bien dépensée, ce qu’est toute richesse réelle qu’il a fallu trouver ou fabriquer.
La monnaie scripturale ou monnaie bancaire, créée à partir de rien, ne véhicule aucune énergie humaine et reste dans la promesse soigneusement cachée de trouver demain cette énergie humaine indispensable pour lui donner une force déjà utilisée. C’est un retour plus que discret d’un esclavage à mettre en place sans savoir ni où ni comment. Le commerce international et l’Office Mondial du Commerce (OMC) qui est à Genève, sont là pour gérer la mise en place de cet esclavage après avoir tué l’Office International du Commerce (OIC) que l’ONU avait créé après la guerre pour que chaque pays garde son autonomie et consomme principalement ce qu’il produit et accessoirement ce qu’il échange. Le libre échange de tout, vecteur de cet esclavage à mettre en place et vanté par une élite autoproclamée dont l’incompétence le dispute à la corruption et dont Ursula von der Leyen est la caricature emblématique sans parler de celle qui pérore chez nous, permet de flatter la consommation des occidentaux par la cascade d’argent prêté et par un esclavage de l’ancien tiers monde qui devient en douceur un esclavage des occidentaux au fur et à mesure que les producteurs prennent conscience de leur esclavage et le refusent.
Devant ce constat plus qu’alarmant et débouchant sur des guerres désirées par les élites en place pour leur propre survie, l’élection présidentielle française de 2027 est l’occasion dont aucune formation politique ne profite pour l’instant, de proposer la révolution pacifique indispensable pour retrouver l’humilité et le courage et le discernement qui manquent tellement aujourd’hui là où tout se décide.
Le programme indispensable est d’une simplicité biblique et tombe sous le sens : Sortir de l’UE, retrouver sa monnaie et être à nouveau une France phare de l’humilité, du courage et du discernement que tant de pays aimeraient voir et imiter. Interdire la fabrication de monnaie scripturale et réadosser la monnaie à une richesse réelle, la banque centrale ne pouvant créer de la monnaie que si elle possède la richesse qui la garantit vraiment. Faire rembourser à l’État tout emprunt qui n’a pas été gagné ou acheté par le prêteur. Fonder l’économie non plus sur la consommation mais sur la production de ce qui est désiré. Supprimer tous les impôts fondés sur la production et sur le travail de production. Mettre la TVA à zéro pour tout ce qui est indispensable comme la nourriture de base, la vêture et le logement et la mettre à 50% sur tout ce qui est accessoire et donc résultante de la réussite collective. Supprimer toutes les lois restreignant la liberté d’expression de la loi Pleven à toutes ses filles. On doit pouvoir se ridiculiser ou s’expliquer en montrant les qualités de Staline ou d’Hitler sans en fabriquer le mal absolu si commode. Toute interdiction de connaissance rappelant le moyen-âge sera supprimée comme l’interdiction de statistique ethnique. Toute subvention doit devenir un problème car elle est une charge imposée au peuple par des gens qui n’en justifient jamais et qui corrompent leur électorat pour durer. Interdire l’écriture inclusive et rappeler qu’en français le masculin inclut le masculin et le féminin. Arrêter de se croire riche et de distribuer par fausse générosité un argent inexistant qui doit se gagner en produisant ou en étant au service de la production. Payer le retour souhaité chez eux de tous les étrangers qui n’arrivent pas à vivre de leur production. Par des droits de douane appropriés, n’importer comme la Suisse que ce que nous ne savons pas faire et avoir une balance commerciale ni excédentaire ni déficitaire comme le souhaitait l’OIC. Donner au Parlement la directive de diviser par 6 l’épaisseur de tous les codes pour retrouver l’espace de liberté et de responsabilité que nos anciens ont connu et que la bêtise, la vanité et l’irresponsabilité ont détruit. Dans ce cadre, laisser la liberté au peuple de créer, de produire et de jouir de son travail.
Le peuple et ses fausses élites seront-ils capables de prendre conscience de l’impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoyés et qui ne mène qu’à notre propre esclavage ? C’est la question essentielle de l’année 2026.