Noël

Noël fête la naissance (Natale en italien est plus clair) de celui qui a dit « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Le gommage progressif de Noël au profit des « fêtes de fin d’année » au pluriel, se fait en occident parallèlement à l’introduction d’un nouveau chemin, matérialiste, fondé sur la création de valeur, la création de richesses à distribuer ou à redistribuer. Ce nouveau chemin totalement fantasmé et mortifère a tout conquis, y compris bien sûr les mondes politique, médiatique et universitaire. Ne pas croire à la création de richesses est devenu ringard, voire même carrément stupide pour beaucoup.

Et pourtant !

Il suffit de réfléchir une nouvelle fois à ce qu’est la richesse pour s’apercevoir que la créer est techniquement impossible.

Ce qui est considéré comme richesse est ce qui est vu par les membres d’une civilisation comme étant beau à l’exemple du Pont du Gard ou de la Joconde, ou comme étant bien, comme peut l’être tout ce qui fait vivre, ou étant encore à la fois beau et bien, belle et bonne, comme la famille, richesse malienne vue par son ancien président Amadou Toumani Touré. Il n’est point de richesse sans être belle ou bonne, ou encore belle et bonne.

Or le beau et le bien ne se constatent que par l’échange que l’on en fait, ou que l’on pourrait en faire, avec de la monnaie, avec de l’argent, avec une richesse déjà reconnue. C’est l’échange, réel ou simplement possible, avec une richesse antérieurement reconnue qui distingue une richesse d’une production. L’exemple de la vache qui produit du lait et du purin, illustre bien cette distinction trop oubliée entre production et richesse.

L’humanité s’est toujours employée à prendre des éléments sans grande valeur pris séparément, pour les assembler ou les transformer pour en faire une richesse, quelque chose d’utile pour soi ou d’attirant pour les autres, quelque chose d’échangeable avec une richesse préalablement reconnue à l’instar de l’or.

Pendant des millénaires, absolument partout, le travail a été sanctifié car il transformait en richesse, puis la distribuait, des matériaux qui n’étaient pas en soi remarquables. Les travailleurs n’étaient accompagnés que par deux petites minorités, celle guerrière qui les protégeaient de la Terre et celle religieuse qui les protégeaient du Ciel. Mais depuis à peine quelques décennies, des esprits astucieux se sont dits : « Le papier monnaie est reconnu comme une richesse. Utilisons cette reconnaissance, fabriquons-en à la pelle, c’est tellement facile. Nous n’avons même plus besoin de papier. Une simple double écriture en nos livres est suffisante, l’une pour dire que l’argent est disponible, l’autre pour dire qu’on nous le doit. Grâce à cette richesse apparente si facile à créer, nous allons faire croire que nous créons des richesses et le peuple sera ravi. Transformons le papier monnaie en machines ultra productives et en intelligence artificielle pour faire croire au peuple qu’il peut nous remercier d’avoir rendu son travail superflu ; transformons toutes les productions en richesses en les faisant acheter avec du papier monnaie ; utilisons-le encore pour faire croire aux individus que les machines ont remplacés, qu’ils ont un droit à survivre s’ils acceptent de ne pas protester et de s’accepter chômeurs. Nous leur donnerons du pain et des jeux pour qu’ils s’endorment. Demain paiera et aujourd’hui nous aurons le pouvoir sur les êtres ».

La monnaie-dette était née.

Grâce à la monnaie dette, nous faisons semblant de croire durable un monde où tout s’achète avec une simple montée permanente de la dette. L’énergie monétaire a remplacé l’énergie humaine alors qu’elle n’en était que le véhicule. Il faut cacher au peuple qu’il va falloir beaucoup d’énergie humaine sans contrepartie pour retrouver l’équilibre que nous avons perdu. La fausse élite aux commandes nous saoule de mots pour que leur message « Nous sommes le chemin, le mensonge et la mort » ne soit pas perçu. Chacun peut constater la généralisation du mensonge, le plus gros étant sans doute de présenter le PIB comme un chiffrage de la création de richesse alors qu’il n’est pas un produit mais simplement la somme des dépenses publiques et privées. Le plus ridicule est « Tous vaccinés, tous protégés » qu’on ne cherche même plus à défendre et que l’on essaie de faire gober à la méthode Coué. Le plus touchant est ce pauvre porte-parole du gouvernement qui se sent obligé de tout inverser. Le mensonge a remplacé la vérité, la mort essaie de triompher de la vie, et nous sommes tous en train d’en prendre conscience.

Noël dérange nos gouvernants qui aimeraient imposer le mensonge par la force de la loi ou des médias. Heureusement chacun est libre de choisir son chemin et la désobéissance civile va bientôt devenir un devoir.

Celui dont nous allons célébrer la naissance a dit aussi « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Noël nous rappelle cette césure indispensable entre le matériel si mal géré et le spirituel que l’élite voudrait mettre à la cuisine avec les grands-parents en appelant cela la laïcité.

Joyeux Noël !

Coup de gueule

Et si nous posions enfin le problème correctement en arrêtant de chercher des solutions à un problème mal posé qui n’en a pas ?

L’erreur de base qui a induit toutes les autres pour la dissimuler, est la confusion entre production et richesse engagée par Adam Smith et David Ricardo qui n’avaient jamais imaginé que l’on puisse fabriquer sans avoir de clients, ce qui est pourtant devenu la routine avec la mécanisation financée par le futur, sublime trouvaille.

Le circuit inverse et régulateur de la circulation monétaire dont le travail était la source et qui était une évidence il y a deux siècles pour Smith, Ricardo et tous leurs contemporains, n’a pas été étudié lorsque le circuit inverse de la production s’est emballé au XIXe et surtout au XXe siècle.

Au lieu de l’étudier et de s’en servir pour contrebalancer la folie mécanique de la production,

– On a déifié la production en inventant la notion stupide de valeur ajoutée qui fait croire que toute production est une richesse alors qu’elle ne l’est que si un client vient s’appauvrir davantage.

– On a inversé les esprits en faisant croire par le PÏB que toute dépense était une ressource. Plus l’on dépense et plus l’on est riche ! Les critères de Maastricht en pourcentages du PIB, c’est à dire en pourcentage des dépenses, sont affligeants (on peut dépenser jusqu’à 103% et on peut emprunter jusqu’à 60% de ce qu’on a déjà dépensé l’année d’avant). Plus l’on dépense et plus l’on peut dépenser !

– On a inventé la croissance économique qui apporte à nouveau la manne et les cailles des Hébreux dans le désert mais sans Dieu.

– On a réinventé le système de Law et les assignats pour faire croire que la fausse monnaie régulait l’économie aussi bien que la monnaie véritable.

Pour que le peuple y croit et en le prenant vraiment pour un ramassis d’imbéciles,

– On a mis en place un formatage national ruineux qui bloque les jeunes à ne rien faire jusqu’à 25 ans pour leur faire croire qu’on leur apprend des choses qui ne leur serviront à rien, et surtout pour les amollir par une vie facile et les placer en situation d’éternels quémandeurs.

– On a mis en place un système faussement appelé démocratie où le slogan incroyable d’un homme une voix, donne le pouvoir à la finance.

Pour tenir un certain temps dans cet imbroglio impossible,

– On a survalorisé l’individu en le stérilisant par la casse des groupes cohérents et du Sacré.

– On a cassé tous les groupes cohérents, couple famille village pour n’avoir que de  la matière humaine indifférenciée où les femmes ne font plus d’enfants et concurrencent les hommes dans leur quête d’argent.

– On a imposé l’idée que les milliards de merveilleuses et stupéfiantes machines vivantes et diverses, végétales, animales et humaines, n’étaient toutes, une par une, que l’œuvre du hasard et de la nécessité répétée par hasard avec le même génie des milliards de fois.

– On a transformé tous les individus perdus en intellectuels détenteurs personnels de la réforme à faire pour tout résoudre.

– On fait faire le travail qui doit tout de même être fait,  par les trois esclavages de la dette pour l’esclavage dans le temps, de la globalisation pour l’esclavage dans l’espace et de l’immigration pour l’esclavage ici et maintenant. Sans oublier de  dépenser de plus en plus d’argent pour éviter la révolte des esclaves.

Mais tout cela n’est évidemment qu’un colosse aux pieds d’argile que la réalité mettra à bas dans la plus grande violence si, de toute urgence et avant que ce ne soit trop tard, certains ne s’attellent pas à analyser le problème GLOBALEMENT pour s’attaquer exclusivement au mur du mensonge et de la dissimulation, admirablement construit à l’insu de leur plein gré par les médias, propriétés de la finance.