Le malheur, c’est qu’il n’y a pas un seul Politique actuel qui prenne la peine de comprendre le mécanisme du système qui nous détruit. Le but de ce billet est simplement de leur en donner la possibilité s’ils le souhaitent.
Nous avons vu que les banques commerciales depuis 1971 et la déconnection de la monnaie de toute richesse réelle, créent de la monnaie en prêtant une monnaie inexistante par la double promesse de l’emprunteur de rembourser en monnaie gagnée, et de la banque de la payer en honorant les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec les chiffres que la banque inscrit sur son compte. L’emprunteur en utilisant son argent, hors retrait d’espèces, va simplement transmettre à d’autres banques la reconnaissance de dette de sa banque. La banque a toujours sa dette dans son bilan mais elle la doit maintenant à une autre banque. Dans mon précédent billet, je prenais le cas simple ou deux banques annulaient par compensation les dettes qu’elles s’étaient toutes les deux créées en prêtant chacune à son client, une monnaie inexistante. C’est vrai et cela simplifie la trésorerie des banques qui ne déboursent rien et encaissent. Mais les chiffres qui véhiculent la dette de la banque ne disparaissent pas et se trouvent toujours sur des comptes clients qui sont de moins en moins nourris d’argent déposé et de plus en plus d’une dette de banque. Lorsque ces clients utilisent à leur tour leur argent, hors retrait d’espèces qui fait réellement payer une banque, ils continuent à faire voyager la dette de la première banque qui n’a aucune échéance et qui peut voyager indéfiniment en étant due à mille banques successives. C’est là, la merveille de ce système abominable qui ne pourra cesser que lorsqu’on se rappellera que c’est « provisoirement » que Nixon a déconnecté le dollar de l’or en 1971. La revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) écrit « A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB ». Le secteur financier s’appelle les banques.
Lorsque l’emprunteur rembourse la banque, après de multiples chèques et virements qui n’ont rien fait disparaître et tout transmis, la dette de la banque n’est plus vis-à vis de l’emprunteur mais de la banque de la personne qui a, à ce moment-là, sur son compte les chiffres que la première banque a écrit sur le compte de l’emprunteur. L’argent actuellement est créé par une double dette, celle de l’emprunteur qui a des échéances précises et celle de la banque qui n’en a aucune et qui laisse sa dette voyager indéfiniment, presque dériver. Les banques peuvent simplement, quand elles en ont envie, en annuler par compensation une partie avec une autre banque qui en a aussi envie. La dette mondiale n’a pas d’autre explication. Ce n’est qu’accessoirement des dettes des ménages, des entreprises et des états. Personne ne pourra jamais rembourser 348.300 milliards de dollars qui n’ont en leur immense majorité jamais été gagnés mais juste créés par les banques qui doivent les payer. Les emprunteurs font la trésorerie des oligarques en fournissant avec intérêts un bon argent aux banques qui n’ont prêté cet argent qu’en augmentant la dette mondiale avec la complicité inconsciente de tous ceux qui, comme nous tous, font des chèques et des virements. Les Politiques et les médias nous disent évidemment la dette mondiale irremboursable sans jamais s’interroger sur son origine.
Si ce sont les banques les plus endettées, se pose la question de leurs prêteurs, ce que les médias appellent les investisseurs ou les marchés. Ces entités mystérieuses et sans visage s’appellent tout simplement les banques. La quasi-totalité des Politiques ne le comprennent pas mais une infime minorité le sait très bien dont Emmanuel Macron que les oligarques ont placé à la banque Rothschild avant de le mettre avec l’argent qu’ils fabriquent à l’Elysée. Le pauvre n’a pas de patrimoine personnel (défense de rire) !
Sans prise de conscience de cette réalité, personne ne peut comprendre l’impasse dans laquelle nous sommes. Les politiciens passent leur temps dans les médias à nous expliquer, généralement sans y croire, comment ils vont régler les conséquences d’une cause qu’ils n’ont pas envie de voir, ni même de chercher : la prolifération d’un argent qui ne trouve plus sa force dans une énergie humaine déjà dépensée mais dans une énergie humaine à trouver demain. Le système met en place un nouvel esclavage qui ne peut dire son nom et qui avance masqué, en jurant qu’il veut améliorer le pouvoir d’achat du peuple alors qu’il fait l’inverse.
Derrière ce bref résumé d’une réalité qui dérange, abordons-en les multiples conséquences que le peuple français vit de plus en plus mal sans en comprendre la cause première. Elles sont toutes fondées sur un argent illimité dont quasiment personne ne cherche l’origine de la force.
La première conséquence est le brouillard volontaire autour de l’argent, de la monnaie.
Est-ce parce qu’ils sont manipulés ou est-ce par corruption ? Toujours est-il que les deux piliers de l’économie que sont l’Insee et l’université ne disent pas la vérité sur le PIB et sur l’origine de la monnaie.
Pourquoi l’Insee continue-t-il à écrire contre toute évidence que le PIB se calcule indifféremment par la production, par le revenu ou par la dépense (ce qui était vrai lors de la création de l’acronyme) alors qu’il n’est plus aujourd’hui que la somme de nos dépenses, qu’elles soient faites avec de l’argent gagné ou avec un argent créé pour faire par ricochet la trésorerie des oligarques ? Comment sérieusement en tirer la moindre conclusion ?
Pourquoi l’université continue-t-elle à enseigner que la monnaie a remplacé le troc devenu trop compliqué, alors qu’aucun ethnologue n’a jamais constaté, où que ce soit et dans aucun siècle ou millénaire passé, la moindre économie de troc ? C’est aussi irréaliste que de prétendre qu’une vie familiale est une suite de trocs. La vérité est que tout responsable d’un groupe commence par faire faire à chacun pour le bien commun ce qu’il fait le mieux ou le moins mal. Et c’est lorsque le groupe est devenu trop important pour que le pouvoir puisse vérifier que chacun apporte bien sa pierre à l’édifice, que dans toutes les civilisations (et pas uniquement en Lydie qui n’a inventé que la frappe de la monnaie) une monnaie a été inventée pour que chacun ne profite du groupe que s’il lui est utile. La différence n’est pas neutre car toute monnaie au départ est une richesse en soi, fruit du travail humain, prélevée par l’impôt et qui véhicule, comme l’or par exemple, l’énergie humaine qu’il a fallu dépenser pour l’obtenir. La monnaie est un bien commun (commonwealth en anglais, république en latin). Mais la monnaie scripturale des banques n’est qu’une propriété de la banque et des oligarques en réalité. Elle ne véhicule aucune énergie à sa création. Elle impose de trouver demain une énergie humaine gratuite ou de dévaluer l’ensemble de la monnaie. Quelle valeur donner à une monnaie qui est de plus en plus majoritairement une fausse monnaie même si elle est honteusement encore légale ? Aujourd’hui nous ne valorisons la monnaie scripturale qu’en dévalorisant la monnaie gagnée par le travail, et donc en diminuant le pouvoir d’achat des Français.
Nous en arrivons à la classe politique dont le niveau intellectuel de sa partie honnête s’est effondré, puisqu’elle doit à la fois faire tenir un système qui baisse indéfiniment le pouvoir d’achat de ses électeurs et promettre aux mêmes de faire progresser leur pouvoir d’achat. Ils disent tous (et la majorité le croit) que nous sommes riches et que la solution est d’avoir plus de normes, plus d’interdictions, plus d’obligations et plus de dépenses. On cherche vainement une motivation qui ne soit pas l’ignorance ou la malhonnêteté. La vérité oblige à dire que c’est assez rarement la malhonnêteté.
Dans cette année électorale qui s’annonce, nous allons subir un matraquage de plus en plus fort et qui a déjà commencé. Est-ce par incompétence ou corruption que les médias nous infligent en permanence un PIB qui serait une création de richesse à se partager et donc une source inépuisable et pourtant inexistante ? Seul le crédit est corrupteur et inépuisable pour les oligarques et leurs banques
Le système corrompt le peuple qui, au fond de lui, sait très bien que ce système ne peut pas durer mais qui adore l’idée que ce soit le progrès qui lui ait donné toutes les facilités actuelles puisque les médias le lui serinent. Nous assistons au jeu malsain et mortifère d’une complicité d’un peuple qui ne produit quasiment plus mais veut consommer toujours davantage et d’une classe politique à qui les oligarques donnent l’argent nécessaire pour se faire élire sans jamais aborder le problème de fond, en restreignant les libertés et en tablant sur l’irresponsabilité du peuple à qui l’on demande d’obéir sans comprendre. Nous en arrivons à trouver de bonnes raisons à limiter la vie par les deux bouts en tuant les plus faibles, s’ils sont consentants bien sûr. C’est le degré de bassesse auquel nous sommes arrivés par petites touches comme la grenouille qui ne se rend pas compte de la douce montée de température de l’eau de la casserole dans laquelle elle se baigne et qui va la cuire.
Tous les problèmes sont faussés et donc les solutions impossibles. Il est triste de voir une droite qui pense qu’il n’y a qu’à resserrer les boulons et une gauche qui ne pense qu’à faire payer les riches. Ils nous offrent tous des combats aussi truqués, hors réalité et spectaculaires que le catch.
L’invasion migratoire cessera le jour où nous cesserons nous-mêmes de faire croire qu’en France on peut survivre sans rien faire parce que les banques des oligarques fabriquent l’argent qu’il faut pour le rendre techniquement possible, tout en expliquant que la vraie raison est la générosité et l’humanisme de notre peuple. Que le monde entier se précipite pour vivre sur notre bêtise, n’a rien de surprenant.
La croissance incessante du nombre de fonctionnaires cessera le jour où nous cesserons de croire l’Insee qui dit que payer un fonctionnaire, c’est faire du PIB, ce qui est vrai, et créer de la richesse, ce qui est faux.
L’adhésion aussi béate que stupide à l’Union Européenne cessera le jour où nous réaliserons que les oligarques ont placé à Bruxelles les individus les plus corruptibles qui veillent à toujours favoriser le commerce extérieur qui leur donne la plus grosse partie des revenus, comme je l’ai détaillé dans mon précédent billet.
La stupidité actuelle de la pression fiscale cessera le jour où nous comprendrons que la première importance n’est pas le pouvoir d’achat mais la capacité à produire. L’impôt sur les sociétés étaient jusqu’en 1985 de 50% des bénéfices. Tous les impôts pourraient être remplacés par une seule TVA à 50 % hors l’indispensable à 0%. Que la collectivité partage moitié-moitié avec chaque individu le résultat de l’activité commune ne semble pas déraisonnable et suffit plus que largement aux besoins de l’État.
Il n’y a pas un problème qui ne se simplifie pas si l’on comprend que nous ne sommes pas riches mais manipulés par les oligarques qui ont besoin que nous le croyions pour nous faire faire toutes les bêtises que notre orgueil invente et qui les arrangent pour bien masquer le vrai problème qui est leur appropriation indue d’une partie du revenu mondial au détriment des peuples.
Qui aura le courage de mettre le vrai sujet sur la table lors de l’élection présidentielle de 2027 ?