L’harmonie perdue entre l’individuel et le collectif

L’harmonie entre l’individuel et le collectif est la recherche permanente de tous les pouvoirs et elle génère une civilisation chaque fois qu’elle est trouvée.

Jusqu’à la deuxième partie du XXe siècle, le modèle de cette harmonie a toujours et partout été la famille comme l’oïkos grec, la domus latine ou toutes les tribus de par le monde. Le capitalisme a profité de la déconnexion toute récente des monnaies de toute richesse préalablement reconnue, pour imposer l’entreprise comme nouveau modèle d’harmonie entre l’individuel et le collectif. Le passage s’est fait en douceur car l’entreprise, qu’elle soit artisanale, commerciale ou industrielle, n’était au départ qu’une copie de la structure familiale. Mais l’entreprise utilise, beaucoup plus que la famille, l’énergie monétaire pour pallier le manque éventuel d’énergie humaine. Et l’énergie monétaire étant nouvellement et apparemment inépuisable, le capitalisme a déifié les entreprises, leur attribuant même le rôle de créateur de richesses jusque-là réservé aux dieux, alors que la famille a toujours dû se contenter de l’énergie humaine éternellement limitée.

Depuis 50 ans à partir de la légalisation du divorce et l’avalanche d’IVG, de PACS, de mariage unisexe, de PMA et de GPA, nous tuons systématiquement la famille par sa fragilisation, la dilution de sa direction et notre désintérêt pour son harmonie. Sa « recomposition » et son invention « monoparentale » soumettent le collectif à l’individuel au lieu de les harmoniser. La famille n’est volontairement plus le modèle de l’harmonie avec son énergie humaine.

En même temps nous survalorisons l’entreprise qui créerait une nouvelle harmonie en réalité complètement fallacieuse. Non seulement l’entreprise harmoniserait l’individuel et le collectif mais elle créerait des richesses grâce à l’énergie monétaire. Le « développement économique » serait le partage de ces richesses.

En réalité l’entreprise produit en transformant mais c’est son client qui fait de sa production une richesse en l’achetant. Il n’y a, macro économiquement parlant, aucune création de richesse, il y a échange d’une production avec une richesse déjà reconnue, l’argent. C’est la rareté habituelle de l’argent qui donne la qualité de richesse à la production de l’entreprise. Il suffit de fabriquer de l’argent pour qu’une production qui n’est en réalité que déchet ou embarras, devienne apparemment richesse. Dans l’harmonie familiale le dessin de l’enfant est l’un des pendants de la production de l’entreprise. Il n’est richesse que s’il est échangé avec le regard admiratif de la famille et il se transforme en déchet dès qu’il n’intéresse plus. La valeur que les entreprises ajoutent, la fameuse valeur ajoutée dont la somme est chiffrée par le PIB, n’existe que si le client s’appauvrit en monnaie non seulement de cette valeur ajoutée mais aussi de la valeur de tout ce qu’il a fallu acheter pour produire.

Alors que le développement économique avait toujours été le constat des richesses créées par l’énergie humaine et constatées par leur échange avec une richesse préalablement reconnue, il est devenu le constat de richesses à la fois et « en même temps » créées et constatées par une énergie monétaire que l’élite auto proclamée voit inépuisable en l’appelant marchandise, signe, institution, convention ou tout autre mot à ne surtout pas creuser.

L’alliance sur ce point, mafieuse ou incompétente, des universitaires, des politiques, de la finance et des médias est d’une telle force qu’il est devenu une donnée d’évidence incontournable que l’on peut faire vivre une civilisation grâce à une énergie monétaire venue de nulle part, laissant les hommes dépenser leur énergie en salle de sport, en jogging, en ski ou en farniente. Le déluge d’énergie monétaire factice crée une hausse des prix de l’immobilier qui contribue encore davantage à la destruction de la famille qui a de plus en plus de mal à se loger décemment. Cette folie collective laisse croire à la réalité d’un eldorado qui attire la Terre entière, où nous travaillerions toujours moins n’ayant plus comme seul souci que de remplir notre temps libre et de nous extasier sur notre transhumanisme terriblement consommateur d’énergie monétaire gratuite. Le travail se réduirait d’ailleurs de plus en plus à l’inutilité de transmettre des papiers, imposer des normes et vérifier qu’elles soient respectées par les autres.

Le peuple est perdu et en accuse l’élite. L’élite est perdue et en accuse le peuple. Tant qu’il n’y aura pas de prise de conscience que l’énergie monétaire est limitée par l’énergie humaine qui la crée, la violence continuera à monter et notre civilisation à mourir de l’impéritie de ses élites. Pour ne prendre que deux exemples de scientifiques, le polytechnicien Jean-Marc Jancovici claironne à Sciences-Po que « Du pognon, il y en a ! » et Yves Montenay, centralien, Sciences-Po, bombardé professeur d’économie toujours à Sciences-Po, a écrit le 23 juin 2021 sur son blog La reprise et la dette « pour les nuls » dans lequel il écrit de façon condescendante l’énormité suivante :

Quel sera l’impact du remboursement ?

C’est très difficile à évaluer. Si vous remboursez votre dette, votre créancier reçoit votre argent. Ce dernier n’a donc fait que se déplacer et ça ne change rien.

En fait tout dépend qui est le créancier et ce qu’il fera de l’argent, ce qui est imprévisible. On peut néanmoins imaginer qu’après une cascade d’intermédiaires, l’argent retombe chez un particulier ou une entreprise, qui elle-même va commander, consommer ou investir… donc, a priori, rien de bouleversant. Sinon qu’il faut être conscient qu’on ne sait pas, et qu’il faudra de l’agilité pour se placer commercialement au bon endroit !

Avec le rebond de la consommation, une grande partie des entreprises va retrouver une activité normale et remboursera ses dettes et le gros du problème de l’endettement disparaîtra de lui-même.

Dans son esprit scientifique il est inutile d’acheter son pain puisque, acheté ou pas, le pain et l’argent n’ont « fait que se déplacer et ça ne change rien ». Comme quoi intelligence et bon sens ne font pas toujours bon ménage chez les « professeurs » d’économie.

Pour la présidentielle de 2022, de Zemmour à Macron, de Le Pen à Mélenchon, dans toute la palanquée de socialistes, d’écologistes et de républicains, tous aussi divers qu’inconciliables, chacun a sa solution miracle et personne n’ouvre encore les yeux. Il y a pourtant urgence.

3 réflexions au sujet de « L’harmonie perdue entre l’individuel et le collectif »

  1. Bravo encore et merci Marc. Oui, nous en sommes bien là !
    Maintenant, il est impératif que les Françaises et les Français reprennent leur destin en main… et le rassemblement salutaire est en chemin…

  2. L’argent créé ex nihilo est un puissant anesthésiant , les Français ne reprendront pas leur destin en main ,il n’y aura pas de rassemblement salutaire , ou si par miracle il venait à exister ,il ferait QUOI ? ou plutôt , les maitres du monde ,maitre des horloges ,créateurs de fausse monnaie PERMETTRAIENT QUOI ???

    Les Français ne pourront reprendre leur destin en main que s’ils ont la présence d’esprit et le courage de faire main basse sur l’or de la banque de France ,sur le code nucléaire,sortent de l’Europe ,de l’€ ,de l’OTAN et de toutes les organisations supranationales ,et cerise sur le gâteau ,créent une nouvelle banque appartenant cette fois ci au PEUPLE (pas comme la banque de France ,la mal nommée qui appartient à des intérêts privés ,comme la FED et toutes les autres banques centrales ou nationales du monde)

    Quel parti a mis ça dans son programme ???
    Qui a conscience du travail à accomplir pour redevenir libres ???

  3. SOURCE WIKIPEDIA
    A noter que dès le départ les juifs falsifient les commandements de Dieu à Moïse en décrétant qu’ils pouvaient prêter de l’argent contre intérêt aux non juifs (étrangers)

    Selon les religions le rapport à l’argent et à son usage prend des formes pas très différentes :
    Religion juive

    Dans l’Antiquité, des taux d’intérêt très importants étaient pratiqués3. Il pouvait arriver que, à la mort d’un débiteur, le créancier réduise en esclavage ses enfants[réf. nécessaire].

    C’est pour réagir à cette situation que la législation juive a introduit des interdictions au prêt à intérêt dans le Pentateuque. La Bible condamne fermement la pratique du prêt à intérêt et de l’usure. Cet interdit est exprimé dans l’Ancien Testament, au vingt-troisième chapitre du Deutéronome (23-19)v 1 : « Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, intérêt d’argent ou intérêt de nourriture, de toute chose qui se prête à intérêt ». Le verset suivant (23-20) ajoute cependant une restriction importante : « Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton frère, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas entrer en possession. » L’interdiction du prêt à intérêt figure également dans l’Exode (22-25), le Lévitique (25,35-37) et Ezéchiel (18,8 ; 13,7 ; 22,12).

    Les rabbins juifs ont réagi à l’interdiction biblique en codifiant les choses dans le Talmud de Jérusalem au IVe siècle, et dans le Talmud de Babylone au VIe siècle, qui apportent de grandes innovations sur l’organisation sociale, en particulier les taux d’intérêt, l’usage des lettres de change, et les limites du profit en introduisant la notion de prix juste. La hallakha (jurisprudence rabbinique) autorise de charger l’intérêt aux non-juifs mais interdit de se prêter avec intérêt entre coreligionnaires allant jusqu’à recommander fortement la remise de dette chaque schmitta.

    Les Juifs pratiquent le prêt à intérêt en vertu du verset 23-20 du Deutéronome : « Tu peux charger intérêt à un étranger, mais pas un frère israélite » (23-20)v 1. En France Philippe Auguste expulse les Juifs, puis les réintègre en 1198 et autorise le prêt à intérêt. L’interdiction est rétablie sous Louis VIII en 1223.
    Religion catholique

    Dans le Nouveau Testament, la formulation de cet interdit est moins explicite. Dans l’Évangile selon Luc, les versets suivants mentionnent le prêt sans parler explicitement d’intérêt : « et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. » Puis, « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » Dans les Évangiles, les passages mentionnant l’argent sont très nombreux. Ils encouragent le don aux pauvres selon le principe de charité, ou condamnent sévèrement ceux qui ne font pas fructifier leurs talents, dans la parabole des talents. L’utilisation de l’argent n’est pas condamnée, à condition que cela ne soit pas une fin, mais seulement un moyen, ce qui rejoint la conception judaïque.

    Si le droit romain autorisait le prêt à intérêt, l’Église catholique romaine l’interdit à ses fidèles, le droit canon prenant appui sur la Bible. En Occident, l’interdiction du prêt à intérêt est intégrée au droit laïc sous Charlemagne et perdure pendant tout le Moyen Âge. Elle est critiquée par quelques théologiens et juristes au XIIIe siècle. Le droit canon s’appuie sur la critique de la chrématistique par Aristote : pour le philosophe grec, l’argent ne doit pas pouvoir « faire des petits ». L’interdit est partiellement contourné au cours de la période médiévale.

    En 1745, le pape Benoît XIV rappelle, dans l’encyclique Vix pervenit que tout prêt à intérêt est interdit quel que soit son taux4. En 1830 toutefois, après une question de l’évêque de Rennes, le Saint Office déclare par son décret Non esse inquietandos qu’on ne doit pas pénaliser en confession les prêteurs à intérêt, à condition qu’ils promettent de se soumettre aux futures décisions du Saint Siège. C’est donc l’annonce d’une tolérance de fait du prêt à intérêt. En 1832 commencent les prêts des Rothschild au Saint-Siège, porteurs d’intérêts. En 1889, cette tolérance est généralisée à tous les prêteurs d’argent (sans condition)4.

    La législation canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830 et que le Vatican n’a rendu licite le prêt à intérêt qu’en 1917v 2.

    « Si une chose fongible est donnée à quelqu’un en propriété et ne doit être restituée ensuite qu’en même genre, aucun gain à raison du même contrat ne peut être perçu ; mais dans la prestation d’une chose fongible, il n’est pas illicite en soi de convenir d’un profit légal, à moins qu’il n’apparaisse comme immodéré, ou même d’un profit plus élevé, si un titre juste et proportionné peut être invoquév 3. »

    Si l’Église catholique romaine continue de faire valoir cet interdit auprès de ses fidèles, force est de constater qu’il est contourné avec innovation par les commerçants et banquiers chrétiens5,6 de leurs propres aveux7,8.

    Dans les pays d’Europe sous influence de l’Église catholique, les lois contre le prêt à intérêt ont néanmoins été graduellement abrogées au XVIIe et XVIIIe siècles à l’exception notable de la France dont les rois veulent se conformer officiellement à la doctrine de l’Église, sans toutefois réellement réprimer la pratique du prêt à intérêt4. C’est la Révolution française qui va finalement pleinement légaliser le prêt à intérêt par un vote de l’Assemblée constituante du 3 octobre 17899,10.
    Religion protestante

    La Réforme protestante, par la voix de Jean Calvin en particulier, contribue à la levée progressive de l’interdit du prêt à intérêt dans les pays européens. Sous la plume de Calvin, dans sa lettre sur l’usure11, en 1545, le protestantisme justifie la légitimité de l’intérêt : le capital a un « caractère de bien immédiatement productif » et l’intérêt acquiert ainsi un caractère licite. Calvin se distingue en cela des autres réformateurs, notamment Luther et Zwingli, qui restent sur ce point dans la ligne de la tradition héritée d’Aristote et des scolastiques12. Il distingue cependant entre celui qui emprunte pour investir, ce qui lui paraît légitime, et celui qui emprunte pour se nourrir, ce qui lui paraît anormal et devant plutôt être l’objet de la charité que du prêt à intérêt12.

    Ce point de vue de Calvin semble avoir été au moins en partie responsable de la rapide évolution des lois sur l’usure13,4 dans les pays protestants. C’est d’abord aux Pays-Bas, en 1540, qu’une ordonnance impériale des Habsbourg autorise le paiement d’intérêts jusqu’à 12 %, uniquement pour les prêts commerciaux, puis en Angleterre, où le Parlement de 1545 promulgue une loi autorisant le paiement d’intérêts jusqu’à 10 % quel que soit le type de prêt. En 1552, un Parlement comprenant des protestants radicaux révoquera cette loi, mais elle sera rétablie en 1571. Comme le taux maximum était pratiqué comme taux minimum, le Parlement réduira ce taux afin d’encourager le commerce, le faisant passer à 8 % en 1624, puis à 6 % en 1651 et enfin à 5 % en 1713, un taux qui sera maintenu jusqu’à l’abolition des lois de l’usure en 1854. Cette légalisation du prêt à intérêt et la baisse progressive des taux d’intérêt auront un impact considérable sur l’économie anglaise du XVIe siècle jusqu’à la Révolution industrielle. La première conséquence a été de permettre enfin l’escompte des effets de commerce. Même si les lettres de change médiévales avaient permis aux commerçants de déguiser les paiements d’intérêts en taux de change, la doctrine de l’usure exigeait néanmoins qu’ils soient non négociables, détenus jusqu’à leur échéance, puisque l’actualisation en aurait révélé les intérêts implicites. L’expérience des Pays-Bas et de l’Angleterre montre que l’escompte, avec transferts légaux soit par effets au porteur, soit par endossement, avec pleine négociabilité, n’a commencé et ne s’est répandue qu’après la légalisation des paiements d’intérêts dans les deux pays. Le rôle majeur des banques pendant la Révolution industrielle est la conséquence de ces changements ; elles ont permis, par l’escompte des effets de commerce étrangers et nationaux, de financer la plupart des besoins en fonds de roulement pour l’industrie et le commerce. La seconde conséquence, connue sous le nom de Révolution financière, introduite tardivement en Angleterre, a été l’établissement d’une dette nationale permanente, fondée non pas sur la vente d’obligations portant intérêt, mais sur des annuités ou des rentes perpétuelles. Totalement à l’abri des lois sur l’usure, cette révolution financière a permis au gouvernement britannique de réduire les coûts d’emprunt de 14 % en 1693 à seulement 3 % en 1757, de sorte que l’économie britannique a pu financer à la fois « les armes et le beurre » sans porter atteinte aux investissements privés. De plus, comme ces annuités (consols) étaient négociées à l’échelle internationale sur les bourses de Londres et d’Amsterdam, elles constituaient une forme populaire d’investissements sûrs, qui sont devenus, avec l’immobilier, la garantie la plus largement utilisée pour emprunter pour répondre aux besoins en capital fixe de la révolution industrielle14.
    Religion musulmane

    En Islam, le prêt comme l’emprunt à intérêt sont clairement interdits, comme en atteste le verset 275 de la deuxième sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ». L’interdit de la pratique de l’intérêt se retrouve encore au verset 39 de la Sourate Ar-Rum (Les Romains) : « Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens aux dépens des biens d’autrui ne les accroît pas auprès de Dieu, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la face de Dieu (Sa satisfaction)… Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées. »

    La riba s’oppose au commerce au sens où l’intérêt enrichit le prêteur sans prise de risque (risk-free investment). Le prêteur s’enrichit du fait du temps qui passe. Ceci est cause de la concentration des richesses aux mains des détenteurs de capitaux et de l’aliénation des travailleurs. La riba donne une société injuste.

    Un hadith de Mahomet expose les règles du commerce légal. Ce hadith a une portée générale parce qu’il vise six produits dits ribawi : l’or, l’argent, le blé, le froment, les dattes et le sel. Tout échange de produit identique (or contre or, blé contre blé) avec un avantage pour une personne constitue une opération usuraire, à la différence de ce qui concerne les avantages résultant de l’échange de produits de nature différente (or contre blé). L’autre portée de ce hadith est que le système de monnaie fiduciaire (fiat currency) n’est pas conforme à la tradition. La monnaie devrait avoir une valeur intrinsèque et être immédiatement convertible en commodities, par exemple l’or.

    Si l’islam continue de faire valoir cet interdit auprès de ses fidèles, force est de constater qu’il est contourné avec innovation par les commerçants et banquiers musulmans. Le soukouk est une obligation où l’intérêt sous-jacent (backdoor riba) ne dit pas son nom étant considéré comme une quote-part de profits futurs garantis. Dans la mousharaka, la banque participe au financement de l’acquisition d’un bien immeuble et le remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital principal, les « bénéfices » tirés par la banque pour cette opération. Il existe un nombre croissant de banques islamiques, y compris dans des pays occidentaux, offrant ces produits financiers dits islamiques.

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