La violence ne fait qu’entamer sa montée


Cela fait 40 ans que j’essaie d’expliquer que nous allons inéluctablement vers une montée de la violence qui ne pourra s’arrêter sans une remise en question globale du système qui nous gouverne et que si peu de gens acceptent de comprendre. Depuis 1971, depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles, les banques en fabriquent à chaque prêt, en en dénaturant même la signification.

L’argent avait toujours été la preuve physique d’un travail antérieurement effectué pour l’obtenir et il avait toujours été limité pour cette simple raison. En observant que les politiques avaient délié l’argent de toute richesse réelle qui est par définition limitée, les banques ont très vite compris que l’on pouvait créer de l’argent gagé sur des richesses futures et donc totalement illimitées et même juste désirées. C’est le principe actuel du prêt qui n’est plus un prêt d’argent déjà existant garanti par un gage comme il l’avait toujours été et donc réservé aux déjà riches. Pour des raisons apparemment sociales, le prêt est devenu une création d’argent par la banque qui ne dépose sur le compte de son client que des chiffres qui vont devenir de l’argent dès que l’emprunteur utilisera ces chiffres par chèque, virement ou retrait. Une vidéo amusante sur le net montre un client qui demande un prêt à son banquier. Ce dernier minaude, lui dit qu’un prêt est sérieux, sera-t-il capable de rembourser ? et enfin de compte « consent » à lui faire le prêt. Il demande au client de lui rappeler le montant désiré, le client répond 300.000 et le banquier tape d’un doigt sur son ordinateur en disant à voix haute « trois, zéro, zéro, zéro, zéro, zéro, voilà c’est fait, vous avez votre prêt ». Or cette monnaie, qui est complètement bidon à sa création car uniquement une double dette croisée entre la banque et l’emprunteur, constitue actuellement 95% de la monnaie en circulation, les 5% restant étant la monnaie créée par la banque centrale et garantie par l’actif de cette banque.

Cette monnaie qui n’a été ni gagnée ni confiée par qui que ce soit et qui est au départ sans aucune valeur, reste-t-elle une monnaie sans valeur ? Le bon sens pousse à croire que cet argent façon Monopoly va être payé par la banque avec du bon argent qui donnera sa valeur à l’argent créé. Eh bien pas du tout ! Les banques ne rentrent pas sur le chemin complexe du paiement de l’argent créé. Elles affirment qu’elles détruisent l’argent qu’elles ont créé quant l’emprunteur le leur rembourse et il y a un maximum de niais pour le croire. L’IA explique même, en s’abritant derrière la banque d’Angleterre, que l’argent est détruit parce qu’un remboursement annule à la fois simultanément ce qui est dû par l’emprunteur et le compte de l’emprunteur alors que ce compte a déjà été vidé lors de son utilisation. Bref, personne n’est évidemment capable d’expliquer comment la banque détruirait un argent qu’elle a créé ex nihilo et qu’elle récupère en bonne monnaie gagnée par l’emprunteur avec en plus des intérêts dont on se demande la motivation puisqu’ils courent sur une monnaie créée sans valeur.

Bien sûr les banques comptent sur l’incompétence de tous les commentateurs pour qu’ils gobent la fable de la destruction de la monnaie créée mais il arrive qu’elles payent l’argent créé. Le chemin est certes un peu 00complexe mais doit être éclairé. Le créancier de la banque, celui à qui la banque doit payer l’argent qu’elle a créé, est le possesseur des chiffres que la banque a inscrit sur le compte de l’emprunteur et qui voyagent avec les chèques et les virements que fait l’emprunteur. Ce propriétaire de chiffres, au départ l’emprunteur lui-même, est très vite une autre banque qui peut en demander le paiement. Mais comme toutes les banques font la même chose et se retrouvent toutes créancières et débitrices les unes des autres, la plus grande partie de leurs dettes s’annule par compensation. Ces créances peuvent aussi ne pas être réclamées et il faut savoir que les dettes financières entre banques représentent 22% de la dette mondiale, soit 76.400 milliards de dollars pour 348.000 milliards de dollars de dette mondiale fin 2025. Dans un pourcentage inconnu mais probablement très important, les banques récupèrent en bon argent et avec intérêts la fausse monnaie qu’elles ont créée. C’est immoral, scandaleux mais légal aujourd’hui.

Comme la majorité des gens ne comprennent pas le système ou le jugent tellement scandaleux qu’elle le croit impossible, le système perdure avec toutes ses conséquences qui débouchent inéluctablement sur des contradictions et sur une violence qui ne peut que croitre tant que le système perdure. La compréhension du lien entre la création d’argent et la violence doit être démontée dans ses trois étapes suffisamment dérangeantes pour être souvent niées.

La première est que la monnaie est une énergie qui, comme l’électricité, ne fait qu’en véhiculer une autre. Que ce soit une énergie, est difficilement niable quand on voit tout ce que l’on peut faire avec de l’argent, et une simple réflexion amène à l’évidence que ce n’est que l’énergie humaine que l’énergie monétaire véhicule.

La seconde est que jusqu’en 1971, la monnaie transportait une énergie humaine qui avait été préalablement accumulée, ce qui était sa fonction depuis sa création puisqu’elle était la preuve d’un travail accompli. Mais depuis 1971, elle ne transporte aucune énergie.

La troisième est que rien ne se perd, rien ne se crée, comme l’a rappelé Lavoisier après que les Grecs l’eurent déjà constaté. Sauf à revenir sur tous les achats faits avec cette monnaie sans énergie, l’énergie humaine nourricière doit impérativement être trouvée sans contrepartie puisque la contrepartie a déjà été consommée.

Nous vivons donc depuis 1971 ce que nous appelons le progrès qui n’est qu’une vie d’esclavagistes avec des esclaves à ne trouver que plus tard grâce aux banques qui font le lien. Mais comme il faut bien les trouver, le système, baisse simultanément notre niveau de vie de mille façons pour tester notre capacité à être les esclaves dont il a besoin pour les esclavagistes que nous sommes et continuons à vouloir être sans en être conscients.

Aucune civilisation n’a jamais connu cette contradiction fondamentale de faire vivre à son peuple une vie agréable d’esclavagiste, en ne se souciant pas de qui deviendra les esclaves indispensables à l’équilibre du système. Nous avons tous en nous cette double personnalité d’esclavagiste et de refus d’être esclave. Côté esclavagiste, nous voulons le progrès, la croissance, « le moteur de l’économie » comme ils disent, en oubliant que le PIB qui la mesure n’est que la somme de toutes nos dépenses faites avec de la fausse monnaie. Côté refus d’être esclave, nous vivons mal la baisse de notre pouvoir d’achat qui ne fait que commencer, qui passera par le « vous ne posséderez rien et vous serez heureux » de l’abominable Klaus Schwab de Davos, avant de poursuivre par la nécessité de véritables esclaves d’abord à mi-temps puis à plein temps.

Cette contradiction civilisationnelle crée dans tout l’occident, une montée permanente de la violence sous sa forme visible, ou invisible que sont les calmants. Certains pensent en effet que la création de richesse est réelle puisqu’on la leur serine, constatent qu’ils n’ont pas leur part et ne trouve leur réponse que dans la violence ou les calmants. Cela est vrai dans tout l’occident qui a le même système et les BRICS tentent d’y échapper avec plus ou moins de succès.

Nous assistons à une incompréhension générale du problème et aux myriades de tentatives de solutions, toutes vouées à l’échec, des innombrables conséquences du problème de base non affronté. Les classes politique, universitaire et médiatique ont en un demi-siècle, terriblement baissé de niveau intellectuel dans leur vie d’esclavagistes inconscients et repus, et le peuple ressent cette contradiction sans réussir à y mettre des mots.

Dans ce monde qui refuse la réalité, une véritable pièce de théâtre se met en place depuis 50 ans où chacun a son rôle : le gouvernement, les trois genres de politique, centre, droite et gauche avec chacun ses électeurs, ses médias et ses intellectuels.

Le gouvernement passe son temps à tenter de remplacer l’action et la réflexion par la communication avec le succès que l’on connait.

Au centre, on est dans la gestion du quotidien avec une absence de vue d’ensemble qui emprunte et qui dépense pour tenir encore un moment. On n’y redoute que le refus des « marchés » ou des « investisseurs » de continuer à faire fabriquer l’argent dans leurs banques pour continuer à nous en prêter. A gauche on a parfaitement vu que certains s’enrichissent à outrance quand le niveau de vie général du peuple diminue mais on se contente de prôner une meilleure répartition de la richesse produite sans voir la source du problème. A droite on veut retrouver le bon sens perdu sans voir où il a commencé à disparaître et pourquoi il a été perdu. Aucun clan ne réalise que la plus grosse partie de la richesse prétendument produite n’est que celle faussement créée par son achat avec de l’argent sans valeur.

La violence montera jusqu’à ce que, sorti de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN ou ayant constaté leur disparition, une loi soit votée disant que tout débiteur doit payer sa dette à l’État si son créancier ne démontre pas qu’il a payé ou qu’on lui a confié, l’argent qu’il a prêté. Il sera temps alors de regarder les multiples conséquences d’un retour au bon sens après une période beaucoup trop longue de folie agréable et destructrice.

4 réflexions sur « La violence ne fait qu’entamer sa montée »

  1. Hello , Marc si je comprends bien ton propos , c est bien cela le problème un accord tacite reconductible et fou qui dure entre le peuple les banques et les etats? … La montée de la grande violence comme tu dis depuis 40 ans est juste la partie immergée de l iceberg ? Le problème pour moi est psychiatrique également l information rend dingue et le cerveau gère mal cette déflagration de technologie a la vitesses de la lumière. Au Paraguay une banque a implose conduisant a la démission du président de.la République ! Question , de combien disposons nous en France dans nos comptes ? , or, immobilier et argent en banque de France et en fonds souverains. Quelle est votre richesse ? On pourrait payer notre dette comme dit pigasse et repartir sainement ? Mais pourquoi ne le fait on pas? Il y a une arnaque ! L argent qui n est qu un regard et un accord n existe pas c est pour ça qu on joue avec sans problèmes . Le pétrole qu on a pas lui est une vraie richesse sans lui on roule pas on se chauffe pas ! Poutine lui, a tout! or territoire gaz et pétrole et bouffe, il est autonome c est pour ca que les américains veulent sa peau et la Russie !
    Donc quand on revient a l origine du problème de la crise mondiale que nous traversons, on remarque une chose qui saute aux yeux, de quoi avons nous peur et que nous manque t il pour engager une telle crise déstabilisante ? Une pénurie de tout, annoncée er généralisée pour l occident que les contrôleurs de gestions horriblement prévoyants de mc kinsey viennent d annoncer a la cia au mi6 et a la dgse . L argent sans valeurs et l inflation au programme d une crise ou le véritable problème est la surpopulation affamée.

  2. Bandeau sur « toutes les télés », LA FRANCE EST DANS LA RUE !
    Ah, bon ? 600 000 manifestants sont LA FRANCE. Ils représentent au maximum 1.2 pour cent de la population susceptible de voter.
    Et incluent une masse de dirigeants syndicaux, dont c’est le job (rémunéré), d’organiser et de participer aux manifs !

  3. Cochez la bonne case:
    1/ « C’est la m…  » dit le pessimiste,
    « oui mais il n’y en aura pas pour tout le monde » dit l’optimiste.
    2/ « C’est la m…  » dit l’optimiste
    « oui mais il n’y en aura pas pour tout le monde » dit le pessimiste.
    ERn fait, quel que soit votre choix, vous aurez raison ;-)

  4. Marc la réalité je ne mais pas en cause ton papier…comme nous avons de plus en plus besoins argent là banque nous l avance sur forme de découvert ou de prêt à un prix exorbitant mais nous en avons besoin alors nous payons cette argent très cher

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