Vue d’ensemble : le siècle des Lumières a fait du progrès, l’antichambre de l’esclavage

 

Le progrès c’est bien, l’esclavage c’est mal. Cette approche manichéenne est celle qui nous est inculquée par nos mentors médiatiques, politiques et universitaires. Est-ce aussi simple ? Avons-nous bien compris ce qu’est ce progrès dont nous sommes si fiers ?

Etymologiquement progrès veut dire marcher en avant mais en français, progrès a voulu dire pendant des siècles marcher de façon organisée puisqu’une armée progressait même quand elle reculait. C’est au XVIIIe siècle que progresser est devenue « aller vers le mieux » au point qu’il a fallu utiliser le verbe évoluer, mot savant et créé depuis peu, pour remplacer progresser qui avait perdu sa neutralité.

Il y a dans progrès une définition cachée du bien qui ne souffre aucune discussion, aucune remise en cause, aucune description. C’est agréable donc c’est bien, point final. Qui oserait dire qu’il est contre le progrès ? Pourtant quand un alpiniste progresse, il monte, quand un spéléologue progresse, il descend. Comment différencier entre monter et descendre, ce qui est progression et ce qui est régression ? Nous progressons quand nous allons dans le sens que nous décidons. Mais il suffit de dire aujourd’hui que notre décision est un progrès pour l’inscrire dans le camp du bien même si c’est exactement l’inverse. L’histoire n’a plus le sens que les historiens lui donnaient, nous nous sommes convaincus d’un sens de l’histoire appelé le progrès au singulier. C‘est le bien sans avoir à le définir.

Ainsi laïcité, démocratie et parité sont devenues des progrès puisqu’elles remplacent les religions dans la définition du bien et du mal. La spiritualité n’est plus tolérée que si elle n’est pas collective et c’est l’avis majoritaire qui devient le bien. Cet avis majoritaire est fabriqué par les universitaires qui se stérilisent depuis des années dans l’autoreproduction et se sont autoproclamés « communauté scientifique ». Il est diffusé par les médias appartenant tous à des milliardaires subventionnés. Les politiques sont fabriqués par l’avis majoritaire à l’instant de l’élection et ils renvoient l’ascenseur en interdisant la vérité quand elle dérange à l’exemple des statistiques ethniques. Même le doute, base de la vraie science, est interdit quand la vérité est obligatoire. C’est le cas des lois mémorielles et de la pantalonnade « sanitaire » actuelle.

Il n’est pas nouveau que l’ambition, l’intolérance et l’ignorance imposent des incohérences, Véran n’invente rien. Toutes les civilisations l’ont connu. Elles y ont résisté par le bon sens populaire qui n’a pas mis son énergie au service de l’incohérence. Les civilisations meurent quand elles ne savent plus résister à ces trois défauts chez leurs dirigeants. Mais ce qui est complètement nouveau et que l’humanité n’a jamais connu où que ce soit, c’est l’utilisation d’une énergie monétaire factice pour remplacer une énergie humaine méprisée et pour faire croire à la cohérence de l’incohérence. L’humanité n’avait jamais connu une monnaie dette fondée sur des richesses à créer. Toutes les monnaies, sans aucune exception, avaient toujours été fondées sur des richesses déjà constatées. Il a fallu créer l’euro sur des équivalences avec des monnaies européennes déjà existantes pour faire semblant d’oublier que ces monnaies n’étaient plus liées à quoi que ce soit comme richesse constatée, et ce, depuis le 15 août 1971. La monnaie n’est plus stockage et véhicule d’énergie humaine. Elle est devenue l’institution d’une promesse d’énergie humaine future, billet escomptable immédiatement. Combien de fois faudra-t-il répéter qu’utiliser tout de suite une énergie qui ne sera alimentée par l’énergie humaine que plus tard, revient à laisser à nos successeurs une énergie humaine à dépenser pour rien, la contrepartie ayant déjà été consommée? Cela s’appelle l’esclavage et seules les guerres départageront les esclaves, non pas des maîtres, mais de ceux qui pourront éviter provisoirement d’être esclaves.

La fausse monnaie rend provisoirement crédible l’incohérence et, malheureusement pour nous, seul l’islam s’accroche à une cohérence qu’il cherche à imposer comme toutes les religions quand elles croient à ce qu’elles disent. Nous devons réapprendre que seule la spiritualité collective définit le bien et le mal, même si la laïcité veut enfermer la spiritualité dans l’individuel privé. Nous devons réapprendre que l’avis majoritaire a aussi donné les lynchages, les pogroms et l’assemblée nationale actuelle qui ne représente pas le peuple mais l’argent dépensé à la faire élire. Nous devons réapprendre, avant que notre race ne s’éteigne, que la parité dans les maternités est plus qu’aléatoire. Nous devons réapprendre que le progrès réel vient d’énergies humaines bien utilisées et que le progrès actuel est factice car nourri quasi exclusivement d’énergie monétaire, nourrie elle-même d’esclavages à venir. L’argent peut apparemment tout mais l’angoisse généralisée vient de l’évidence que notre eldorado n’est que provisoire car il a oublié à la fois, et la cohérence et l’harmonie. Nos élites, soit le savent et s’en moquent, soit refusent d’étudier l’origine de la force de la monnaie. Nos élites organisent, sans même s’en rendre compte, l’arrivée inéluctable de l’esclavage tout en promettant un eldorado toujours plus agréable. Le fossé se creuse entre elles et nous.

11 réflexions au sujet de « Vue d’ensemble : le siècle des Lumières a fait du progrès, l’antichambre de l’esclavage »

  1. « L’assemblée nationale actuelle qui ne représente pas le peuple mais l’argent dépensé à la faire élire. »
    A replacer sans modération !

    Merci Monsieur Dugois

  2. L’avis majoritaire sur une question n’est qu’un avis majoritaire sur une question dans une société donnée, avec une culture et des préjugés de ce moment-là.
    Rien ne permet d’être sûr que cet avis serait l’expression du Bien et du Vrai, dont on aurait du mal à donner une définition éternelle et universelle.
    Ceci dit, bon courage, monsieur Dugois.

  3. Le progrès actuel – depuis le siècle dit des Lumières – est une illusion ou une utopie (au sens propre) derrière laquelle nos dirigeants et les médias nous font courir au fur et à mesure que l’on avance. Nous hypothéquons largement les biens des générations futures. Nous vivons dans le règne du mensonge d’Etat (fausse pandémie, fausses études scientifiques sur lesquelles le pseudo conseil scientifique prend ses décision comme les oukases de l’ex URSS en traitant l’Assemblée Nationale et le Sénat comme des marionnettes, prise du pouvoir médical par le pouvoir politique depuis le mois de avril 2020, ce qui fait de notre pays – de facto et de jure – une dictature…). Les méthodes employées depuis 20 mois en France constituent un laboratoire pour le monde entier. Et la France s’enfoncera davantage que les autres pays dans les forces contraires au bien et au vrai.

  4. La seule spiritualité qui aurait pu nous éviter l’esclavage est celle venant du Christ qui a fondé sur Pierre l’Eglise catholique ,Il a dit : « LA VERITE VOUS RENDRA LIBRE »
    Toutes les autres religions sont fondées sur le mensonge ,coran et talmud sont des tissus d’âneries basées sur la haine du non juif ou du non musulman

      • Chercher la vérité de quel DIEU ? Bouddha ,Allah ou Jésus Christ ?
        Lisez la bible ,le coran et le talmud et comparez ,quand juifs et musulmans font le mal ,c’est à cause de ce qu’il y a d’écrit dans leurs livres respectifs ,si un catholique fait le mal ,c’est à cause de son propre fond mauvais ,mais pas à cause de ce qui est écrit dans la bible

    • Hélas non car tous les économistes se contentent de parler de la monnaie avec ses trois utilités décrites par Aristote ; moyen d’échange, reserve de valeur et unité de compte. Mais personne ne tombe d’accord sur la définition de la monnaie tellement un accord sur ce qu’elle est vraiment changerait absolument tout. Certains disent que c’est une marchandise, d’autres un signe, d’autres encore une institution ou tout et n’importe quoi. Personne ne va plus loin et je regrette l’ignorance que la monnaie est un vecteur d’énergie humaine comme l’électricité est un vecteur d’énergie gravitationnelle, calorique ou nucléaire. Tout le monde parle d’energie électrique mais il y a blocage pour parler d’énergie monétaire.

      • merci pour votre réponse et surtout quel chagrin cela évoque t-il. Ni la vérité, ni la simplicité et la beauté d’un principe n’ont plus droit de cité dans cette nef des fous. C’est d’autant plus nécessaire de cultiver votre façon de voir et de démonter les échafaudages de baratin qui empêchent de voir le réel. bon courage et bon travail

        • Vous pouvez éventuellement vous procurer mes livres, « Voter utile est inutile » aux éditions Max Milo et « L’inéluctable révolution » aux éditions Autre Temps. Cela m’intéresse toujours de connaître les points que j’éclaircis mal afin de les reprendre.

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