Quelle est l’origine de l’énergie ?

Les Hébreux pensent que tout est dans yod, la dixième lettre de leur alphabet qui n’est qu’un point dans lequel tout se trouve. Mais l’homme est incapable de se repérer dans un point où tout se trouve. Comment trouver son mouvement, son sens et son rythme à l’intérieur d’un seul point d’une densité infinie ? Pour se piloter lui-même l’homme a eu besoin avant tout et partout, de différencier ce qui est réversible de ce qui ne l’est pas, ce qui est réparable de ce qui ne l’est pas, ce qui est transformable de ce qui ne l’est plus. Il a inventé pour ce faire deux définitions, celles du temps et de l’espace. Le temps est par définition le décor du retour impossible (nous ne pourrons jamais retourner à hier) et l’espace est par définition le décor du retour possible (nous pourrons toujours retourner à l’endroit dont nous venons). Le temps et l’espace sont sans origine et sans fin puisque ce ne sont que deux décors que l’homme a créé pour être capable d’appréhender ou simplement d’approcher les différentes formes de l’énergie qui est en mutation perpétuelle et universelle.

Tout est énergie, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain, la pensée et les objets. L’énergie ne se consomme pas, elle ne fait que se dégrader et se restaurer à partir d’une origine inconnue.

Nous croyons consommer de l’essence en roulant en voiture alors que nous ne sommes qu’un maillon de la dégradation de l’énergie fossile du pétrole que l’on nous a déjà dégradé en essence et que nous dégradons à notre tour, en énergie cinétique pour bouger, en énergie lumineuse pour éclairer la route et en énergie calorifique ou frigorifique pour nous sentir bien. La route et la voiture ont été mises à notre disposition par une dégradation de l’énergie monétaire, elle-même dégradation par divers biais de l’énergie humaine.

Mais qu’est-ce que l’énergie ?

Des forces hallucinantes existent dans l’univers. Les Grecs les classaient dans la dynamique quand elles n’étaient qu’en puissance et dans l’énergie quand elles étaient en action.

Nos physiciens regroupent les deux sous le vocable énergie. Le premier principe de la thermodynamique qui énonce que l’énergie se conserve, énonce en fait que c’est la somme des forces en puissance et en action qui est éternellement la même. Lorsque ces forces mutent sous une nouvelle forme, elles entrent en action visible, ce qui ne veut pas dire qu’elles n’agissaient pas quand elles ne mutaient pas. Un nuage, un morceau de bois, un caillou ou une vache n’existent que parce que des atomes sont maintenus ensemble par des forces potentielles extrêmement fortes.

De tout temps l’homme a essayé de maîtriser ces forces en domestiquant leur action. Il s’est aperçu qu’en désorganisant un morceau de bois par le feu il pouvait en faire de la chaleur, qu’en enlevant sa liberté à la vache il pouvait tirer une charrue et même récemment qu’en désorganisant certains cailloux, il savait en faire une bombe atomique ou une centrale nucléaire. C’est le second principe de la thermodynamique exprimé par Sadi Carnot au début du XIXe siècle qui énonce que c’est en désorganisant une force potentielle qu’on l’active. Quelques décennies plus tard Rudolf Clausius a appelé ce phénomène de dégradation, l’entropie, du mot grec entropia (ἐντροπία) qui veut dire changement en soi-même.

La vie est la gestion de l’énergie sous toutes ses formes dans l’espace et dans le temps. Les latinistes nous disent avec vita in motu que la vie est dans le mouvement, mélange du temps et de l’espace. La musique nous rappelle qu’elle est aussi dans le rythme qui combine l’énergie et le temps. Elle est enfin dans la source qui allie l’espace et l’énergie et que certains appellent l’amont, le sens, le vecteur ou même le principe car tout en découle.

Mais malheureusement l’homme occidental a estropié l’entropie en la limitant, dans sa définition même, à la dégradation utile de l’énergie par sa désorganisation. Il a mis sous le tapis la restauration de l’énergie à laquelle nous ne comprenons pas grand-chose si ce n’est que c’est très long et que nous ne l’avons jamais vraiment étudiée. Nous ne savons pas transformer de la chaleur en morceau de bois et nous aimerions savoir transformer des déchets nucléaires en simples cailloux et du plastique en pétrole. Nous nous contentons d’appeler miracle la restauration de l’énergie en la décrétant même impossible. L’homme ne sait non seulement pas restaurer l’énergie mais il renonce même actuellement en Occident à en étudier l’origine que ses ancêtres appelaient Dieu au singulier ou les dieux au pluriel suivant les civilisations. Dieu vient de dies, la lumière, dies étant le génitif de Zeus, origine omnipotente de l’énergie que l’homme ne peut comprendre. Ayant perdu l’humilité, nous avons du mal à reconnaître que le temps et l’espace n’ont pas d’extrémités, qu’ils n’ont ni début ni fin puisque ce ne sont que des décors même s’ils nous sont indispensables et que nous les déplaçons avec nous. Nous avons encore plus de mal à faire le simple constat que l’énergie a en revanche forcément une origine que l’homme, en se voulant compétent en tout, feint aujourd’hui de dédaigner comme s’il était lui-même un dieu. Que la théorie du Big Bang soit vraie ou fausse n’a pourtant aucune importance et aucun intérêt si nous ne savons pas d’où venait l’énergie qui aurait permis ce Bang.

Nous allons pâtir de plus en plus du fossé qui s’élargit entre notre capacité croissante à transformer l’énergie en la dégradant pour nous en servir, et notre incapacité permanente à la restaurer tout en en dédaignant l’origine. L’économie et l’écologie abordent chacune isolément deux aspects contradictoires du même problème. L’écosophie, la sagesse de la maison, tente sans être entendue de les réconcilier. Que nous dit-elle ?

Pour ne plus en souffrir il faut remettre à sa place le double décor non miscible de l’espace-temps et aborder le problème de l’énergie dans son ensemble.

Il faut retrouver le bon sens du temps que l’on ne remonte pas. Ne nous servons pas de ce que le déplacement d’une horloge atomique la fait retarder parce qu’une sinusoïde est plus longue qu’un aller-retour direct pour faire croire que l’homme pourrait remonter ou freiner le temps. Certains en arrivent à croire au non-sens de deux jumeaux qui vieilliraient différemment si l’un d’eux est véhiculé par une fusée avec le paradoxe de ne pas savoir lequel puisque la vitesse de l’un n’existe que si l’autre est réputé fixe. Le paradoxe des jumeaux a été parfaitement démonté par Paul Painlevé dès 1922 mais la pensée d’Einstein semble divinisée.

Il faut aussi retrouver le bon sens de l’espace, privilégier à nouveau ce qui est à notre dimension. L’exploration de l’infiniment grand, des conquêtes planétaires à l’astrophysique, ajoutée à celle de l’infiniment petit des nanoparticules ou des ultrafines, ne nous autorise pas à nier l’évidence concrète de ce qui est accessible à nos sens : les races, les nations et les langues qui sont de l’énergie à respecter dans leur diversité. Le bon sens doit aussi nous obliger à intégrer que le voyage qui n’existe que dans l’espace est aussi très coûteux en dégradation d’énergie. Les croisières en immeubles flottants, les cargos de plus en plus imposants, les embouteillages aériens, maritimes et terrestres dégradent une énergie qui ne se reconstitue pas.

Il faut enfin et surtout réagir devant les multiples ruses que nous utilisons pour ne pas affronter notre faible connaissance de l’énergie en utilisant celle des autres par une réactivation de l’esclavage sous toutes les formes imaginables.

Nous avons réinventé l’esclavage dans l’espace par le prétendu libre échange qui permet par exemple aux Allemands d’asservir les Français en leur prenant leur énergie monétaire et aux Français d’asservir les Chinois, les Bengalis ou les Éthiopiens, en leur prenant leur énergie physique.

Nous avons inventé l’esclavage dans le temps en laissant les banques créer de l’apparence d’énergie monétaire que nos successeurs devront rendre avec intérêt.

Nous avons réinventé l’esclavage ici et maintenant par l’immigration à qui notre côté bobo paresseux, hommes et femmes confondus, sous-traite à bas coûts aussi bien la production que les services et le renouvellement de la population.

Nous avons inventé l’esclavage le plus vicieux qui soit en oubliant ce que Jean Bodin nous expliquait déjà en 1576 dans Les Six Livres de la République, à savoir que la République s’exprime par la monarchie, par l’aristocratie ou par la démocratie. En décidant arbitrairement et stupidement de limiter la république à la démocratie nous avons inventé un esclavage insidieux où la majorité de la population se compose d’inactifs, de faux actifs dans de prétendus services et de prêtres du système, politiques et médiatiques. Cette majorité a accaparé le pouvoir et vit très agréablement aux dépens d’une minorité d’actifs que l’on étrangle avec persévérance pour acheter les votes de la majorité. L’augmentation incessante des taxes, des prix et de la fraude montre la guerre tripartite « à outrance » que se mènent l’État, les entreprises et les citoyens, chaque belligérant cherchant à mourir le dernier.

Les peuples occidentaux commencent à réagir à l’absurdité de leurs prétendues élites par les populismes qui se cherchent. Mais les dites élites travaillent inlassablement à les faire avancer vers un non avenir pour préserver leur propre très agréable présent. Ils réussissent déjà à stériliser une partie dynamique de la jeunesse en l’embrigadant dans les culs-de-sac affectifs, chronophages et énergivores que sont les multiples luttes apparentes et inefficaces contre le réchauffement climatique, le sexisme, le racisme, l’alcool, la vitesse, le tabac, l’homophobie, l’antisémitisme, etc, etc, etc….

Cette jeunesse trouvera-t-elle en elle la force de s’intéresser à la vie passionnante de l’énergie sans gaspiller la sienne propre ?

22 réflexions au sujet de « Quelle est l’origine de l’énergie ? »

  1. Bonjour,
    Permettez deux mots au sujet de votre article su r l’origine de l’énergie dans l’Univers.
    Dans tous les Livres sacrés, on expliquait la Cosmogonie, l’origine de la vie, l’histoire de l’évolution des animaux et celle de l’homme, etc.
    Dans ces primitives Cosmogonies, on expliquait le mécanisme de l’Univers par l’action d’une force émanant des astres incandescents. Cette force n’est autre que le dynamisme inhérent à la radiation des astres, surtout du soleil, dont l’action est la plus puissante sur la terre, puisque c’est l’astre le plus rapproché de nous.
    Cette force reçoit dans toutes les langues un nom qui est presque toujours une onomatopée, c’est-à-dire un mot qui représente imitativement une force.
    Chez les Hindous, c’est « Brahm ».
    Chez les Egyptiens, c’est « Ptah ».
    Cette radiation solaire n’est pas seulement une force, c’est un principe chimique. La radiation est un courant d’atomes d’oxygène, qui génère la lumière blanche qui nous éclaire.
    Mais cette force radiante ne vient pas seulement du soleil ; elle vient aussi des étoiles, qui sont multiples et rayonnent dans l’espace sept autres principes chimiques qui génèrent les sept couleurs du prisme. Telle est l’origine du septénaire.
    Le principe radiant, considéré comme force cosmique, a été appelé Ilus ; El ; Elion chez les Phéniciens, Ilaï ; Ilah chez les Chaldéens, El ; Ilu chez les Assyriens et Il ; All ; Allah en Arabie.
    Enfin chez les Hébreux « Elohim », mot qui est le pluriel de « Eloha ». Le premier verset du Sépher (La Genèse), si mal traduit, dit :
    « Berechith bara Elohim eth ha chamaïm veeth ha aretz ».
    Traduction : « En principe les Elohim ordonnent ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ».
    Si ce mot est mis au pluriel, c’est parce qu’on savait qu’il n’existe pas une force cosmique, mais qu’il y en a plusieurs.
    Et, d’abord, on expliquait ce qu’est une force cosmique en montrant que c’est le principe actif qui entretient la combustion des astres incandescents, lequel est transporté dans l’espace par les radiations astrales. On le représentait par un point dans un cercle : ⊙
    La force, c’est la matière en mouvement.
    On observe dans la nature deux espèces de mouvements : des mouvements « spontanés » et des mouvements « transmis ».
    Le mouvement spontané apparait dans l’électricité, dans les réactions chimiques, dans la vie.
    Ces trois manifestations de la force primitive répondent à une même cause : l’action atomique.
    Rappelons que l’atome est l’élément premier des corps, il est invisible, on pourrait dire qu’il est « immatériel », car il ne tombe pas sous nos sens ; nous ne pouvons ni le voir ni le toucher, il n’est jamais au repos : le mouvement est sa principale propriété.
    Considéré dans sa liberté, c’est-à-dire en marche, l’atome est « la Force ». Il engendre toutes les actions dynamiques qui gouvernent la mécanique céleste ; c’est lui qui meut les astres et les guide dans leur course incessante.
    Lancé dans les champs célestes, il repousse devant lui tout ce qu’il rencontre, il n’y a pas d’obstacle qui l’arrête, il est maître de l’espace. Roi de l’Univers, qu’il gouverne en souverain, nulle puissance n’est égale à la sienne, nulle force n’existe en dehors de la sienne, si ce n’est celle d’un autre atome tout-puissant comme lui. Parti des foyers de radiation, il s’étend dans une aire immense qu’il régit mécaniquement, physiquement, chimiquement et physiologiquement.
    C’est ainsi que les atomes que notre soleil radiant nous envoie gouvernent toute notre organisation terrestre. Si nous ne nous apercevons pas de leur présence et de leur action dynamique, c’est parce que l’état de chose qui en résulte, et qui existait avant le commencement de notre formation organique, constitue un équilibre général au sein duquel nous avons créés et avec lequel tous nos organes sont en harmonie.
    Il est donc, pour nous, l’état normal.
    Mais lorsque la marche des phénomènes réguliers est interrompue, troublée ou arrêtée subitement, les nouveaux effets produits par le dérangement nous révèle l’existence et la puissance de la force dont nous n’avons pas conscience dans l’état normal des choses. Telle une locomotive lancée sur la voie ferrée emporte les voyageurs sans qu’ils se rendent compte de la vitesse avec laquelle ils franchissent l’espace, tant que le train suit sa course sans obstacle, tant que la voie est libre, mais qui s’aperçoivent de cette vitesse lorsqu’un accident vient la leur révéler en arrêtant brusquement le train. Nous sommes, dans la vie, des voyageurs du même genre. Nous ne nous apercevons pas de la puissance des forces qui règnent autour de nous, tant que l’harmonie qui résulte de l’équilibre de ces forces est maintenue.
    Mais, si cette harmonie vient à se déranger, les troubles qui en résultent nous font comprendre la puissance de la force qui n’agit plus régulièrement.
    Cosmogonie : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-force.html

  2. Marc écrit fort justement:
     » Le temps et l’espace sont sans origine et sans fin »

    mais je suis en désaccord avec « puisque ce ne sont que deux décors que l’homme a créé »

    Pour moi c’est Dieu qui a créé le temps et l’espace, ce que certains scientifiques positionnent (ce qui n’a pas de sens, puisque « avant » n’existait pas) comme le big bang. J’ai suggéré à Marc depuis 4 ans de lire Tresmontant, (http://blemaire.org/Ictus2/l-histoire_de_l-Univers_et_le_sens_de_la_Creation.pdf) ce qu’apparemment il n’a pas fait.

    • Pour moi Dieu à tout créé puisque c’est le nom que l’on donne à l’origine de l’énergie mais le temps et l’espace ne sont que des grilles de lecture indispensables à l’homme.

      Mais si Dieu a créé même nos grilles de lecture où serait notre liberté ?

      • Je suis toujours étonné par les affirmations de Marc, par exemple lorsqu’il écrit que Dieu « est le nom qu’ON donne à l’origine de l’énergie »
        Ma grand mère me disait que le « ON » était menteur: que signifie pour Marc ce « ON », est-ce mis à la place de « tout le monde », ou va t’il trouver cette expression chez un obscur anthropologue à vénérer?
        Sur le temps et l’espace, je ne sais pas si c’est une « grille de lecture », plus ou moins obligée dès lors que l’on essaye de se situer, mais ce qui est clair, pour moi, est que le Créateur de toutes choses, toujours pour moi, est à la fois hors du temps et de l’espace. Là encore, je ne peux que conseiller à Marc la lecture de Tresmontant, ce qu’en bon F.M. il refuse de faire

        • A qui parles-tu ? A moi, à toi ou à la foule ?

          Qui t’a dit que je n’avais pas lu Tresmontant ? Lui n’a jamais prétendu que Dieu était à l’image de l’homme et comment veux-tu définir Dieu autrement que comme l’origine de l’énergie ?

          Et si je suis un FM, suis-je à tes yeux un fusil mitrailleur, un franc-maçon ou un félon maudit ? Ce n’est pas dans l’Evangile qu’il est écrit « Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé » ?

          • 1. Je t’ai posé une question, cher Marc, à quoi ou à qui fais tu référence lorsque tu écris « ON », dans « ON donne à l’origine de l’Energie le nom de Dieu »
            As tu répondu, non?
            Je me présente, moi, en tant que catho quand je parle de Dieu, pour que les choses soient claires. Il me semblerait normal que, pour ta part, quand tu parles de Dieu, tu te présentes toi aussi. Non, je ne crois pas que tu sois un félon, ou un fusil. De plus, je ne juge pas, tu as le droit de choisir tes croyances, ou tes références. Mais de là à dire que chacun , semble t-il, doit penser que Dieu est le nom de l’origine de l’énergie …

            2.D’ailleurs, est-ce que l’origine du temps et de l’espace est-elle identique à l’origine de l’Energie (sachant, que pour moi, Dieu n’est pas, et ne peut être, matière)

            Réponds à toutes ces questions, si tu le souhaites.

          • Ni Tremontant, ni moi-m^me n’avons dit cette bêtise, à savoir que Dieu était à l’image de l’homme.
            Tu me sembles inverser ton argumentation, puisque c’est toi ou un de tes fans qui semblent dire que Dieu a été imaginé par les hommes à leur image.
            Je demande du respect, pas des accusations fausses.

          • Si vous êtes FM je comprend mieux pourquoi vous ne voulez pas regarder du côté du judaïsme pour comprendre ce qui se passe dans ce bas monde .
            Le judaïsme avec la cabale ,est à l’origine de la Franc maçonnerie ; juifs et FM sont les plus grands ennemis du Christ et de son Eglise

  3. Une réflexion en passant:
    nous avons du mal à reconnaître que le temps et l’espace n’ont pas d’extrémités, qu’ils n’ont ni début ni fin, dites vous.
    Pourquoi du mal, c’est au contraire apaisant , me semble-t-il.
    Quant à la théorie dite du Big bang, ce n’est pas l’univers qu’elle veut expliquer mais une modeste parcelle d’un tout sans limites.
    A mon sens,le point faible de cette théorie est que ceux qui l’ont conçue, rêvent d’un univers à notre image avec une date de naissance, une croissance et puis quoi?
    Le même point faible que l’idée selon laquelle Dieu a créé l’homme à son image alors que nous savons tous que c’est l’inverse qui est exact

    • C’est souvent dans la difficulté que nous trouvons l’apaisement.

      En particulier comme l’origine de l’énergie a toujours et partout été appelée Dieu, l’apaisement ne vient-il pas avec la difficulté à reconnaître que, même si « Dieu à créé l’homme à son image », il est puéril d’en déduire qu’il est à notre image.

      • Bruno, tu te fais justicier ?

        Y a-t-il encore à ton avis beaucoup de gens qui à partir de la phrase « Dieu a fait l’homme à son image » continue à la renverser puérilement en pensant que Dieu est à l’image de l’homme ?

        Quelle image de lui-même se fait Dieu ? La tienne ?

        • Je dis seulement que d’écrire « nous savons tous que l’homme afait Dieu à son image » est d’une arrogance sans nom (c’est évidemment l’utilisation de « tous » que je rejette)
          En quoi est-ce justicier de dire que c’est arrogant, et de dire que 3 milliards d’individus, au moins pensent le contraire: oui « tous » est plus qu’arrogant, c’est même stupide!
          Par ailleurs, même en tant que catho, je ne me permettrais pas de dire que « tous » crient en Dieu, ni que tous les athées sont des crétins!

  4. Sur l’affirmation (que je crois vraie, même si ce n’est sans doute pas ainsi que la plupart des gens perçoivent l’énergie) que  » L’énergie ne se consomme pas » je pense que les écrits de François Roddier, célèbre thermodynamicien avant de virer philosophe et économiste, vont dans le même sens: voir en particulier http://www.francois-roddier.fr/?p=919

  5. Marc écrit « le temps et l’espace n’ont pas d’extrémités, ils n’ont ni début ni fin », tout à fait exact, même si je ne pense pas que ce soit parce que « ce ne sont que des décors » (il est vrai aussi qu’ils nous sont indispensables, en particulier « pour différencier ce qui est réversible de ce qui ne l’est pas » Prigogyne est peut être l’un des premiers a avoir parlé avec justesse de la « flèche du temps »).

    Sur l’énergie, que Marc pense être à l’origine du « temps et de l’espace », tout dépend de ce que l’on appelle l’origine, mot qui peut être mal perçu que ce soit en lui donnant une dimension temporelle (origine du temps) ou spatiale (origine de l’espace). En tant que catho je dirai que Dieu a créé le temps et l’espace, mais on peut aussi dire, plus « laïquement », qu’un « être spirituel » (hors du temps et de l’espace) est la cause première de l’existence du temp et de l’espace, qui n’ont pas été « inventés » par l’homme, même si temps et espace sont indispensables à l’homme pour se situer.

    Mais tout cela est bien métaphysique, et rester sur le concept thermodynamique de l’énergie est peut être suffisant pour parler d’économie, d’écosophie et même de monnaie

  6. Dans un échange privé, mais non confidentiel, Marc m’écrit:
    <>

    je me permets d’en déduire que le postulat de Marc, LA CRÉATION DE RICHESSES n’existe pas, est battu en brèche.

    Pour le reste, et pour l’ensemble de la phrase, je suis d’accord, une création d’argent DOIT correspondre à une CRÉATION de richesses, sinon c’est de la fausse monnaie, ou, avec une autre dénomination, de la monnaie qui n’a pas la même valeur unitaire que la monnaie précédemment CRÉÉE, qui était elle supposée être de la VRAIE monnaie, correspondant RÉELLEMENT à des richesses CRÉÉES

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