Pervers narcissique

Un docteur en mathématiques devenu hypnothérapeute diplômé et préférant garder l’anonymat, me faisait remarquer que la classe politico-médiatique présentait en groupe tous les symptômes du pervers narcissique.

Le magazine Psychologies dans son numéro d’avril 2011 étudiait le manipulateur, pervers narcissique  ( http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-psy/Articles-et-Dossiers/Manipulateurs-pervers-narcissiques-qui-sont-ils ). Parmi les critères le magazine citait la culpabilisation, la critique et la dévalorisation des autres, le report de sa responsabilité sur eux, la communication floue, le changement fréquent d’opinions, les mensonges, la jalousie, etc…

Les pervers narcissiques sont des suceurs d’énergies reptiliens totalement dépourvus d’affect, de vrais vampires dissimulés. Leur affection est simulée. Ils sont « séduisants, sympathiques, parfois réservés, ils plaisent par leur côté charmeur et flatteur ». « Le propre des manipulateurs ? Ils ont plusieurs visages. Ils peuvent être extravertis, bons vivants, séducteurs, cultivés, altruistes, ou plus timides mais aussi autoritaires et tyranniques… Et passent d’une facette à l’autre en quelques secondes à peine ». Ce sont des « comédiens nés », des « experts en séduction », des « personnalités toxiques » et surtout des « personnes à fuir » car « Face à eux, l’attitude recommandée est… la fuite ».

Mon interlocuteur me faisait aussi remarquer combien on retrouvait dans cette même classe politico-médiatique le phénomène de l’agent Smith de la trilogie Matrix dans laquelle un agent au début protecteur devient lui-même virus et transforme ceux qu’il rencontre en nouveaux agents Smith. Cela m’a rappelé ma propre conviction que la force du capitalisme est de faire de ses victimes ses complices.

Ce double constat que chacun peut en effet malheureusement faire, explique sans doute la montée de l’abstention, les difficultés de la presse écrite et l’augmentation de ceux qui ne regardent plus la télévision. Le bon sens populaire a compris la nécessité de la fuite devant ce qui est pervers narcissique. Le monde politico-médiatique sacré est devenu un sacré monde politico-médiatique. Pas tous pourris mais formant un groupe pervers narcissique.

Malheureusement nous ne pouvons pas fuir et la psychologie ne nous donne aucune piste pour nous défendre en restant au contact du pervers narcissique. C’est peut-être ce qui m’a poussé à écrire « L’inéluctable révolution ». Mais peut-être quelqu’un a-t-il une solution plus douce ? Il serait le bienvenu !

3 réflexions au sujet de « Pervers narcissique »

  1. Bonjour,
    Nous ne pouvons qu’abonder dans le sens du constat posé par votre interlocuteur sur la réalité de la classe politico-médiatique.
    Fuir n’a jamais été la solution, mais pour résoudre un problème, encore faut-il poser le bon diagnostic – la perversion narcissique de la classe politico-médiatique semble être le bon – et connaître ce par quoi cette perversion narcissique intoxique tous les rouages de la société (ses institutions). C’est-à-dire, être informé des processus en jeu dans cette « pandémie » dont l’issue et déjà connue d’avance dans l’état actuel des choses.
    Pour se faire, il faut approfondir nos connaissances sur la théorie de la perversion narcissique, car elle donne également les solutions. Un livre entier n’y suffirait pas, mais certains articles peuvent permettre d’enrichir la réflexion : https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/
    Cordialement,

  2. Je crains que seule la guerre remette les pendules à l’heure, mais à l’heure de celui qui sera alors le plus fort, et ce ne seront sans doute pas les ayatollahs du capitalisme ultralibéral (ou du capitalisme tout court). Il faudra ensuite de nouveau se battre pendant longtemps pour retrouver des droits civils dans la misère qui s’installera, au milieu de montagnes d’ordures formées d’objets qui n’ont pas trouvé de preneurs. À quoi ressemblera alors la France, quelle en sera la monnaie, qui gouvernera dans le cadre de quel système politique ? Mais notre premier et unique souci ne sera-t-il pas tout simplement de survivre au jour le jour ?

    • Je n’ai pas ce pessimisme. Il n’a de sens pour moi que si nous sommes incapables de diffuser des analyses justes. Ce qui me surprend le plus c’est l’apathie dans laquelle nous acceptons d’être quand nous voyons l’absence d’analyse un peu sérieuse qui nous entoure.

      C’est à chacun d’entre nous de faire réfléchir autour de soi sur la création de richesse, sur l’origine de la monnaie, sur l’accumulation des connaissances comme moyen éducatif, et sur la classe dirigeante qui devient sans s’en rendre compte un amas pervers narcissique.

      Réveiller autour de soi sans se lamenter est pour moi la seule piste efficace.

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