Les fondamentaux interdits

Nous vivons en France en 2019 une époque extraordinaire où l’élite autoproclamée, socialiste ou libérale, s’effondre après avoir mené de concert le pays au désastre. Elle réagit pour survivre en générant de nouvelles religions émergeant toutes par leur pire côté dogmatique obligatoire.

La religion de l’Europe, antichambre du mondialisme, qui doit être puissante face à tous les autres continents. Cette religion ne se fonde que sur l’instinct grégaire qui pousse à se sentir fort quand on se voit entouré de gens qui ont aussi peur que soi.

La religion climatique qui, n’arrivant pas à faire le moindre lien entre l’activité humaine et les causes des déplacements des anticyclones, seuls responsables intermédiaires de l’évolution du climat, se réduit à agonir d’injures ceux qui tentent de réfléchir et qui deviennent coupables de négationnisme, mot magique qui exclut de la liberté d’expression tant vantée, toute interrogation sur un dogme prédéfini quel qu’en soit le domaine.

La religion transhumaine qui, avec l’intelligence artificielle, va tout résoudre sans s’interroger sur l’origine de l’argent qui lui est indispensable tellement elle en consomme.

La religion des ondes mortelles que de méchants pervers utiliseraient pour dépeupler la Terre et qui pousse à se méfier de tout, même de son ombre, de son téléphone et de son micro-ondes.

La religion du savoir qui prétend que connaissance entraîne reconnaissance, ce qui est rarement vrai car la reconnaissance est liée à une utilité reconnue que le savoir apporte de moins en moins, n’étant plus qu’un hobby chronophage.

La religion de la monnaie qui transforme tout en richesse et que l’on fabrique à la pelle pour se croire riche.

La religion de l’accueil de toute la misère du monde fondée à la fois sur une définition bien commode de la misère comme une incapacité à dépenser et sur une réduction dogmatique du rôle de la femme à aller chercher des enfants sur mer ou outremer plutôt que de les concevoir.

Toutes ces nouvelles religions ne résolvent évidemment rien, pas plus que celles que les médias vont nous inventer, mais elles permettent de rendre coupables du désastre de plus en plus visible, tous ceux qui n’adhèrent pas à leurs dogmes. Elles sont génératrices de haine et ne prospèrent que dans le but unique de tenter de détourner l’attention du peuple de quelques évidences qui n’ont plus le droit  de cité car elles expliquent les raisons du dévoiement des élites autoproclamées politiques, médiatiques, cabotines, intellectuelles … et très coûteuses pour un rendement dérisoire.

Quelles sont ces évidences refusées, ces fondamentaux interdits, ces vérités simples que la doxa ne veut pas entendre ?

 Ce qui s’appelait encore il y a moins d’un siècle le devoir d’état, le premier devoir de son état d’homme ou de femme qui se range mal dans le simplisme religieux actuel qui sert de boussole aux médias, du bien caricaturé par les droits de l’homme et du mal caricaturé par le Troisième Reich.

L’homme et la femme ne sont égaux que dans leur complémentarité et les vouloir identiques amène au désir stupide de la parité partout y compris dans les maternités, ce dont notre ministre de l’égalité homme-femme ne parle évidemment jamais. Le devoir d’état d’une femme est de renouveler la population quand celui d’un homme est de mettre pour cela son énergie à son service. C’est leurs premiers devoirs. Chacun a évidemment droit à harmoniser sa vie et à compléter son devoir d’état par ses droits au bonheur et à la plénitude de sa vie. Mais cette harmonie ne se fait ni de la même façon, ni au même endroit, ni en même temps. Hors la maison, la femme y vit son harmonisation alors que l’homme y vit son devoir d’état. Il est triste de devoir rappeler cette évidence qui est dogmatiquement refusée en ne voulant pas voir plus loin que le bout de son nez.

L’identité homme-femme a pu remplacer l’égalité homme-femme parce que le capitalisme a dévalorisé aussi bien la procréation que le travail. Le mondialisme en limitant l’humanité à des consommateurs de produits que les machines produisent, est obligé de réinventer l’esclavage pour ne pas voir que tout ne tourne que grâce à une énergie monétaire totalement factice car sans origine fiable. Il réinvente l’esclavage dans l’espace avec la mondialisation et la confusion des civilisations. Il invente l’esclavage dans le temps avec la dette qui monte inexorablement vers des sommets apocalyptiques. Il réinvente l’esclavage ici et maintenant avec l’immigration. Ces esclavages sont hypocritement rendus honorables par la réduction scandaleuse de l’esclavage à la traite des gentils noirs par les méchants blancs, il y a bien longtemps, et par sa condamnation sans appel rendant invisibles les esclavages contemporains. Pour ce faire les médias utilisent leur système habituel de sur-éclairer par projecteurs un point précis de la scène pour que personne ne regarde l’ensemble de la scène qui ne doit pas être vu.

L’ensemble de la scène est que les hommes ne sont pas assez payés quand ils travaillent pour permettre à toute une pseudo élite inutile et artificiellement  fabriquée de très bien vivre sur leur dos. L’ensemble de la scène est que le système est tellement pervers et sans espoir que, pour tenir, les femmes sont obligées d’aller chercher l’argent que les hommes ne savent plus rapporter et en oublient leur devoir d’état. Comme elles sont plus méticuleuses que les hommes elles occupent des secteurs entiers protecteurs comme les soins et la justice. Mais plus personne ne s’harmonise car l’essentiel pour notre élite est que les productions des machines soient reconnues comme des richesses, les humains devant être rassasiés et non heureux.

L’autre vérité, refusée par le système qui est incapable de s’en expliquer, c’est que le seul échange honnête possible entre des groupes qui se connaissent peu ou mal, est le troc, c’est-à-dire une balance commerciale équilibrée. C’est d’ailleurs ce qu’avait unanimement décidé l’ONU en mars 1948,  au moment où le bon sens suit pendant peu de temps les guerres, quand a été signé la charte de La Havane qui créait l’OIC, l’Office international du commerce que le capitalisme a enterré pour le remplacer par l’OMC qui en est l’exact contraire. C’est par le troc d’une balance commerciale équilibrée que les monnaies s’évaluent normalement quand on ne les manipule pas. Chaque groupe évalue avec sa propre monnaie le tas de biens et de services qu’il donne et qu’il juge équivalent au tas de biens et de services qu’il reçoit. Ce double regard semblable de deux groupes qui se connaissent mal sur deux tas de biens et de services que chacun a chiffré avec sa propre monnaie, donne le vrai taux de change entre deux monnaies. Actuellement en appliquant cette notion de bon sens, l’euro allemand doit monter pour dévaloriser leurs exportations et ne plus nous considérer comme les esclaves du 4e Reich, et les euros italiens, espagnols, français et portugais doivent baisser pour ne plus être dans le mensonge. Mais le traité de Maastricht a dogmatiquement décidé que les euros auraient tous la même valeur, ce qui oblige l’euro à monter et à descendre à la fois, ce que personne n’a jamais su faire. Aujourd’hui par Target 2 les banques allemandes prêtent aux banques d’Europe du sud de quoi acheter la surproduction allemande et tout le monde sait qu’elles sauteront lorsque elles seront remboursées en lires, pesetas, escudos où francs, une fois que ces monnaies auront été dévaluées à leur vraies valeurs. Le système ne tient que parce qu’il est intenable et que personne n’ose le dire et y toucher. Ce qui est fait sur les taux d’intérêts pour retarder l’explosion ne fait que chercher quel sera le détonateur. Si les taux montent les entreprises sauteront les premières. S’ils ne montent pas, ce sont les banques et les assurances qui cesseront leurs paiements les premiers.

Les « Gilets jaunes » pressentent tout cela mais l’opinion publique tout en les approuvant, espère toujours  l’arrivée d’un messie qui aura des solutions miraculeuses. C’est cette opinion publique qu’il faut réveiller et pour cela chacun peut être utile en travaillant, en priant ou en combattant. Notre pseudo élite ne fait rien de cela alors que c’est le devoir de tous ceux qui s’intéressent encore à notre civilisation.

14 réflexions au sujet de « Les fondamentaux interdits »

  1. Ce que vous dites sur le savoir me fait penser à ce propos de Vladimir Jankélévitch lors de sa dernière apparition à « Bouillon de culture » émis comme un ultime conseil en conclusion de la dite émission:
    « ne lisez pas trop et réfléchissez par vous même ».
    La connaissance comme la lecture sont donc chronophages? J’en suis d’accord….
    Quant à la réflexion elle peut s’exercer jusque dans l’accomplissement de tâches ancillaires ce qui à l’avantage de valoriser ces dernières sans être dévoreuse de temps.
    Je vous suis dans la critique de toutes ces « religions », peut- être aborderez vous une prochaine fois celle de leurs « prêtres » grands et moins grands et de leur (soif de) pouvoir.

    • La réflexion est en effet une occupation bouche-trou qui ne dérange personne et qui permet de savoir que dire et que faire après avoir filtré grâce à son discernement, son savoir et ses expériences.

      Quant aux différents prêtres de toutes ces religions, je remarque que seuls les humbles méritent d’être écoutés et croient à leurs dogmes. Mais l’humilité et les clergés font rarement bon ménage.

      • D’accord sur tout ce que vous avez dit ,mais à qui profite le crime ?
        Il va bien falloir un jour mettre un nom sur ces grands prêtres ,sur ce haut clergé qui fait voter des lois pour nous empêcher de penser ,qui possède tous les médias ,nous inondant de ses dogmes.
        Vous avez probablement oublié une religion : la religion républicaine qui vingt fois par jour nous vante les mérite de la liberté quelle a pourtant exterminée ,de l’égalité qu’elle a réussi à réduire comme une peau de chagrin et de la pseudo fraternité qu’elle utilise pour accueillir toute la misère du monde.

  2. « la dette qui monte inexorablement vers des sommets apocalyptiques » :
    la dette, c’est vis-à-vis de qui ? La loi Giscard de 1973 ?

    • La loi de janvier 1973 est bien dépassée. Elle a été remplacée par le traité de Maastricht puis par celui de Lisbonne imposé à tous les peuples.

      C’est l’ensemble du système bancaire qui détient les créances qui n’arrête pas de grimper. Toutes les banques y compris les banques centrales sont des entreprises avec des bilans équilibrés. Chaque fois qu’une banque crée de l’argent pour le prêter, elle inscrit à son actif une créance à récupérer sur richesses futures. Tout le système est fondé sur la croyance imbécile de l’investissement, de l’argent qui va naturellement faire des petits. Aristote nous a pourtant prévenu qu’il avait vainement cherché sur une pièce de monnaie ses organes reproducteurs. Les banques affirment les avoir trouvés. Libre à chacun de les croire mais le résultat est sous nos yeux.

  3. Cher Marc, il faut bien que j’essaye de trouver un petit défaut dans tes billets, même s’ils sont de plus en plus remarquables. Le « petit » défaut est sans doute que tu t’efforce d’être holistique, et de dresser un panorama complet de tout ce qui cloche, ou de ce qu’il faudrait faire. Cette misérable (ou minable) critique faite, comment ne pas être d’accord sur ces religions laïques que tu critiques avec justesse, sur la complémentarité homme-femme, sur les esclavages modernes, sur le devoir d’état foulé aux pieds, et sur le fait que le seul rééquilibrage possible entre nations est le troc, mais impossible dans une même zone monétaire. Comme tu le dis par ailleurs, si on oublie que « la monnaie est une créance sur le groupe qui l’utilise », comment imaginer que l’euro puisse survivre indéfiniment: on ne peut que parier sur ce qui sautera d’abord, les entreprises (taux d’intérêt qui montent) ou les banques ( taux d’intérêt qui baisse)
    Avec dame Lagarde aux manettes de la BCE, qui est vendue aux intérêts financiers, le pari est plus subtil, car l’émission monétaire est plutôt favorable aux marchés de capitaux et à l’immobilier, pas aux banques, et encore moins au « petit peuple », celui des gilets jaunes.
    Amicalement, Bruno

    • Je pense que le réchauffement climatique est un fait indéniable comme il est indéniable qu’il y en a eu beaucoup tout au long de l’Histoire, tous suivis de refroidissement.

      Ce qui est surprenant c’est le lien entre ce réchauffement et l’activité humaine qui n’est qu’affirmé « ex cathedra » sans jamais expliquer pourquoi et comment l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère aurait une influence sur les mouvements des anticyclones responsables du climat. Le lien avec les éruptions solaires semble en revanche beaucoup plus facile à faire.

      Que le capitalisme fasse consommer à l’humanité plus que la Terre ne produit, est en revanche une réalité peu discutable et on dirait que c’est pour ne pas la voir que l’on braque les projecteurs sur le réchauffement climatique en lui trouvant les bons coupables, nous.

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