Le mécanisme de la fabrication par les banques de l’argent pour elles-mêmes


C’est un mécanisme qui est très mal connu car très simple mais très discret.

Les monnaies n’étant plus liées à une richesse précédemment reconnue depuis 1971, leurs quantités ne sont plus limitées.

Un client d’une banque lui demande un prêt de 150.000 € et la banque accepte. La banque n’a pas besoin de détenir l’argent, elle fait avec son client un échange de promesse. Le client promet de payer les 150.000 € avec intérêts et la banque promet d’honorer tous les paiements que le client fera avec les 150.000 € que la banque inscrit sur son compte. Ainsi écrit, ainsi fait. La promesse de la banque est évidemment honorée si le client retire des espèces mais en règle générale cet argent qui n’en est pas et qui n’est qu’une promesse de la banque, va voyager par les chèques et les virements que le client va faire. Les chèques sont déposés dans une banque et les virements y arrivent aussi. La promesse de la première banque arrive toujours, en entier ou en morceaux, dans une autre banque et c’est toujours, hors retrait en espèces, une ou plusieurs banques qui se retrouvent créancières de la promesse de la première banque. Jusque là aucun problème.

Mais comme toutes les banques commerciales font la même chose depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles, elles se retrouvent toutes avec des promesses à tenir et d’autres à faire tenir par leurs collègues sans qu’aucun argent ne soit présent. En chambre de compensation quotidienne les promesses, étant toutes émises par des banques et récupérées par des banques, sont annulées parfaitement légalement par compensation en chambre de compensation.
Les 150.000 € que le premier client va payer avec intérêts ne sont équilibrés que par 150.000 € payés par d’autres clients aussi avec intérêts à d’autres banques.
C’est ce que l’on appelle la création monétaire par les banques commerciales et on dit moins que cet argent est en général récupéré par elles.

Et c’est actuellement parfaitement légal.